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    Chronique Métal, Heavy, Death, Black, Prog, Atmo, gothique, Truemetalzic Truemetalzic Webzine Metal / Toute l'actualité du métal (du hard rock au metal extreme)

Les Chroniques CD (Archives)

 

 

Lacrimas Profundere - Filthy Notes For Frozen Hearts    (17/20) (Gothic Metal)

Distribution

: Napalm Records 2006

 

Durée

: 50', 12 titres

 

Site

: http://www.lacrimas.com/

 


Chronique : 

Deux ans après Ave end sortit en 2004, LACRIMAS PROFUNDERE revient avec un nouvel album, Filthy Notes For Frozen Hearts, toujours dans la même lignée, à savoir un gothic metal mélancolique et mélodique.

La mélodie reste toujours l’un des caractéristiques de LACRIMAS PROFUNDERE. C’est donc sans surprise qu’on la retrouve sur le premier titre, « My Velvet Little Darkness ». Les compos sont toujours calmes et posées, pas une seule once d’agressivité à l’horizon, bien que parfois les morceaux se fassent plus rock (« sweet caroline », « An Irresistible Fault »).

LP n’est pas connu pour sa gaieté et s’est ça qui fait véritablement le charme de ce groupe. On sent dans chaque chanson l’émotion qui fait que cet album est irrésistible. Impossible de rester de marbre face à « No Dear Hearts », « Filthy Notes » ou encore « Sad Theme For A Marriage ».

En parlant d’émotion, comment ne pas évoquer la voix de Christopher qui vous envoûte toujours autant. Sa voix grave rend les morceaux encore plus accrocheurs et l’homme montre à nouveau qu’il est un excellent vocaliste.

Bref, que peut-on dire de ce nouvel opus de LACRIMAS PROFUNDERE à part que c’est une réussite totale. Toujours aussi efficace que ces prédécesseurs, Filthy Notes For Frozen Hearts vous rafraîchira sûrement durant l’été qui s’annonce torride.

Chronique par Yann

 

 

Strapping Young Lad - The New Black    (13.5/20) (Extreme Metal)

Distribution

: Nuclear Blast 2006

 

Durée

: ', 13 titres

 

Site

: www.strappingyounglad.com

 


Chronique : 

En un an, Devin Townsend aura sorti trois album. Le monstrueux Alien (dans le cadre de SYL) et le chef-d'oeuvre Synchestra (avec le DTB), et maintenant The New Black, le nouvel opus de Strapping Young Lad (en omettant les nombreux projets "défouloir" disponibles via internet et son site). Autant que l'homme est occupé. Et là, une question me vient à l'esprit : comment peut-il emmagasiner autant d'idées et se renouveler à chaque fois ? Et le tout sans se lasser...
Mais à l'écouter de cette nouvelle offrande, mon interrogation a trouvé une réponse. La mauvaise malheureusement... Car malgré la profonde admiration que je voue à Devin Townsend, je ne peux que constater que ses album laisse derrière lui un puissant parfum de trop plein. Pas au sein de l'album, mais plutôt de la vie et de l'esprit de l'homme. Alors bien sûr, ses albums restent bien au-dessus de la masse d'albums qui sortent chaque mois. Voire même chaque année. Pourtant l'on ne retrouve pas la magie qui a fait de City le monument de violence qu'il est, ou d'Alien le bijoux oppressant dont il m'est devenu impossible de me défaire. Les bonnes idées affluent comme les changements d'attitude chez un schizophrène, mais elles sont noyées dans cette impression qui ne veut pas s'échapper. Devin semble en avoir marre (il l'a d'ailleurs avoué lors de différentes interviews).
Il ne faut certes pas oublier que le génie qu'il est reste dans le "haut du panier" au côté de Gene Hoglan (qui une fois encore dégoûtera les batteurs en herbe). Mais si The New Black demeure un album qui serai considéré génial pour n'importe quel groupe, il ne se classe que dans le moyen à l'échelle de Devin Townsend. Quand la fatigue, la colère du music business, et certainement une tristesse profonde prennent le dessus...

Chronique par Ronan

 

 

Gorgoroth - Ad Majorem Sathanas Gloriam    (16/20) (Black Metal)

Distribution

: Regain Records 2006

 

Durée

: 31', 08 titres

 

Site

: http://www.gorgoroth.org/

 


Chronique : 

Gorgoroth, groupe majeur de la scène black s'il en est. Malgré une activité très souvent gelée en raison des démêlés judiciaire de ses membres. Et une fois n'est pas coutume, l'activité du groupe le sera une fois encore, par les accusations reposant sur Gaahl (chant) et Infernus (guitare). Mais, depuis la sortie de Twilight of the idol, le groupe a quand même effectué deux tournées européennes au côté de 1349. Il n'a par ailleurs pas fallu longtemps pour que le désormais trio nous fasse découvrir son nouvel album.
Et ce Ad Majorem Sathanas Gloriam est, disons le de suite, très bon. King ov Hell (quelle originalité), bassiste du groupe a effectué seul le travail de composition pour proposer un black metal froid et vindicatif. Sur une base très old-school se mêlent mid-tempos et accélérations vicieuses pour un résultat des plus efficace, apte de geler le plus chaud des étés. Frost (Satyricon) s'avère être le partenaire idéal pour cette déferlante de haine que propose Gorgoroth tant son jeu puissant et précis permet aux riffs de prendre toute leur ampleur et à Gaahl de cracher haine et véhémence par son chant percutant et effrayant.
Une bien belle livraison pour les norvégiens, qui permettra de passer l'été sans trop de souci.

Chronique par Ronan

 

 

Vertigo - 2    (14/20) (AOR)

Distribution

: Frontiers Records 2006

 

Durée

: 39', 10 titres

 

Site

: -

 


Chronique : 

L'aor aussi appelé Hard-Fm ou encore Rock Mélodique par certains, n'est plus le genre en poupe depuis des années, ce qui ne l'empeche pas de regorger de groupes et musiciens talentueux. Et autant dire que ce 2e album de Vertigo ne devrait pas décevoir les amateurs du style...

Et autant dire qu'on a pas affaire ici à des amateurs, puisque le groupe est mené par Joseph Williams, qui n'est autre que le fils de John Williams, le compositeur multi-oscarisé, auteur de BO comme Star Wars ou encore Indiana Jones... Mais ce n'est pas pour ça que le fiston a du talent, me direz-vous, hein ? Excusez du peu, mais lorsqu'on regarde le cv du garçon, ça calme sévèrement !

Il a notamment laissé son empreinte sur 2cds de TOTO, et pas des moindres, 'Farhenheit' et 'The Seventh One', sans compter ses différents projets annexes comme avec le groupe Chicago. Dès la première plage avec 'In The Blink Of An Eye', le ton est donné avec un rock mélodique de haute tenue, qui va à merveille avec la voix sublime du chanteur. Et avec un morceau comme 'All For You', on ne peut s'empecher de penser à la grande époque de TOTO justement, avec ce rock fm comme on aimerait en entendre encore plus souvent !

Alors certes, la prod' aurait peut-être demandé encore plus de soins, notamment la section rythmique, qui reste assez timide, mais bon en écoutant un single comme 'Hold Me', on se dit que le groupe a un potentiel qui ne demande qu'à progresser.

Mais enfin, il faut avouer qu'on a du mal, même après de nombreuses écoutes à détacher un morceau du lot, tellement cette 2e galette déborde de morceaux de qualité, notamment grâce à des musiciens qu semblent s'etre donnés à fond sans compter, pour nous offrir simplement un disque de hard-fm sublime, qui saura trouver son acquéreur et ce dès la première écoute !

Chronique par =Totof=

 

 

Stereoxyde - La Création de l'homme v2.0    (15/20) (Hard Rock)

Distribution

: Brennus Records 2006

 

Durée

: 59', 12 titres

 

Site

: http://stereoxyde.free.fr

 


Chronique : 

Il est des groupes qui n'ont que faire des modes, et nul doute que Stereoxyde, jeune groupe de heavy-metal de la région marseillaise en fait partie. Ici point de néo ou metalcore, on a plutôt affaire à un groupe qui a beaucoup écouté la scène metal des 80's/90's, et dont les membres ont dû passer beaucoup de temps à écouter Iron Maiden ou Judas Priest dans leur jeunesse, ce qui transparaît dès 'Antisectique', première piste de ce 1er album.

Et forcemment dans ce genre qu'est le heavy à la française, on ne peut s'empecher de les comparer à ADX ou Killers, les pères fondateurs du style.Même si musicalement on ne peut s'empêcher de penser à la Vierge de Fer, l'ombre de Satan's Joker ou Sortilège ou des 2 groupes cités plus hauts plane sur le groupe... pour le meilleur évidement !

Car Stereoxyde, qui était pour moi un combo totalement inconnu jusque là, est vraiment un groupe talentueux, qui mérite vraiment toute votre attention. A l'instar d'un Misanthrope ou d'un Manigance, nos p'tits gars du sud ont choisi la langue de Molière, et bien leur en a pris ! Et nul doute que les qualités vocales de Doumé y sont pour beaucoup, tellement il semble à l'aise dans ce heavy finalement assez technique, dont les influences diverses, venant directement des eighties, et qui passe comme une lettre à la poste !

Chronique par =Totof=

 

 

Necrophobic - Hrimthursum    (18/20) (Death Metal)

Distribution

: Regain Records 2006

 

Durée

: 59', 12 titres

 

Site

: http://www.necrophobic.net/

 


Chronique : 

NECROPHOBIC existe depuis 1989 et ce n’est qu’à présent que je découvre ce groupe. Il faut dire qu’il n’a pas fait grand chose pour se faire connaître. Il faut dire aussi que la musique du combo n’est pas révolutionnaire bien qu’elle soit d’une efficacité redoutable.

Hrimthursum, s’il ne fera pas date dans l’histoire est un album que beaucoup d’amateurs de métal extrême apprécieront. Je pense même que les fans de heavy pourront accrocher (à condition que la voix black ne les rebute pas). En effet on retrouve beaucoup de solos, de titres épiques, de rythmiques bien lourdes… rappelant les grands noms du genre.

Après une intro assez « dark » où l’on peut entendre un bébé pleurer la machine s’emballe et c’est parti pour une heure d’un black/death ravageur. Dès « blinded by light, enlightened by darkness » on sait à quoi s’attendre. Le morceau commence par une rythmique bien speed, des leads mélodiques du plus bel effet et le tout emmené par la voix démoniaque de Tobias Sidegård. Quelques nappes symphoniques rappelant DIMMU BORGIR sont présentes mais simplement pour maintenir une atmosphère bien sombre.

Des riffs plus thrash apparaissent sur « I strike with wrath », et viennent contraster avec les parties de pur black qui prédominent sur cet album.

Parfois brutale, à la manière de BEHEMOTH, et parfois très mélodique, la musique de NECROPHOBIC n’est jamais ennuyeuse. Sur les douze titre de l’album il n’y en a aucun qui vienne gâcher la performance. Le groupe intègre différents éléments pour justement susciter l’intention de l’auteur. On a donc parfois quelques voix féminines, quelques notes de piano (« I strike with wrath »)… Les tempos aussi sont variés, du très rapide « bloodshed eyes » au mid-tempo de « the crossing », le groupe joue la carte de la diversité.

Si je devais choisir un titre représentatif de cet album je choisirais certainement le dernier, « hrimthursum ». A la fois épique, mélodique, énergique il résume tout le savoir-faire de NECROPHOBIC. On retrouve les leads caractéristiques, les parties symphoniques, les voix féminines… Vraiment un pur bijou.

En conclusion, vous ne serez pas surpris si je vous dis que cet album est une tuerie de black/death qui allie technique, mélodie et efficacité, en bref tous les éléments pour faire un bon disque. Si vous non plus vous ne connaissiez pas NECROPHOBIC, c’est le moment de découvrir ce groupe qui, j’en suis sur, plaira à beaucoup.

Chronique par Yann

 

 

Mistaken Element - No Longer Buried    (14.5/20) (Power Death)

Distribution

: Holy Records 2006

 

Durée

: 45', 09 titres

 

Site

: www.mistakenelement.com

 


Chronique : 

Heureusement que cette nouvelle vague de Power Death made in France ne me déplaît pas, parce qu'elle en produit de nouveaux groupes !

Le premier titre d' " Engraved Memory ", Return To decadence " résume parfaitement cette vague post Gojirienne. C'est peut-être un peu ambitieux d'annoncer cela mais je pense que depuis le phénomène Gojira une nouvelle scène est en train d’apparaître. Des riffs massif supportés par une batterie réfléchie et efficace, elle se caractérise par un death bien lourd mais parsemé de notes subtiles et délicates ainsi qu’un jeu de batterie très précis et des passages dirons nous envoûtants, planants, avec des expérimentations de voix par-dessus histoire d'amplifier et de donner de la profondeur au tout.

Bref, Mistaken Element fait donc partie de cette scène et présentes toutes les caractéristiques exposées ci-dessus. On cite donc Gojira comme référence mais aussi Dagoba, de bonnes références en somme.

Mais ce n'est pas tout, car les guitares se font chaleureuses également, nous rappelant le métal des américains de Lamb Of God avec des titres comme" Noman Land " ou  " Memory Of Prediction ". Le dernier titre quant à lui " Close To Nothingness " nous plonge dans l'univers d'Opeth par ses arpèges en guitare sèche, sa voix claire et ses riffs saturées qui arrivent en crescendo.

Parlons maintenant des meilleurs morceaux de cet album. Tout d'abord Complex Fractal (ça c'est du nom !!) parce que c'est certainement le morceau le plus efficace avec Noman Land. Une double pédale remarquable et cette sensation de puissance qui émane du tout telle une rafale de vent.

Je vous le dis tout de suite, cet album m'a bien plu. Outre le fait qu'il manque légèrement de personnalité, il englobe de nombreux éléments de scènes différentes et c'est un réel plaisir. Et puis ça headbangue sévère alors pourquoi s'en priver !

Chronique par Célin

 

 

Trendkill - No Longer Buried    (12/20) (Thrash)

Distribution

: Regain Records 2006

 

Durée

: 36', 09 titres

 

Site

: www.trendkill.se

 


Chronique : 

Alors voilà que le groupe d'Erik Masson (Guitariste)  nous revient sur le devant de la scène avec un troisième album en puissance qui s'intitule, No Longer Buried. Trendkill avec ce dernier opus s'aligne dans la plus pure tradition d'un bon thrash old school. En effet, No longer Buried, a conservé tous les ingrédients d'un bon thrash, du son, de la puissance et de la rapidité. Les titres s'enchaînent à une cadence folle et nous entraînent dans des head-bangings au son des riffs saccadés des guitares. Cet album de Trendkill est bon, il bénéficie d'une très bonne production et techniquement il n'y a rien à leur reprocher. Hélas, on peut regretter que cet opus pêche en originalité que se soit sur le fond et la forme. En effet, chaque titre se ressemblent et paraissent tous aussi bateaux les uns que les autres. La scène thrash est déjà assez riche en groupe de ce genre et Trendkill n'a pas su apporter la touche finale qui puisse le différencier des autres ; Certains préféreront nettement un traumas ou un bon vieux Sepultura old school. Maintenant, malgré le fait que cet album paraît basique il n'en est pas moins efficace et ce qui recherche la puissance ainsi que la technique allier à la rapidité trouveront leur bonheur....

Chronique par Amroth

 

 

Sworn Enemy - The Beginning Of The End    (15/20) (Thrash/Hardcore)

Distribution

: Century Media 2006

 

Durée

: 49', 11 titres

 

Site

: www.swornenemynyc.com

 


Chronique : 

On sait que les ricains ont une grande gueule mais de là à dire qu’on a inventé un nouveau style de musique il y a un pas. Pour SWORN ENEMY ce n’est pas un problème, ils sont persuadés qu’ils sont les précurseurs du metal/hardcore. Laissons les rêver et attardons-nous sur la musique du combo.

A la croisée du metal et du hardcore, la musique de SWORN ENEMY s’inscrit parfaitement dans la mouvance actuelle. Produit par le frontman de AS I LAY DYING le son est excellent. Il met en valeur les rythmiques plombées du gang new-yorkais ainsi que la batterie lourde du bûcheron Paul Antignai.

A l’écoute du disque on pense tantôt à ANTHRAX, surtout grâce aux rythmiques thrash, tantôt à AGNOSTIC FRONT pour le côté hardcore. La fusion entre les deux genres est parfaitement réussie et c’est un plaisir que d’écouter cette galette (pourtant je ne suis vraiment pas fan de metal/hardcore, metalcore…). Les titres sont courts (seuls deux morceaux dépassent les quatre minutes) et l’énergie qui s’en dégage vous fout une patate d’enfer.

Là où SWORN ENEMY se détache des autres combos du même genre c’est par la présence de solos. Et pas des solos à deux balles hein, non de vrais bons solos rapides, techniques… Quelle ne fut pas ma surprise quand sur « Forgotten » j’entendis des leads pour la première fois sur un skeud de metal/hardcore. Excellent !

Dommage que ce disque soit assez court car j’en aurais bien pris un peu plus dans la tronche. Mais vaut mieux un disque court de qualité plutôt que long et pourri. Pour moi se fut donc une découverte agréable que cet album de SWORN ENEMY car il m’a réconcilié avec le côté hardcore très présent dans le metal d’aujourd’hui.

Chronique par Yann

 

 

Under Eden - The Savage Circles    (10/20) (Death Metalcore)

Distribution

: Black Lotus Records 2006

 

Durée

: 47', 10 titres

 

Site

: http://www.under-eden.net/

 


Chronique : 

Groupe américain nous venant du Minessota qui nous sort un premier album après quelques démos, Under Eden oscille dans un MetalCore Deatheux, à savoir que prenez du MetalCore de base, et mettez des voix Death, voilà. Alors ça donne quoi donc... Bah c'est défoulant, c'est bien péchu, mais sans plus. Certaines musiques ont cependant de bonnes mélodies et ça fait du bien, mais ça nous fait penser, lors de ces passages, à une mauvaise copie d'un Arch Enemy. Bref, l'album coule, c'est pas mal, mais sans plus. Et là on arrive au refrain de la musique "Behind blind eyes" et je suis consterné... Un chant clair nullissime qui ne se prête pas au style, et encore moins au reste, mais vraiment. Bref, je passe au delà de ma frustration lorsque je ne tiens plus à le dire : la production n'est pas bonne. Bref, heureusement que les variations sont présentes, comme le track "Veil of twilight" qui est bon en harmoniques des guitares, variations, mélodies mais bon ça ne remonte pas la côte du groupe puisque ce track est quasiment "à part". Admirons cependant la petite ballade interlude de l'album, servie par un solo assez bon vers la fin. Et malheureusement la suite fait mal au coeur... toujours ces refrains à la voix claire moche... Mais bon. Heureusement que parfois l'album a quelques bons passages - dans le genre gros blast feat. cris - mais ça ne change rien au fait que l'album a une production pas géniale, c'est répétitif, la voix claire est à retirer d'urgence. Bref... passez votre chemin.

Chronique par Déhà

 

 

The Dawn - Loud Tunes And Furry Tales    (14/20) (Noise HxC / Grind)

Distribution

: Several Bleed Records 2006

 

Durée

: 35', 13 titres

 

Site

: -

 


Chronique : 

L'originalité est un risque, qui souvent n'aime pas être pris pour peine de ne plus plaire. The Dawn n'en a rien à battre. Ce groupe (dont je n'ai pas trouvé d'informations...) mélange sonorités de Noise / HardCore mélangé à du grind, une voix criée et mixée à la distorsion, des sensations parfois de true black aussi dans certain riffs (du moins faut aller chercher loin) et même des passages de post hardcore, le tout dans une ambiance très noire et assez malsaine. Car il faut bien le dire, la voix est atypique et elle prend pas mal aux tripes lors d'énormes cris déchirés. En particulier un petit morceau de 3 minutes, définitivement post-hxc, qui calme le tout en laissant une trace très sombre... Donc variation dans ta gueule, et c'est pas plus mal ! Oscillant entre morceaux plutôt courts de moins de 2 minutes et d'autres un peu plus longs de 3 à 4, The Dawn nous emmène dans un monde assez apocalyptique... Batterie variée et bien folle, cris de malade, riffs bien tranchants... On peut cependant dire que la distorsion sur la voix est un peu poussée, mais ça rend bien en fait, même très bien pour le style. Aussi, l'album, malgré sa courte durée, paraît un peu tiré en longueur. Mais ça ne nous empêche pas de profiter de cette pure demi heure de violence! A conseiller aux ouverts d'esprits malgré tout, et mérite plus d'une écoute pour se forger un bon avis... Notons pour terminer la magnifique dernière musique, longue de 7 minutes, stylée post-hardcore, qui calmera tout le jeu et qui reste de loin LA chanson de l'album ! Bien, gardon un oeil sur ce groupe...

Chronique par Déhà

 

 

Lex Talionis - GuitarScreaMachine    (05/20) (???)

Distribution

: Rupture Music 2006

 

Durée

: 34', 08 titres

 

Site

: -

 


Chronique : 

Lex Talionis est un groupe fortement remarqué après sa troisième démo Ultimate Barbaric Bestiality , qui a donné naissance à une signature chez un label (Dead Sun Records ) ainsi qu'un album.

GuitarScreamMachine est le 3ème album du groupe, qui a la vocation de faire la musique la plus violente possible. Effectivement la musique produite est très rapide, avec beaucoup de riffs et de solis de guitare décris comme techniques. Les deux précédents albums maîtrisaient le concept.

Malheureusement sur ce dernier opus on se retrouve une fois de plus avec un groupe de métal qui oublie l'essentiel, à savoir la composition... les titres sont d'une platitude et d'un ennui mortel. Mais le pire reste à venir, à savoir la batterie électronique dont l'écriture se résume à des bouts de blasts ultra rapides collés bout à bout dans un semblant d'effort pour écrire quelque chose d'audible. Le problème c'est que le tempo hyper rapide et le mélange grosse caisse électronique et caisse claire donne au résultat un sorte de purée inexpugnable dans laquelle l'auditeur aura beaucoup de mal à s'en sortir sauf par une bonne aspirine au bout de 3 minutes. Ce défaut ne serait pas tant rédhibitoire si ce problème n'apparaissait pas de manière récurrente sur toutes les chansons de l'album qui du coup se ressemblent énormément.

J’ai toujours du mal à comprendre cet enthousiasme pour les blasts qui non seulement  sont souvent très mal utilisés  mais en plus qui à une certaine vitesse apportent plutôt de la platitude et de la linéarité qui est l’inverse du souhait escompté.

 J'aurais voulu citer des groupes afin de donner des références à ce type de musique mais franchement j'ai beaucoup de mal.

Pour résumer, les compos sont quasiment proche de 0, la batterie électronique gâche le peu qui reste et la voix du chanteur ne peut malheureusement pas rattraper un si gros handicap. Un album à éviter sauf sous substance illicite peut-être. A force de faire du brutal on gagne la violence au détriment de la substance.

Franchement pour une démo cela aurai pu passer (et encore...) mais pour un album signé chez un label, ça ne pardonne pas. Messieurs les labels arrêtez de signer n’importe quoi par pitié.

Chronique par Doppler

 

 

Jeff Scott Soto - Essential Ballads    (14/20) (Ballades Hard FM)

Distribution

: Frontiers Records 2006

 

Durée

: 71', 16 titres

 

Site

: http://www.jeffscottsoto.com/

 


Chronique : 

Jeff Scott Soto est devenu un chanteur incontournable de Hard FM, avec de nombreuses collaborations avec des artistes tels que Yngwie Malmsteen, Axel Rudi Pell ou encore Virgil Donati, Neal Schon, Dean Castronovo et Marco Mendoza au sein du groupe Soul Sirkus. Et il est capable du meilleur comme du pire, comme nous le prouve encore une fois cet « Essential Ballads » qui joue relativement bien son rôle de compilation…

Relativement, parce que pour une compilation, cet album est long, beaucoup trop long ! Et parce que dans une compilation on ne met que les meilleurs titres. On y trouves certes de belles ballades telles que Holding on, don't wanna say goodbye  ou encore If this is the end dans une moindre mesure, mais beaucoup de titres auraient pu être évincés pour donner à cet album un peu plus de densité.

Cela dit, Jeff Scott est un chanteur remarquable, avec une voix teintée d’émotion, une bonne  technique vocale et une palette de couleur très large si bien qu’il semble capable de chanter de manière cohérente dans n’importe quel style musical. Et à ce titre, cet album prouve encore une fois – s’il en était encore besoin – que ce chanteur n’a volé son succès à personne…

Mais dans l’ensemble, on pourrait regretter le manque d’originalité omniprésent sur cet album… Avec des modulations à la Claude François qui ponctuent beaucoup des titres, de très mauvaises plages électro et  des chœurs affreusement kitsch, on pourrait attendre d’un artiste comme Jeff Scott Soto davantage d’audace, même pour des ballades…

C’était forcément à prévoir avec un concept de compilations de ballades, mais cet album reste résolument standard, donc… Avec quelques titres intéressants pour le sauver, quelques bons soli de guitares sur les chansons les plus pêchues, mais dans l’ensemble, rien de vraiment fantastique.

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Wolverine - Still     (15/20) (Prog)

Distribution

: Candlelight Records 2006

 

Durée

: 50', 09 titres

 

Site

: www.wolverine-overdose.com

 


Chronique : 

Après un changement de label qui a fortement retardé la sortie de ce qui sera 4ème album du groupe, Wolverine se trouve chez Candelight Records, et Still sortira finalement en juillet. Ce groupe suédois pratique un rock progressif parfois assez musclé et proche de Pain of Salvation (Suédois eux aussi) et parfois planant, dans la veine de groupes comme Porcupine Tree par exemple. Avec quelquefois une touche presque électro pour rajouter un effet inéluctable d’infini, comme si tout devait se répéter, sur un titre comme Sleepy town.

Beaucoup d’idées sont exploitées et développées sur cet album de bonne facture, qui évite soigneusement de faire des développements trop longs de leurs thèmes pour rester accessible à un public plus large que les amateurs de prog purs et durs. Cependant, on peut craindre ce que Still ne fasse que pâle impression face à des géants du rock progressif qui leur font concurrence, dans leur pays comme dans le monde entier… On n’y retrouve pas le génie emblématique de Pain of Salvation, ni la maîtrise dont font preuve les groupes qui pratiquent ce style depuis plus longtemps…

Souhaitons à ce sympathique groupe de continuer sa progression dans la veine intrépide qu’est celle du rock progressif, car il a probablement beaucoup à dire mais il semble manquer encore un peu de maturité et d’audace pour décoller vraiment.

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Stonegard - Arrows     (11/20) (Metal)

Distribution

: Candlelight Records 2006

 

Durée

: 41', 10 titres

 

Site

: -

 


Chronique : 

Produit en Suède, Arrows de Stonegard m'a quelque peu surpris en terme de son. Notamment le choix de la prise de son batterie qui m'a tout de suite fait penser à St Anger de Metallica.

Pourtant ce que peut se permettre un groupe comme Metallica me semble un peu inapproprié pour un groupe de l'envergure de Stonegard. Mais passons cela n'a pas vraiment d'importance et écoutons la musique en elle-même. Les différentes chansons de cet album sont un peu inégales et j'ai l'impression que le groupe ce cherche un peu. Parfois j'ai des relents familiers de Metallica, d'autres moments des riffs un peu black, mais globalement tout cela me fait énormément penser à du Suicidal Tendencies. Notamment la voix et la manière de placer le chant. Techniquement c'est assez carré au niveau de l'interprétation, on n'est pas dans une grosse saturation niveau guitare, quand à la basse c'est du simple efficace comme malheureusement trop souvent. Messieurs les bassistes un peu de créativité que Diable arrêtez de recopier sur les guitaristes... (je suis batteur faut bien que je chambre un peu mes copains bassistes...).

Le groupe essaie tout au long de l'album de dégager sur certaines partie des ambiances calmes et mélodiques en les entourant de riffs un peu plus violents, mais le gros problème vient des riffs pas assez originaux et du tempo, je dirais plutôt du mid-tempo et on se retrouve assez rapidement avec des chansons bien construites mais pas franchement intéressantes. C'est d'autant plus dommage que certains passages me font penser à un groupe pas très connu : Madjik qui savait créer ce type d'ambiance mais avec une basse plus présente, mieux écrite, et surtout un style oriental bien senti.

Globalement cet album possède de bonnes mélodies/riffs, mais malheureusement je ne saurais expliquer pourquoi il me manque un petit truc pour que j'aie envie de l'écouter un peu plus. Je pense que Stonegard devrait essayer de se dégager une personnalité un peu plus marquée qui lui donnerait le petit plus qui manque. Un peu fade donc... (mais pas to black).

Chronique par Doppler

 

 

Spektr - Near Death Experience     (14/20) (Anbiant)

Distribution

: Candlelight Records 2006

 

Durée

: 47', 09 titres

 

Site

: -

 


Chronique : 

Sombre, malsain, inquiétant voilà comment pourrait se résumer ce "Near Death Expérience". Comme vous l'aurez compris il s'agit ici de Black Métal empruntant les samples et la lenteur à la scène Ambient également. Une musique donc beaucoup plus basée sur des passages atmosphériques, des riffs simples et répétitifs ainsi que des samples importants.

Ce qui rend tout d'abord la musique de Spektr dérangeante est avant tout dû à cette "sous production" et ce son crade du début à la fin, qui laissent l'auditeur se noyer sous une pluie de grésillements, de perturbations sonores toutes plus ambiguës les une que les autres. Les guitares sonnent industrielles et renforcent discrètement le côté noir de cette ambiance où prennent alors une tournure plus vicieuse. J'ai bien peur que ce n'est pas le chant grésillant qui adoucira l'atmosphère. Peu présent il contribue pleinement à cette atmosphère oppressante par des cris saturés.

Nous plongeant tantôt sous un amas de sonorités indescriptible tantôt sur des samples inquiétants et indéfinissables, Spektr nous interpellent et laisse notre imagination libre court à toute sorte de situations où traîne une sensation d' inquiétude, de mystère.

Comme le suggère le titre "Vizualisation" pour comprendre la musique de Spektr le mieux est de totalement s'immerger de la musique et de laisser ces sonorités indéfinissables dicter notre esprit. C'est sombre et froid comme une maison abandonnée mais également lugubre et moite comme des sous sols désaffectés. La comparaison peut paraître un peu drôle mais ce sont les images qui me viennent à l'esprit.

Etant donné que je ne suis pas une très grande amatrice de ce  Black Métal il m'est très difficile de dire si dans le genre ils font du bon boulot ou s'ils apportent quelque chose à la scène. Mais une chose est sûre, sur ce "Near Death Epérience" Spektr tente de récréer les émotions et les situations les plus sombres et profondes de l'âme humaine et sur ce point il n'y a rien à dire c'est très bien réussi.

Chronique par Célin

 

 

Grave - As Rapture Comes     (14/20) (Death Metal)

Distribution

: Century Media 2006

 

Durée

: 41', 10 titres

 

Site

: www.grave.se

 


 

Chronique : 

Point de Metal atmosphérique avec voix féminines aujourd’hui, nul galette industrielle fruit de la M.O.A, ni de ritournelles gothico-romantiques ânonnées par quelque curiste en mal d’inspiration, non, rien de tout cela ne vous attend sur As Rapture Comes, et vous le savez sans doute déjà si vous vous intéressez au Metal scandinave. Ici c’est le son lourd et puissant qui a bercé (ou devrais-je dire torturé ?) nos jeunes années qui s’impose à nos feuilles déjà rompues à tous les excès.

Formé en 1986, Grave – en voilà un nom bien trouvé – accuse déjà 20 ans d’existence et enfante cette année son septième album. Ce qui fait le charme de ce genre de formations, outre la force et la noirceur de leur musique, c’est cette attitude obstinée à réitérer inlassablement les mêmes performances d’un album sur l’autre. Comme dirait Monsieur Manatane, il ne faut jamais au grand jamais changer de style ! Evidemment d’une manière générale cela s’avère plus être un défaut qu’autre chose dans le monde de la musique, mais dans le microcosme du Death Metal suédois, c’est une marque de fabrique qui permet de fidéliser le chaland.

Aussi violent et sans concessions que Dismember, aussi lourd qu’Unleashed, mais moins technique et évolutif que At the Gates et Entombed, Grave réunit tous les ingrédients qui raviront les amateurs du genre. A savoir le son si particulier des guitares qui, non contentes d’être accordées 1 ou plusieurs tons en dessous de la normale, semblent avoir été conçus par des ingénieurs de Black & Decker, la voix caverneuse de derrière les fagots, les breaks pesants et les accélérations décoiffantes.

Grave se paie même le luxe de reprendre Them Bones, un titre d’Alice in Chains tiré de l’album culte Dirt. Sans modifier le moins du monde la structure du morceau, ces brutes se l’approprient littéralement et le font revenir à la sauce nordico-métallique. Il faut bien avouer que c’est là la seule originalité de As Rapture Comes. Qu’on ne vienne pas me dire que je ne vous ai pas prévenus.

Chronique par Ludovic

 

 

Inhumate - Life     (17/20) (Grind/Death)

Distribution

: Autoprod 2006

 

Durée

: 41', 16 titres

 

Site

: http://www.inhumate.com/

 


Chronique : 

Cela fait plus de quinze ans que INHUMATE défend les valeurs de l’underground avec ferveur. Pilier de la scène grind française, life va encore faire des dégâts dans les chaumières. Après Growth qui nous avait déjà bien latté, INHUMATE revient avec seize titres brutaux toujours prêts à nous défoncer la gueule. Dès le premier titre, « No answer » ça blast, ça gueule et ça groove à mort. Eh c’est bien là le point fort des strasbourgeois, ils savent allier brutalité et musicalité. Au contraire de nombreux groupe de grind, la musique d’INHUMATE est audible. De plus le son est vraiment bon pour auto production. Mais ça avec ce groupe c’est un pléonasme de le dire.

Les titres s’enchaînent à la vitesse de la lumière, ne durant jamais bien longtemps, ils dégagent une énergie indéniable et le headbanguing est de rigueur. En plus des quinze titres studio, INHUMATE a eu la bonne idée d’inclure sur la dernière piste plusieurs titres live. Vous pourrez ainsi vous rendre compte que sur scène c’est la tuerie avec le groupe de l’est.

Enfin, pour finir en beauté, une piste multimédia est présente sur le disque avec des vidéos, des photos… que du bon en somme. On ne le dira jamais assez mais INHUMATE c’est la tuerie. Si vous voulez vous prendre une bonne dose de grind dans la tronche, il vous faut ce life. BUY OR DIE !!!

Chronique par Yann

 

 

Death SS - The 7Th Seal     (13/20) (Glam Goth)

Distribution

: Reagin Records 2006

 

Durée

: 63', 13 titres

 

Site

: www.deathss.com

 


Chronique : 

Formé depuis 1977 en Italie, Death SS peut déjà se targuer d’une longue carrière. Difficile donc pour un profane tel que moi d’émettre un avis sans connaître le passif de ces seigneurs du métal italien. Avec sa discographie jalonnée de près d’un nombre incalculable d’albums et EP, Death SS me rappelle irrésistiblement Christian Death, j’en veux pour cause son approche théâtrale du rock, son statut quasi institutionnel, et ses changements de line up inévitables après plusieurs décennies de rock sauvage.

Néanmoins la comparaison s’arrête là car la musique de Death SS diffère considérablement de celle du géant américain. Ce 7th seal présente en effet un son très glam rock. Les refrains immédiatement assimilables sont finement annoncés par des pré-chorus exacerbant l’intensité des morceaux de fort belle manière. En ce qui concerne la guitare les riffs sont dynamiques, simples et rappellent la scène US des années 80. Le tout est revenu à la sauce goth rock, avec des interludes étranges et des voix susurrant moult mélopées d’outre-tombe.

Au final, vos oreilles seront flattées par un disque plaisant, sorte d’Alice Cooper croisé avec les dernières productions goth métal du moment flanqué d’accoutrements à faire pâlir les membres de Gwar dans leurs meilleurs jours. Les connaisseurs apprécieront le clin d’œil à Black Sabbath sur le quatrième titre. Tout cela vaudrait un 15, auquel je retranche 2 points en raison des quelques ballades aux relents de bluettes ponctuant ce dernier album, faisant certes preuve d’un réel talent de composition, mais exhalant parfois une mièvrerie dérangeante.

Chronique par Ludovic

 

 

Coldseed - Completion The Tragedy     (12/20) (Hard Rock)

Distribution

: Nuclear Blast 2006

 

Durée

: 30', 12 titres

 

Site

: www.coldseed.com

 


Chronique : 

Nuclear Blast écrit pour la promo de COLDSEED : « un projet unique de metal moderne. Un futur incontournable ». Alors si pour eux un metal moderne c’est une espèce de néo mou du slip je ne suis pas d’accord. On pourrait même penser que le groupe est un pur produit marketing car le présence de Björn « speed » Strid (SOILWORK, TERROR 2000…) ainsi que celle de l’ex BLIND GUARDIAN, Thomen Stauch pourrait aider le label à vendre un bon paquet de disques. Enfin bon nous ne sommes pas là pour juger.

Concrètement COLDSEED ça donne quoi ? Eh bien comme je l’ai écrit plus haut, c’est une base néo à laquelle vient s’ajouter parfois des éléments plus thrash. Mais après la première écoute on peut déjà dire que cet album est de qualité inégale. L’enchaînement « My affliction », « Democracy lesson », vient parfaitement illustrer mes propos. Le premier titre est une entrée en matière complètement foireuse. Il ne donne pas du tout envie d’écouter la suite. Une rythmique syncopée pas convaincante, une voix affreuse (Bjorn nous a habitué à mieux)…Le deuxième est quant à lui beaucoup plus rythmé. Intro assez thrash, un chant mieux maîtrisé, mélodie efficace… La suite de l’album nous réserve des surprises.

« Nothing but a looser » retombe dans un néo de base qui me fait penser à LINKIN PARK par moments. Pourtant certains passages sont vraiment excellent et me font penser à du MINISTRY, rythmiques typées indus et la voix de Bjorn qui se confond avec celle d’Al Jourgensen.

Les meilleurs titres sont ceux qui se rapprochent le plus de SOILWORK. On retrouve des intonations plus thrash et des accélérations plus speed. C’est le cas sur « Five more to fix », « Completition makes the tragedy » et “At last”.

Pour le reste il faut se contenter d’un néo metal bas de gamme avec quelques samples inutiles et parfois des « beats » qui servent à je ne sais quoi. Pourtant parfois on retrouve ce côté indus déjà évoqué qui donne un coup de fouet aux morceaux. Dommage qu’ils se fassent trop rares.

Alors finalement je ne sais pas trop que penser de ce premier disque de COLDSEED. Il regorge de bonnes idée mais malheureusement trop de moment « mous » son présents. J’espère que pour le prochain ils nous sortiront quelques chose de meilleure qualité parce que là ils n’iront pas loin.

Chronique par Yann

 

 

Chrome Division - Doomsday Rock'n Roll     (15/20) (Hard Rock)

Distribution

: Nuclear Blast 2006

 

Durée

: 30', 12 titres

 

Site

: www.chromedivision.net

 


Chronique : 

On connaissait Shagrath le blackeux, leader de DIMMU BORGIR mais au fond de lui il a toujours eu la rock’n roll attitude. Le voilà qui revient avec un nouveau projet qui sent bon le hard old-school, CHROME DIVISION. Le norvégien y tient cette fois-ci la six-cordes. Avec ces quatre autres compères, il sort aujourd’hui Doomsdsay Rock'N Roll, dont le titre résume la teneur de la galette.

On sort les grosses guitares et on balance la sauce. C’est parti pour douze titres furieux rappelant MOTORHEAD et cie. La puissance dégagée par la musique de CD est énorme, nul doute qu’en live ça devrait latter.

Shagrath se révèle être un putain de bon gratteux ayant un sens du riff indéniable. « Serial killer », « Trouble with the law » et bien d’autres sont tous des hymnes en puissance. Les solos son aussi bien rock’n roll et on un feeling que peu de groupes peuvent se targuer d’avoir aujourd’hui. Mais CD n’oublie pas que la mélodie est aussi importante pour faire un bon disque. On retrouve donc sur « The Angel Falls » quelques arpèges qui contrastent avec le reste du skeud.

Je voudrais aussi souligner la puissance vocale de Eddie Guz qui délivre sur Doomsdsay Rock'N Roll une véritable performance. Parfois proche de Lemmy (MOTERHEAD) ou de JB (SPIRITUAL BEGGARS) son timbre rauque sied parfaitement au rock burné de CD.

Derrière tout ça on assure grave avec une section rythmique du tonnerre. Une batterie lourde, un basse qui claque. De plus le son de cette galette est vraiment excellent. Un peu crade mais surtout très naturel. Rock’n roll quoi !

Pour conclure je dirais que ce premier album de CHROME DIVISION est un bon premier essai. C’est exactement ce qu’il vous faudra pour passer un été bien rock’n roll. Aller, je vais m’en remettre un p’tit coup, yeah rock’n roll !!!!!

Chronique par Yann

 

 

Beautiful Sin - The Unexpected    (18/20) (Heavy Metal)

Distribution

: AFM Records 2006

 

Durée

: 46', 11 titres

 

Site

: -

 


Chronique : 

Q'est-ce qui fait qu'on craque littéralement sur un album, hein ? Eh bien, c'est le genre de questions que je me suis posée au moment de commencer cette chro. Car dès les premières minutes de 'Lost', je suis totalement tombé sous le charme de ce premier disque de ce nouveau groupe, originellement un simple side-project de Uli Kusch, drummer qui a fait partie un moment de Helloween, et semble aux dernières nouvelles toujours faire partie de Masterplan, malgré le départ de Jorn Lande...

Mais alors qu'en est-il de ce Beautiful sin, me direz-vous ? On a ici affaire à un groupe qui nous offre un pur disque de heavy-metal mélodique, emmené par une chanteuse aux qualités monstrueuses... dans le bon sens du terme !

Ici point de chant lyrique avec une bimbo goth, mais une chanteuse qui sait chanter et nous le prouve ! Pour vous situer, on pourrait dire qu'on a affaire à un mix entre la voix mélodique à souhait de Janet Gardner (de feu Vixen ! ) et celle plus torturée et heavy de Kimberly Goss (Sinergy, évidemment ! ), qui sied à merveille au style du groupe...

Car ici tout respire l'album de heavy, sans fioritures, double pédale et grosses rythmiques de rigueur, avec des nappes de claviers discrètes, pour les ambiances plus intimistes... D'ailleurs un disque qui n'est pas sans me rappeler ce que j'avais pu ressentir à la sortie du 1er disque de Masterplan, la même magie ressort de ce disque, hormis le fait que Magali Luyten est une inconnue face au norvégien Jorn Lande !

Comment résister avec des morceaux comme 'This Is Not The Original Dream', '        Take Me Home' ou encore 'I'm Real', joyaux de pur heavy comme on en entend plus que trop rarement de nos jours, quand il s'agit d'une chanteuse. Ce qui n'exclut pas le groupe de calmer le jeu avec la ballade 'Closer To My Heart', vraiment sublime, qui permet à la vocaliste de nous montrer toute l'étendue des talents !

Alors vous l'aurez compris, j'ai vraiment flashé sur ce disque, et j'espère bien que vous ne passerez pas à côté. Espérons qu'on n’a pas affaire qu'à un side-project sans lendemain, car Beautiful Sin mérite bien mieux que ça...

Chronique par =Totof=

 

 

House Of Lords - World Upside Down    (14/20) (Hard FM)

Distribution

: Frontiers Records 2006

 

Durée

: 57', 13 titres

 

Site

: -

 


Chronique : 

Eh bien dites donc, ça nous rajeunit pas tout ça ! Ça fait perpette que j'avais pas eu entre les mains une galette de ce groupe, qui avait marqué son temps à la fin des eighties, notamment avec un premier album qui avait marqué son temps. Le groupe de Gregg Giuffria, découvert par Gene Simmons, a ensuite connu pas mal de soucis qui ont fait splitter HOL pendant pratiquement 10 ans... Jusqu'en 2000 où James Christian, chanteur originel du combo a décidé de re-démarrer l'aventure avec une nouvelle équipe, sous la coupe de Giuffria qui n'est plus vraiment présent dans le groupe, mais présent quand même notamment dans le travail de composition avec Christian... Après une intro assez Malmsteenienne, ça démarre sur les chapeaux de roues avec le très convaincant 'These Are The Times', emmené par la voix toujours chaude et sublime de James Christian, pour un morceau beaucoup plus pechu que je ne l'aurais pensé, où les guitares sont bien plus en avant que par le passé, mais où les refrains sucrés ne sont pas oubliés pour autant !

Et ce n'est pas 'All The Way To Heaven', hit-single potentiel, qui regroupe tout ce qu'a fait de mieux le groupe, qui va me faire changer d'avis, et je pense franchement que le groupe connaît une véritable renaissance avec ce disque, notamment avec ce 'Fields Of Shattered Dreams', ballade sublime qui débute par une intro arabisante à l'acoustique, pour monter crescendo jusqu'au solo mélodique à souhait. Mais ce nouvel opus ne se limite pas à de jolies ballades, puisque des morceaux plus pechus comme 'I'm Free' ou encore 'Rock Bottom' permettent à ce 'World Upside Down' de montrer l'étendue de tous ces talents à un groupe qui a décidé de reprendre les armes de fort belle manière ! Amateur de hard-rock mélodique pechu, teinté de refrains fm, les 13 titres que forment cet album sont définitivement faits pour vous !

Chronique par =Totof=

 

 

Disturb & Fat Society - From South We Rise (Split cd)    (14/20) (HxC)

Distribution

: CustomCore 2006

 

Durée

: 20', 7 titres

 

Site

: -

 


Chronique : 

Attention, HxC pur! Ce split nous introduit donc 2 groupes de Marseille qui travaillent dans un HxC peut-être pas super original, mais définitivement effectif. Commençons par la première partie : la première track me laisse un peu perplexe, mais ensuite, ça prend une bonne dimension : vocaux rageux, riffs bien violents, des passages de mosh à faire craquer un fan de Thrash, une batterie incisive (qui teintera quelque fois de punk ! ), des variations tout au long... Bref, que du bonheur pour quelqu'un qui n'est pas forcément fan du style, car il retrouvera toutes les qualités que peut avoir le véritable HxC. La 2ème partie du split est quant à elle beaucoup plus bizarre, surtout le premier track quasiment punk, avec ses petits "chœurs" quasiment joyeux avec du bon gros son ! Et puis, ça repart dans de l'excellent HxC varié, mais pas trop rapide en fait. Et c'est pas mal du tout ! Beaucoup plus noir, plus axé sur la rage même en dehors des vocaux, bref, une bonne galette. Le seul mauvais côté de ce CD reste qu'il est court (c'est un split aussi), et un peu inoriginal par moments, comme je disais. Mais cela ne retire rien au talent de ces Marseillais qui nous en mettent plein les oreilles !

Chronique par Déhà

 

 

Cult Of Luna - Somewhere Along The Highway    (16/20) (Post Rock / Hardcore Atmosphérique)

Distribution

: Earache Records 2006

 

Durée

: 64', 7 titres

 

Site

: www.cultofluna.com

 


Chronique : 

Les suédois de Cult of Luna ne faisaient déjà  pas une musique hyper accessible lors de leurs précédents albums. Sur leur album Salvation, ils semblaient avoir atteint le summum de leur

art. Personnellement j’ai eu un peu de mal à accrocher au début de Somewhere along the highway qualifiant leur musique de «  pénible »…Honte à moi mais j’assume. D’un autre côté si comme moi vous découvrez ce groupe laissez vous du temps et prenez le soin de l’écouter. Cet album ne se livre pas facilement il faut le mériter. Auparavant je me suis fait les dents sur quelques titres de Salvation et de The beyond et je trouve Somewhere…moins accessible mais beaucoup plus abouti. Les ambiances au début des chansons sont magnifiques et nous transportent tout au long du Cd. Les riffs plus violents sont simples, efficaces et bien tournés. Cult of Luna n’hésite pas à s’arrêter au cours d’une partie bien musclée et à nous replonger dans une atmosphère tantôt planante, lancinante, fantasmagorique ou tout à la fois, bref à vous de vous approprier les ambiances dégagées qui seront ressenties ici bien différemment par chacun. L’originalité de Cult of Luna est de savoir jouer avec le silence et de le rompre juste avec une note, ou alors de laisser traîner des sons, des notes ou des plans complets pendant de longs instants en embrayant au terme d’une montée sur un riff tranché et puissant…Les passages atmosphériques sont mélodieux, dissonants, nostalgiques et lancinants, difficiles à décrire et sûrement difficiles à écrire pour le groupe. Un travail de composition et de mise en place énorme. Est-ce aussi bien en live ?

Bref des atmosphères noisy lancinantes, des riffs lourds et efficaces, orchestrés par une voix hardcore et une interprétation sans faille font de cet album un must. J’ai envie de dire : Attention album Cult.

Chronique par Doppler

 

 

Ten - The Essential Collection 95/2005    (14/20) (Melodic HardRock)

Distribution

: Frontiers Records 2006

 

Durée

: 53' + 52, 9 + 9 titres

 

Site

: http://www.ten-online.com/

 


Chronique : 

Nostalgique de bon vieux hard rock, de ballades accompagnées de solo à la façon guitar-hero, ici vous trouverez votre bonheur. Et oui, le groupe britannique Ten nous sort un best-of qui retrace pas moins dix ans de leur carrière allant des années 95 à 2005 ; quel pari ambitieux, et celui-ci est des plus réussi. Et pour se faire Ten nous offre pas qu'un seul cd mais bien un double best-of, le premier regroupant les meilleurs titres "hardrock" du groupe avec des morceaux tel que The march of Argonauts ou encore ten fanthoms deep. Des titres plus beaux les uns que les autres, avec une pure ambiance hardrock, les guitaristes se trouvent parfaitement et nous offre des riffs mélodieux entrecoupés de soli merveilleux avec pour premier plan une voix harmonieuse qui ne délivre aucune fausse note. Si vous aimez par exemple l'ambiance qui se dégage d'un brave new world d'iron maiden notamment dans les riffs de grattes vous adorerez ce premier best of deTen.Quant au deuxième cd du best of, là aussi le groupe Ten a pris un grand risque en y regroupant que leur plus fameuses ballades. Certains auront des craintes à cette succession de ballades, mais croyez moi elles seront vite estompées tant la encore Ten a pu faire preuve d'efficacité et de technicité tout du long de leur carrière. On se laisse vite prendre par cette atmosphère féerique et aérienne de chacune des ballades. Malgré que ce deuxième cd du best of reste cependant moins intéressant que le premier, il paraît tout de même agréable de pouvoir intervertir les deux cds à n'importe quel moment, changer d'univers sans se couper du concept Ten. Pour conclure, je dirais que The Essential collection est un excellent moyen de découvrir Ten, et les fans du mouvement hard rock britannique en seront plus que ravis. Il serait à conseiller à tout les fans de hard rock mélodique, de hard rock ainsi à ce qui apprecient le heavy metal old school....

Chronique par Amroth

 

 

AOR - L.A. Attraction    (13/20) (Rock)

Distribution

: MTM Music2006

 

Durée

: 53', 12 titres

 

Site

: http://www.slamaor.com/

 


Chronique : 

Le 6ème album d’AOR ne fait pas dans la demi-mesure ! Rien qu’à voir les noms des artistes invités et on comprend tout de suite que Frédéric Slama, le fondateur – compositeur du groupe, n’a pas voulu faire les choses à moitié. Parmi ces artistes on peut citer Steve Lukather, Michael Landau et David Williams (guitares), Philip Bardowell, Dane Donohue, Rick Riso, J. Lynn Johnston (chant), David Diggs et Peter Friestedt (guitares et claviers), Joey Heredia (batterie), Marcos Udeba et Tobias Marberger (claviers).

On retrouve dans cet album énormément l’influence de Toto, dans l’atmosphère des compositions, dans la rythmique, dans les sons de claviers… Et malheureusement, malgré la présence d’autant de personnalités, L.A. attraction paraît assez impersonnel, presque asceptisé… Pourtant les compositions sont bien faites, les soli sont bien faits, il y a un certain groove et quelques plages laissent ressortir une certaine émotion…

Mais le principal problème vient du fait que stylistiquement, on a affaire à une copie conforme de Toto, mais sans la folie des frères Porcaro, sans le côté cabotin de Bobby Kimball, bref : sans les petits plus qui ont fait de Toto un groupe culte… Et à vouloir imiter les groupes cultes en faisant moins bien qu’eux, on ne peut pas prétendre à un succès considérable…

Cet album est donc finalement relativement bon intrinsèquement, à n’en pas douter ! Mais on a tellement l’impression d’avoir déjà entendu ça à des millions de reprises qu’un énième album qui s’accroche à ce style de manière retardataire qui plus est, ne peut plus être considéré comme réellement intéressant, même si conformément au style on y retrouve plein de bonnes choses.

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Akira Kajiyama + Joe Lynn Turner - Fire Without Flame    (14/20) (Hard Rock Prog)

Distribution

: AOR Heaven 2006

 

Durée

: 42', 10 titres

 

Site

: www.joelynnturner.com/index.

 


Chronique : 

Un musicien de la trempe de Joe Lynn Turner fera toujours couler de l’encre à son sujet. Que l’on adhère ou pas, il ne laisse pas indifférent. Et sa rencontre avec le multi instrumentiste japonais Akira Kajiyama ne va pas faillir à la règle. L’album issu de cette collaboration sonne résolument hard rock des années 80. Les fans de Turner, de Deep Purple et de tous les géants de cette veine seront ravis.

Dans cet album, Joe Lynn Turner fait surtout, il faut bien le dire, figure d’invité surprise. Il prête le timbre de sa voix, mais c’est Akira Kajiyama qui assure toutes les parties instrumentales. Et là, pas de doute : il maîtrise, le bonhomme. Dans un style très convenu, il propose de très bonnes parties d’orgue hammond, et d’excellents soli de guitares plus ou moins néoclassiques d’une technique irréprochable.

Cependant, les parties rythmiques sont souvent inintéressantes. Les rythmes et les breaks de batterie sont souvent très bateau et deviennent même très vite énervants. Les parties vocales vont de mauvaises à assez bonnes, certes la voix de Turner fait toujours son effet, mais mélodiquement c’est parfois très pauvre et pas toujours inspiré.

Mais on y trouve quelques titres intéressants et agréables, à l’instar de Heart against heart, jolie ballade sublimée par la touche de la voix de Turner… Il y a de bons moments dans cet album et une certaine émotion s’en dégage de manière palpable, mais le style trop convenu risque de vite lasser ceux qui n’en sont pas inconditionnels !

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Esoteric - Subconscious Dissolution Into The Continuum    (15.5/20) (British Doom)

Distribution

: SOM 2006

 

Durée

: 51', 04 titres

 

Site

: www.bereft.co.uk

 


Chronique : 

Autant le dire de suite, Esoteric ne fait pas dans le joyeux, ils en sont même le contraire. Ici, il n’est pas question de faire de demi mesure, c’est dans les racines du doom british que le groupe puise encore une fois pour « Subconscious dissolution into the continuum », fier successeur de « Metamorphogenesis ».

Le premier titre démarre au rythme d’une batterie lente au possible, de guitares toutes aussi lentes et aux riffs d’une morosité sublime. Rien que les « intros » des quatre morceaux de cet album font surgir toute la détresse propre à la musique produite pas Esoteric. Mais là où dans les précédents albums, le groupe jouait sur une musique mortuaire, lente et abrupte, le petit dernier mu vers une musique proposant des harmonies de guitares plus abouties et mieux rendues par la production. Toutefois, la musique ne change pas du tout au tout pour autant. Cela reste très abrupt, oppressant à souhait, un véritable hymne funéraire. Elle est seulement plus physique si l’on peut dire, les morceaux éprouvent réellement l’auditeur. Le trouble qui se dégage des notes se transmet de la musique jusqu’à l’esprit de celui qui veut bien se prêter au jeu.

Avec cet album, Esoteric parvient au sommet de sa carrière avec un doom pur et dans la lignée des précédents albums, suivant les dogmes établis dès le départ.

Chronique par Ronan

 

 

Mylidian - Birth Of The Prophet    (16/20) (Metal Symphonique)

Distribution

: Anvil Corp/Underclass Records 2006

 

Durée

: 42', 08 titres

 

Site

: www.mylidian.com

 


Chronique : 

Mais que se passe-t-il en france depuis quelques temps, dites-moi, hein ? Alors qu'on doit remporter la palme du public le moins rock (je n'ose même pas parler de metal ! ) de tout l'Europe, jamais on n’a vu dans notre beau pays autant de groupes metalliques aussi bons que maintenant !

Et quelque chose me dit que ce n'est pas prêt de s'arreter, et c'est tant mieux pour nous ! Et ce n'est pas avec ce 1er album de MYLIDIAN que vous risquez d'etre déçu ! Officiant dans ce qu'on appelle le metal symphonique, style qui commence à être plus que sclérosé, le groupe n'a peur de rien en se lançant à corps perdus dans ce qui n'est que le 1er volet d'une trilogie, tirée d'un jeu de rôles à sortir sous peu.

Décrire la musique de MYLIDIAN en quelques lignes relève de presque l'impossible, tellement sa musique semble dense et sans limite... Mais bon, qui ne tente rien n'a rien ! Comment décrire le style MYLIDIAN ?

Que vous soyez fans de THERION, DIMMU BORGIR, MISANTHROPE ou encore GAMMA RAY (si, si, j'insiste ! ), vous y trouverez votre compte, car c'est bien ça le truc sur ce cd. Le groupe a su assimiler ses influences et se les accaparer, pour en faire son propre style. Car à l'écoute des passages heavy de 'Prisoner Of My Dreams', je n'ai pu m'empêcher de penser à Kai Hansen, pour ensuite penser à THERION sur les passages symphoniques...Prenons un autre exemple avec 'The Cursed Son', morceau emblématique en 3 parties qui dépassent largement les 9 minutes, et qui montre la maîtrise du groupe à passer d'un style à l'autre avec un brio assez bluffant !

Ça commence comme un morceau de DIMMU BORGIR, avec la voix black de rigueur, pour partir sur un passage purement heavy avant un pont symphonique et la voix soprano de toute beauté, qui donne toute sa splendeur au morceau, avant de repartir sur un passage purement death/black, accompagné par un choeur symphonique qui en fait un je ne sais quoi de grandiloquent !

Mais bon, tout cela ne serait rien sans une production à la hauteur de l'évènement, car combien de groupes se sont cassés les dents sur de tels projets, sans avoir les moyens de le réaliser, hein ? Ce ne sera pas le cas ici, car je ne connais pas les moyens qu'ils se sont donnés, mais la production est totalement bluffante, et surtout énorme ! Finalement, comme il faut bien lui trouver quelque chose à dire, je trouve que ce disque n'a qu'UN seul défaut, il est trop court ! Mais n'est-ce pas à ça que l'on reconnaît les grands disques ?

Chronique par ==Totof==

 

 

Tankard - The Beauty And The Beer    (17/20) (Thrash Metal)

Distribution

: AFM Records 2006

 

Durée

: 39', 10 titres

 

Site

: www.tankard.org

 


Chronique : 

Le Tankard cuvée 2006 ressemble à… du Tankard. C'est-à-dire du pur thrash metal teuton sauce 80’s. Qui va s’en plaindre ? Certainement pas moi en tous cas ! Ca bazoote du début à la fin du disque, c’est speed, énergique groovy et entraînant. La voix de Gerre n’est ni grave, ni aigue, elle est juste méchante, comme il se doit.

La réputation de pochetrons obsessionnels  qu’entretient le groupe lui vaut souvent de susciter un amusement teinté de compassion voire des rictus moqueurs. C’est mal connaître les bougres. Car non contents de cultiver un second degré qui ne peut pas faire de mal dans le monde de la musique, ils sont loin d’être des manchots (à défaut d’être originaux). Mais les choses étant ce qu’elles sont, Tankard est toujours resté un groupe de seconde zone, évoluant dans l’ombre de figures de proue ayant su se rendre plus populaires comme Kreator (pour rester outre-rhin).

Certes les gaziers n’ont pas inventé la machine à courber les bananes, mais tant qu’il y aura des types comme eux qui savent faire parler leurs instruments, il y en aura d’autres pour porter cuir, cheveux longs, et remplir toutes les salles de concerts où se produisent des groupes de metal. Tout le mal qu’on peut leur souhaiter c’est de continuer leur carrière déjà longue et bien remplie (ils ont débuté en 1982 et leur premier album Zombie Attack est sorti en 1988). Buvons donc à leur santé !

Chronique par Ludovic

 

 

Serpent Obscene - Chaos Reign Supreme    (11/20) (Thrash Death)

Distribution

: Black lodge 2006

 

Durée

: 34', 10 titres

 

Site

: www.serpentobscene.com

 


Chronique : 

Il est des albums dont rédiger la chronique est un réel plaisir. On ne peut pas en dire autant de ce Chaos Reign Supreme. Formé en 1997,  Serpent Obscene sort son premier manifeste de Thrash-Death supersonique éponyme en 2000, suivi en 2003 de Devastation pour enfin nous asséner son dernier rejeton cette année. Je dis bien asséner car l’album fait l’effet d’un coup de matraque sur le crâne. Dans ce registre, le groupe a bel et bien réalisé son objectif, à savoir proposer à un auditoire avide de sensations fortes une musique extrême.

Etre extrême ça ne fait pas tout cependant. Surtout quand tous les titres se ressemblent, et que toutes les thèmes au sein d’un même titre se ressemblent également. L’ensemble sonne comme du sous-slayer à leurs débuts, il est clair que Show No Mercy a profondément marqué les membres du groupe. A de rares exceptions, (intros, changements de rythmes et breaks trop rares à mon goût) l’album est joué sur le même tempo et quasiment dans le même ton. Le tout confère à ce Chaos Reign Supreme, vous l’aurez deviné, un aspect outrageusement monotone et fatiguant. C’est sans doute pour cela qu’il ne dure que 34 minutes, à moins que ce ne soit en raison des crampes qui assaillissent ces fiers gaillards à force jouer aussi vite…

C’est bien de jouer vite, c’est une réelle performance. Mais maintenant que les membres de Serpent Obscene savent le faire, il serait de bon ton qu’ils revoient un peu leur copie et s’intéressent de plus près  à la recherche musicale.

Malgré tout ce que j’ai pu dire jusqu’ici ce disque comblera certains d’entre vous (ils se reconnaissent), ce type de groupe à bel et bien son public (restreint). Mais soyons honnêtes : ce ne sont pas des albums de ce calibre qui ont donné au metal ses lettres de noblesse.

Chronique par Ludovic

 

 

Raise Hell - City Of The Damned    (15/20) (Heavy-Thrash)

Distribution

: Black lodge 2006

 

Durée

: 45', 10 titres

 

Site

: http://www.raise-hell.net/

 


Chronique : 

Alors voici qu'en ce mois de mai, le fameux groupe de stockholm, Raise hell nous revient sur le haut de la scène avec un petit chef d’œuvre qui s'intitule City of the damned. Avec ce nouvel opus, Raise Hell semble toujours aussi efficace, mélangeant brutalité, rapidité et mélodie. En effet, City of  the damned  en éblouira plus d'un, ausssi bien les fans de blacks, de death

ou  même encore ceux d 'heavy. L'écoute de city of the damned paraît ainsi surprenante dans son  efficacité où les titres se succèdent et ne se répètent aucunement. Chaque titre se trouve travailler à sa façon et ne quitte pas l'esprit de l'album, il n'y aucun moment d'ennui à l'écoute de cet opus. De plus, on peut souligner la qualité de la musique dans sa composition et dans sa technique, rien n'est laissé au hasard que ce soit des riffs saccadés façon death ou encore des mélodies plus heavy entrecoupées de courts passages de solos avec une voix bien black au devant...Pour conclure, je terminerais sur le fait que ce dernier opus de raise hell est d'une très grande efficacité que ce soit dans sa conception, sa composition ou encore dans sa production. City of the damned a du son et du très bon, à conseiller à bon nombre d'entre vous mais en priorité aux fans de blacks, de death, de thrash ainsi qu'à ceux d'heavy metal...

Chronique par Amroth

 

 

Wild West - Live In The West    (17/20) (Hard Rock Sudiste)

Distribution

: Brennus 2006

 

Durée

: 44', 10 titres

 

Site

: www.wildwestrebels.com

 


Chronique : 

WILD WEST, ce nom ne vous dit peut-être pas grand chose mais sachez que c’est sûrement l’un de nos meilleurs représentants en matière de hard/rock sudiste. Après deux bons albums, bien accueillis par les médias, One (1998) et Second to none (2003), les Nantais décident de sortir un live enregistré à Pau.
Ce n’est pas par chauvinisme que je le dis, mais ce live vaut vraiment le détour. D’abord, WILD WEST en live c’est carré, énergique, bref c’est à voir. Ensuite, la galette jouit d’un très bon son qui restitue fidèlement les dix titres enregistrés. Chaque instrument est audible et n’empiète pas sur le territoire de l’autre. La batterie est lourde et carrée. La basse est facilement audible et amène le groove nécessaire à tout bon groupe de hard. Le chant lui est aussi très bon. « Dédé » comme on l’appelle est un excellent vocaliste. Pas une fausse note, malgré son chant parfois aigu. Et enfin que dire de la paire de gratteux qui entre mélodies imparables, riffs sudistes et solos bien ficelés, nous montre tout son talent. L’influence d’un Hendrix est parfois palpable, pour notre plus grand plaisir.
Je dois dire que je ne connaissais WILD WEST que de nom avant d’écouter Live in the west. Eh bien je me suis pris une méchante claque car les dix titres présents sur la galette sont excellents. Toujours mélodiques et énergiques ils vous foutent une sacré patate. A force d’écoutes, je me demande comme ce groupe nantais peut être autant ignoré. Alors si vous voulez leur donner un coup de main, il ne vous reste qu’à choper cet album live qui n’est vendu qu’au prix dérisoire de onze petits euro. Maintenant vous n’avez plus aucune excuse pour passer à côté de cet excellent groupe.

Chronique par Yann

 

 

Veda - Mental Pabulum    (17/20) (Métal Progressif)

Distribution

: Brennus 2006

 

Durée

: 70', 11 titres

 

Site

: www.veda-online.net

 


Chronique : 

Après de multiples changements de line-up et un début sous le nom d’Aldébaran, Veda semble avoir trouvé un équilibre stable. Après quelques concerts "de chauffe" durant l'année 2002, appuyé par une maquette bien accueillie par la critique et un contrat de distribution en vue, le groupe ouvre pour des groupes de renommée internationale comme Bumblefoot. Les voici maintenant avec leur premier album entier, dont l’enregistrement a débuté en septembre 2003.

Le style originel est le métal progressif « de base », auquel le groupe revient régulièrement dans ses compositions comme leitmotiv mais il s’octroie des escapades dans des styles sensiblement plus éloignés, avec des passages funky, certains autres complètement planants, d’autres très proches du jazz, d’autres encore avec des influences du moyen orient, ce qui rend cet album un peu difficile d’accès parce qu’il nécessite beaucoup d’écoutes pour arriver à en cerner la cohérence globale.

On y décèle une immense qualité de composition, avec une cohérence tout à fait impressionnante au vu des différentes couleurs au travers desquelles le groupe se promène sans jamais laisser oublier les éléments thématiques inhérents aux morceaux et qui se voient souvent décliner sous toutes les formes possibles, avec toujours le souci du bon goût et de l’originalité.

On peut cependant ne pas être d’accord avec tous les écarts stylistiques : l’introduction de « Chimères » paraît un peu faible et décalée par rapport à l’ensemble du titre qui est tout à fait remarquable, et la plage « searching for peace », dans un genre plutôt funk-jazz-rap semble un peu hors style sans rapport réel avec l’ensemble de l’album.

Un album de qualité formidable pour ce jeune groupe toulousain, qui fera probablement encore énormément parler de lui !

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Shadyon - Shadyon    (15/20) (Heavy Metal Mélodique)

Distribution

: Brennus 2006

 

Durée

: 73', 13 titres

 

Site

: www.shadyon.free.fr

 


Chronique : 

Formation brestoise formée en 2002, Shadyon nous propose dans son premier album éponyme un métal atmosphérique caractérisé par entrelacs d’ambiances acoustiques et électriques.  Le disque commence par une intro atmosphérique à la voix et aux claviers pour enchaîner sur un titre heavy du plus bel effet. Le groupe est visiblement influencé par les ténors du genre tels que Maiden, et le résultat rappelle Sonata Arctica (pour citer une formation plus récente).

Outre ses ambiances atmosphériques, le groupe se distingue par ses chorus dignes des pointures du heavy. Pas forcément original me direz vous, but who cares ? Les refrains sont envoûtants et c’est bien là ce qui fait l’attrait d’un titre.  La structure des morceaux est complexe sans pour autant en être déroutante. Les soli sont assez longs et particulièrement bien exécutés.

Seul ombre au tableau, la qualité de la production. Un peu faiblarde pour un album de cette pointure. La guitare notamment manque de puissance, ce qui confère à l’ensemble un son un peu mollasson. Dommage ! On est en droit d’espérer un traitement du son à la hauteur pour le prochain album.

Et puis combien y a-t-il de groupes français prônant le vrai heavy metal des origines ? Trop peu à mon goût ! L’hexagone étant plus enclin à verser dans le métal extrême dans le meilleur des cas et dans le  neo metal de bas étage dans le pire. Rien que pour cela, Shadyon, au-delà de ses talents de composition mérite toute notre attention.

Chronique par Ludovic

 

 

Tokyo Dragon - Give Me The Fear    (12/20) (Extreme Metal Eclectique)

Distribution

: Escapi Music 2006

 

Durée

: 58', 11 titres

 

Site

: www.tokyodragons.com

 


Chronique : 

TOKYO DRAGON est un groupe qui évolue dans un hard-rock parfois proche des BACKYARD BABIES. Les fans d’AC/DC, KISS et autres vieilleries seront sous le charme de ce groupe anglais. Il vous faudra très peu d’écoutes pour assimiler ce disque. En effet, les compos sont directes, notamment grâce à leur structure simple et au fait que les titres ne durent rarement plus de quatre minutes.
On pourrait rapprocher TOKYO DRAGON à leurs compatriotes de THE DARKNESS. Pas forcément au niveau de la musique mais plus dans l’esprit, à savoir faire revivre l’esprit des ‘80’s. Les anglais balancent la sauce sans se poser de question : solos de gratte très courts histoire de ne pas perdre de temps, riffs simples mais ultra efficaces et surtout un chanteur, Steve Lomax, qui chante toujours juste. Même s’il ne varie pas beaucoup sa façon de chanter, il le fait bien. Tout au long des onze titres on pense à la belle époque des 80’s et le début de la NWOBHM. Malgré cela un sentiment de déjà entendu persiste dès le premier titre, mais ça TOKYO DRAGON n’en à rien à faire et tant mieux. Donc si vous voulez un disque pour vous relaxer sans vous prendre la tête, Give me the fear, fera très bien l’affaire….

Chronique par Yann

 

 

The Seventh Cross - Scorshed By The Flames Of Vengeance    (14/20) (Extreme Metal Eclectique)

Distribution

: Candlelight 2006

 

Durée

: 40', 11 titres

 

Site

: http://www.myspace.com/theseventhcross

 


Chronique : 

The 7th Cross nous viennent d'Angleterre, suite à un split de 2 groupes, qui ne se plaisaient plus dans leur style. Formé en 2004, ils nous servent un métal éclectique mélangeant du hardcore, du black, du death, des sensations doom quelquefois aussi, servi par une intro et des interludes symphoniques au long de l'album. Et c'est donc un album de très bonne facture! La production est très bonne (en même temps, c'est CandleLight hein, c'est pas n'importe quoi), les musiques sont variées, maîtrisées, et rien à redire. On sent l'influence du Death Metal Suédois qui ressort sur beaucoup de morceaux, et c'est pas un tort. Ceci dit, l'album est quand même assez classique pour ce qu'il est. Eclectique, soit, mais le problème reste que cela peut faire "déjà vu" après quelques écoutes. Des mauvaises langues pourraient dire que c'est une fusion entre certains groupes, mais je pense que The 7th Cross a réellement une identité propre malgré tout. Autant dire que l'album reste une très bonne porte à l'ouverture metalleuse, et laisse un bon pressentiment pour un prochain album encore meilleur ! Et je peux simplement imaginer une dimension live qui doit simplement être très forte...Gardons un oeil sur ce groupe !

Chronique par Déhà

 

 

Wetton/Downes - Icon - Acoustic TV Broadcast    (Métalleux :05/20 - Autres :12/20) (Acoustic, Symphonique,Variété)

Distribution

: Frontiers Records 2006

 

Durée

: 56', 13 titres

 

Site

: http://www.johnwetton.co.uk/

 


Chronique : 

Wetton et Downes sont deux ex-membres du groupe Asia, Hard FM à claviers, durant les 80's. Ici, nous avons un album acoustique d'un de leur projet : Icon. Alors il faut pas s'attendre à un acoustique dans le type rock ambulant, c'est quasiment de la variété, avec un petit orchestre de fond, du chant, des guitares, pas de batterie, très calme donc. Alors s'il en est à juger pour un webzine de rock/metal/extrême, je dirais "What the hell is that?!", c'est comme si on nous donnait un CD de ragga à reviewer alors qu’on est plutôt musique classique! Bah en fait, après écoutes, on peut quand même remarquer quelques ambiances très retros (ce qui n'est pas à déplaire), que tout est maîtrisé - autant la qualité que les instruments, ou le mixage, etc - et que donc nous avons affaire à un très bon CD de musique acoustique. Mais pour un metalleux, c'est d'une niaiserie à écouter 2 minutes et de changer pour mettre un autre CD de véritable rock ou metal. Il est donc évident que 2 côtes pour cet album doivent exister. Le metalleux ou le rocker qui cherche quelque chose d'entraînant détestera. Quelqu'un d'ouvert d'esprit pourrait apprécier le côté relaxant de la chose, qui rappellerait quasiment des passages de dessins animés Walt Disney ou autre. A noter des reprises du groupe Asia aussi. Mais c'est vraiment sans importance, vu que l'album est vraiment long, répétitif et niais, y compris pour un non métalleux.

Chronique par Déhà

 

 

Kampfar - Kvass    (15/20) (Heathen Metal)

Distribution

: Napalm Records 2006

 

Durée

: 46', 06 titres

 

Site

: http://www.kampfar.com/

 


Chronique : 

S'il est considéré comme un monument pour les adeptes de la scène Pagan, Kampfar s'est fait relativement silencieux ces dernières années. Depuis 1999 pour être précis. Un intervalle plutôt long, compte tenu que Kampfar est l'un des groupes qui a donné au style ses lettres de noblesse. L'on peut donc affirmer sans trop de risque que ce retour en ravira plus d'un.
Que ceux qui en voyant le terme pagan apparaître s'attendent à entendre vielles, bombardes et autres cornemuses passent leur chemin. Car de tout cela il n'est aucunement question. Au contraire, l'album est plutôt ce genre d'album que l'on qualifierait de rugueux. Ambiances malsaines et vocaux agressifs sont ici les maîtres mots, avec des textes aux apparences de déclamation entièrement en langue Norvégienne. La musique dans son ensemble laisse entrevoir les étendues du grand nord, où la neige se soulève sous le vent, en utilisant des ingrédients minimalistes et les références à la culture de leurs aïeuls.
Cet album permettra sûrement à Kampfar, qui est l'objet du culte de nombreux artistes de la scène Pagan européenne comme Ludovic Cellier, de retrouver un second souffle. Pour un avenir florissant souhaitons-le !

Chronique par Ronan

 

 

Stormy Night - Ball Of Thunder    (16/20) (Heavy Metal)

Distribution

: Painkiller 2006

 

Durée

: 44', 10 titres

 

Site

: -

 


Chronique : 

La Belgique. Un petit pays européen qui commence à nous pondre de belles petites choses. Patrie du guitariste héros Dushan Petrossi (Iron Mask et Magic Kingdom), voilà que le pays du petit Manneken Pis nous sort un groupe répondant au doux nom de Stormy Night. Formé en 2000 avec pour noyau dur les deux frangins Yvan (guitares) et Denis (basse), Stormy Night pratique un Heavy qui respire grandement les années 80. On nage en plein Judas Priest mixé avec du Accept, avec un son de gratte rappelant parfois Scorpions. Le son de batterie avec sa reverb sur la caisse clair nous rappelle aussi cette époque glorieuse. Le chanteur, Phil Letave, n'est pas un inconnu, ce dernier ayant chanté sur le premier album d'Iron Mask. Il pratique un chant médium, bien en puissance et mélodique à la fois.

"We are the Warriooors of the Night", oui j'avoue cette chanson je me la suis repassée maintes et maintes fois. Je la trouve représentative de l'album : beaucoup de mid tempos accrocheurs, peu de double grosse caisse, des riffs recherché ne misant pas tous sur la vitesse.... et des chœurs guerriers. Certes on est très loin des chœurs à la rhapsody mais très proches des chœurs à la Accept. L'album continue, les hymnes heavy metal continuent de défiler, des solos bien sentis passent de ça et là... et voici la track 6 : "Island of Terror". L'intro sur nappe de clavier arrive à point nommé, sorte de cassure bienvenue. Ce n'est que pour mieux repartir aux sons des guitares saturé pour sans doute une des meilleures chansons de l'album. A noter un très bon riffs juste avant le court solo. Par la force des choses les morceaux suivant ressortent moins bien, hormis le dernier titre, autre point culminant de l'album. La chansons commence par le refrain a capella "we are the strom, fighting the world...", bref de l'hymne heavy metal façon eighties.

Nos amis belges nous gratifie là d'un album de Heavy Metal honnète, direct, sans prise de tête, et surtout décalé. Les petits moins de l'album sont à mon avis le son de batterie mis beaucoup trop en avant et le côté répétitif des chansons. Pas de ballades pour changer l'orientation de l'album par exemple... Attendons que le groupe se bonifie avec le temps, qu'il trouve son propre son et là, nous aurons peut être LA surprise heavy metal sauce ancienne....

Chronique par Sharloo

 

 

Iron Angel - Hellish Crossfire    (16/20) (Heavy Metal)

Distribution

: Painkiller 2006

 

Durée

: 67', 16 titres

 

Site

: -

 


Chronique : 

Alors que nous sommes de plus en plus submergés par des groupes de power metal policés et sans hargne, voilà que je me lance Iron Angel. Encore un groupe sans originalité sorti tout droit de la forêt scandinave, avec des bonshommes, qui quand ils ne jouent pas dans leur groupe, jouent à l’épée en plastoc dans les bois. Encore un groupe qui, sans doute, bénéficie d’une production énorme, d’une double pédale, d’un chanteur qui chante haut et surtout, oui surtout, qui répète cent mille fois « fight » et « warrior » durant l’album. C’est tout ce qui me fait vibrer et c’est donc logiquement que je me prépare à entrer dans ma peau de « warrior », autrement dit « guerrier » pour ceux qui ne sont pas bilingue ;) Sortez les boucliers et …

… et là surprise ! Je dis oui, surprise. Le son des guitares est clairement thrash metal, me rappelant le premier Metallica mais aussi Exodus. Je range alors le bouclier virtuel et me penche sur l’historique du groupe. En fait je remarque qu’il s’agit d’une réédition de l’album « Hellish Crossfire », album sorti en 1985 ! La vache, je ne savais guère qu’un groupe allemand autre qu’Accept faisait une telle musique durant les eighties. Car oui, Iron Angel est un combo allemand. Je me demande d’ailleurs si le groupe n’a pas été d’inspiration pour ses compatriotes récent de Metalium car le premier titre de l’album est « Metalian », et tout le monde sait que le héros de Metalium se prénomme ainsi.

Les chansons défilent avec énergie, même si la production manque parfois de pêche. Ceci dit pour un album de 1985 il n’y a vraiment rien à redire. Les morceaux ne tirent pas en longueur, sont parfois même cours (Sinner 666 : 2m48s), ne faisant que renforcer le côté direct du groupe. Je regrette par contre le rythme de batterie, toujours pareil, et encore pareil…Une caractéristique que l’on retrouve beaucoup dans les groupes de thrash. Hormis ce léger défaut le groupe possède pas mal de qualités et il est d’ailleurs étonnant que l’on ne le connaisse pas plus que ça. Les solos sont exécutés rapidement, et servent les chansons (pas de simples démonstration ici, c’est direct et ça tape) La voix du chanteur me rappelle par moment James Hetfield sur ses passages les plus écorchés et par d’autre une connotation à la Udo, mais cela est peut-être dû à l’accent allemand. Question textes, on retrouve donc des titres tel que « The Metallian », « Legions of Evil », « Heavy Metal Soldiers » …, chose qui avec la pochette montre que le groupe est bel est bien disposé à lui aussi se battre pour la gloire du heavy metal… comme bien d’autre par la suite.

En fait, après l’écoute de l’album je me demande juste pourquoi le groupe n’a jamais eu le succès qu’un Accept a eu. Le groupe lorgne certes sur des bords plus thrashy, mais non des moins sympathique. C’est donc un vide historique que vient de combler le label Painkiller dans ma petite vie de métalleux, et je les en remercie ! J’invite donc les férus de thrash / heavy à écouter ce groupe, ne serait-ce que pour découvrir qu’il n’y pas que Accept…

Chronique par Sharloo

 

 

Manigance - L'ombre et la lumière    (17/20) (Heavy/Prog)

Distribution

: Replica Records 2006

 

Durée

: 64', 12 titres

 

Site

: http://www.manigance.net/

 


Chronique : 

Que de chemin parcouru depuis 2002 et 'Ange Ou Démon', à l'époque j'ai découvert ce groupe qui reste un de mes groupes français favoris ! Deux années après 'D'un Autre Sang', qui signait un virage plus progressif dans le style du groupe, ce qui permettait un peu de casser l'image de Stratovarius français qui lui collait à la peau, voici donc le grand retour de Manigance ! A la première écoute, la chose la plus surprenante est sans aucun doute la maîtrise et la cohésion du style sur ce nouvel opus !

Après une intro minimaliste, 'Envahisseur' débarque et on sent de suite que les progrès de Didier Delsaux au chant sont visibles dès la première ligne de chant, sans compter les autres musiciens qui excellent véritablement dans leur domaine. Dès ce début d'album, une chose m'a marqué par rapport au précédent disque, les titres semblent très accessibles et moins prog et un peu prise de tête, rapprochant plus du style des morceaux des débuts du groupe.

Alors certes, un peu comme Misanthrope dans un autre genre, certains ont peut-être un peu de mal avec le chant français, mais personne ne peut nier le talent du vocaliste, et à l'image d'un Trust, le chant dans la langue de Molière est à jamais un des éléments clés dans la réussite du groupe ! Une chose est marquante aussi, c'est que ce disque est un véritable bloc avec ses 12 titres qui dépassent tous les 5 minutes (sans compter la version live de 'Hors La Loi'), et qu'il faudra de nombreuses écoutes pour l'assimiler...

Les thèmes abordés aussi diffèrent des groupes de heavy habituels. Ici pas de places pour les dragons ou magiciens, Manigance n'abordant que des textes parlant de la vie urbaine ou sociétaire, comme on peut en vivre. Pour en terminer, si pour vous le chant en français n'est pas un obstacle (Blasphème, ça vous dit quelque chose ? ), et que vous cherchez un album de heavy/prog haut de gamme, ce nouvel opus de Manigance est définitivement fait pour vous !

Chronique par =Totof=

 

 

Sidilarsen - Réactivation Numérique    (16/20) (Electro Métal)

Distribution

: Active Entertainment 2006

 

Durée

: 44', 11+15 titres

 

Site

: http://sidilarsen.free.fr

 


Chronique : 

Sidilarsen est vraiment un cas à part sur la scène metal française, ça ne fait aucun doute. Il n'y a guère que Punish Yourself qu'on puisse rapprocher d'eux. Aprés un 1er album 'Biotop' en 2003, qui mélangeait le metal et la techno, et un second 'Eau' l'an passé, dans lequel le groupe y rajoutait un chant ragga (sans oublier le côté techno/jungle/transe qui existait déjà...), les voici revenir avec un objet particulier, puisque ce n'est pas vraiment un nouvel album, mais un skeud de remixes, comme cela se fait souvent dans la musique électronique. Il s'agit en fait de groupes qui donnent leur vision des morceaux de Sidilarsen.

On retrouve donc pele-mele tout un tas de groupes comme NO ONE IS INNOCENT, BURNING HEADS,  MASS HYSTERIA, LEIDEN, SHANE COUGH ou encore PUNISH YOURSELF et SYBREED. Avouez qu'il y a pire, non ?

Mais bon, il ne s'agit pas non plus d'un tribute, puisque les groupes ne faisant 'que' remixer à leur façon, et on peut dire que pour ceux qui ont un peu l'esprit ouvert, ça reste quelque chose d'assez voire très plaisant à écouter... Personnellement, j'ai beaucoup apprécié la version de 'La Morale De La Fable' par BURNING HEADS, très électro mais efficace, ou encore la version très cyber/indus de 'Elle Me Tend Toujours La Main' de SYBREED (connaissant le groupe, ce n'est pas très étonnant ! ).

Et comme le groupe ne se fout pas de la gueule du monde, Sidilarsen offre en bonus la réédition de 'Biotop' sur un second cd... Alors, si comme moi, vous en avez marre de ces labels qui vous barbouillent les carreaux avec des peudos-groupes de fusion, vous avez l'occaze d'en écouter un vrai groupe fusionnel, et pas des moindres !

Chronique par =Totof=

 

 

The Accused - Oh Marta !    (13/20) (Thrash/Punk)

Distribution

: Nuclear Blast 2006

 

Durée

: 28', 14 titres

 

Site

: ww.splatterrock.com

 


Chronique : 

Alors voilà, qui nous arrive dans les bacs en ce moi de mai le nouvel opus, Oh Marta, de ce groupe bien étrange qui est The accused. Cet opus dès le début de son écoute se présente comme  étant de très bonne qualité. The accused se définit comme une alchimie entre vieux punk, une petite pointe de thrash, et pour couronner le tout une touche d'hard rock old school. Ce mélange pourrait paraître bien curieux aux yeux de beaucoup d'entre vous, et pourtant la sauce prend bien, Oh Marta s'avère, en effet, un album simple dans sa forme mais très efficace dans son fond. Son écoute sera des plus agréable, les titres s'enchaînent parfaitement et son tout aussi variés les uns que les autres. Mais, attention, Oh Marta ne vous laissera pas un seul moment de répit et plus d'un attraperont les tournis dans les heads banging. Imaginez vous, une succession ultra rapide de riffs saccadés à fond dans la saturation avec pour fond la grosse caisse de la batterie pour accompagner le tout et en premier plan une voix criardes façon punk old school. Ainsi cet opus de The Accused, se présente comme un excellent album puisant dans la puissance et la rapidité et bénéficiant d'une très bonne production. Il n'y a qu'un seul reproche que l'on pourrait leur faire, c'est dans la durée de l'album qui dépasse à peine 28 minutes...Mais bon, certains diront qu'il vaut mieux faire dans la qualité que dans la quantité...Voilà, un album à conseiller à tous les fans de punk old school, de thrash ou même aux hardos  qui se retrouveront très bien dans l'esprit de la musique de the accused...

Chronique par Amroth

 

 

Time Requiem - Optical Illusion    (15/20) (Métal Progressif - Néoclassique)

Distribution

: Regain Records 2006

 

Durée

: 49', 09 titres

 

Site

: www.anderssonmusic.com

 


Chronique : 

La suède est l’un des pays les plus productifs en matière de groupes de métal en tous genres, et elle compte une quantité invraisemblable de musiciens au calibre international. Richard Andersson en est l’un d’eux. Claviériste à double emploi, il mène deux groupes en parallèle : Space Odissey et Time Requiem. Ces deux groupes sont assez semblables, et il faut être un fan parmi les fans pour arriver à trouver des éléments stylistiques qui les diffèrent.

Cet opus de Time Requiem est un peu moins néoclassique que les précédents, et il offre une plus grande part à des éléments typiquement progressifs : rythmes asymétriques, duels clavier-guitare (avec une guitare qui fait énormément penser à Malmsteen) mais on y retrouve vite une certaine naïveté propre à beaucoup de groupes néo-classiques, à l’instar de l’introduction de The Ashen Soul, vaguement inspirée de Vivaldi.

La voix est propre, très juste et très maîtrisée, mais malheureusement très vite ennuyeuse aussi. Elle est, un peu à l’instar de tout l’album, trop monocorde pour être vraiment intéressante sur la durée.

Avec d’aussi bons musiciens, tous les ingrédients sont là pour créer un album de première qualité mais certaines récurrences thématiques, certains passages assez creux, longuets ou alors carrément réchauffés trahissent un manque d’inspiration assez flagrant, qui pousse à dire que Richard Andersson tourne en rond depuis plusieurs années et qu’il serait grand temps qu’il se renouvelle un peu. C’est d’ailleurs extrêmement rare qu’un album progressif ne semble pas trop court en durant à peine 50 minutes.

Cependant, cet album ne mérite pas une mauvaise note pour autant, il est récupéré par certains passages de toute grande classe, sur le plan instrumental, et il y a quelques plages vraiment excellentes comme «Ocean Wings », qui sont proches de la perfection dans ce style. Cet album ne brille pas par son originalité du tout mais grâce à l’abnégation d’Andersson à ressasser toujours les mêmes recettes, il approche par fois les limites positives du genre néo-classique.

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Fall Ov Serafim - Nex Lehovae    (13.5/20) (Black Metal Symphonique)

Distribution

: Regain Records 2006

 

Durée

: 48', 08 titres

 

Site

: http://www.fallovserafim.se/

 


Chronique : 

Premier album pour les membres de Fall Ov Serafim. Enfin premier album. Oui et non. Car à dire vrai et sans vouloir trop entrer dans les détails Fall Ov Serafim est en fait composé de cinq ex membres de Misteltein un groupe de Black métal suédois .

De retour donc sous un autre pseudonyme, Fall Ov Serafim nous offre un black symphonique rapide et agressif sans oublier le côté inquiétant et malsain caractéristique du genre. " Nex Iehovae " n'est pourtant pas dépourvue de mélodies, piochant ça et là à la scène Death mélodique suédoise. On retrouve donc les ponts bien lourds que l'on apprécie tant :  " The Coming Conflict " , "A poisoned Blessing ".

Le clavier est l'élément le mieux utilisé sur cet album. Tantôt classique et mélodique, virant ensuite plus atmosphérique et j'irais même jusqu'à dire électronique sur certains passages bien spécifiques. On peut donc dire un grand merci au travail du claviériste qui réussit très bien à donner à cet album sa propre identité et personnalité.

Au niveau de la voix rien d'extraordinaire, le vocaliste est très bon dans son registre, troquant de temps à autre sa voix black criarde et agressive contre un chant plus rauque et percutant. Ainsi il est donc très facile de rapprocher celui-ci au célébrissime Dani Filth. Une petite précision tout de même... Car même si les comparaisons y sont faciles, Fall Ov Serafim se distingue de cette scène black symphonique nouvelle génération par ses textes inspirés tout d'abord, et son atmosphère mystique et fantomatique que l'on retrouve du début à la fin.

L'album lui même est d'ailleurs bien construit et chaque titre semble avoir sa place précise. Ainsi plus on avance dans l'écoute de "Nex Iehovae " plus l'ambiance se fait sombre, inquiétante une atmosphère en crescendo je dirais. Le morceau " Carnival Of Celestial Rape "  très singulier par sa construction, nous interpelle. Un morceau que l'on pourrait séparer en trois moments distinctif.  En plein milieu donc une interlude au clavier vient s'immiscer accentuant le côté fantomatique du tout pour se terminer sur une fin glaciale et déroutante. Un album que je ne qualifierais donc en aucun de novateur, mais interpellant par ses parties clavier bien travaillées et par cette atmosphère fantomatique plutôt convaincante.

Chronique par Célin

 

 

Eisheilig - Elysium    (12/20) (Goth/Doom Metal)

Distribution

: Drakkar Entertainment 2006

 

Durée

: 40', 10 titres

 

Site

: www.eisheilig.com

 


Chronique : 

"Eisheilig" est un groupe de metal gothique allemand, qui nous sort ici leur 3ème album. Etant curieux de nature, j'ai été prendre mes renseignements sur ce groupe qui avait donc fait 2 albums qui étaient plutôt doom metal gothique, dans le genre influencé par Type O Negative ou Tiamat, que du bonheur donc ! Est-ce que cet album répond à ces critères ? Réponse : non. Déception alors ? Pas vraiment. Eisheilig serait, en peu de mots, tout de Rammstein plus quelques ambiances Oomph! version gothique et un peu extrême, mais un tout petit peu. Donc pour résumer leur style, je dirais que c'est du très bon goth metal industriel chanté en allemand. C'est varié, superbement bon, qualité très bonne, pas trop répétitif non plus, mais la voix est une pâle copie de Till de Rammstein, les sensations sont quasiment rammsteiniennes mis à part les quelques cris gutturaux et l'ambiance beaucoup plus atmosphérique quand même. Je ne peux qu'amputer la note finale, la ressemblance est plus que flagrante. Mais hors cela, ça reste du très très bon cru pour les amateurs du genre. Rammstein qui ne fait uniquement que du Doom/Goth Metal bien athmosphérique. Voilà le résumé.

Chronique par Déhà

 

 

DoomFoxx - DoomFoxx    (14/20) (Hard'n Roll)

Distribution

: Armageddon Music 2006

 

Durée

: 45', 12 titres

 

Site

: www.doomfoxx.com

 


Chronique : 

Et voilà un album rock’n roll qui va rien apporter de plus … C’est la première chose à laquelle j’ai pensé en écoutant 30 secondes de DoomFoxx . Pourtant, après une écoute attentive je me suis laissé prendre au jeu. Il est clair que DoomFoxx ne révolutionne pas le style, ça reste du rock’n roll burné avec un chanteur à la voix tachée de whisky. Le jeu est carré il n’y pas de point faible dans cet album. Cependant DoomFoxx amène une certaine fraîcheur au style et les riffs pourtant éprouvés sont bien agencés et trouvent tout leur sens dans les compositions. La voix du chanteur cassée à souhait amène beaucoup à la musique. Bref c’est un album agréable à écouter, facile d’accès. La seule critique que je pourrais faire serai seulement au niveau du son des guitares que j’aurai aimé plus typé (style Marshall/Gibson) mais je chipote. Donc voici un album taillé pour la route des vacances, moi cet été je mets mes santiags, ma veste à frange et DoomFoxx dans mon autoradio !  Direction la plage…

Chronique par Doppler

 

 

Fall Of Serenity - Bloodred Salvation    (15/20) (Metalcore)

Distribution

: Lifeforce Records 2006

 

Durée

: 40', 10 titres

 

Site

: http://www.fallofserenity.com/

 


Chronique : 

Amateurs de la scène métalcore, réveillez vous !! Fall Of Serenity, le groupe allemands est de retour et ça fait plutôt mal. L'intro " Blood Start Running ", nous plonge directement dans l'atmosphère enragée et mélodique de Fall Of Serenity. Une douce introduction, une guitare lointaine et grésillante et nous voici propulsés dans un chaudron de riffs accrocheurs soutenu par une batterie lourde et percutante. La production retranscrit avec brio toute l'énergie présente dans Fall Of Serenity et je ne mettrai qu'un seul petit bémol sur la batterie parfois pas assez homogène avec le reste des instruments. Mais bon... détails, détails...

Les influences At The Gates se font ressentir dès le deuxième morceau de " Bloodred Salvation ", mélangées à certains éléments de la scène métalcore ( notamment la voix ) le rendu n'est est que plus explosif. Fall Of Serenity nous fait headbanguer à tout va et nous donne la patate sévère ! Des morceaux comme " A Piece Of You ", " Dead Eyes " ou encore " Overflowinfg senses " nous donne envie de se mettre l'album en boucle. C'est entraînant parce que lourd et mélodique et c'est drôlement efficace, des morceaux qui doivent être de vrai chef d’œuvre en live . Y a de quoi se défouler les amis, je vous le dis !

L"interlude " Bloodred Salvation "  et son clavier plaintif , malgré son nom provocateur, vient mettre un peu de sensibilité dans ce monde de brute . De belles mélodies qui nous laissent reprendre notre souffle que pour mieux repartir . "As I Watch" semble la pièce maîtresse de cet album car elle nous offre de riffs divers et bien foutu, chacun plus marquants que les autres. Le morceau s'ouvre sur des passages rapide, agressifs, accrocheurs mais tout à coup... déluges de belles mélodies, les guitares se font plus douces et nous éblouissent . La batterie vient très vite nous rappeler que Fall Of Serenity est venu nous réveiller et ses coups de futs bien marqués nous donnent toujours cette envie de taper du pied ! La fin de l'album est elle, toujours aussi efficace et ravageuse et se finit sur de belles mélodies pleines d'espoir pour la suite. Que demander de plus ?! Reste plus qu'à nous prouver maintenant que ces chers allemands sont capables de retranscrire toute cette énergie en live.

Chronique par Célin

 

 

Deadsoil - Sacrifice    (13/20) (Metalcore)

Distribution

: Lifeforce Records 2006

 

Durée

: 42', 12 titres

 

Site

: http://www.deadsoil.net/

 


Chronique : 

Si je devais me contenter du premier morceau pour me faire une idée de ce "Sacrifice ", la note de cet album ne volerait pas bien haut. Ca commence plutôt bien pourtant, des guitares lourdes et menaçantes, une batterie qui vient relever le tout judicieusement mais tout à coup, au beau milieu de cet brutalité vient se caler une voix claire qui vient nous couper notre élan défoulatoire. Heureusement la suite relève le niveau. Et même si cette voix claire stéréotypé continuera à nous suivre par ci par là tout au long de cet album, la plupart des morceaux auront le don de nous donner envie de jumper tout simplement. Double pédale bien présente, des riffs rapide et parfois grinçant Deadsoil sait aussi nous convaincre qu'ils ont la capacité de faire des morceaux doublement efficace. La palette du chanteur n'est certes pas très étendue mais son chant hurlé nous convainc largement.

Car oui nous sommes dans la vague métalcore made in Allemagne et donc ça crie et ça dépote sévère quand c'est bien fait. Quelques passages plus calmes et mélodiques viennent tout de même atténuer cette ambiance furieuse , mais malheureusement on préfère largement lorsque le tout est plus énervé. Bien sûr on ne crachera pas sur les quelques ébauches de solos mais rien d'exceptionnel. En fait pour tout dire si vous voulez pas perdre trop de temps je vous conseille de sauter directement jusqu'au sixième morceau, car la fin de l'album est bien meilleur, avec des mélodies bien plus convaincantes et plus subtiles. Mais il faut le dire le tout reste fortement prévisible.Vous trouvez le métalcore un peu trop agressif ?! Vous recherchez un peu plus de finesse dans les riffs ?! Allez y jetez une oreille sur cet album, il vous plaira certainement.

Chronique par Célin

 

 

Communic - Waves Of Visual Decay    (16.5/20) (Power Prog Heavy)

Distribution

: Nuclear Blast 2006

 

Durée

: 58', 09 titres

 

Site

: www.communic.org

 


Chronique : 

Après un premier album Conspiracy In Mind (2005) très prometteur, les norvégiens de Communic se devaient de confirmer tout le bien que l’on peut attendre de la part d’aussi bons musiciens. Le trio réexploite les mêmes recettes que dans leur premier opus, devenues sensiblement meilleures après une rapide maturation. 

Dans un style heavy assez lourd mais rendu plus plein par une production assez typique du métal progressif, le groupe nous plonge dans des atmosphères assez sombres, parfois brutales, avec des compositions qui se situent entre 6 et 10 minutes. L’ensemble de l’album est assez homogène, et il est rendu plus difficile d’accès que son précurseur par des lignes mélodiques moins évidentes, très travaillées, probablement volontairement sorties des sentiers battus, et on ne peut que féliciter le combo d’avoir fait cette démarche de recherche identitaire. Il n’en reste qu’ils pourraient encore aller plus loin dans cet esprit de divergence…

La maîtrise technique est absolument irréprochable, et même si le gros son est presque permanent, il est sublimé par quelques passages lyriques de toute beauté notamment sur « At Dewy Prime » qui conclut cet album de fort belle manière, en jouant sur les couleurs, les contrastes et les différentes atmosphères, toutes assez lugubres au demeurant, mais très efficaces.

On pourrait cependant reprocher à Communic de rester presque exclusivement dans une rythmique binaire, et de ne pas oser se lancer dans des modulations trop éloignées des tonalités de base mais beaucoup d’éléments audacieux se font entendre dans cet opus et pourraient laisser présager davantage de prise de risque dans le futur. Car si cet excellent album est très maîtrisé, il n’en demeure pas moins encore trop prudent pour pouvoir réellement s’imposer comme une pièce maîtresse.

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Celtic Frost - Monotheist    (16/20) (Doom Thrash)

Distribution

: Century Media 2006

 

Durée

: 68', 11 titres

 

Site

: http://www.celticfrost.com/

 


Chronique : 

Celtic Frost fait parti de ces formations mythiques qu'il est presque inutile de présenter. L'ombre des Suisses plane toujours sur la scène extrême, et nombreux sont les groupes de black metal les citant comme influence principale. Après un silence long de presque quinze années, Celtic Frost signe son grand retour avec "Monotheist", et l'attente formée autour de ce nouvel opus est plus que légitime...

La surpuissante "Progeny" remplit parfaitement son rôle d'introduction à "Monotheist", et permet aux fans de retrouver leur marques, la voix toujours écorchée de Tom G Warrior s'alliant à merveille aux rythmiques lourdes distillées par des guitares puissantes. "Ground" le titre suivant, est du même accabit, avec son lot de changement de tempo. " A Dying God Coming Into Human Flesh" débute de façon surprenante, par un beau chant clair tout en retenue avant de replonger dans les affres d'un metal violent et malsain. Tranchant avec la brutalité précédente, "Drown In Ashes" constitue un répit dans la tourmente sonore qu'est "Monotheist" et voit s'unir des vocalises féminines évanescentes aux incantations agonisantes du chanteur guitariste de la formation, pour un résultat quasiment hypnotique. Autre duo d'excellente facture, "Obscured" dispose de lignes de chant particulièrement entêtantes. Les titres suivants,  "Domain of decay" et “ Ain Elohim ” renouent avec la férocité caractéristique des premières compositions de l’album pour mieux annoncer l'arrivée de "Synagoga Satanae", pièce maîtresse de l'opus longue de plus de quatorze minutes aux accents fortement doom. Un morceau instrumental, se charge de clore "Monotheist". Exit les rythmiques solides, place aux cordes plaintives d'un violoncelle et de quelques violons égrenant une mélodie sombre, aux limites de la mélancolie.

La musique de Celtic Frost fait partie de celles qui échappent à toute volonté de classification, tant elle oscille entre différents styles, à l'image du frontman, Tom G Warrior qui fait varier judicieusement sa voix. Son chant a évolué et transmet avec facilité des émotions étonnement diverses. Sa prestation et celle, de qualité égale, des autres membres du groupe est mise en valeur par la production de Peter Tägtgren : les guitares bénéficient d'un son d'un épaisseur incroyable, tout comme la basse, dont les grondements menaçants renforcent l'atmosphère glauque dégagée par "Monotheist". Certes, on a déjà vu musicalement plus violent, mais la formation suisse sait parfaitement installer des ambiances malsaines et oppressantes qui ne ménagent aucunement l'auditeur.

"Monotheist" est un album aux multiples visages, où se côtoient compositions brutales et titres plus calmes et s'adresse aussi bien aux fans impatients qu'à ceux qui voulaient enterrer trop vite le groupe. Celtic frost a de quoi s'imposer à nouveau sur la scène métal extrême et ce nouvel opus laisse présager du meilleur pour la suite.

Chronique par Alesya

 

 

Setherial - Death Triumphant    (07/20) (Black Metal)

Distribution

: Regain Records / Nocturne 2006

 

Durée

: 38', 10 titres

 

Site

: http://www.setherial.com/

 


Chronique : 

Après un Endtime Divine, pas vraiment fameux, Setherial se devait de rassurer sa fan base. D'autant que les premiers albums du combos, sortis pendant les années 90, n'étaient pas de mauvais album, loin de là. Du très brutal "Hell Eternal" à "Nord" ou "Lord of the Nightrealm".
Alors qu'en est-il de ce Death Triumphant ? A l'instar de Endtime Divine, le groupe ressort la recette qui fit son succès durant son heure de gloire, sauf qu'il n'y a plus cette fougue... Soyons radicaux, cette qualité présente sur les premières réalisations. Les riffs semblent tous sortis du même moule bancal, le chant se meurt dans une platitude morne et, pardonnez ma vulgarité, franchement casse couille, et le jeu de batterie est d'une fadeur inconcevable. Si la production avait été un tant soit peu au rendez-vous, cela aurait pu réparer un peu les choses, mais non... Le studio Abyss réalise là l'une de ses pires performances... Il est impossible de vraiment se laisser entraîner dans la musique proposée ici. Sauf peut-être dans une nostalgie pour les premiers albums...
Suis-je trop dur avec Setherial ? Bien sûr ce type de black métal est ce qu'ils savent faire, mais l'auto plagiat ne doit pas être la solution à un manque d'inspiration. Or, c'est bel et bien le cas ici.

Chronique par Ronan

 

 

Ancient Rites - Rubicon    (18.5/20) (Metal Moderne)

Distribution

: Season Of Mist 2006

 

Durée

: 45', 10 titres

 

Site

: www.ancientrites.be

 


Chronique : 

Voilà deux ans que nous étions sans nouvelles d'Ancient Rites. Depuis 2003 et la sortie du DVD et CD live "And the Hordes stood as One". Entre temps, il y a eu du nouveau chez nos amis belge. D'abord, trois anciens membres, dont deux guitaristes (le groupe en comptait déjà un mais nous y reviendrons) et, un changement assez radical de style. Je m'explique...
Rubicon, dans sa thématique, reste fidèle aux précédentes réalisations du combo, à savoir des thèmes historiques, traitant aussi bien de l'Empire Romain que de la Première Guerre Mondiale. Par contre, pour ce qui est de la musique... Ancient Rites est bien loin des épopées black métal qui était les siennes. Mais cela ne l'empêche pas d'être au sommet de son art pour autant, bien au contraire. Ce nouvel opus se révèle être, de loin, le meilleur album enfanté par le groupe. Certains parleront de maturité, je préfère les termes de remise en question et de talent. Mais s'il ne s'agit pas de black, que nous propose Ancient Rites ? Un métal d'obédience heavy, savamment mêlé à des soupçons progressifs. Les mélodies tissées par les guitares sont envoûtantes à souhait et nous font nager sous un déluge de riffs et de soli jouissifs (forcément avec trois guitaristes ! ). Le chant, s'il ne se rapproche pas vraiment d'un chant heavy, ne fait que très peu d'incursion dans un registre extrême (seul le premier morceau en comprend) pour se contenter d'un registre plus thrash. L'homme a même délaissé sa basse pour pleinement se concentrer sur ses vocalises. Emotion, efficacité, intensité... tout est réuni sur cet album pour tenir en haleine tout au long de l'album.
Le pari était risqué après tant d'années de métier (le groupe existe depuis 1988), mais s'il en rebutera certains, il ne fait aucun doute qu'il est entièrement réussi. Une perle que l'on pourra savourer sans retenue pendant les longues nuits d'été.

Chronique par Ronan

 

 

Casket Garden - Open The Casket, Enter The Garden    (14/20) (Death Suédois)

Distribution

: MetalAge Prod/Underclass 2006

 

Durée

: 39', 10 titres

 

Site

: http://www.planetnoir.com/casketgarden/

 


Chronique : 

Voici le retour du plus scandinave des groupes Hongrois, deux après la parution de This Corroded soul of Mine, deux ans plus tôt. Et pour ce retour, pas de remise en question fondamentale. La recette reste la même, à savoir un mélange entre At the Gates et les plus récents combos de la scène death suédoise.
Si la musique du quintette se rapproche d'At the Gates, le point faible majeur reste le chant de Cseh. En braillant à tort et à travers, il rend le tout plus indigeste. Tout le monde ne peut pas prétendre abattre le même travail que Tomas Lindberg. Et ce point noir est bien dommage tant le groupe possède une patte assez personnelle et ne se contente pas de proposer une simple copie de feu At the Gates. Alors bien sûr, Casket Garden reste un groupe parmi tant d'autre à s'enfoncer dans la brèche du death mélodico-thrash tel qu'il est pratiqué à Göteborg. Mais il ne fait pas de doute qu'il a le potentiel pour en proposer une vision personnelle.
Si ce n'est pas avec cet album, qui reste trop approximatif au niveau des vocaux, le prochain pourrait bien être la révélation.

Chronique par Ronan

 

 

Beyond Twilight - For The Love Of Art And The Making    (18.5/20) (Metal Prog)

Distribution

: Replica Records 2006

 

Durée

: 33', 01 titre

 

Site

: http://www.beyondtwilight.dk/

 


Chronique : 

Quelle activité prolifique pour les danois de Beyond Twilight ! A peine ont-ils sorti leur précédent et excellent  album (Section X) qu’ils nous gratifient d’un nouveau après seulement quelques mois !

Il va sans dire que je me suis rué à l’écoute de cet album plein de surprises. La première : 43 pistes pour une durée de 36 minutes. Je me suis d’abord posé la question « Il font du grind maintenant ? » mais en écoutant le début de l’album j’ai compris tout de suite que ce n’était pas le cas (ouf…) et c’est là que j’ai eu ma deuxième surprise : un nouveau changement de chanteur…Quoi ?? Encore ?? Et oui, trois albums, trois chanteurs. Petite question : mais comment font-ils pour trouver des chanteurs exceptionnels à chaque fois alors que tant d’autres groupes ont des chanteurs relativement mauvais (non, je ne citerai personne…).

Donc ce nouveau chanteur qui porte le doux nom de Bjorn Jansson est tout simplement impeccable ; il est le juste milieux entre Jorn Lande (premier album) pour les voix graves  et suaves, et Kelly Carpenter (deuxième album) pour le registre aigue. Son timbre est généralement plus clair par rapport aux anciens vocalistes, mais sa voix et son feeling font la différence et il n’est vraiment pas en reste par rapport aux anciens.

Pour ce qui est de la musique, cet album n’est pas à mettre dans les oreilles de n’importe qui tant les compositions sont complexes, fournies, et évolutives…Je devrais d’ailleurs dire LA composition puisqu’il s’agit donc d’un concept album comportant une seule chanson séparé en plusieurs plages. De ce fait il n’y a jamais de couplets/refrains pénibles qui reviennent en boucle mais au contraire une constante évolution des thèmes. Certains leitmotiv reviennent tout au long du disque, notamment la majestueuse intro avec le chœur. On assiste plus ici à une œuvre très lyrique et symphonique à la forme très classique (dans le sens « musique classique » car cet album est tout sauf classique ! ) qu’à un ordinaire album de heavy metal...

Le seul regret qu’on pourrais avoir est justement dû à ce concept de pistes très courte…Je m’explique : certains riffs auraient mérité d’être exploités plus longtemps et d’autres auraient pu être écourtés…Mais l’intérêt de ce disque est vraiment de l’écouter d’un seul trait, de A à Z. Il est d’ailleurs très frustrant de l’arrêter au milieu d’une écoute, on reste sur notre faim…Bien sûr les plus joueurs d’entre vous pourront toujours mettre la fonction random sur leur platine CD et découvrir à chaque fois de nouveaux enchaînements aussi bizarres et saugrenus les uns que les autres…

On retrouve ci et là quelques clichés Beyond Twilèsque qui nous prouve bien qu’on ne c’est pas trompé de CD.

Au final on ne peut que féliciter l’esprit créatif du groupe et plus particulièrement du clavier Finn Zierler qui compose la majorité des morceaux et espérer les voir un jour en tournée dans nos terres reculées françaises…

Chronique par Leo

 

 

Beyond Fear - Beyond Fear    (14/20) (Heavy Metal)

Distribution

: SPV 2006

 

Durée

: 47', 12 titres

 

Site

: www.timripperowens.com

 


Chronique : 

Quelle bonne surprise de retrouve Tim “Ripper” Owens avec son nouveau projet, BEYOND FEAR. On connaissait l’homme comme ancien remplaçant chez le priest et actuel vocaliste de ICED EARTH, mais en ayant un peu marre de jouer les guests de luxe, il décide de sortir aujourd’hui ce qu’on pourrait considérer comme son album solo (en effet, Tim a écrit la majorité des titres). Et évidemment le bonhomme ne s’est pas mis au death, au contraire, il persiste à nous montrer que le heavy metal est l’amour de sa vie.
Dès le très « priestien » « Scream machine », on est rassuré quant au talent d’écriture de Tim. Riffs puissants, chant haut perché (c’est sûrement sur ce titre que le chant ressemble le plus à celui du metal god) batterie lourde. Un titre qui aurait aisément pu figurer sur le painkiller de qui vous savez.
Malgré des influences évidentes, Beyond fear arrive à ajouter quelques influences plus modernes sur certains titres. C’est notamment le cas sur « save me » sur lequel on peut retrouver de gros riff un peu « néo » (attention ce n’est pas un reproche). Ripper propose à de nombreuses reprises des morceaux avec des structures très simples, ce qui rompt un peu avec la tradition heavy qui veut en mettre plein la vue, notamment en matière de guitare. Les solos ne durent jamais très longtemps, ce qui ravira certains et chagrinera d’autres.
Dans l’ensemble les morceaux sont assez similaires, et rares sont ceux qui attirent notre attention. Dommage vu que le groupe a un énorme potentiel et que niveau maîtrise de l’instrument on ne peut rien leur reprocher.
Beyond fear montrera encore une fois que Time Owens est un sacré chanteur et qu’il n’a plus rien à envier aux Dio, Halford… Il a au moins le mérite de varier son chant. Tantôt aigu, tantôt agressif c’est un pur bonheur de l’écouter.
Finalement, ce premier album de BEYOND FEAR ne fera pas date dans l’histoire du metal malgré de bons titres, mais n’oublions pas qu’il s’agit là du premier skeud de cette jeune formation. On espère que pour le prochain, ils feront mieux. Enfin sachez que si vous aimez le heavy, cet album vous satisfera amplement.

Chronique par Yann

 

 

Inhatred - 10 Seconds Before Sunrise    (15/20) (Metal/Hardcore/Screamo)

Distribution

: Several Bleed Records 2006

 

Durée

: 49', 14 titres

 

Site

: www.inhatred.com

 


Chronique : 

Après un premier mini Olena bien accueilli par l’ensemble de la presse, INHATRED revient avec un nouvel album 10 seconds before sunrise, qui va encore plus loin que son prédécesseur dans l’ « expérimentation ».
A la croisée du metal et du hardcore (mais rien à voir avec le metalcore), ce nouvel opus est un pur concentré de brutalité. Attention, ça bourre, mais intelligemment. J’entends par-là que les gars d’INHATRED ne sont pas du genre à s’enfermer dans un schéma « à fonds les ballons » pendant tout l’album. D’ailleurs, une seule écoute vous suffira pour remarquer que chaque morceau à sa propre personnalité. Parfois on pourrait même se demander s’il s’agit du même groupe.
Au premier abord, la musique des parisiens peut sembler difficile d’accès. Et je dirais que c’est normal, car de nombreux éléments viennent mettre un joyeux bordel. Changements de rythme à tout va, alternance de passages de pure folie avec d’autres dignes de groupes émo, tout ça dans un seul et même morceau. Sans doute qu’un groupe comme THE DILINGER ESCAPE PLAN a dû traîner dans les esgourdes d’INHATRED, car on retrouve certains éléments dignes des américains déjantés.
Au fur et à mesure des écoutes le mélange devient plus digeste et on réalise à quel point la zique des parisiens est barrée et complexe mais en même temps cohérente.
Heureusement, pour nous faciliter la tâche, le groupe nous offre un son puissant et clair qui retranscrit merveilleusement bien l’agressivité et la puissance de sa musique.
Au final, 10 seconds before sunrise, est comme le bon vin, à savoir qu’il se bonifie au cours du temps. Si vous voulez quelques chose d’original, jetez-vous sur ce skeud, qui en vaut la peine.

Chronique par Yann

 

 

Sonny Red - Extent Of Soul    (16/20) (Power Métal Progressif)

Distribution

: Several Bleed Records 2006

 

Durée

: 54', 11 titres

 

Site

: http://www.sonnyred.com/

 


Chronique : 

Originaires de Marseille, les membres de Sonny Red se sont lancés dans le marché du disque avec ce premier album d’excellente facture. Le style est un peu trop « power » pour être vraiment considéré comme affilié à la veine progressive, mais on y retrouve cependant quelques éléments assez caractéristiques de cette branche : soli virtuoses, polyrythmie…

La base vocale est assez agressive, basée sur une voix hurlée très maîtrisée et entrecoupée de parties chantées mélodiques très justes mais peut-être un peu ternes et pas engagés, ce qui les fait paraître assez ternes, presque gentilles, et pas très originales, si bien qu’à certains moments on croirait vraiment entendre du hard F/M. L’ensemble de l’album est très cohérent, et même si les titres se ressemblent tous beaucoup, il y en a qui sont nettement moins intéressants. Le groupe pourrait peut-être aller chercher encore plus loin dans les nuances pour devenir encore plus intéressant.

Les riffs sont souvent assez rapides, parfois assez basiques avec une présence presque obstinée de double-pédale afin d’enfoncer carrément le clou dans les passages méchants. Mais c’est dans les parties instrumentales que ce groupe excelle véritablement. Sans être très original par sa rythmique et ses éléments thématiques, il nous propose quelques soli redoutables, quelques plages calmes absolument magnifiques, surtout sur l’ultime titre de l’album, qui dure plus de 10 minutes et qui le conclut de manière magistrale.

Un premier album de grande qualité donc, mais pour le futur on pourrait souhaiter que le groupe ait un peu plus de diversité dans l’inspiration et qu’il nous propose d’autres albums un peu plus variés

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Artefact - Magic Spellcraft    (17/20) (Black Death Symphonique)

Distribution

: Several Bleed Records /SOM 2006

 

Durée

: 60', 09 titres

 

Site

: http://www.artefact-metal.com

 


Chronique : 

Artefact est une jeune formation de metal progressif français, distillant un black/death symphonique aux éléments progressifs, qui malgré sa courte carrière n'en est pas moins prometteur. Sorti de l'anonymat en 2004 avec un premier album "Son of the Solstice", Artefact représente la même année la France au célèbre Wacken Open air. "Magic Spellcraft" est donc l'occasion pour le groupe de confirmer son talent... Et force est de constater qu'Artefact tient admirablement sa parole.

L'album débute par le titre éponyme qui plonge directement l'auditeur dans l'univers d'Artefact. Des rythmiques puissantes accompagnent le chant black, puis se taisent brutalement, laissant des guitares sèches cristallines reprendre la mélodie principale. Cette savante opposition n'est d'ailleurs pas sans rappeler Opeth. Suivent ensuite deux titres longs de dix minutes "Neolithic Era" et "Blizzard Dwarf Army" - ce dernier bénéficiant d'un final entraînant basé sur des riffs mélodiques à la limites du heavy - jouent aussi sur les contrastes alternant metal lourd et passages acoustiques de toute beauté. Une flûte et une cornemuse sont même invitées à s'exprimer, épiçant les compositions d'influences folkloriques bienvenues. Changement de registre avec une petite pièce instrumentale judicieusement nommée "Altar Of Nocturnal Forest" jouée entièrement aux guitares sèches. Le titre bénéficie d'une atmosphère plaisante, mais est émaillé de claviers électroniques dont la pertinence est discutable... Avec "Castle", Artefact nous rappelle que le metal extrême est son style de prédilection : un synthé discret épaule les guitares lors d'une introduction aux accents néoclassique qui céder la place à un riff rapide et presque dansant sur lequel se pose une voix black rageuse. "High Landscape Travel" est le second morceau instrumental de l'album. Résolument heavy, il permet au guitariste de la formation de montrer l'entendu de son talent. Après un "Hyperion" aux rythmiques véloces et aux variations multiples, "Magic Spellcraft" se termine sur un dernier instrumental "Eerie Anthem" empreint d'un certain lyrisme.

Diversité serait le maître mot pour qualifier ce nouvel opus des Français. Chaque composition fourmille d'idées, si bien qu'il est impossible de s'ennuyer tout au long du voyage musical que nous propose Artefact. Ambiances acoustiques, changements de tempos, riffs puissants se succèdent toujours judicieusement, montrant la grande intelligence mélodique des musiciens de la formation. Il est possible que cette trop grande variété déroute les auditeurs ; la persévérance est nécessaire pour mieux apprécier "Magic Spellcraft" qui ne révèle ses secrets qu'après plusieurs écoutes attentives. La production est de qualité et rend justice au travail fourni par le groupe : chaque instrument est audible et aucun n'est délaissé au profit des autres. Mention spéciale aux guitares sèches qui disposent d'une sonorité d'une belle clarté.

"Magic Spellcraft" est la preuve que la scène française ne manque pas de ressource et permet à Artefact de confirmer son talent. Souhaitons bonne chance à ce groupe qui mérite amplement de connaître le succès.

Chronique par Alesya

 

 

Art Of Falling - Extending Behind This Shape    (16/20) (Post Rock/Hardcore)

Distribution

: Several Bleed Records 2006

 

Durée

: 28', 05 titres

 

Site

: http://www.artoffalling.ch/

 


Chronique : 

Beaucoup d'entre vous connaissent le Post Rock par le grand groupe "Neurosis". Le post rock étant un style très bizarre, c'est malheureusement peu connu. Imaginez la force d'une musique très forte en émotions et sensations, très mélodique, pas forcément rock, ni forcément métal, mais d'une puissance quand même omniprésente. C'est à peu près une définition très limitée du post rock, qui est représenté aussi par le groupe "Pelican", de Chicago. Alors, "Art Of Falling" est un de ces groupes qui représentent de nos jours ce style. Ils nous viennent de Suisse francophone et ils mélangent le post rock "habituel" avec des vocaux criés qui penchent vers le hardcore. Et bien nous avons ici une bombe mes amis ! Pour un EP, nous avons de la qualité typique du style, un temps plus que raisonnable des variations très bonnes, et toutes les qualités sus-citées sont là ! La voix offre une puissance en plus au style, qui nous rappellerait quelques cris du groupe "Don't Look Back", et c'est pas sans donner un compliment ! Pour 2 ans d'existence, "Art Of Falling" nous donne ici quelque chose d'atypique, tout en restant fidèle au style principal. On pourra cependant reprocher au groupe d'être un peu avare sur certaines variations, quelques ressemblances un peu trop "classiques" quelques fois et un peu de prévisibilité. Mais ce n'est sans compter que c'est un jeune groupe, et qu'il mérite de loin une écoute, si pas plusieurs !

Chronique par Déhà

 

 

Amartia - Marionette    (10/20) (Atmosphèrique/Feminin)

Distribution

: Thundering Records 2006

 

Durée

: 52', 09 titres

 

Site

: http://amartia.free.fr/

 


Chronique : 

Alors voici que la nouvelle entité de thundering records,le groupe français Amartia,nous offre un nouvel album, après leur fameux Maieutics, qui s'intitule Marionette.Amartia se veut un groupe mélangeant le calme d'un métal atmosphérique à la douceur du metal féminin. Vous l'aurez donc compris, ici, il ne s'agit pas de laisser aller sur une musique rapide ou encore brutale mais simplement de se bercer sur une musique ambiante et aérienne. Les titres s'enchaînent mais ne se répètent pas, certains ne seront qu'acoustique et seront simplement rythmés aux sons de guitares folks et de la voix de Britta tandis que d'autres sortiront le grand jeu avec synthé, guitare électrique et riffs mélodieux, et alterneront texte en français, anglais ou encore Allemand. Mais voilà, malgré la grande diversité des titres qui a été travaillée chacun à sa façon, la sauce ne prend pas. En effet, Marionette manque réellement de son et surtout d'une réelle ambiance propre à l'album. On se trouve vite perdu et ennuyé à l'écoute de cet opus malgré le réel effort de composition dont a fait preuve les musiciens du groupe... Marionette semble être simplement un excellent album de musique de fonds, mais ça ne va pas plus loin, et la déception fut grande à son écoute, surtout de la part d'un groupe comme Amartia que certains surnomment le "gathering français". Il est certain que ce groupe à du potentiel, et il a déjà prouvé auparavant, mais avec Marionette ils nous ont pas montré leur réelle qualité...

Chronique par Amroth

 

 

Trivium - Ascendancy    (14/20) (Thrash Metal)

Distribution

: Roadrunner Records 2005

 

Durée

: -', 12 titres

 

Site

: www.trivium.org

 


Chronique : 

En toute honnêteté, j’ai découvert ce groupe en lisant le livret du CD Roadrunner United The All Stars Sessions et en parcourant le DVD bonus. Je dois dire que j’ai été épaté de découvrir deux guitaristes relativement jeunes (une vingtaine d’années à peine) et qui maniaient leurs instruments avec une facilité et une technique déconcertante. J’ai donc décidé d’en savoir plus sur leur groupe et j’ai acheté Ascendency sans trop savoir à quoi m’attendre.

Je dois dire que j’ai été agréablement surpris par leur prestation. Sous une pochette que je jugerai assez moyenne mais collant avec le style, le groupe nous envoie un Thrash mélodique rapide et technique. Les guitares sont incisives et précises (trop …) tout en conservant de bons passages mélodiques typés In Flames voire Children of Bodom par instants. A côté de ça le jeu du batteur est d’une précision redoutable et nous avons ainsi une rythmique fiable et précise permettant aux deux guitaristes de nous donner un bon aperçu de leurs techniques respectives.

Attention ce n’est pas un album démonstratif au niveau technique style mélo prog chiant et compagnie. Le chanteur alterne chant gras (type Max Cavalera) et clair un peu hardcore par instants mais sans trop en abuser. Côté basse c’est un peu les abonnés absents, peut-être est-ce dû au mix … Nous avons donc droit à une décharge de douze chansons de qualité et de maturité égale chose qui est assez surprenante vu l’âge des protagonistes. Par ailleurs la production est excellente et la qualité sonore est au rendez vous (sauf pour la basse). Le seul petit regret pour ma part est que ça sent un peu le groupe de petits génies de la musique qui ont décidé de se regrouper pour faire un album. C’est à la limite trop carré et trop propre pour du Thrash et le son reflète les albums actuels : il ne dénote pas un caractère précis du groupe. Par contre cet album peut être un bon début pour qui veut s’initier au Thrash sans passer tout de suite par les pointures du genre (Slayer, Testament…) qui seront moins abordables lors de la première écoute.

Malgré les défauts inhérents aux productions stéréotypées actuelles, Trivium me fait passer un bon moment et promet de bonnes parties de pogo dans la fosse. Album à se procurer donc pour tous les aficionados de Thrash et ceux qui débutent dans le style. Pour résumer en 3 mots Trivium c’est : abordable, technique et efficace.

Chronique par Doppler

 

 

The Alien Blakk - Mode Of Alienation    (18.5/20) (Guitare Déjantée)

Distribution

: Black Lotus Records 2006

 

Durée

: 47', 10 titres

 

Site

: www.thealienblakk.com

 


Chronique :

THE ALIEN BLAKK est une sorte de all-star band. Composé du talentueux Joshua Craig (guitare), de David Ellefson (basse) et de Craig Nielsen à la batterie, le groupe, ou plutôt projet, s’amuse à mélanger des styles aussi divers et variés que le metal, la country, le latin-jazz….Le guitariste n’hésitant pas à dire que son groupe se situe entre MESHUGGAH et Frank ZAPPA, vous imaginez le truc ?

A l’écoute de Modes of alienation, je dois dire que le bonhomme avait raison. Le premier morceau commence par une grosse rythmique quasi death metal que nos barges suédois n’auraient pas renié. Après quelques mesures, un solo endiablé vient montrer toute la dextérité du gratteux. Ce dernier s’est fait plaisir car il aligne les descentes des gammes avec une aisance incroyable, mais il n’oublie pourtant pas la mélodie, élément essentiel dans la musique de THE ALIEN BLAKK. Alors certes l’absence totale de chant pourra en rebuter certains mais les compos sont tellement bien ficelées que l’idée de chant devient obsolète. Après un deuxième morceaux un peu plus rock, on enchaîne sur un titre jazzy du plus bel effet. A la fois planant et dynamique il montre à quel point la notion de « barrière » n’existe pas chez les ricains. Ensuite viens une des nombreuses surprises de l’album. De la country ! Et oui, et diable que c’est bon quand c’est bien fait. Mi -acoustique, mi-électrique ce titre se révèle impressionnant de par sa complexité mais aussi par son groove énorme.

Rien qu’avec ces quatre premiers titres vous pourrez voir à quel point cet album recèle de « bijoux » d’inventivité et d’originalité. Mais tout l’album est du même acabit, rassurez-vous. Toujours à cheval sur plusieurs genres, Modes of alienation est l’un des albums les plus éclectiques qu’il m’ai été donné d’écouter. En plus de cela, la galette jouit d’un son énorme qui permet de mettre en valeur les caractéristiques de chaque genre abordés. Une autre chose qui m’a fait plaisir est la grande part prise par la basse dans le mix final. Cette dernière soutient à merveille la gratte et sa présence donne une sacré patate aux morceaux.

Alors que dire pour finir cette chronique ? Eh bien tout simplement que si vous cherchez quelque chose d’original jetez-vous sur se skeud qui en vaut vraiment le détour.

Chronique par Yann

 

 

Otargos - Ten Eyed Nemesis    (18/20) (Black Metal)

Distribution

: Rupture Music 2006

 

Durée

: 42', 08 titres

 

Site

: www.otargos.com

 


Chronique :

Voilà enfin un groupe français de black métal digne de ce nom après les grands du genre comme Anorexia Nevosa ou Seth. Enfin un groupe qui daigne sortir un album de ‘black’ avec un putain de son de la mort qui tue !!! Ok, certaines mauvaises langues taxeront les bordelais de plagieurs de dark funeral ! C’est vrai que ça s’en rapproche, et alors, ça sonne non ?

Le premier morceau ‘havocalypse’ annonce clairement la couleur avec un blast-beat d’entrée, et un chant hurlé et ultra malsain, ça se poursuit avec une superbe partie en mid-tempo avec des riffs dégageant une atmosphère glaciale comme on en entend pas si souvent, et qui vous plonge dans un autre monde !

Les autres titres de l’album sont a peu près construits de la même manière, blast-beats, mid tempos, et toujours le même chant glacial venant tout droit des enfers !Et pour arranger le tout, OTARGOS maîtrise parfaitement la composition de ses riffs, qu’ils soient rapides ou lents ! En bref, la musique d’OTARGOS est à la fois ultra brutale et atmosphérique dans les mélodies !

Pour parler un peu de la pochette, on y voit une espèce de grande colonne vertébrale ornée d’une tête bizarre prête a vous envoyer un bon coup de rayon plasma dans la tronche !

Et j’ai bien envie d’aborder le live, en ce qui leur concerne il n’y a rien a redire de ce côté là, c’est propre, carré, et quand ils bénéficient d’un bon son, on ne peut que constater les dégâts après la bataille !!

Après avoir récemment tourné dans le pays sur quelques dates avec DARK FUNERAL, OTARGOS mérite maintenant toute l’attention qu’on doit avoir envers un futur numéro un du black métal français ! Chapeau bas messieurs !

Chronique par Cannibalain

 

 

Spiritus Mortis - Fallen    (17/20) (Doom Rock)

Distribution

: Black Lotus Records 2006

 

Durée

: 41', 12 titres

 

Site

: www.spiritusmortis.com

 


Chronique :

Peu connu jusqu’à maintenant, SPIRITUS MORTIS peut espérer avec Fallen un peu de reconnaissance. Chose qu’il attend sûrement depuis 1987 ! Enfin signé sur un label (black lotus records) le groupe peut enfin sortir son deuxième album en près de vingt ans de carrière. Tout bonnement hallucinant ! Le principal c’est qu’ils n’ont pas laissé tomber et qu’il nous pondent un album de la trempe de Fallen.
Alors Spiritus ça donne quoi ? Eh bien pour faire court je dirai un savant mélange de doom à la CANDLEMASS (en moins heavy quand même) et de rock ‘70s un peu dans la veine d’un SPIRITUAL BEGGARS. Franchement y’a pire comme comparaison ! Alors vous allez me dire que c’est énorme. Eh bien oui. Tout sur ce skeud respire la sincérité, le vrai feeling rock que l’on retrouve peu à l’heure actuelle.
Dès « the dawn » on se retrouve dans le monde SPIRITUS MORTIS : Rythmiques lourdes, basse bien présente, tempo écrasant…sans oublier le chant le Vesa Lampi qui me rappelle un certain JB (GRAND MAGUS). Sa voix est absolument sublime et le gazier a le chic pour placer ses lignes de chant juste ou il faut. Enorme !
La paire de gratteux nous offre aussi une sacré performance. Toujours mélodiques, bien que parfois sacréments burnés, les riffs sont imparables. Impossible de ne pas taper du pied avec un groove pareil. « New age », « divine wind » ou encore « wasteland » sont tous là pour en attester.
Parfois on retrouve quelques lignes de synthé qui nous rappellent le grand DEEP PURPLE. Celles-ci sont peu nombreuses mais toujours bien placées. Elle son notamment bien présentes sur le dernier morceau, « goodbye », une ballade émouvante qui termine l’album sur une note plus poignante.
Au final les douze titres de Fallen sont d’une efficacité indéniable et l’envie d’appuyer à nouveau sur « play » est irrésistible. Franchement si vous aimez les groupes sus-cités jetez-vous sur cette galette qui vous surprendra à plus d’un titre.

Chronique par Yann

 

 

Zyklon - Desintegrate    (13.5/20) (Death Black)

Distribution

: Candlelight 2006

 

Durée

: 45', 10 titres

 

Site

: www.zyklontribe.com

 


Chronique :

En ce moment, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le spectre d’EMPEROR est de plus en plus présent. Reformation du groupe black mythique, sortie de l’album solo d’Ihsahn et finalement Trym et Samoth qui sortent le troisième assaut de ZYKLON. Coup marketing ou simple hasard ? Nous ne sommes pas là pour en juger.

Je commencerai par dire que si Aeon (2003) vous avait bien botté, ce Disintegrate en fera tout autant. En effet, avec ce troisième opus, ZYKLON radicalise sont style vers un death metal des plus percutants. Seulement, parfois on a la désagréable impression de déjà entendu. Mais ne vous inquiétez pas, cet album reste tout de même un très bon cru.

Dès le premier titre, « In hindsight », on est fixé sur la marchandise. Gros riffs assassins, à la croisée du thrash, du black et du death, desquels se dégagent une puissance incroyable. Ca joue bien mais le son vient aussi renforcer l’impact des morceaux. Encore une fois c’est Fredrik Nordström qui est aux manettes. La prod est énorme, comme on pourrait s’en douter, cependant parfois elle peut paraître trop clean, surtout sur un morceau comme « subversive faith » et son côté black très prononcé auquel un son plus « raw » aurait mieux convenu. Comme je le disais plus haut, la musique est très efficace, dès les premières écoutes c’est la baffe. Les changements de rythmes contribuent à cette terrible efficacité. Trym nous montre encore une fois tout son talent. Aussi à l’aise en blast (à une vitesse vertigineuse !) qu’avec de gros breaks, c’est le carton assuré. Il vous suffira d’écouter « Vile ritual », ou « Vulture » pour en être convaincu. Si la musique de ZYKLON lorgne de plus en plus vers le brutal death, son chanteur, Secthdeamon n’hésite pas à varier les plaisirs en utilisant plusieurs registres. Death, black, hurlé. Tout ça avec une facilité évidente.

Alors globalement l’album est bon mais les titres ont quelque peu tendance à se répéter : même structure, même type de riffs…C’est dommage pour un groupe qui a en son sein de tels talents. Le dernier morceau, « skinned and endangered » vient contraster les précédents. Globalement mid-tempo et super heavy il termine le disque en douceur après quarante minutes de sauvagerie. Ouf ! En conclusion nous avons ici affaire à un bon disque de death metal qui montre que Samoth et Trym on vraiment lâché le black. C’est dommage car ZYKLON perd l’originalité de ses débuts qui le distinguait des autres groupes.

Chronique par Yann

 

 

Punish Yourself - Gore Baby Gore    (15/20) (Cyber Punk Metal)

Distribution

: Active Entertainment 2006

 

Durée

: 48', 13 titres

 

Site

: http://punishyourself.free.fr/

 


Chronique :

Deux ans à peine après "Sexplosive Locomotive", les Français déjantés de Punish Yourself nous reviennent avec un nouvel album "Gore baby gore". Ce retour en grande pompe, accompagné d'invités prestigieux tels que Candice d'Eths ou JL De Meyer de Front 242 marque un évolution dans la carrière du groupe. En effet, il s'agit désormais d'Active Entertainement qui s'occupe de la distribution, et le changement est même visible dans la pochette, aux sympathiques teintes vives, qui tranche radicalement avec celles qui ornaient "Disco Flesh" ou "Feuer Tanz System". Quand est il au niveau de la musique? Autant le dire tout de suite, nos cyber punks ont mûri.

Les treize pistes composant ce "Gore baby gore" semblent plus recherchées, et beaucoup moins rageuses que ce que le groupe avait pu proposer jusqu'à maintenant mais elles ne perdent pas en spontanéité. Les tubes en puissance abondent comme "Come on come on" et "Gun", deux courts morceaux calibrés pour enflammer le public grâce à leurs riffs facilement mémorisables. "Dead white skin" le duo tant attendu avec Candice d'Eths, nimbé de claviers presque symphoniques,  instaure un plaisant contraste entre les refrains hurlés par la jeune femme et les couplets en voix claire sous fond de synthé electro. Laissant peu de répit à l'auditeur, Punish Yourself enchaîne avec "Mothra lady", futur hymne, se distinguant par la prestation protéiforme du chanteur tour à tour paresseuse et sensuelle, et des vocaux hystériques assurés par MissZ. D'autres compositions valent également la peine que l'on s'attardent sur elles : la surprenante "Worms", calme et hypnotique, agrémentée de vocalises orientalisantes et d'un solo de guitare particulièrement rock'n roll, et "Las Vegas 2060’s" doté d'un riff d'intro extrêmement accrocheur et ponctuée par les interventions d'un saxophone déjanté.

Cependant ce nouvel opus des français n'est pas exempt de défauts, le triptyque formé par l'intro"XX (Judgement)", et les deux interludes"XVI (The Tower)" et "VIII (Strenght)" est bien peu convaincant et n'apporte rien à "Gore baby gore". Le même reproche peut être adressé à la dernière piste "Doctor Doom" dont les vocaux distordus et passés au ralenti sont certes originaux mais très vite lassants...

Les fans de la première heure pourront être surpris par la nouvelle orientation prise par le groupe qui se révèle plus posée et réfléchie que par le passé. Cependant si Punish Yourself propose des compositions plus calmes, mieux travaillées, la folie n'est pourtant pas absente de ce "Gore baby Gore" qui devrait logiquement plaire à tous les amateurs d'indus déjanté.

Chronique par Alesya

 

 

Sahg - 1    (17/20) (Doom Metal)

Distribution

: Regain Records 2006

 

Durée

: 48', 10 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Sahg est un groupe Norvégien, composé entr'autre du bassiste de Gorgoroth qui ne nous sortent pas du black metal, et non... C'est du Doom Metal, du vrai ! J'entends par là des influences Black Sabbathiennes, ou Pentagram. Du metal lourd, assez noir, chanté non crié, mélodique, et assez lent. Alors alors... En quoi ce groupe est génial ? Dans tout en fait. Bien que l’album puisse sonner répétitif à force de l’écouter, on ne peut qu'apprécier la simplicité du groupe - je veux dire : guitares / basse / batterie / chant / clavier très peu présent - et la manière d'être rétro et très moderne en même temps. Si quelqu'un recherche un exemple "pur" du doom metal, je lui donnerai Sahg !

La production de l'album étant très bonne, les défauts iraient effectivement sur la répétitivité de l'album. La voix, peu banale ceci dit, nous rappelle Ozzy Osbourne dans les débuts de Black Sabbath, mais sonne un peu rectiligne des fois. Bien sûr, il s'agit là de faire la pute, mais il faut trouver des défauts ! Il y a aussi le fait que l'album est un peu prévisible, parfois nous pouvons aisément deviner une variation ou autre. Mais cela n'enlève rien au talent des musiciens de Sahg, qui ont sorti un très bon opus !

Chronique par Déhà

 

 

Korpiklaani - Tales Along This Road    (14/20) (Metal Folklorique)

Distribution

: Napalm Records 2006

 

Durée

: 42', 10 titres

 

Site

: http://www.korpiklaani.com/

 


Chronique :

Ah la finlande et son métal traditionnel...voilà une bonne idée que d'allier guitares saturées et mélodies entêtantes.

Petite présentation tout d'abord de ce jeune groupe finlandais. Korpiklaani ( comprenez le Clan de la Forêt ) est donc un groupe qui officie dans un métal folklorique à la Finntroll pour ne citer qu'eux. Etant connu auparavant sous le nom de Shaman nos chers finlandais tiraient tout d'abord leurs influences d'une tribu isolée du nord de la Finlande les " Sàmi". Après quelques désaccord avec des ex membres d'Angra dû à leur nom, Joone Jarvela (le membre fondateur et guitariste vocaliste du groupe ) décide alors d'intituler son projet Korpiklaani et de se détacher un peu de toutes ces influences "Sàmi" pour officier dans un métal folklorique traditionnel. Ainsi après deux albums sous le nom de Korpiklaani ( " Spirirt Of The Forest " et " Voice of Wilderness " ), un an après leur dernier album en date, nos chers finlandais reviennent avec " Tales Along This Road ".

Evidemment, en écoutant " Tales Along This Road " il nous est impossible de ne pas penser à nos chers trolls fétiches que sont les membres de Finntroll. Les traditions finlandaises sont bel et bien présentes et c'est un album qui respire la gaieté, la joie, le sens de la fête que l'on a le plaisir d'écouter. La plupart des morceaux ont un tempo plutôt rapide, tout comme le chant qui se veut bien plus traditionnel que métalleux, le tout pour un rendu bien euphorisant.

Les compositions sont riches en instruments et ça fait bien plaisir d ' entendre autant de diversité . De la guitare sèche, au violon, à l'accordéon en passant par la flûte tout y est pour nous mettre dans l'ambiance d'un joyeux petit village en pleine montagne entouré de paysage de forêt magnifique avec toute la faune sauvage qui va avec. D'autres morceaux quant à eux sont interprétés telle une fable, un conte raconté par le vieux sage du village mais toujours sur une note de gaieté.

Ainsi ce sont bel et bien les instruments traditionnels qui sont mis en avant au sein de Korpiklaani, la batterie et les guitares n'étant là que pour accompagner le tout sur une note plus métal dirons-nous. Donc pas de blasts, pas de voix black, juste un tempo rapide, un chant clair (avec quelques envolées de temps en temps) et des guitares bien efficaces qui suivent le tout.

Je conseille donc cet album à tous les amateurs de musique traditionnelle finlandaise avec un fond de guitare saturée, mais pour tous ceux pour qui les sonorités plutôt joyeuses ont le don de les irriter, n'insistez pas, cet album aura le don de vous énerver encore plus.

Chronique par Célin

 

 

Ihsahn - The Adversary    (18.5/20) (Heavy Black Metal Sophistiqué)

Distribution

: Candlelight Records 2006

 

Durée

: 42', 08 titres

 

Site

: www.theemperorhorde.com   www.peccatum.com

 


Chronique :

La nouvelle est tombée cet hivers, Emperor, le grand, le magnifique, se reforme le temps de quelques concerts dont le plus mémorable restera sûrement celui qui sera donné au Wacken. L’on se souvient que les norvégiens avaient stoppé leur carrière commune pour cause de mésentente quant au chemin que devait suivre le groupe, notamment après la parution de Prometheus, entièrement composé par Ihsahn.

Mais trop à l’étroit dans Peccatum, projet qu’il partage avec sa femme, Ihsahn a lentement enfanté un nouveau chef-d’œuvre. De black metal il n’est plus vraiment question, même si les cendres du dernier bijou de l’Empereur déchu stagnent encore dans la mare créatrice de l’homme. Au côté du metal extrême ultra sophistiqué développé dans les dernières heures d’Emperor viennent nager des influences heavy puisées dans le Priest (une collaboration avec le Metal God était d’ailleurs à la base du projet) et dans Iron Maiden. A cela s’ajoute un côté « symphonisant » et même un forte influence de la musique classique. De plus, la voix d’Ihsahn n’a rien perdu de sa superbe, souvent proche de King Diamond (on se souvient de la reprise de Gipsy faite par Emperor, présente dans la réédition du cultissime diamant In the Nightside Eclipse) et se marie à la perfection au voyage proposé par le norvégien.

Alors certes, certains préfèreront le Ihsahn d’Emperor, par nostalgie pure. Et c’est compréhensible. Mais ne cachons pas notre plaisir ! L’homme signe là un nouveau chef d’œuvre comme il en a l’habitude depuis son arrivée dans le monde de la musique.

Chronique par Ronan

 

 

Vreid - Pitch Black Brigade    (14/20) (Black Metal)

Distribution

: Tabu Records 2006

 

Durée

: 42', 08 titres

 

Site

: http://www.vreid.no/

 


Chronique :

A l’annonce du décès de Valfar, l’homme à penser de Windir, le groupe est mort avec lui. Mais cela n’a pas empêché ses anciens acolytes de poursuivre leur aventure musicale. Sous un autre nom. Dans un style légèrement différent.

De black metal il est toujours question, mais moins épique, plus brutal. Des mélodies thrash s’incrustent çà et là dans une musique crue et brutale où quelques morceaux plus heavy viennent briller. Cette nouvelle caractéristique, à laquelle se couple des passages ambiants, n’est pas sans rappeler le grand Enslaved, et bien sûr dévoile des restes de Windir dans les mémoires des musiciens. Les accélérations qui les suivent n’en sont que plus percutantes et pernicieuses. Mais là où le groupe a réellement pris des risques et affirme son identité, c’est dans ces rythmiques rock ou punk. La première rencontre surprend certes, mais avec le temps, elles confèrent un aspect vraiment catchy aux compositions. Un deuxième album qui reprend là ou Kraft s’était arrêté et qui confirme le bien que l’on pensait de Vreid.

Chronique par Ronan

 

 

Valentine - The Most Beautiful Pain    (15/20) (Hard Rock Mélodique)

Distribution

: Frontiers Records 2006

 

Durée

: 63', 17 titres

 

Site

: www.robbyvalentine.com

 


Chronique :

Grâce à Fontiers records, un album de Valentine n’est pas uniquement réservé à nos amis nippons !!!! Septième opus de Mister Robby Valentine, il était temps de l’écouter !!!

Du bon hard rock mélodique voire excellent !! Homme-orchestre, qui mis à part la batterie et les chœurs, fait absolument tout et force le respect car c’est entraînant à souhait, varié et puissant. La production est impeccable, le chant travaillé et mixé dans diverses atmosphères ‘spatiales’ voire ‘atmosphériques’…Posé sur de très bonnes bases rythmiques qui alternent rifs saccadés, accords lâchés et mélodies judicieuses, les guitares harmonisées renforcent ce sentiment d’envol.

Certes les dix sept titres qui composent ce disque de plus d’une heure pourront être juste la seule barrière à une note encore bien plus meilleure. Chose importante à signaler, c’est le côté ‘Queenesque’ qui me paraît vraiment bien maîtrisé sur certains morceaux. Très grand hommage à un groupe néanmoins tout aussi grand !!! Egalement à signaler le ‘Back to the future theme’ (Ndlr : retour vers le futur) : original et pratique pour combler une minute de vide quelque part sur un album !!!

Au final, un opus plaisant, original et surtout varié dans les chants et ambiances…

Chronique par TEMS

 

 

Týr - Eric The Red (Re-edition)    (15/20) (Viking Metal)

Distribution

: Napalm Records 2006

 

Durée

: 60', 10 titres

 

Site

: http://www.tyr.net

 


Chronique :

Týr est un groupe qui nous vient des Îles Féroé, qui joue un metal très viking, chanté, folklorique à souhait ! Cet album est la réédition du même album de 2003, avec juste des bonus tracks en supplément. Donc... le viking metal est souvent assimilé au black metal. Ici on peut parler d'influences blackeuses mais c'est tout ! Le reste est génialissime pour ce qui est du viking metal, prenant des inspirations du folklore scandinave, y compris du one man band de génie Bathory durant sa période Nordland, mais le tout avec une touche très originale pour ce qui est du chant, des chœurs, des guitares, des mélodies très médiévales par moments, bref la variation est au rendez-vous et le groupe ne déçoit pas !

Dans les défauts, je peux citer le fait que l'album est assez rectiligne, il n'y a pas beaucoup de changement. Tu veux du Viking Metal ? Tu as du Viking Metal. Mais sans plus, pas de réelles variations qui te foutent une claque de changement dans la gueule...Dommage, mais il ne faut pas oublier certains passages acoustiques superbes, comme le début de "Stýrisvølurin" (mange ton nom ! ). Il faut aussi dire que l'album est assez technique, et donc ne reste pas dans les marges : des fois nous avons des accords bizarres qui laisseraient perplexes certaines personnes... La longueur est de mise aussi, l'album est assez long, ce qui amplifie le sentiment de répétition, il faut le dire.

Qu'à cela ne tienne ! Nous avons donc un album de qualité qui mérite une écoute ! Týr surprendra beaucoup d'amateurs du genre !

Chronique par Déhà

 

 

Theatre Of Tragedy - Storm    (16/20) (Metal Goth/ mélodique)

Distribution

: AFM Records 2006

 

Durée

: 47', 11 titres

 

Site

: www.theatreoftragedy.com

 


Chronique :

Theatre Of Tragedy est un des groupes cultes de la scène "metal à chanteuse", qui est resté, jusqu'à l'an passé, conduit par Liv Kristine, qui maintenant est partie dans ses projets solos et Leaves'Eyes. C'est donc avec une nouvelle chanteuse que ToT revient. Mis à part la question à propos de la chanteuse, il y avait aussi la question à propos du groupe même qui était passée récemment dans un style de metal/electro, moins "gothique" dans l'âme. Promesses tenues? Et bien oui ! ToT nous a pondu un album qui est un retour aux sources des ambiances ToT, avec une voix changeante de Liv Kristine mais sans pour autant être en dehors de l'aura du groupe. C'est donc du metal mélodique dans sa pureté, avec un chant féminin et parfois masculin (très bon d'ailleurs), sans pour autant tomber dans un Lacuna Coil ou quelque chose de déjà entendu. Les musiques sont variées avec la même marque ToT, la puissance est bien présente, bref, un album qui a vraiment beaucoup pour plaire. Cependant, un petit problème persiste : lorsqu'on écoute bien l'album, on ne peut pas nier une ressemblance avec Leaves'Eyes malgré tout. En fait, cet album serait un sum-up des meilleurs tracks de ToT, mixé avec le meilleur de Leaves'Eyes dans certains morceaux, le tout secoué avec un groupe en pleine forme !

Donc pour résumer, un album à la hauteur de ce que l'on attendait de la part de nos Norvégiens. On pourrait regretter le manque d'originalité quelquefois, comme la ressemblance avec Leaves'Eyes par moments, mais c'est vraiment chercher la petite bête. Cet album est très bon !

Chronique par Déhà

 

 

Trepalium - Alchemik Clockwork Of Disorder    (17/20) (Death Metal)

Distribution

: Holy Records 2006

 

Durée

: 40', 12 titres

 

Site

: www.trepalium-music.com

 


Chronique :

La bonne surprise du moment !!! Un savant mélange détonnant entre death metal et une pointe de hardcore, c’est bien furieux, technique, et en plus c’est français ! Que demander de plus ?!

Ces gars on enregistré la galette bien au chaud dans une petite ferme isolée de province, à l’abris des regards indiscrets, et en sortent pleins d’énergie à l’écoute de ce ‘alchemik clockwork of disorder’ !!

On entend beaucoup parler de TREPALIUM depuis quelques temps déjà, au nombre de concerts effectués dernièrement et surtout à l’apparition sur le dvd de leur label holy records ‘holy party’, ce combo a donc un bel avenir devant lui !

Un superbe album qui est donc conseillé à tout fan de death metal qui sort un peu de l’ « ordinaire », brutal, barré et généreux en puissance ! A noter aussi une très belle pochette illustrée d’un piano maculé de sang....superbe !!!

Chronique par Cannibalain

 

 

Torchbearer - Warnements    (15/20) (Death Mélodique)

Distribution

: Nuclear Blast 2006

 

Durée

: 40', 09 titres

 

Site

: www.torchbearer.tk

 


Chronique :

Il est des albums qu'on a du mal à définir concrètement de par leurs multiples influences...Autant le dire tout de suite " Warnements " m'a bien donné du fil à retordre. Tout droit venu des contrées glaciales suédoise sur son paquebot, Torchbearer fait preuve ici de beaucoup d'inspiration. Inspirés ?! Oui ils l'ont été par la scène Black, Death et parfois même Thrash.

Le premier morceau Dark Clouds Gathering est d'ailleurs très représentatif de l'album Warnements. Les rythmiques se font lourdes puissantes et contrastent du tout au tout avec la lead plutôt douce et plaintive. A cela viennent s'ajouter une batterie rapide utilisant le blast beat de temps à autres, des growls bien rauques ou une voix bien plus aiguë et criarde à la Hypocrisy.

Le reste de l'album est dans la même veine avec une touche de synthé futuriste par ci par là, des guitares et un son toujours aussi puissant et quelques morceaux plus calmes, plus mélodiques. Torchbearer nous emmène donc sur son navire et vogue sur la vague Death de part ses riffs bien appuyés et sa voix caverneuse, faisant un petit tour par la scène Black avec ses sonorités glaciales et sa voix criarde en passant même par le Thrash avec ses quelques envolées de solos et ses rythmes de batterie efficace.

Un mélange d'ailleurs plutôt bien réussi mais qui déroute aux premiers abords tant il rend la musique de Tochbearer complexe et difficile d'approche qui demande plus d'une écoute pour être appréciée comme il se doit. Un album qui laisse présager du bon pour la suite de ce jeune groupe.

Chronique par Célin

 

 

Threat Signal  - Under Reprisal    (13.5/20) (Death Mélodique)

Distribution

: Nuclear Blast 2006

 

Durée

: 47', 11 titres

 

Site

: http://www.myspace.com/threatsignal

 


Chronique :

Qu'est-ce que Nuclear Blast nous a encore dégoté ?!! Apparemment, cette fois ci le très cher label prestigieux est parti  de l'autre côté de la frontière américaine pour nous présenter un jeune groupe de Canadien Français ! Donc comme prévue le bon gros son est au rendez vous ! Des guitares puissantes, une batterie percutante...Une bonne production efficace ni plus ni moins. Et alors qu'en est-il de ce Under Reprisal ?!

Bah écoutez presque sans surprise on a le droit à la sauce Nuclear Blastienne de coutume. Soit des riffs saccadés et percutant, des mélodies efficaces à la Soilwork, un album qui fout donc la pêche et la patate ça c'est sur. La scène métal des Etats Unis se fait également bien ressentir par ses guitares discrètes aux sonorités électroniques et l'on ne peut s'empêcher de penser à des groupes comme Chimaira ou encore Bleed The Sky lorsque l'on entend le vocaliste Jon Howard alternant  un chant plutôt Thrash, à une voix claire à la néo métal en passant dans un registre bien plus aigu et transcendant.

Oui donc rien de nouveau à l'horizon et un groupe de plus que l'on apprécie sur le coup mais que l'on range vite au fond de son placard  de lassitude ?! Bah écoutez oui et non car certes le fond nous est connu et rabâché mais là où Treat Signal marque un point c'est dans cet volonté à vouloir nous prouver qu'ils ne sont pas qu'un simple clone de ce qui se fait déjà. Ainsi on a donc le droit à des passages au clavier bien inspirés, de bons solos nous laissant admirer la qualités des musiciens aux influences Thrash indéniable...Je mets d'ailleurs mon coup de cœur sur le dernier morceau " When All Is Said And Done ".

Ainsi je vois en cet album une volonté d'innover ou plutôt d'exprimer sa fabrique personnelle, une tentative que l'on ne peut qu'encourager, surtout lorsque l'on sait que cette scène est un peu en train de stagner ...

Chronique par Célin

 

 

The Gathering - Home    (18/20) (Rock Atmosphèrique)

Distribution

: Sanctuary Records 2006

 

Durée

: 60', 13 titres

 

Site

: www.gathering.nl

 


Chronique :

Après plusieurs sorties d’album (Sleepy Buildings) et de DVD (A Sound Relief) live, ainsi qu’un album regroupant des faces B et autres raretés (Accessories) et la réédition de leur album Mandylion, on avait peur que The Gathering se soient endormis un peu sur leurs lauriers…Mais les voici revenus avec un tout nouvel album, Home, qui une fois de plus saura surprendre les plus avertis d’entre nous.

Tout d’abord, ne vous attendez pas à un retour aux sources, plus de double pédale ou de riffs énergiques et lourds, mais ça, c’est pas nouveau… Mais il y a quand même quelque chose de nouveau et de surprenant : le chant d’Anneke a pris une toute nouvelle orientation !!! Anneke, qui d’habitude joue de sa puissance vocale et de sa maîtrise technique, nous livre ici un chant totalement épuré, tout en finesse, en délicatesse, une réelle performance pour la chanteuse ! Pas de chant « pompeux », juste une petite voix qui laisse transparaître une émotion énorme, et une atmosphère plus intimiste. L’album s’inscrit en pleine continuité avec leur live semi acoustique Sleepy Buildings, mais beaucoup plus acoustique qu’électrique il faut dire. Des sons électro viennent rythmer les titres, avec une guitare tout de même présente, savamment dosée avec le reste. Certaines intros voire des sonorités et des rythmes saccadés peuvent nous rappeler Portishead ou même Björk ! Des morceaux comme Waking Hour, A Noise Severe, ou bien Alone, sont de véritables petits bijoux (sans parler de Home que j’écoute en boucle). Mais chaque chanson a son charme et mérite une écoute plus qu’attentive. Home n’est pas placé sous le signe de l’expérimentation, mais plutôt sous celui d’une émotion pure et d’une profonde mélancolie.

L’album peut donc à la première écoute en décevoir plus d’un, surtout si l’on s’attend à un son très rock/metal…Le metalleux qui a soif de violence et de musique extrême ne sortira de l’écoute de l’album que perturbé par tant de délicatesse, de mélancolie, de nuances et de calme…Mais il suffit de le réécouter une paire de fois pour se rendre compte de toute la magie que véhicule le génie de ce groupe…Album que je recommande donc chaudement, à écouter sans modération…

Chronique par Jaleh

 

 

Sick Of It All - Death To Tyrants    (15/20) (Hardcore)

Distribution

: Napalm Records 2006

 

Durée

: 25', 15 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

On pourrait imaginer que les rockers s’attendrissent avec l’âge… Hé bien ce n’est certainement pas le cas de Sick of it all ! Faisant figure de proue au sein de la scène hardcore New-Yorkaise, le quartet n’a jamais fait preuve de beaucoup de finesse dans ses titres, mais on pouvait y trouver parfois une certaine légèreté, un peu d’humour et même parfois de lyrisme dans des titres comme « Sanctuary » (Call to Arms) ou encore « America » (Yours Truly).

Death to Tyrants apparaît comme beaucoup plus sombre que ses prédécesseurs. Principalement axées sur la politique, les paroles dénoncent l’abus de pouvoir des dirigeants américains. La cible principale est George W. Bush, qui avait été déjà passablement passé à la moulinette par plusieurs groupes de chez Fat Wreck Chords (l’ancien label sous lequel était produit Sick of it All) et en particulier par NoFx.

Dans cet album, le son de Sick of it all est reconnaissable dès le début. Les riffs accrocheurs, la solide rythmique et le timbre agressif de la voix de Lou Koller ne trompent pas : c’est bien ces ingrédients qui ont fait devenir ce groupe ce qu’il est. La qualité est donc au rendez-vous, mais il faut bien s’accrocher pour écouter cet album de A à Z. Sans aucune relâche, avec une rage omnisciente qui ne s’apaise jamais, cet album ne fait pas dans la nuance. A écouter donc par petites doses comme dernier remède contre l’endormissement, dans les cas où même la caféine ne fait plus effet !

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Iron Fire - Revenge    (16.5/20) (Heavy Metal)

Distribution

: Napalm Records 2006

 

Durée

: 55', 12 titres

 

Site

: www.ironfire.dk

 


Chronique :

Iron Fire … hum encore un groupe qui commence par « Iron » ! Là, vous vous dites qu’avec un nom pareil il s’agit d’un groupe de heavy metal. Et là je vous dit « exact » ! Iron Fire, je ne sais pas si vous vous en souvenez, c’est un groupe danois qui a déjà deux albums à son actif. Le premier (Thunderstome) avait été salué par la presse comme un bon groupe à la Hammerfall, avant de tomber complètement dans l’anonymat avec leurs second (On the Edge) Le groupe se retrouva par la suite sans label et d’incessants changements de line up eurent lieu jusqu’à ce nouvel album, qui comme par le plus beau des hasards s’appelle « Revenge ». Avec un titre pareil, le groupe montre qu’il est de retour et que sa passion pour le heavy metal et les hymnes guerriers n’a jamais cessé d’exister…

Alors certes Iron Fire, comme bien des groupes dit de « true metal » ne révolutionne en rien le genre. Mais la révolution n’est pas forcément nécessaire lorsqu’il s’agit d’écrire de bonnes chansons. On sent juste que le groupe montre un visage légèrement plus agressif, qui lui convient particulièrement bien. Des les premières secondes, on sent monter en nous le petit coté « Warrior », celui qui ressort aux sons des meilleurs Hammerfall ! On s’imagine revenu à une époque glorieuse, à terrasser l’ennemi sur les champs de batailles… Riffs ravageurs, batterie véloce, chanteur à la voix plutôt originale qui grâce à ses lignes de chant nous envoie un chant fédérateur et épique… C’est tout cela Iron Fire !

L’album possède quelque titres des plus agressifs (Wings of Rage), d’autres plus épiques me faisant penser par moment à du Nocturnal Rites (Metal Messiah) ou encore une power ballade avec un chant vraiment exceptionnel de Martin Steene sur fond de nappes de claviers (Ice Cold Arion ).

Enfin nos amis Danois n’ont pas fait semblant car on retrouve Tommy Hansen aux manettes et Eric Philippe pour la pochette ! Fans de True Metal épique cet album est fait pour vous, et si jamais on vous surprend dans des poses ridicules au son de cet album, je ne suis pas responsable ;)

Chronique par Sharloo

 

 

Survivor - Reach    (12/20) (Hard FM/AOR)

Distribution

: Frontiers Records 2006

 

Durée

: 53', 12 titres

 

Site

: www.survivormusic.com

 


Chronique :

Décidément, ces derniers temps semblent vraiment propices aux retours des vieilles gloires d'antan. Et si il y a bien un groupe qu'on attendait plus depuis longtemps, c'est bien ce Survivor, qui porte bien son nom sur ce coup-là !

Mais le combo possède un avantage sur bien d'autres, il faut bien l'avouer. Qui n'a jamais écouté au moins une fois 'Eye Of The Tiger' (BO de RockyIII) ou encore 'Burning Heart' (BO de RockyIV), chansons qui ont marquées à jamais les 80's... Voici donc le nouvel album, que les fans n'attendaient plus après 18 ans d'attente !

En lançant le cd, une chose est sûre, on est en terrain connu, pas de doute. On a ici affaire à un AOR, du rock plus mélodique que métal, très influencée par les 80's (comme la pochette, d'ailleurs, qui est très...kitsch, non ? ), emporté par la voix toujours sublime et reconnaissable de Frankie Sullivan, qui embellit le tout. Comme habituellement dans le style, on a le droit à notre dose de ballades, comme le sublime 'Seconds Away', mais le groupe sait toujours composer des morceaux costauds comme 'Reach', qui débute le disque, ou des singles potentiels comme le prouve l'excellent 'Gimme The World', qui vous trotte dans la tête après 2 écoutes !

Alors, il est clair que ce 'Reach' n'a rien à voir avec les modes actuelles, mais nul doute que ceux qui voudront se procurer ce cd, ne doivent pas non plus être trop fans du dernier Lacuna Coil, et doivent déjà posséder les discographies de Foreigner ou Journey... Alors ceux-ci ne seront pas déçus par ce nouveau Survivor, qui regroupe en grande partie, ce qu'aiment les connaisseurs du style. Pas d'excès, pas de fioritures, juste un bon album de rock mélodique bien joué et produit, tout simplement !

Chronique par =Totof=

 

 

Gotthard - Made In Switzerland - Live In Zurich    (15/20) (Hard Rock)

Distribution

: Nuclear Blast 2006

 

Durée

: 77', 17 titres

 

Site

: www.gotthard.com

 


Chronique :

GOTTHARD... Voilà un groupe que j'ai découvert il  ya quelques années, en 2001 exactement et l'album 'Homerun' qui venait de sortir.Voici donc un groupe suisse qui donne dans un hard-rock de très bonne facture, mais nul doute que malheureusement leur nationalité a dû freiner leur succès... Mais nos gars n'en ont cure, et après un 'lip Service' l'an passé, bien pêchu, et qui lui a permis de retrouver ses die-hard fans, ils nous offrent donc ce live qui termine une tournée triomphale.

Et matez-moi cette pochette qui n'est pas sans rappeler quelque part le 'Pump' de Aerosmith... enfin, ce n'est que mon humble avis ! Mais bon, passons aux choses sérieuses, que vaut ce premier live de nos rockers suisses ?

Déjà on peut dire qu'ils ne sont pas foutus de la gueule du monde avec pas moins de 77 minutes en 17 titres ! Et que dire de l'ambiance chaude du public suisse, qui semble faire un tout avec le hard-rock bluesy du groupe. Et cette voix, mes enfants. Steve lee a vraiment un organe qui n'est pas sans rappeler un certain David Coverdale, c'est dire ! Ça commence d'ailleurs très fort avec 'All We Are' & 'Dream on', tiré du derniers album, qui mettent direct l'ambiance avant la reprise mythique du Purple 'Hush', reprise en choeur par un public, visiblement très heureux d'etre là ce soir là !

Certes, on a le droit à notre dose de ballades calibrées comme 'Let It Be', 'One live, One Soul', ou encore 'Nothing Left At All', mais je dois bien avouer préférer quand Gotthard nous sort le grand jeu avec son hard-rock bluesy, qui ne peut que nous rappeler la première époque du Serpent Blanc. 'Mighty Queen', 'Lift U Up' ou 'Anytime, Anywhere' vous donnant l'irrésistible envie de taper du pied !

Et pis merde, un groupe qui finit par le 'Immigrant Song' du Dirigeable d'aussi belle manière, ne peut mériter que des éloges, non ?

Chronique par =Totof=

 

 

Giuntini Project - III    (14/20) (Hard Rock)

Distribution

: Frontiers Records 2006

 

Durée

: 59', 13 titres

 

Site

: www.giuntini.com

 


Chronique :

Giuntini Project, qu'est-ce donc ? C'est bien la première question que je me suis posée lorsque j'ai eu le skeud entre les mains ! Après de brèves recherches sur la toile virtuelle (merci au Google, au passage ! ), voilà-t-il pas que j'apprends qu'il s'agit en fait du groupe d'un guitariste italien, Aldo Giuntini, qui nous offre là la 3e partie de son Project...

Alors vous me direz, qu'a-t-il de spécial ce groupe dans la masse des cds qui sortent chaque mois ? Eh bien, il faut bien avouer qu'il possède un argument de poids en la personne de TONY MARTIN, vocaliste à la voix d'or et accessoirement ex-chanteur de Black Sabbath. Avouez que ça aide quand meme sur le CV d'un groupe...

Bon, c'est bien beau, me direz-vous tout ça, mais ça ne nous en dit pas plus sur l'objet en question, hein ?

Une chose est sure à la première écoute, ce n'est pas Giuntini qui va révolutionner le genre, car on a affaire ici à un bon heavy-metal fortement mélodique, entendu mille fois, mais pourquoi s'en priver quand c'est fait avec passion et autant de maitrise, hein ?

Il est clair que les influences sont diverses, et on ne peut s'empêcher de penser à Deep Purple ou Black Sabbath, et ce dès le premier morceau, 'Gold Digger', bien speed et enlevé ou la voix de Tony Martin fait des miracles ! Et ce n'est pas 'Not Connected', le morceau suivant qui va changer la donne. Ce disque n'a rien de révolutionnaire, mais il est tout simplement plaisant et jouissif. Et je dois bien avouer qu'il n'est pas sans me rappeler le style emprunté par Loudness à l'époque de 'Soldier Of Fortune', album que j'avais particulièrement adoré à sa sortie, il y a bien longtemps...

Peut-être est-ce dû au style de jeu emprunté par Aldo Giuntini, finalement assez proche de celui de Akira Takazaki (autant en rythmique qu'en solo, d'ailleurs ! ), et de l'excellence des des 2 vocalistes, aussi. Mais comme tout gratteux qui se respecte, on a droit à 2 instrumentaux que j'ai trouvé assez dispensable, qui je trouve, ne font que surcharger un album qui n'en avait pas besoin finalement !

Alors si vous cherchez un album de heavy-metal bien foutu, mais que comme moi le true des hammerfall et cie vous saoule, cette galette est faite pour vous !

Chronique par =Totof=

 

 

Fatal Smile - Neo Natural Freaks    (16/20) (Hard Rock/Heavy Metal)

Distribution

: GMR Music 2006

 

Durée

: 41', 10 titres

 

Site

: www.fatalsmile.nu

 


Chronique :

Neo Natural Freaks est le second album de ce « jeune » quatuor scandinave, j’utilise des guillemets pour attirer votre attention sur le fait que le groupe s’est formé en 1995 à Stockholm, leur premier album  Beyond reality n’étant sorti qu’un 2002. C’est dire si les membres du groupe ont eu le temps de se faire la main durant ce laps de temps.

Le principal atout de la musique de Fatal Smile est d’être accessible dès la première écoute (ou peut-être s’agit-il des goûts de votre serviteur qui parlent ici…). Mais le fait est : les Fatals comme aiment à les appeler leurs fans ne donnent pas dans la recherche de structures alambiquées, les amateurs de hard rock puissant seront en terrain connu avec cet album digne des meilleures productions des années 80. Le riff de Dead Man Walking par exemple rappelle le Slash de Appetite for Destruction, les accents stressants d’Axel Rose en moins (j’entends d’ici certains  dire « ouf »). Petite parenthèse ludique pour nos lecteurs anglophiles en passant, savez-vous que le pseudonyme de notre ami rouquin est un anagramme d’une pratique sexuelle ? Je vous laisse chercher ! Mais je m’éloigne du sujet là…

Revenons à nos moutons, qui n’ont d’ailleurs rien de quadrupèdes bêlant paisiblement dans la prairie, puisque, tout de noir vêtus ils nous délivrent 10 titres ravageurs. Il s’agit d’un metal 80’s revu au goût du jour. Aux dires des membres du groupe c’est un mix des leurs influences 70’s, 80’s et 90’s. Citons donc quelques noms prestigieux, Black Sabbath, Motley Crue, Skid Row, Metallica, Alice in Chains… ça ira comme ça ?

 Chaque titre comporte au moins un riff qui en convertira plus d’un à la pratique du air guitar, un refrain qui donne envie de chanter à tue tête dans le métro et un rythme qui communiquera à votre caboche un irrépressible besoin d’imprimer un mouvement vertical d’avant en arrière (décidément les anglais sont plus pragmatiques, ils disent « headbanging »). Pour faire simple, Fatal Smile, ça rocke.

Chronique par Ludovic

 

 

Evil One - Shades Of Line    (13.5/20) (Metal Feminin)

Distribution

: Deadsun Records 2006

 

Durée

: 43', 10 titres

 

Site

: http://evilone.music.free.fr/

 


Chronique :

En ce début de printemps, le metal français  nous offre un petit cadeaux sous le nom d'Evilone qui nous sort un nouvel album composé cette fois-ci d'une dizaine de titres et qui s'intitule Shade of life.Cet opus se présente comme une savoureuse alchimie mélangeant voix rocailleuse, death et voix féminine qui en en envoûteront plus d'un. En effet, l'alternance de la voix agressive avec la voix douce de la chanteuse colle parfaitement et l'écoute de cet album paraîtra loin d'être ennuyeuse d'autant plus que chaque titre est bien soigné ainsi que varié. On peut y déceler dans shade of life de nombreuses similitudes avec le premier album de Theatre of tragedy notamment dans la voix qu’elle soit masculine ou féminine. Mais shade of life ne se résume pas qu'à ça. En effet il paraît important de souligner la qualité de leur musique envoûtante imprégnée d'ambiance dark ; les guitares nous berceront sur des riffs mélodiques ou même des arpèges lors des passages à voix claires pour ensuite nous rythmer au son de riffs tapageurs laissant place à la voix death, avec pour fond une grosse caisse entraînante et bien lourde. Pour conclure, je dirais que ce nouvel opus d'Evilone est assez efficace et bénéficie d'une production assez correcte même si je trouve qu'il manque légèrement de son. Cet album est à conseiller à  nombreux fans de metal féminin cherchant un certain retour aux sources de ce style ainsi qu'à ceux qui recherchent une musique envoûtante empreinte d'ambiance sombre...

Chronique par Amroth

 

 

Diablo - Mimic    (13/20) (Thrash-Power Metal)

Distribution

: Drakkar 2006

 

Durée

: 47', 12 titres

 

Site

: www.terorized.com/diablo1/

 


Chronique :

Voici que la scène métal finnoise nous offre de la bonne musique avec un style qu'elle n'avait que peu développé avec ce nouvel album, Mimic 47, du groupe de power thrash, Diablo. Cet opus se présente sous la forme de douze titres furieux assez travaillés ainsi que variés ; son écoute paraîtra fortement agréable et loin d'être répétitive. En effet, avec cet album Diablo nous délivre un power thrash à la fois puissant et mélodique, qui même s’il reste assez basique dans sa conception, paraît de très bonne qualité. Vous l'aurez compris cet album à du son et du rythme, les guitares ayant mis plein feu sur le saturax, nous entraîne dans des riffs tapageurs et saccadés alternant avec des refrains plus mélodieux, tout ça sur fond de grosse caisse brutal et pour premier plan la voix rocailleuse du chanteur. Une voix qui colle parfaitement au style et ne semble jamais flanché. De plus, il paraît important de noter la très bonne production de cet opus, qui bénéficie d'une réelle puissance de son. Pour conclure, je dirais que cet album est de très bonne qualité même s’il est vrai qu'on peut lui reprocher son manque d'originalité, un style efficace mais assez "bateau". Il serait à conseiller à tous les fans de pur thrash ainsi que de pur power métal qui ne se retrouveront aucunement dépaysés par l'écoute de Mimic 47...

Chronique par Amroth

 

 

Torture - Storm Alert    (16.75/20) (Thrash Metal)

Distribution

: Escapi Music 2006

 

Durée

: 65', 11 titres

 

Site

: www.tortureband.com

 


Chronique :

Belle surprise que nous offre Torture pour 2006 avec une version remasterisée du très très bon album «Storm alert » qui date déjà de 1989. Et le moins que l’on puisse dire c’est que cet opus n’a pas pris une ride. Il faut dire qu’ils ont du talent les Texans, et s’ils montent les torros de rodéo comme ils jouent de leurs instruments, à coup sûr la bête doit fatiguer avant eux. Premier constat, la batterie fait très vite « toupa toupa toupa » entre nos oreilles. Rapide, puissant le batelier du groupe n’a d’égal que son bassiste ! Le chanteur quant à lui a une façon peu orthodoxe et jouissive d’utiliser son organe. Son chant plus ou moins parlé, parfois lent, parfois d’une rapidité à faire pâlir les plus rapides d’entre vous (il n’y a pas de honte, c’est toujours comme ça la première fois hi hi hi), s’avère plus qu’approprié à l’ensemble des compos du groupe. Les rifs de guitare suivent eux un même cheminement, partagés entre des passages d’une rapidité impressionnante et d’autres d’une lenteur considérable. Ce qui offre à nos oreilles impies un « sentiment de calme avant la tempête » dément. Ajoutons à cela la bonne idée d’assortir les tracks de petites intro très « ambiant », voire même complètement fun comme la tracks 5 débutant par des chants d’enfants tout de suite coupé par un rire sadique à la M. Jackson, et de rifs diaboliques. Vous obtenez alors un très bon album même si l’ensemble des titres calqués sur un même schéma (intro ambiant, blast, calme, blast, calme…) paraîtront un peu répétitif.

Chronique par Freyr

 

 

Mirrorthrone - Carriers Of Dust    (18/20) (Black Metal Symphonique Eclectique)

Distribution

: Red Stream 2006

 

Durée

: 46', 4 titres

 

Site

: www.mirrorthrone.com

 


Chronique :

Il est fort probable que beaucoup d'entre vous n'aient jamais entendu parler de Mirrorthrone. Pourtant ce one man band suisse, mené d'une main de maître par le très talentueux Vladimir, multi instrumentiste de haut niveau, n'en est pas à son premier essai. En effet, "Carriers of Dust" fut précédé en 2003 de "Of wind and weeping" ainsi que de deux démos. Mais ce qui démarque Mirrorthrone de la scène black européenne, c'est l'univers très personnel que Vladimir installe avec brio, grâce aux ambiances sombres de ses morceaux renforcée par l'omniprésence d'un orgue et aux textes désespérés, qui sont autant de constats désenchantés sur la décadence du monde...

"Carriers of dust" débute par "A scream to express the hate of a race" seul titre en anglais de l'album. L'orgue se charge de mettre en place le décor et d'entretenir une atmosphère malsaine tout au long des dix minutes que dure la composition. Chant death et black prennent la parole à tour de rôle sur un tapis de guitares rythmiques lancinantes, et  des voix claires s'invitent lors d'un break surprenant au milieu du morceau. "Mortphose" détonne un peu par sa courte durée, mais elle réussit à maintenir une pression quasiment constante sur son auditeur grâce à un tempo rapide offrant peu de répit... Place ensuite à la majestueuse "De l'échec et de son essentialité" qui débute par une intro instrumentale du plus bel effet, commencée au clavier, qui laisse ensuite la guitare soliste s'exprimer et jouer un rôle de transition vers des riffs typiques du black métal. La pièce maîtresse de l'album est cependant la dernière piste "Ils brandiront leur idoles", mêlant blast de batterie (cette dernière délivre d'ailleurs une époustouflante prestation), guitares multiples au rythmiques entêtantes et ambiance baroque distillée par le clavecin et l'orgue, véritables maîtres de cérémonie. Habilement construite, cette composition pourtant longue de vingt deux minutes, joue sur les contrastes pour dérouter l'auditeur et ne pas l'ennuyer.

La densité de l'univers de Mirrorthrone est mise en valeur par une bonne production, dont le son limpide permet de discerner chaque instrument et par un mixage fin qui rend plusieurs écoutes au casque presque indispensables. Car la persévérance est nécessaire pour pouvoir appréhender l’œuvre de Valdimir, à laquelle certains reprocheront la trop longue durée des compositions, leur complexité et leur surcharge apparente : nappes omniprésentes de clavecins et d'orgues, guitares harmonisées, voix superposées sont légion et peuvent dérouter les adeptes d'un musique directe sans ornementations.

Malgré tout, Mirrothrone signe avec "Carriers of dust" une oeuvre raffinée dont la scène métal suisse peut s'enorgueillir. L'effort à fournir pour entrer dans l'univers de Vladimir est important mais il en vaut la peine...

Chronique par Alesya

 

 

Francois Corbier - Tout Pour Etre Heureux    (18/20) (French Guitar Hero)

Distribution

: Jerkov 2006

 

Durée

: 48', 14 titres

 

Site

: www.francoiscorbier.com

 


Chronique :

Au début des années 90 deux grands moments rythmaient mes journées de pré adolescent. D’une part l’arrivée tous les mercredis de mon pif gadget magazine chez mon dealer de journaux préféré, et d’autre part « le mercredi non stop Club Dorothée »  (j’étais membre si si la honte !). Ce qui fut n’ayant pas peur de le dire, mes meilleures années de glande, fut enveloppé par de nombreuses merdes auditives produits par cette émission (Malorie « Natouf » et j’en passe). Toutefois trois personnages me faisaient marrer, « le club des héros » composé de Corbier, Patrick et Jaky. Et sans passer la pommade, les chansons de Corbier me faisaient particulièrement triper. Ces vieux tubes devinrent d’ailleurs plus tard les compagnons de mes soirées picole. Rien ne vaut un bon « le nez de Dorothée » ou « laissez les mamies faire » entre deux rif de cannibal corpse (si si !). Toutefois voici maintenant 4 ans je découvre par hasard « Carnet mondain ». Et la le choc…Ce gars là, qui fut longtemps l’archétype du « crétin pour gosses », est réellement un musicien de talent. Ses chansons sont à la fois agréables à l’oreille, crues dans leur propos un peu à la Brassens en son temps, et chargées d’un je ne sais quoi qui attire. L’on passe successivement de la bonne humeur au vrai éclat de rire, et dans ce monde cela n’a pas de prix. Puis vint « Toi ma guitare et moi » en 2003, toujours aussi jouissif. Son dernier opus, « Tout pour être heureux » dont j’étais censé faire la chronique tourne désormais en boucle sur mon wmp. Il reste dans la lignée des deux opus précédents, nous offrant sous le trait de l’humour une vision de ce monde qui fout le camp. C’est beau, philosophique, poétique et très con à la fois. Mission accompli donc Mr Corbier, je comprends mieux maintenant vos délires du club Do… En définitive un album à se procurer en hâte, et qui trouvera sa place même dans la discothèque du parfait métaleux…

Chronique par Freyr

 

 

Coalition - Tortured By Eternal Dream    (15/20) (Death Metal)

Distribution

: Konklav Records 2006

 

Durée

: 53', 12 titres

 

Site

: www.coalition.be.tf

 


Chronique :

Si tu es fan d’un bon gros death métal qui tâche et que tu trouves que des titres tels que « Kingdom Of Madness», « Furious Death » ou encore « Kill me » (diable que ces titres sont bons) sont au top du romantisme, alors jette-toi sans plus tarder sur Coalition (ou offre-le à ta moitié pour son anniversaire c’est mieux qu’un bouquet de fleurs dont elle se fout éperdument). Voilà une production death qui a tout pour séduire le public français. D’abord le groupe est belge, et prouve par ses rifs, qu’il a la frite. Ensuite parce que ce groupe francophone n’a en aucun cas à rougir face aux grosses productions internationales. Disposant lui-même d’une production de grande qualité, cet opus se place à mis chemin entre ce qui se fait outre Atlantique et ce qui se fait de mieux à Göteborg. Le moins que l’on puisse dire c’est que Coalition nous offre un death frais, qui ne nous en met pas plein la « tronche » au bout de 3 chansons. Du coup le cd s’enchaîne avec plaisir, notamment du fait de mélodies soignées. Les compos sont simples mais ici ce n’est pas un défaut. L’ensemble basse / batterie offre une grosse rythmique. Tandis que la voix s’avère être de qualité sans être de génie. Ajoutons à cela de bons rifs bien lourds et répétés à l’infini et vous obtenez un album  ne frôlant pas le génie musical mais s’en approchant. De bon augure pour la suite. Un indice 4/5 sur le barême du « je dois l’acheter ou pas », et d’ailleurs je l’ai commandé…

Chronique par Freyr

 

 

Bob Catley - Spirit Of Man    (12/20) (Hard Rock Melodique)

Distribution

: Frontiers Records 2006

 

Durée

: 62', 12 titres

 

Site

: www.bobcatley.com

 


Chronique :

Bob Catley, pour les néophytes auxquels je pardonne aisément, est le chanteur du groupe Magnum (groupe à la discographie impressionnante d’ailleurs…). Mais bon apparemment il trouve quand même du temps pour ses albums puisque ‘Spirit of man’ est son quatrième du nom.

De prime abord, la pochette entre le logo d’une agence intérimaire assez connue, un album d’un groupe suédois qu’on ne présente plus et probablement d’innombrables autres artworks qui me sont inexplorés me laissa dès lors un peu perplexe sur un classicisme musical d’un air de déjà vu…Soyons tolérants sur le fait que cet album de 12 titres pour une durée d’une heure est dans le registre d’un hard rock mélodique.

Ce qui m’a déplu d’entrée de jeu c’est le mixe qui lèse la batterie d’un claquant qui aurait contribué à une énergie supplémentaire ; lacune qui au fil des chansons confirme mon opinion : la grosse claire ainsi que la caisse claire sont noyées par le charleston, la production assurée par Catley lui même ainsi que Vince O’regan,guitariste officiant également sur ce disque, n’est pas à la hauteur du tout. Les guitares ainsi que le chant sont corrects, la basse quasiment inexistante et le clavier n’étant jamais un instrument dur a sonoriser , juste une question de volume, l’équilibre de celui-ci étant respecté par ailleurs….

M’ayant péniblement habitué au son, je tombe sous un album de clichés…M Catley chante bien, c’est indéniable : les refrains sont accrocheurs et entraînants, le guitariste envoie bien en solo, le batteur fait son travail mais ne fera jamais des vidéos pédagogiques, j’en ai bien peur, quant au claviériste, il se défend bien par un panel de sons qui collent bien à l’ensemble.

Les structures sont basiques, trop classiques, seul le titre éponyme sort son épingle du jeu avec un riff d’intro génial. L’ensemble est agréable mais ennuyeux et trop linéaire pour moi. Les fans vont insulter ma chronique, les autres seront de mon avis…

Chronique par TEMS

 

 

Backyard Babies - People Like People Like People Like Us    (14/20) (Hard'n Roll)

Distribution

: Century Media 2006

 

Durée

: 38', 12 titres

 

Site

: www.backyardbabies.com

 


Chronique :

Ah le voilà enfin le digne successeur de Stockholm syndrome (2003) qui avait déçu les fans de la première heure. Ce dernier s’était en effet détaché des racines rock des suédois pour lorgner vers quelque chose de plus accessible. C’est donc avec une certaine appréhension que j’abordais l’écoute de ce nouvel opus. Eh bien on peut dire que les Backyard ont compris le message et sont donc revenus à quelque chose du plus hard.

Le premier titre (du même nom que l’album) nous met tout de suite dans l’ambiance. Riffs groovy bien rock’n roll, chant bien maîtrisé, son clair (merci Nicke Anderson). En deux minutes les quatre suédois montrent qu’ils savent toujours rocker (malgré le fort potentiel radiophonique du titre). Difficile de résister à ces hymnes en puissances qui devraient cartonner en live. On retrouve même quelques influences maidennienes par-ci par-là. C’est notamment vrai sur We Go A Long Way Back. Si la paire de gratteux a retrouvé l’esprit d’antan, ils savent aussi évoluer pour proposer quelque chose de neuf. Cela se passe au niveau du chant. En effet Dregen n’hésite pas à compléter le chant de Nicke, ce qui parfois nous donne droit à quelques passages jouissifs. En plus de cela, histoire de varier les plaisirs, les deux compères ont invité quelques représentantes de la gente féminine pour quelques chœurs, comme sur l’excellent Cockblocker blues. Malgré ces très bonnes initiatives il y quelques points qui viennent gâcher la (bonne) surprise. BACKYARD BABIES n’a quand même pas oublié que dans son pays il a remporté un grammy. On retrouve donc une ballade sirupeuse à souhaits (Roads) ainsi qu’un ou deux titres mous du genou, comme I got spades. Dommage.

Finalement, People like people like people like us est un pur album de BACKYARD BABIES, alliant un côté rock’n roll et un autre plus “commercial” mais à son écoute on ne peut que prendre un sacré pied.

Chronique par Yann

 

 

Attack Vertical - Human Race    (13/20) (Punk/Metal Suisse)

Distribution

: Adipocere 2006

 

Durée

: 40', 10 titres

 

Site

: www.attackvertical.com

 


Chronique :

Fribourg a beau être un petit canton dans un petit pays, il ne faut pas se fier aux apparences. Il regorge en effet d’une multitude d’artistes, tous styles confondus. Créé en 1999, Attack Vertical fait déjà presque office de groupe phare de la scène Fribourgeoise, avec une très bonne maîtrise en live après plus d’une centaine de concerts, et ce Human Race qui est déjà le second album du quartet.

Librement inspiré de groupes Punk ou Hardcore (Bad Religion, Strung Out) et Metal (In Flames, Fear Factory, Sepultura) , le style oscille entre la voix hurlée de Valentin Chatagny et la voix chantée d’Edmond Parizot. L’aspect vocal s’avère d’ailleurs être un des points faibles du groupe, car la voix chantée est très monocorde, pas toujours très juste, et avec des lignes mélodiques pas spécialement intéressantes. La voix hurlée, qui est d’ailleurs prédominante, est plus maîtrisée, mais elle devient assez vite lassante. Par contre il faut relever la qualité des paroles, en français, très bien écrites et traitant de manière très judicieuses des sujets souvent en rapport avec des problématiques sociales comme la solitude, les relations entre père et fils, l’addiction au jeu etc…

Les parties instrumentales sont souvent assez simples, et efficaces. Certains passages sont clairement métal avec des gros riffs de guitare, de la double-pédale à profusion et des tempi relativement speed mais d’autres riffs apparaissent comme plus punk, sautillants et légers. Les soli ne sont pas monnaie courante, et les quelques mélodies qui apparaissent à la guitare sont parfois assez intéressantes, mais toujours très simples et assez répétitives.

Le groupe semble avoir trouvé une bonne recette, très efficace mais on s’ennuie assez vite à l’écoute de cet album qui, bien que comportant beaucoup d’éléments de très bonne facture, laisse surtout entendre qu’Attack Vertical a les moyens de faire encore nettement mieux, peut-être au détriment de l’efficacité Live, mais probablement en la faveur d’une plus grande longévité de leurs disques dans la stéréo de ceux qui l’écoutent !

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Balrog - Bestial Satanic Terror    (14/20) (Black Brutal)

Distribution

: Holy Records 2006

 

Durée

: 41', 11 titres

 

Site

: www.bst-balrog.com

 


Chronique :

Décidément, ce gars là est un touche à tout, après GENITAL GRINDER et GARWALL (qui a splitté pour divergences musicales !), le voici qui fonde BALROG, ce qui fait donc trois groupes de trois styles carrément différents, et carrément maîtrisés en plus !!!
Sur les quelques photos promo que l'on a pu découvrir dans divers magazines, on ne reconnaît pas forcément ses compères qui pourtant ne vous sont sans nul doute pas inconnus : Olivia Scemmama (ex-GARWALL et ex-NO RETURN) à la basse et Gaël Ferret (MISANTHROPE) à la batterie.
La musique de BALROG se situe entre brutalité (à l'image de combos comme MARDUK ou encore GORGOROTH) et mélodies grandiloquentes a la DISSECTION !!  Le batteur affûte sévère derrière les fûts, avec des plans très 'brutal death' et un niveau technique à l’image des talentueuses parties jouées sur un album de MISANTHROPE par exemple.

Le chant est vraiment haineux et possédé par une volonté d’anéantissement de toute trace de vie sur la surface de la terre ! Mort et destruction sont les maîtres mots de ce ‘bestial satanic terror’ !!

Malheureusement les passages accrocheurs, trop éparpillés, se noient dans un amas de riffs en manque de personnalité, seuls les ambiances froides sortent du lot. On peut également dire un mot sur la pochette, assez bizarre au premier abord ,avec une sorte d’ovni triangulaire surplombant un paysage de désolation jonché de têtes de morts, ça reste dans le cliché mais avec quand même sa petite pointe d’originalité !! Un groupe de bourrins pour les bourrins tout simplement, et bien plus encore !!

Chronique par Cannibalain

 

 

Pain - Dancing With The Dead    (18.5/20) (Electro Metal)

Distribution

: Universal 2005

 

Durée

: 47', 12 titres

 

Site

: www.pain.cd

 


Chronique :

Peter Tagtgren. Ce seul nom est devenu au fil des années un gage de qualité, qu’il s’agisse de ses groupes (Hypocrisy, Pain, …) ou de ses productions. Et autant le dire de suite, ce nouvel album de son « bébé » répond à la même règle.
Après un intermède Hypcrisy très réussi, le père Tagtgren remet le couvert avec ce side-project paradoxalement plus reconnu que le groupe précédemment cité. Le premier constat est là, ce Dancing with… s’élève au dessus de ce qu’il a pu réaliser avec Pain. Tout en conservant foncièrement la même musique, les compositions mettent davantage en avant le travail des guitares, sans que les claviers soient en reste. Durant les couplets, les claviers retentissent, tels un prémisse à l’envolée rythmique. Puis les guitares prennent le relais, tranchantes, entêtantes, sur des refrains tout aussi hypnotiques. S’il y a une chose pour laquelle Peter Tagtgren est doué, c’est bien pour proposer des morceaux d’une qualité indéniable, mémorisable dès la première écoute, mais à l’intérieur desquels il reste longtemps possible de déceler une petite chose que l’on n’avait pas remarquée l’écoute précédente. Un second constat se dresse aussi, la musique de Pain a gagné en violence depuis Nothing… ça et là viennent se glisser des parties de chant rappelant le chant du musicien/chanteur/compositeur/producteur sur Hypocrisy.
Que l’on se le dise (si l’on ne le savait pas déjà) cet homme est un génie à l’instar d’un Devin Townsend entre autre. Et ici, il nous propose un album bien au dessus qualitativement que la majorité des productions du genre.

Chronique par Ronan

 

 

Dark Sanctuary - Exaudi Vocem Mean Part I    (16/20) (Funeral Gothic Music)

Distribution

: Wounded Love Records 2006

 

Durée

: 62', 11 titres

 

Site

: www.dark-sanctuary.com

 


Chronique :

 Funèbre, sombre, mais formidablement beau et envoûtant. Voilà en quatre mots comment décrire Dark Sanctuary et sa musique. Une ode à la sensibilité où la voix cristalline de Dame Pandora vient sublimer des textes répondant aux mêmes adjectifs que la musique. Mais avec ce Exaudi Vocem Mean Part I, le groupe effectue un léger virage, pointant des doigts les nouveaux horizons vers lesquels se dirigerons les parisiens.
Ensuite, la formule du groupe n’a pas changé. Comme je le disais plus haut, ce sont onze odes sombres, ancrées dans les ténèbres, mais aussi dans les premiers nuages menant au paradis. Nappes de claviers se mêlent à de subtiles notes de guitares classiques ou de harpes, rythmées par les percussions, à l’aide d’une batterie ou de timpanis. Mais quoi de mieux pour se faire une idée de ce qu’est cette musique que de l’écouter.
Un album magnifique que les mots ne sauraient décrire et que tout amateur de belle musique se doit d’écouter au moins une fois.

Chronique par Ronan

 

 

 Lacuna Coil - Karmacode    (12/20) (Metal Néo/Goth/mélo)

Distribution

: Century Media 2006

 

Durée

: 47', 13 titres

 

Site

: http://www.lacunacoil.it/

 


Chronique :

Le voici enfin, l'album de la controverse... Donc pour une présentation sommaire, LC est un groupe (majeur de la scène métal à chanteuse ! ) italien qui nous sort (après quelques EPs/Singles aussi) leur 4ème album, après des mois d'attente et de bonne promotion. Rajoutons que ces derniers ont profité d'une immense publicité en Amérique - dont des prochains concerts à l'Ozzfest 2006 - due à l'énorme succès de Comalies, leur album précédent. Donc, un album très attendu au tournant, surtout vu l'évolution du metal à chanteuses... Karmacode est en tout cas une production des plus parfaites dans ce qui se fait du metal mélodique, une qualité de son qui fait baver et surtout, une particularité : la basse est très présente, sans empiéter sur les autres instruments. Très bon point. Rajoutez aussi que les instruments et les voix sont simplement parfaites aussi, les voix d'Andrea et de Cristina se mélangent à merveille. Quasiment rien à redire pour cette partie.

Mais pour ce qui est des musiques, c'est là que la déception prend son ampleur : il n'y a rien de très neuf comparé aux albums précédents. C'est, soit, dans une certaine continuité de Comalies, mais cela reste quand même plat, car il n'a pas l'identité que ce dernier a... Il est aussi indéniable que le groupe ne s'est pas mouillé, certaines musiques sont d'une inutilité flagrante car elles tombent dans le côté purement attractif de la chose. Cet album contient des singles à la pelle, sans besoin de "radio edit" d'ailleurs. Aussi, quelques fois dans l'album, on pourrait quasiment citer "repompe de Korn/Evanescence" tellement c'est flagrant ! C'est le gros bémol sur cet album car cela signifie attirer des masses, surtout après le succès de l'album précédant aux USA... Ca va plaire, et être détesté. Mais le débat est beaucoup trop large, n'entrons pas dedans.

Par contre, il faut citer des atouts, comme certaines influences orientales, une certaine variation qui va à la ballade originale ou au petit riff un peu plus extrême, et surtout, le bijou de cet album qui est la dernière musique, un cover de Depeche Mode, "Enjoy The Silence". Oui, tout le monde a entendu la version de Mike Shinoda, et celle ci, tout en étant différente, donne un aspect vraiment sombre et lourd à la musique originale. Donc l'album a quand même son petit lot de bonnes musiques.

Pour résumer, je vais dire que cet album est bon, d'une qualité surprenante, mais il en décevra plus d'un malgré tout, à cause de l'effet plat ambiant, des risques non pris par le groupe et du manque total de sang frais. Dommage.

Chronique par Déhà

 

 

Doro - Warrior Soul    (15/20) (Heavy Metal)

Distribution

: AFM Records 2006

 

Durée

: 54', 14 titres

 

Site

: http://www.doropesch.com/

 


Chronique :

Ben dites-donc, ça fait un moment que j'avais posé une simple oreille sur les oeuvres de la blonde allemande... Depuis 'Calling The Wild', il me semble, que j'avais d'ailleurs trouvé plus que moyen d'ailleurs ! En cette année 2006, la doyenne des métalleuses (bon, c'est pas super galant, mais c'est un peu vrai quand même, non ? ) semble vouloir revenir en force, et prouver à toutes ces donzelles en frou-frou ce qu'est une chanteuse qui en a dans le coffre !

Le ton est d'ailleurs donné avec cette pochette sublime qui n'est pas sans rappeler l'époque de Warlock, son 1er groupe ! La similitude avec celle d'un certain 'Triumph & Agony' n'est sûrement pas le simple fait du hasard quand même, hein ? Ça commence d'ailleurs bien heavy cette histoire avec un You're My Family bien pechu qui annonce la couleur. Quel plaisir d'entendre de nouveau la belle Doro nous refaire du metal comme avant, et ce n'est pas Haunted Heart qui me fera mentir !

Ça se calme quelque peu avec la pseudo-ballade Strangers Yesterday avec son refrain entêtant, pour repartir de plus belle avec un Thunderspell des familles, qui permet à la belle de nous monter qu'elle n'a rien perdu de ses talents ! Nul doute que je suis de nouveau sous le charme de la demoiselle (ou dame d'ailleurs, j'en sais rien, moi ! ), notamment grâce à un Warrior Soul, ballade sublime de son état, suivie d'un émouvant Heaven I See, pour repartir de plus belle avec un Creep Into My Brain avec ses guitares heavy et grasses à souhait !

Alors certes, Doro n'a pas choisi non plus de revenir complètement à ses origines, notamment en calmant le jeu avec quelques ballades, mais ça fait bien longtemps que la chanteuse n'était pas revenue avec un tel album, et ça fait drôlement plaisir d'écouter la gente féminine faire un bon disque de heavy/power metal, tout simplement !

Chronique par Totof

 

 

Toto - Falling In Between    (18/20) (Rock culte/Prog/Hard Fm)

Distribution

: Frontiers Records 2006

 

Durée

: 48', 10 titres

 

Site

: http://www.toto99.com/

 


Chronique :

Le dernier « vrai » album studio de Toto, Mindfields, remonte en 1999. Ils ont sorti par après deux lives (Livefields, 1999, et Live in Amsterdam, 2003) ainsi qu’un album de reprises (Through the looking glass, 2002) d’ailleurs assez décevant. L’attente était donc grande pour Falling in Between, d’autant plus que c’est le premier album sur lequel Greg Phillinganes, le nouveau venu, fait son apparition.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la bande à Steve Lukather a répondu présent à l’attente de ses nombreux fans. Avec la première chanson éponyme, l’album place la barre très haut. Un son assez heavy, des riffs accrocheurs, quelques plans techniques intéressants et surtout une rythmique qui se bouscule avec des séquences asymétriques auxquelles on n’avait plus eu droit depuis l’album Tambu.

Les titres suivants sont dans un style plus habituel pour du Toto, avec quelques inévitables ballades, mais des chansons assez pêchues pour la plupart. Il y a beaucoup de plans de clavier, et le groupe semble avoir retrouvé une certaine fraîcheur, probablement liée à la venue de Greg Phillinganes. On trouve également quelques parties tribales, par l’excellent Simon Phillips, mais l’aspect de cet album est résolument rock. Entre Steve Lukather qui semble avoir recouvré une nouvelle jeunesse, Bobby Kimball à la voix entraînante et la partie rythmique parfaitement en place, c’est un nouveau Toto qui se laisse découvrir avec un immense plaisir.

Un excellent album, très progressif, qui pourrait très bien être considéré comme le meilleur album du groupe car à part sa courte durée, on pourrait bien n’y trouver aucun défaut !

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Witchery - Don't Fear The Reaper    (13/20) (Heavy/Black)

Distribution

: Century Media 2006

 

Durée

: 45', 13 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

A ne regarder que le line-up de ce combo, l'on pourrait se dire que, comme pour beaucoup de "all-star-band", le résultat ne sera pas conforme à nos attentes. Entre Patrick Jansen (The Haunted), Sharlee D'Angelo (ex Arch Enemy, Merciful Fate) et Martin Axenrot (Opeth)...Il y a du beau monde présent.
Comme je le disais plus haut, l'on pouvait douter de ce que donnerait ce nouvel album, d'autant que le groupe n'aura pas connu une atmosphère favorable depuis la sortie de leur précédent opus. Mais, contre vents et marées, Withery a finalement mis la touche finale à son nouveau bébé. Don't Fear The Reaper montre le groupe en maître de son art, à savoir l'expression musicale et textuelle de courtes histoires horrifiques. Jensen, en tant que compositeur du groupe, laisse pour un temps ses velléité thrash pour se plonger dans un style qui, aux dires de l'homme sont plus proches de ses goûts, à savoir un métal très ancrés 80's. Toutefois, le son de l'album est résolument moderne, comme la voix de Toxine, oscillant entre death et  black. Si un rapprochement avec un autre groupe était à faire, il faudrait voir en Witchery, une version moderne de Merciful Fate (Sharlee D'Angelo n'a pas pris le poste par hasard) en plus extrême. Musicalement, l'album est très sombre ("Draw Blood") et fait la part belle aux mid-tempos et aux rythmiques mode marton pilon ("The Ritual"). Cet album ravira les fans, sans l'ombre d'un doute. Toutefois, certains trouveront que, les mid-tempos dominant clairement, l'album ne décolle vraiment jamais. Il n'en reste pas moins un très bon album fort bien exécuté.

Chronique par Ronan

 

 

Vanden Plas - Christ 0    (18/20) (Metal Prog)

Distribution

: InsideOut 2006

 

Durée

: 67', 10 titres

 

Site

: http://www.vandenplas.de

 


Chronique :

La sortie de « Beyond Daylight » en 2002 a laissé planer beaucoup de doutes au sujet de Vanden Plas. Le principal reproche que les fans avaient émis à l’égard de cet album est la trop grande ressemblance avec Far Off Grace, son prédécesseur. On pouvait dès lors se demander quelle direction allait prendre le combo Allemand.

D’aucuns ont pensé que le groupe allait splitter, mais 4 ans ont passé et la bande d’Andy Kuntz nous pond un nouvel album, Christ 0, qui risque de remettre très vite les pendules à l’heure. Les fans ne seront probablement pas déçus par ce nouvel opus qui, bien que restant fidèle à la lignée du groupe, témoigne d’un certain trajet accompli. On appréciera certaines sonorités nouvelles, notamment quelques harmonies bien typées jazz sur Wish you were here, et d’excellents passages instrumentaux démontrant, s’il en était encore besoin, l’immense potentiel technique de ce groupe.

Les deux titres de 10 minutes forcent le respect avec une construction très bien pensée et leur lot de petites nouveautés, surtout January Sun, qui est un pur chef-d’œuvre. L’importance attribuée au texte est assez grande, et justifie les différents types d’expression vocale utilisés par Andy Kuntz de manière très d’à-propos.

Christ 0 est donc un excellent album, mais sans grosse surprise. Vanden Plas semble avoir trouvé une formule qui marche, et ne pas vouloir s’en distancer. Ceux qui aiment continueront d’aimer, et les autres passeront leur chemin !

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Umphrey's McGee - Safety In Numbers    (14/20) (Prog Rock)

Distribution

: InsideOut 2006

 

Durée

: 54', 11 titres

 

Site

: http://www.umphreys.com/

 


Chronique :

Album très varié, passant par tous les styles rattachés au rock, principalement le jazz et le funk. Il y a beaucoup de groove, quelques surprises, mais un feeling impressionnant transcende cet album. Rien de très étonnant puisqu’Umphrey’s McGee est surtout reconnu pour être un groupe de scène.

Dès lors, on s’attend à davantage d’engagement et de pêche de la part des musiciens, mais cela semble être en opposition avec le principe même de l’enregistrement studio. Les soli sont tous excellents, très maîtrisés, mais il manque une flamme qui permette vraiment de vibrer en les écoutant. L’album sonne assez neutre, et même si certaines plages sont très chargées d’émotion, on sent que le groupe est vraiment sur la retenue et que cet album ne pourra montrer sa véritable dimension qu’en live.

Reste qu’on y trouve vraiment de tout. Beaucoup de bonnes choses, mais également quelques faiblesses. L’aspect pop de « Rocky » évocant un peu les Beach Boys est assez peu inspiré, et la voix est très vite lassante, monocorde et assez mal masterisée, et manque cruellement de punch, ce qui est le principal défaut de cet album.  Par contre, les plages de claviers sont toutes très bien écrites, la rythmique est très en place, et il y a plusieurs riffs très intéressants qu’on peut se réjouir de voir en live, comme « Women, wine, song » avec un côté bluesy très marqué par l’harmonica.

Un album amusant à écouter, qui appréhende une attention assez relevée pour en déceler les subtilités, mais qui laisse passablement l’auditeur sur sa faim parce qu’à force d’attendre qu’il prenne son envol, il est arrivé au bout, et on a l’impression d’avoir loupé un épisode…

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Tagada Jones - Le Feu Aux Poudres    (17/20) (Punk Rock/Hardcore)

Distribution

: Enrage Production 2006

 

Durée

: 56', 16 titres

 

Site

: http://www.tagadajones.com/

 


Chronique :

Trois ans sont passés depuis la sortie de « l'envers du décors », qui a permis au groupe rennais de franchir une étape dans la reconnaissance, et il faut bien avouer qu'ils le méritent bien ! Tagada Jones est vraiment un cas à part sur la scène française, car son style est assez hétéroclite, c'est le moins qu'on puisse dire...

Mélange subtil de punk, hardcore, metal & samples électros, avec le chant très punk de Niko et l'addition de Gus qui apporte une touche plus hardcore avec son chant rauque et enragé. Alors quoi de neuf avec ce feu aux poudres, me direz-vous ?

Eh bien, le premier truc que l'on remarque, c'est que les mélodies ont été beaucoup plus travaillées, notamment les guitares, qu'à l'habitude. Je trouve personnellement que ça apporte un réel plus au style du groupe, et rappellera sans nul doute aux plus anciens l'énergie qu'un certain TRUST pouvait avoir en 1980...Mais c'est bien là la seule comparaison qu'on puisse faire ! Alors certes, certains crieront au massacre car Gus est un moins présent vocalement que sur les skeuds précédents (encore que...), que les compos sonnent plus rock, mais mon dieu, quel disque !

En tout cas, nos Tagada n'ont rien perdu de leur hargne et de leur engagement, et ça s'entend ! Que ce soit de désigner les grosses firmes pétrolières avec leurs navires poubelles sur Cargo, La Relève qui pourrait être la bande-son des anti-cpe, ou encore Kamikaze qui pointe du doigt l'extrémisme religieux... Et c'est sans compter les 5 titres bonus qui complètent ce disque avec notamment un duo explosif avec La Phaze, où le mélange du punk et du ragga forment quelque chose de particulier, qui n'est pas s'en rappeler un certain Sidilarsen. Sans oublier de parler du duo avec Guizmo de Tryo, avec une version acoustique de Combien De Temps Encore, ou encore du mix électro de Shane Cough sur Le drapeau, sans oublier le titre-bonus caché que je vous laisse le soin de découvrir...

Décidément, Tagada Jones est vraiment un cas à part, comme je l'ai dit plus haut, mais j'adore vraiment ce qu'ils font, et je pense que chacun devrait au moins y jeter une oreille pour y faire son idée... Et pour une fois, ça change un peu de ces modes néo ou metalcore avec ces pseudos rebelles qui se copient les uns sur les autres !

Chronique par Totof

 

 

Summoning - Oath Bound    (14/20) ("Tolkien"/Epic/Symphonique Black Metal)

Distribution

: Napalm Records 2006

 

Durée

: 69', 08 titres

 

Site

: http://www.summoning.info/

 


Chronique :

Summonning est un groupe Autrichien formé de 2 personnes qui évolue dans un black metal épique, symphonique, et unique, qui prend sa source d'inspiration, d'ambiances et de textes dans l'oeuvre de J.R.R. Tolkien. Ils en sont à leur 8ème mouture cette année, et c'est toujours la même formule que nos 2 membres ressortent, à savoir qu'il s'agit d'un black metal qui n'est pas des plus classiques, comprenez donc que les vocaux sont peu dosés, les blast beats sont inexistants, et donc le côté black metal se caractérise par la voix, les ambiances et les guitares. Prenons les ambiances : surmélodiques, médiévales, sombres et totalement épiques. Le travail dessus est assez bluffant, Summoning porte le drapeau bien haut pour ce qui est appelé "Tolkien Metal". Ceci dit, le côté long et large de l'album (69minutes, 8musiques) donne une impression de répétition, de même rengaine... Il est cependant vrai que le jeu de batterie est souvent le même, très classique venant du groupe, ou encore le fait que certaines musiques sont vraiment trop longues. Lors des passages remplis aussi, il peut nous arriver des passages de confusion musicale, mais on peut vraiment apprécier cet album qui reste assez bon dans l'ensemble, surtout en musique d'ambiance, de fond. Les problèmes majeurs restant la répétition et l'ennui au fil de l'album, Summoning nous offre un monde très différent de ce que le Black Metal nous habitue, et bien fait ! A réserver lors de soirées Tolkiennes, aux ouverts d'esprits.

Chronique par Déhà

 

 

Sons Of Buddha - The Devil, The Unknow    (12/20) (Punk Rock)

Distribution

: Dirty Witch Records 2006

 

Durée

: 31', 13 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Avec cet album, les SOB nous montre qu’ils sont rock... c’est sûr, trois potes qui jouent ensemble et qui ne se soucient de rien, ce n’est pas prise de tête, c’est simple, c’est ce qu’on peut leur reprocher, la simplicité et le manque d’originalité, la technique « punk » n’est pas tout à fait là, c’est plutôt zen comme punk (comprendrait-on le nom du groupe…) les riffs sont peu recherchés, on comprend pourquoi ils ont accouché leur album en 4 jours (Bush Kabanon), quelques morceaux se rapprochent du bon vieux hardcore, mais ils sont en manque d’effectif, ils ne sont que trois et ne durent pas plus de 60 secondes.

Cet album n’apporte donc rien de nouveau à la scène punk, il s’agit surtout d’une pâle copie de groupe green Day, Blink 182, Good Charlotte ou autre groupe de punkos en culotte courte (mais où sont donc passés les Dead Kennedy !). Vraiment tous les morceaux se ressemblent. Ca se laisse écouter, en se disant qu’ils n’ont rien inventé, et que parmi ces treize titres, il y a trois petits entractes qui ajoutent un peu de piment à cette salade de supermarché. Le groupe s’amuse, pas nous, c’est du déjà vu… 

Chronique par Helvete

 

 

Silent Voices - Building Up The Apathy    (16/20) (Prog Metal)

Distribution

: Replica Records 2006

 

Durée

: 59', 08 titres

 

Site

: http://www.silentvoices.net/

 


Chronique :

D’excellents musiciens, des morceaux avoisinant parfois les 10 minutes, d’impressionnantes envolées techniques, des duels de musiciens, des refrains lyriques, une voix bien posée… Tous les ingrédients sont là pour pondre le meilleur album de métal progressif possible. Le problème, c’est que tous ces groupes dans la lignée de Dream Theater utilisent les mêmes ingrédients, et les fans de ce genre de style deviennent de plus en plus blasés.

On ne peut cependant pas reprocher à Silent Voices d’être clairement dans la même tranche de style que le combo new-yorkais puisque la bande de Henrik Klingenberg (également claviériste de Sonata Arctica) l’admet volontiers. Mais dès lors, une question est ouverte : doit-on apprécier la musique pour sa qualité, indépendamment de son originalité, où au contraire est-il exigible que les deux aillent de pair ?

Car si on considère la valeur intrinsèque de l’album, il est presque parfait ! On y trouve tout ce qu’on peut chercher à trouver dans un album de métal progressif, à savoir de l’émotion, des morceaux longs, compliqués et composés, des plages planantes, des traits techniques… Qu’on retrouve surtout dans l’excellente 8ème plage, « Into the Flow », dont la construction avec un refrain répétitif rappelle d’ailleurs la chanson « In the Name of God » de Dream Theater. Mais si on évalue l’aspect original, on se retrouve bien embêté…

Suivant ce que l’on cherche, cet album mérite donc 20/20 et tous les fans de métal progressif risquent d’apprécier cet album pour toutes ses qualités. Mais pour ceux qui considèrent que l’originalité est une valeur parmi les plus importantes lorsqu’on compose un album : soit il s’agit du premier album de métal progressif qui va arriver à leurs oreilles et ils risquent d’apprécier énormément, soit ils sont déjà passés par Dream Theater auparavant et ils risquent de passer leur chemin à l’écoute de Building up the Apathy…

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Raunchy - Death Pop Romance    (14/20) (Metalcore)

Distribution

: Lifeforce 2006

 

Durée

: 48', 10 titres

 

Site

: http://www.raunchy.dk/

 


Chronique :

RAUNCHY: Au début ce nom ne me disait rien, et pour être honnête il me faisait penser à un groupe miteux sorti de nulle part. En cherchant quelques infos sur le groupe, je me suis rendu compte qu’il en était déjà à son troisième coup d’essai et dès les premières écoutes j’ai revu mon jugement. Je peux maintenant affirmer que le combo danois à une carte à jouer. En effet, sa musique a tout pour plaire et déjà le son signé Jacob Hansen nous en met plein la vue dès le départ. Vous me direz qu’un bon producteur ne sert à rien si derrière la musique ne tient pas la route. Evidemment. Mais RAUNCHY ne se pose pas de questions et délivre ses compos avec hargne et montre que le metalcore peut évoluer (pas énormément, je vous l’accorde) et qu’il n’est pas mort. Dès le premier titre, « This legend forever », les grosses guitares sont de sortie elles se font particulièrement massives sur les couplets. Pas de grands bouleversements de ce côté, on retrouve toujours un mélange de riffs thrash, mélodeath…mais c’est tellement bien exécuté et efficace que l’on ne peut pas le leur reprocher.

Les refrains sont sûrement le point fort de ce disque. Sur ceux-ci les guitares se font plus discrètes pour laisser place au chant clair de Kasper Thomsen et à l’émotion. Ecoutez « Phantoms » ou encore « Live the myth » pour en être convaincu. Même le chant crié/hurlé du danois ne peut laisser indifférent. Sa voix laisse passer tant de feeling qu’on ne peut y être insensible. Franchement on ne regrettera pas l’ancien hurleur. Sinon, histoire de ne pas être trop violent, RAUNCHY a eu la bonne idée de glisser quelques nappes de clavier par-ci par-là. Encore une fois c’est un véritable atout car ces nappes sont présentes au bon moment. Ajoutées au chant, elles donnent à tous les titres de cet album le statut de hit potentiel. Bien joué !

Au final ce disque s’écoute avec un plaisir immense et les titres s’ancrent directement dans les oreilles. Un joli coup de maître, donc, de la part de ces danois qui nous montrent encore une fois à quel point le Danemark regorge de groupes talentueux pouvant rivaliser avec n’importe quelle autre formation scandinave.

Chronique par Yann

 

 

Pyramaze - Legend Of The Bone Carver    (18.5/20) (Heavy Speed Power Metal Symphonique)

Distribution

: Replica Records 2006

 

Durée

: 47', 10 titres

 

Site

: http://www.pyramaze.com/

 


Chronique :

Attention : Beware Of Huge Bomb ! Pyramaze, qui nous vient du Danmark, est un jeune groupe formé vers 2002 qui nous sort un Heavy/Power Metal symphonique des plus géniaux. Tendancé aussi dans l'EpicMetal aussi, il reste unique en son genre, rempli d'influences qui font penser à des groupes comme Eduy, Kalmah, Iron Maiden, Epica, Rhapsody, Angra... Donc en petit cocktail, prenez du très bon speed metal, une symphonie assez présente, des variations intéressantes sans être trop techniques et étroites, une durée suffisante qui nous en donne assez sans pour autant laisser place à une quelconque répétition, un chant clair maîtrisé, un featuring avec une voix de femme superbe lors d'une ballade... Secouez le tout et vous avez Pyramaze : une bombe qui mérite de loin une bonne reconnaissance ! L'album a une production parfaite, un son clair comme de l'eau de roche, une balance instrumentale des plus pures, bref, un album que je classe aussi haut que "Angels Cry" d'Angra. Ce 2ème opus danois deviendra sans doute cultissime une fois la renommée faite, parce que croyez moi, ça en vaut vraiment la peine. Les seuls points négatifs que je pourrait trouver sur cet album seraient le fait que la voix fasse "classique" heavy metalleuse, et que des fois les mélodies font un peu trop simplistes. Mais encore, là, je vais chercher loin en tentant de rester le plus objectif possible. Outre cela, JETEZ VOUS DESSUS, VITE ! Vous n'allez pas le regretter !

Chronique par Déhà

 

 

Pure INC - A New Day's Dawn    (13.5/20) (Hard Rock)

Distribution

: AFM 2006

 

Durée

: 45', 12 titres

 

Site

: http://www.pureinc.net/ 

 


Chronique :

Si la Suisse n’est pas spécialement réputée pour sa scène métallique (si l’on excepte les cultissimes CELTIC FROST et CORONER bien sûr), elle s’en sort plutôt bien niveau hard mélodique. On connaissait déjà GOTTHARD, SHAKRA et depuis peu PURE INC. Ces derniers nous avaient offert en 2004 un album éponyme de bonne facture. Même si l’originalité n’était pas l’atout des helvètes ils avaient au moins le mérite de proposer un hard-rock moderne et bien exécuté.

Nous voici donc en 2006 avec album intitulé A New day's dawn. On prend les mêmes et on recommence. La musique se veut toujours être un mélange entre hard moderne et un certain esprit old-school que l’on retrouve notamment dans les structures des morceaux et dans la voix. Pas de gros changement à l’horizon et c’est bien la seul chose que l’on pourrait reprocher à PURE INC. Car pour le reste pas grand chose à redire. Le son est au rendez-vous. Assez massif et clair, il sied tout à fait au style du groupe. J’aurais quand même apprécié un son plus gras, mais ne soyons pas rabat-joie.

L’arme la plus efficace de PURE INC reste quand même son côté « groovy » qui ressort grâce à de gros riffs heavy. Ces derniers vous incitent largement à battre la mesure avec le pied. Difficile de résister. Sinon il y a aussi les refrains qui sont assez mélodiques dans l’ensemble. Ceux-ci sont plutôt réussis et sont immédiatement mémorisables (à l’image de celui de « Saviour »). La voix de Gianni Pontillo y est pour beaucoup. Encore une fois il nous montre l’étendu de son talent et n’a pas à rougir devant les piliers que peuvent être Ronnie James Dio ou encore l’excellent Jorn Lande.

A l’écoute du disque on ne remarque pas de baisse de régime ce qui est plutôt rare. L’ensemble reste très compact et justement j’aurais préféré un ou plusieurs titres fédérateurs ou du moins sortant du lot. Ainsi on se retrouve devant un disque sympa qui ne marquera pas son temps mais qui suscitera sûrement un intérêt auprès des amateurs de hard moderne.

Chronique par Yann

 

 

Pitbull In The Nursery - Lunatic    (16/20) (Death Technique)

Distribution

: Black Lotus 2006

 

Durée

: 57', 11 titres

 

Site

: www.pitbullsinthenursery.com

 


Chronique :

Fort du succès de son Maxi trois titres Impact sorti en 2001 Pitbulls in the Nursery (PITN) nous délivre cette année Lunatic, la nouvelle mouture de son Death Metal brutal et alambiqué. Originaire de Rambouillet, le groupe enchaîne les performances scéniques depuis sa création, assénant à son auditoire un répertoire des plus incisifs.

Pour tirer son épingle du jeu PITN a opté pour une stratégie consistant à techniciser à l’extrême son Death Metal débridé en y incorporant moult digressions jazzy et autres rythmiques robotiques. Pour être plus clair, derrière ce qui au premier abord semble être un brutal death de bonne facture, vos oreilles aguerries reconnaîtront probablement quelques sonorités qui vous seront familières si vous êtes coutumiers des Atheist, Dodheimsgaard ou encore Pestilence. Certains accents mélancoliques pourront même rappeler le Written in Waters de Ved Buens Ende, dans une moindre mesure toutefois. Mais le groupe se rapprochant le plus de PITN reste Gojira, pour son origine géographique d’une part et pour son style d’autre part. Très rapide, plus lourde que l’air (et de loin), cybernétique et torturée, la musique de PITN rappelle irrésistiblement celle distillée par le quatuor landais.

Ce sont 11 secousses sismiques de grande magnitude qui vous attendent sur ce disque dont un morceau fantôme façon Ravi Shankar rencontre Sepultura. Et à ceux qui pourront reprocher à cet album un certain manque de variété entre les différents titres, ou le fait que le chant, bien que caverneux à souhait reste un brin monocorde, rappelons qu’il s’agit là d’un premier album, au demeurant fort prometteur.

Chronique par Ludovic

 

 

Manngard - Circling Buzzards    (16/20) (Death/Black/Thrash)

Distribution

: Candlelight 2006

 

Durée

: 30', 09 titres

 

Site

: http://manngard.net/

 


Chronique :

Et on remonte se geler les pied en Norvège ! Manngard est un groupe qui nous offre un mélange de Death, de Thrash et de Black Metal, primaire, violent, et technique! Ils en sont à leur tout premier album, après une demo de 2002... et oui, 4ans après ils nous pondent ceci. Et pas de n'importe où : CandleLight! Alors alors... L'album est assez court, mais c'est vraiment assez pour profiter de tout ce que ce groupe a à nous offrir : un metal hurlant, criard, lourd, archi varié. On a vraiment de tout, des vocaux tantôt Trash bien Oldschool, tantôt aigu à la BlackMetal, des riffs techniques d'horizons death, black ou thrash, une ambiance assez sombre qui force le headbang, des jeux de batteries qui peuvent passer du calme au blast beat, bref... Un album assez éclectique, qui sera difficilement appréciable je pense,  mais qui reste vraiment un petit bijou pour le tout premier album du groupe ! Production impeccable, un son parfait, un mixage impeccable, rien à redire. Là aussi, le groupe avec la dimension du live, ça doit être encore plus amplifié ! Donc en résumé, un bon album, réservé à un public ouvert et averti, qui en étonnera plus d'un dans le monde du metal extrême!

Chronique par Déhà

 

 

Manimal - Succube    (16/20) (Open-Death)

Distribution

: Jerkov 2006

 

Durée

: 42', 10 titres

 

Site

: http://www.manimal.fr.fm/

 


Chronique :

Ah Manimal !! Je me rappelle découvrir ce groupe à la sortie de son précédent album. Et la claque que j'avais prise ! Inspiré, original, brisant les carcans et les clichés...
Pour ce nouvel album, la recette est sensiblement la même. Une session rythmique impressionnante, un vocaliste d'une qualité exceptionnelle, des textes réellement intelligents (chose de plus en plus rare). Une certaine violence se dégage des compositions, mais sans jamais être gratuite, tant au niveau de la voix que des guitares, toujours tranchantes et syncopées. Le travail de la basse est toujours aussi impressionnant de même que certaines mélodies vocales, servant à la perfection les textes. Toutefois, tout en conservant ce style qu'ils ont eux-mêmes qualifié d'open death, les Manimal apportent de nouveaux éléments qui ne seront décelables qu'après plusieurs écoutes attentives.
Plus qu'un projet parallèle, Manimal prouve avec ce Succube qu'il aspire à être une valeur sûre de la scène française. Avec un tel potentiel créatif, il serait dommage de viser plus bas !!

Chronique par Ronan

 

 

Majesty Of Silence - Lichtstille    (14/20) (Black Metal Symphonique)

Distribution

: Konklav/Deadsun/Adipocere 2006

 

Durée

: 60', 12 titres

 

Site

: http://www.majestyofsilence.ch

 


Chronique :

3ème galette de ce groupe suisse, côté germanophone, qui nous sortent un black metal symphonique ouvert d'esprit, et c'est pas plus mal ! Des influences aussi fortes que la légende "Emperor", des connotations un peu médiévales, de très bonnes harmonies, une production assez bonne (les claviers un peu trop en avant, à mon opinion) et des ambiances qui oscillent entre le sombre et le moins sombre (mais pas joyeux quand même ! ). On apprécie beaucoup les multiples influences, qui partent du metal symphonique au power metal d'ailleurs, les interludes symphoniques sont vraiment superbes aussi mais on parvient quand même à s'ennuyer durant des chansons beaucoup trop longues. Mais mais mais, il y a des perles aussi ! Notons le chant clair présent sur l'album, assez bon mais on a quand même l'impression que c'est pas si bien maîtrisé. Cela se passe ensuite au fur et à mesure des écoutes mais on reste quand même un peu perplexe. En fait, ça nous rappelle un chant à la Ihsahn, mais en moins bien ! Pour le reste, c'est du bon black metal, archi mélodique, sans réels gros flaws, mais quand même long et répétitif. Ca reste une bonne galette à manger en tout cas !

Chronique par Déhà

 

 

Madder Mortem - Desiderata    (12/20) (Dark/Doom/Death Metal)

Distribution

: Peaceville Records 2006

 

Durée

: 54', 12 titres

 

Site

: http://www.maddermortem.com/

 


Chronique :

Groupe inconnu jusqu'à il y a peu, Madder Mortem s'est fait connaître en tournant aux côtés d'Opeth, en l'an de grâce 2003. Puis trois ans de silence, et un changement de label.
La musique proposée par le groupe est un mélange assez complexe, puisant des éléments de divers genres. L'on remarque une alternance de passages death vers d'autres beaucoup plus calmes, l'un et l'autres servis par des arrangements vocaux dignes de groupes de doom. Les vocaux d'ailleurs, servis par Agnete, sont très intrigants et étranges, puisant principalement dans un registre clair. Sans réelle faiblesse, le seul défaut de cet album serait justement ce fossé entre une musique très dure et ce chant si typique que n'aurait pas renié The Gathering. Mais, il faut reconnaître également que c'est cela qui donne toute sont originalité au groupe.
Sans être un chef d'oeuvre, ce Desiderata est un album honnête qui devrait pouvoir trouver preneur sans trop de difficulté.

Chronique par Ronan

 

 

!Tooh! - Order And Punishment    (16/20) (Death/Grind Progressif)

Distribution

: Earache Recods 2006

 

Durée

: 36', 10 titres

 

Site

: http://www.tooh.wz.cz/

 


Chronique :

!Tooh!, ce nom ne doit pas vous dire grand chose. Venu du fin fond des balkans, le quatuor nous propose ce que les groupes originaires de ces contrées nous proposent généralement. Et là, j'entends des grognements :"Argh encore un groupe de death brutal...", et en un sens ils sont justifiés.
!Tooh! propose en effet un grind mâtiné de death (soit un mix entre slovaquie et pologne). Mais la musique parvient à s'extraire du bourbier du grind balkanique. Les barrières sont explosées par une originalité nouvelle, mêlant la brutalité féroce d'un groupe Slovaque, à la recherche perpétuelle d'un élan progressif (ou de branlette de manche, c'est selon). Ainsi, l'on se retrouve à se délecter d'une mélodie que n'aurait pas renié les cadors du métal progressif, mais rehaussée de cette distorsion qui fait du grind ce qu'il est. Les plans de basses sont d'une technicité impressionnante (Kali), comme les assauts des guitares les plus progressifs.
Vous vous dites déjà que le mélange est osé et que la sauce risque d'en rebuter plus d'un. Et, encore une fois, c'est entièrement justifié. Parce qu'à cette musique, s'ajoutent des textes, hurlés de toutes les façon décemment imaginables, en roumain (enfin je crois :p).
On se retrouve devant du grind où, outre growls et hurlements, sont présents des choeurs, de longs soli (c'est ça, la branlette de manche), des plans qui ne servent foncièrement pas à grand chose...Mais bordel que c'est bon !!

Chronique par Ronan

 

 

Herod - Rich Man's War... Poor Man's Fight    (16/20) (Heavy Metal)

Distribution

: Lifeforce 2006

 

Durée

: 39', 10 titres

 

Site

: www.herod.cc

 


Chronique :

Groupe de heavy metal originaire de  Buffalo aux USA, Herod a la particularité d’avoir subi de nombreux changements de line up depuis sa création en 2000. Changements ayant considérablement fait évoluer la musique du groupe, passant d’un metalcore fréquemment assimilé à celui de Converge à un Heavy fortement influencé par les figures de proue du genre. A ce jour, seuls deux membres du groupe faisaient partie de la formation initiale à savoir le batteur et l’un des six cordistes. Comme nous allons le voir, ces remaniements auront eu lieu pour le plus grand bonheur des fidèles au metal des origines que vous êtes.

Les dix titres de cette royale galette sont autant d’hymnes au heavy qui sauront charmer les oreilles des plus exigeants dès la première écoute. Herod ne révolutionne pas le genre pour autant, et ça n’est pas ce qu’on lui demande. Les compositions du groupe rappellent de multiples références du genre, à savoir Maiden, Judas Priest, Metallica, Iced Earth et consorts. Maiden pour ses mélodies de guitare harmonisées à la tierce (voir Lies and Betrayal par exemple),  Judas Priest pour la structure et l’esprit des morceaux, et Demons and Wizards pour la vélocité, tout en restant heavy dans l’esprit.  Le lyrisme du chanteur Judah Nero est envoûtant, oscillant des aigus les plus perçants aux accents rauques d’un Hetfield dans ses meilleurs jours. Pour le côté Megadeth, le meilleur exemple reste certainement The Ring, avec ses riffs thrash aux sonorités rock’n rollesques. 

Rich Man’s War… Poor Man’s fight est un de ces disques qui à trop forte dose vous incitera à développer vos attributs capillaires et rappelle combien il est bon parfois d’arpenter le macadam flanqué d’un pantalon en cuir, bardé de quincaillerie, les cheveux au vent , sous le regard blasé des passants. Au-delà de ces considérations caricaturales, il s’agit  du travail  d’excellents musiciens ayant acquis une technique redoutable au fil des ans et composant la musique qui les fait vibrer, sans tenir compte des tendances actuelles

Chronique par Ludovic

 

 

Evergrey - Monday Morning Apocalyspe    (17/20) (Progressif Metal mélancolique)

Distribution

: InsideOut 2006

 

Durée

: 44', 12 titres

 

Site

: http://www.evergrey.net/

 


Chronique :

Pour débuter, comment décrire Evergrey ? Groupe de heavy-metal, power-metal, progressive-metal, dark-metal... A quoi bon les étiquettes, quand on a affaire à un groupe comme ça qui peut vous emmener dans sa musique, sans se soucier d'être répertorié dans tel ou tel style. Et c'est bien là tout la force d'Evergrey, même si cette fois on n'a pas affaire à un concept-album, comme à leur habitude... La première chose que l'on remarque, c'est que les morceaux sont cette fois plus courts (un seul dépassant les 5 minutes), et que les rythmiques sont bien plus appuyées que sur the inner circle, leur précédente oeuvre. Une chose est sure, EVERGREY maîtrise maintenant son sujet à la perfection, et sait passer d'une ambiance à l'autre avec une facilité et une habileté si déconcertante qu'on se demande jusqu'où il pourrait aller... Sans parler de la voix de Tom S Englund, qui semble de plus en plus fabuleuse d'album en album, et apparaît de plus en plus comme le 6e instrument du groupe...

Ca commence d'ailleurs assez fort avec un monday morning apocalypse, qui met les pendules à l'heure avec sa rythmique en béton armé, pour s'enchaîner avec le très mélancolique unspeakable, qui permet à Englund de montrer tous ses talents. Rien que sur ces 2 premiers titres, on remarque qu'un effort a été fait sur les effets de voix, ce qui permet d'alourdir l'ambiance des morceaux... et ce n'est pas Lost qui va contredire cela, avec notamment un solo bluesy en plein milieu du plus bel effet !

Les morceaux s'enchaînent jusqu'au gigantesque et très émotionnel in remembrance, qui va rester sans aucun doute un morceau phare en live, tellement il transpire d'émotions ! Alors je ne vais pas vous dévoiler tout l'album, ce qui serait un véritable gâchis, mais vous aurez sans doute compris que j'attendais cette nouvelle galette des suédois et que je ne suis pas déçu le moins du monde ! Vous savez ce qui vous reste à faire, n'est-ce pas ?

Chronique par Totof

 

 

Dapnom - Actes Préalables    (04/20) (Bruit)

Distribution

: Regimental Records 2006

 

Durée

: 78', 04 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Avant d'aller plus loin dans cette chronique, il est important d'apporter quelques précisions. Dapnom évolue dans une sphère hors métal, dans un univers où le bruit informe est considéré comme de la musique, voire de l'Art. Certes le milieu est underground, prétendant représenter la désespérance de la race humaine, d'une humanité viciée jusqu'à la moelle, et s'adresse à une élite, érudite dans cet art (?).
L’entité dont il est question ici est un one-man-band français (d'un côté, a-t-on besoin de neuf musiciens pour faire du bruit ?), qui, parait-il, possède un statut assez important sur la scène bruitiste (putain, les masos sont légions) Quid de cet album? Quatre morceaux, dont trois dépassent les vingt minutes, vingt minutes d'ennui profond, si profond qu'il est impossible (à moi en tout cas) d'écouter d'une traite la totalité de cet album. Alors bien sûr, je ne suis pas très érudit (pour ne pas dire pas du tout) dans ce type d'OVNI, mais je ne  vois pas l'intérêt de produire un tel disque. Ni celui de l'adresser à la scène métal. A aucun moment ne se trouve un sursaut éclairé, un petit quelque chose qui déclencherait un soupçon de plaisir...Certains groupes deviennent drôles tellement leur production est mauvaise, mais là, même pas. Parce que de mauvais, il n'est pas question. Ou du moins je ne me permettrais pas de juger mauvais un style qui m'est si obscur. Après, je suis certain que quelques adeptes crieront au génie, prieront cet homme comme un dieu et travailleront à établir un culte en son nom. Grand bien leur fasse...
Je dois l'avouer, ce n'est pas Dapnom et son nouvel album qui me donnera l'envie de découvrir la scène ambiant/bruitiste. Oui, les gens pensent encore que Métal et bruit sont synonymes...

Chronique par Ronan

 

 

White Willow - Storm Season    (15/20) (Metal Atmosphérique et progressif)

Distribution

: Laser's Edge/Musea 2006

 

Durée

: 47', 09 titres

 

Site

: http://www.whitewillow.net

 


Chronique :

White Willow nous revient avec un nouvel album intitulé "Storm Season". Le groupe, représentant de la scène progressive norvégienne, propose un métal atmosphérique d'excellente facture. Ici, point de démonstrations outrancières, ni de lourdeurs. Chaque titre est finement ciselé, afin de n'en laisser transparaître que le meilleur...

C'est un voyage apaisant que nous offre White Willow tout au long des sept compositions, illuminées par le chant rayonnant de Silvya Erichsen, qui constituent "Storm season". "Chemical sunset" ouvre le bal : un violon délicieusement plaintif, un chant habité par l'émotion, élaborent une atmosphère délicatement mélancolique. Force est de constater que le groupe a réalisé une recherche au niveau des sonorités : une voix masculine pose un monologue sur "Soulburn", une ambiance arabisante colore le même titre, des sons typiquement électro ponctuent régulièrement l'album... Mais une grande place est accordée au violon, qui, même s'il se contente parfois d'appuyer les autres instruments, ne nous prive pas de solo, et à la voix protéiforme de Silvya passant d'un chant quasiment déclamé sur le titre éponyme à un timbre plus grinçant en passant par une douceur envoûtante. On pourrait considérer, avec beaucoup de précautions, "Nightside of Eden" -composition forte d'une durée de presque dix minutes- comme la synthèse de la musique de White Willow car ni l'alternance entre passages calmes et moments plus agressifs, ni la présence de claviers et des cordes, ni la prestation solaire de la chanteuse ne manquent.

"Storm season" constitue un voyage musical déroutant mais terriblement envoutant, pour peu que l'on soit ouvert d'esprit et que l'on recherche une musique raffinée, épurée presque à l'excès. Laissez vous tenter...

Chronique par Alesya

 

 

She Said Destroy - Time Like Vines    (14/20) (Metal Hybride)

Distribution

: Candlelight Records 2006

 

Durée

: 45', 10 titres

 

Site

: http://shesaiddestroy.norge.cc/

 


Chronique :

She Said Destroy est une jeune formation norvégienne, originaire de Oslo, qui sort en ce début d'année 2006, son premier véritable album après deux démos sortie en 2003 et 2004. She Said Destroy mérite cependant que l'on s'attarde sur leur musique car leur metal massif, savant mélange de death, de trash saupoudré d'une touche de black risque de plaire aux amateurs de metal extrême...

Les dix titres qui composent "Times like Vines" brouillent les pistes et semblent ne pas vouloir se ranger dans un style bien défini. Les changements de tempo, l'alternance entre la voix death et la voix black, l'utilisation de guitares au son clair qui tranche avec les rythmiques saturées qui habillent les morceaux, contribuent à affirmer l'originalité et la personnalité déjà bien marquée de She Said Destroy. L'album débute par un "Armageddon, Anyone?" rapide qui constitue la premier chapitre d'une histoire en cinq volets présente tout au long de "Times like Vines", traitant de l'attirance paradoxale du genre humain pour l'autodestruction. Les titres s'enchainent, à la fois variés, mélodiques et rageurs, à l'image de "Der Untergeher" au influences presque progressives... C'est une belle pièce d'inspiration classique "Morituri Te Salutant", interprétée à la guitare classique qui clôt ce "Times like Vines" et par la même occasion le récit commencé par la premier morceau. L'écoute de ce premier album laissera l'auditeur perplexe : si la musique de She said Destroy et les efforts du groupe pour insuffler à cette dernière un caractère restent fort appréciables, il n'en ressort malheureusement pas de titre accrocheur et transcendant.

Malgré tout, She Said Destroy est un jeune groupe prometteur avec un véritable talent pour la composition qui ne demande qu'à mûrir encore un peu.

Chronique par Alesya

 

 

Kalmah - The Black Waltz    (16/20) (Heavy Death Mélodique)

Distribution

: Spinefarm Records 2006

 

Durée

: 47', 11 titres

 

Site

: http://www.kalmah.com/

 


Chronique :

Le nouveau Kalmah est arrivé. Après trois ans d'attente, l'adjectif nouveau est loin d'être usurpé. En effet, le groupe a procédé à un changement majeur, marqué par la disparition de la voix black rageuse si caractéristique des premiers albums. "The Black Waltz" accueille un chant death traditionnel, ce qui pourra dérouter les fans de la formation finlandaise...

Cette évolution n'empêche cependant pas le groupe de continuer sur sa lancée et de proposer un métal accrocheur et rapide où la virtuosité des musiciens n'est pas à remettre en cause. Album rapide, symphonique et extrêmement mélodique "The Black Waltz" est introduit par un "Defeat" au tempo enlevé dont le coté guerrier est accentué par des chœurs viril venant renforcer la voix death. "Bitter metallic side" lui succède et permet au chant black de faire une timide apparition. Les ambiances des onze compositions sont bien travaillées, et les variations sont nombreuses, à l'image du titre éponyme qui voit un passage presque atmosphérique succéder aux riffs véloces des guitares saturées. Kalmah sait aussi surprendre, en plaçant en guise de transition entre deux titres particulièrement heavy, un morceau - intitulé malicieusement "Svieri Doroga" en référence à leur première démo- entièrement joué à la guitare acoustique. Mais l'écoute de ce quatrième opus permet aussi de discerner l'autre modification que le groupe a apporté à sa musique : le clavier joue un plus grand rôle, car il ne se contente plus de renforcer l'ambiance des compositions, mais participe activement au solos.

"The Black Waltz" est un très bon album dans la lignée de ceux que Kalmah avait sorti précédemment. Le groupe s'affirme en effectuant des changements notoires au niveau musical. Reste à savoir comment ceux-ci seront accueillis par les fans de la formation.

Chronique par Alesya

 

 

Falkirk - Gates Of Dawn    (16/20) (Speed Metal Progressif)

Distribution

: Underclass 2006

 

Durée

: 64', 13 titres

 

Site

: http://falkirk.free.fr/

 


Chronique :

"Gates of dawn" est le troisième album de Falkirk, jeune groupe français de speed metal aux accents progressifs. L'opus est véritablement prometteur, les musiciens sont talentueux, leur musique accrocheuse regorge d'influences diverses et le chant de Stephane Fradet qui sait se faire aigu et cristallin comme celui des vocalistes typiques du speed metal peut aussi parfaitement se teinter de thrash. Ces éléments apportent une dynamique non négligeable à l’œuvre de Falkirk, si bien qu'il est difficile de s'ennuyer à l'écoute de ce "Gates of Dawn" !

Pas moins de treize titres composent ce nouvel album, introduits par une très courte pièce symphonique. Pendant près de soixante cinq minutes, les Français distillent un metal rapide et entraînant, qui se différencie des nombreuses formations de speed germaniques par sa personnalité affirmée. C'est un petit bijou de mélodie au refrain fédérateur intitulé "The Endless Quest" qui inaugure l'album et laisse présager du meilleur pour la suite. Et Falkirk tient admirablement son pari en enfilant perles sur perles à l'image du titre "Two Of A Kind" qui grâce à l'alternance entre chant clair et voix thrash bénéficie d'une bonne dynamique encore renforcée par les solis de guitare mélodieux toujours parfaitement exécutés. Malgré la complexité de sa musique, le groupe compte en son sein de musiciens dotés de talents de mélodistes hors pairs. Rien n'est laissé au hasard et le mixage, même s'il peut donner une impression de pelle mêle, au vu des instruments qui se croisent et se superposent, est d'une grande finesse. Le clou de l'album réside en l'avant dernier morceau judicieusement nommé "World's Closing Chapter" d'une durée de plus de dix minutes. La composition débute par une courte intro légèrement symphonique qui tranche totalement avec les rythmiques grasses qui la suive. Si le titre est ambitieux et recèle d'agréables moments, il est entaché par la présence d'un chant hystérique sur les refrains, qui devient rapidement fatigant. Cependant cette petite faute de goût n'altère pas la qualité générale de "Gates of Dawn".

Falkirk confirme brillamment avec ce troisième opus qu'il mérite une place de choix sur la scène metal française. Virtuosité, refrains entêtants, mélodies imparables qui ne tombent pas dans la facilité font de ce "Gates of Dawn" une excellent surprise.

Chronique par Alesya

 

 

Aborym - Generator    (16.5/20) (Black Metal Original)

Distribution

: Season Of Mist 2006

 

Durée

: 43', 09 titres

 

Site

: http://www.aborym.altervista.org/

 


Chronique :

2006 marque le retour d'Aborym, après trois ans d'absence pendant lesquels le groupe italien a opéré un changement de line up : Atilla Csihar n'occupe plus le post de chanteur et cède sa place à Prime Evil, tout aussi vindicatif. La batterie accueille elle aussi un musicien de choix en la personne de Faust, ancien membre d'Emperor. Que les fans du combo se rassure, Generator distiller insidieusement un metal moderne et violent à la personnalité très affirmée, typique d'Aborym.

Après une courte introduction au nom évocateur d' "Armageddon", qui ne laisse pas planer le doute sur l'orientation musicale des Transalpins, Aborym entre dans le vif du sujet avec un "Disgust and rage" d'une violence perverse. Ce morceau est un exemple parlant de la volonté d'Aborym de se démarquer du black metal traditionnel, puisque un chœur grégorien y est invité. Ce même chœur débute "Ruinrama Kolossal S.P.Q.R", titre long de plus de six minutes qui ne relâche pas la pression sur l'auditeur, pris en otage dans la tourmente d'une musique insidieusement oppressante. Bien que les claviers soient présents tout au long de ce "Generator", ils renforcent constamment cette ambiance malsaine, teintée d'un fort parfum de décadence. Les Italiens affectionnent toujours autant les bruitages (bruits de pas, respirations étouffées parsèment les compositions) et les sonorités electro comme en témoigne le titre "Between The Devil And The Deep Blue Sea", qui se termine sur un passage indus diablement entraînant. Autre surprise de cet album, "Man Bites God", morceau épique de plus de sept minutes qui rassemble tout ce qu'est Aborym actuellement : une introduction originale avec des vocaux murmurés sur fond de percussions aux accents tribaux, qui glisse vers un black puissant et rapide, finalement atténué par des touches de synthé mêlées à des samples électro...

Ce nouvel opus de la formation transalpine est d'excellente facture, et son originalité est plus que plaisante. Plus qu'un album, c'est un univers, certes inquiétant, mais terriblement séduisant que nous fait découvrir Aborym avec "Generator".

Chronique par Alesya

 

 

Augury - Concealed    (18/20) (Death Technique)

Distribution

: Adipocere Records 2006

 

Durée

: 47', 10 titres

 

Site

: www.augurymetal.com

 


Chronique :

De la scène canadienne on connaissait NEURAXIS, CRYPTOPSY, QUO VADIS et bien d’autres… Maintenant il va falloir compter sur le petit dernier, AUGURY. Le groupe est peut-être jeune (et encore..), mais les garçons qui le composent ont de la bouteille comme on dit dans le jargon. En fait ici on à affaire à une sorte d’all-star band. En effet tous font partie des meilleurs musiciens canadiens, certains d’entre eux ont même déjà sévi chez NEURAXIS ou QUO VADIS.

Alors à quoi s’attendre quand on voit déjà le palmarès des zicos. Et bien difficile de définir avec précision la musique du combo. La base est incontestablement death metal avec le côté technique en plus. On pourrait rapprocher AUGURY de CYNIC ou DEATH en raison de la complexité des structures. Mais le metal extrême n’est pas la seule source d’inspiration des canadiens. En effet ceux-ci se disent aussi influencés par des musiciens comme Paco di Lucia, qui officie dans un registre situé entre jazz et flamenco (écoutez-moi ces partie de basses hallucinantes à faire pâlir plus d’un jazzeux). Difficile donc durant les premières écoutes de rester concentré et de digérer ces parties hallucinantes et pour le moins déstabilisantes.

A son death technique, les groupe a su ajouter des éléments issus du black symphonique, tels que des sonorités classiques, ou encore des ambiances sombres caractéristiques du genre. Et tout ça sans la moindre trace de claviers, élément que le groupe se garde bien d’utiliser.

Vous l’aurez donc compris, la musique d’AUGURY est particulièrement riche et intense. Mais si au niveau instrumental c’est du béton, il en est de même avec les vocaux. Ces derniers apportent encore plus de diversité et viennent littéralement enjouer les morceaux.

Premièrement les parties vocales se partagent entre un chanteur/hurleur et une chanteuse. Cette dernière a reçu une formation d’opéra et elle l’utilise à bon escient car sont registre lyrique vient donner un côté théâtral à l’album. De son côté Patrick Loisel utilise une large palette sonore qui vient contraster la voix d’Arianne Fleury. Le chant death est majoritaire mais il n’hésite pas à employer un chant criard plus black ou encore une voix narrée couplée à un chant clair dévastateur. Toutes ces palettes renforcent encore le côté théâtral évoqué plus haut (essayer d’écouter l’album les yeux fermés, parfois on s’y croirait).

Après plusieurs écoutes, une fois les structures barrées assimilées, cet album s’avère être d’une efficacité redoutable et réconciliera certains avec le death metal qui a parfois bien du mal à se renouveler. Si vous aimez CYNIC, DEATH…et compagnie, jetez-vous sur Concealed qui nous montre encore une fois que les canadiens ont une scène étonnante qui ose prendre des risques, pour le plus grand bonheur de nos oreilles.

Chronique par Yann

 

 

Andromeda - Chimera    (17/20) (Progressif Metal)

Distribution

: Replica Records 2006

 

Durée

: 59', 09 titres

 

Site

: http://www.andromedaonline.com/

 


Chronique :

Après l’album « Extension of the whish » qui fut celui de la découverte et « I=II » celui de la confirmation, une énorme attente plane sur Chimera, ce d’autant que le groupe a engagé un nouveau bassiste, Fabian Gustavson, permettant ainsi à Johan Reinholdz de se consacrer uniquement à la guitare.

Les attentes seront comblées, en tout cas partiellement. Car s’il est plus heavy que « I=II », il n’en est pas moins intéressant. Les lignes de chant sont superbes, et le groupe semble avoir pris une ampleur impressionnante au niveau des différentes ambiances présentes sur l’album. La chanson « Inner Circles », avec son début à la Pink Floyd, en est un excellent exemple.

Il semble également que le groupe ait un peu diminué son quota de démonstrations techniques, au profit d’une plus grande palette de couleurs, et de compositions plus intenses. Les fans de démonstration technique seront sûrement déçus par cette direction prise par le groupe, mais il n’en demeure pas moins que Chimera contient également quelques soli époustouflants, et surtout son lot de riffs accrocheurs, de gros breaks et de refrains qui ne vous lâchent plus.

Cet album, qui ouvre parfois la porte à de nouvelles dimensions et sonorités qui n’étaient pas présentes sur les précédents opus, mais qui revient souvent à un registre plus « Andromedien », peut-être par souci de cohérence, s’adresse davantage à un public qui cherche à écouter des chansons bien composées, où tout le vocabulaire musical se justifie pour sa signification, et ou la cohérence et l’émotion semblent être les nouveaux leitmotivs du groupe.

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Adagio - Dominate    (16/20) (Heavy Metal Neo-classique)

Distribution

: Double Visions Records 2006

 

Durée

: 42', 08 titres

 

Site

: http://www.adagio-online.com

 


Chronique :

Que de chemin parcouru depuis 2001 par le guitariste virtuose français Stéphane Forte... Apres avoir formé la première mouture d'Adagio, sorti Sanctus Ignis la même année, puis le 2 album UnderWorld en 2003, on peut dire que le groupe aura cette fois pris son temps pour nous offrir ce Dominate, qui risque d'être un tournant dans la carrière du combo. Même si Adagio reste avant tout un groupe de metal néo-classique, autant dire qu'il n'est pas le genre à stagner sur place, et c'est tant mieux pour nos oreilles ! Outre le départ de David Readman après l'album précédent, et l'arrivée d'un chanteur brésilien du nom de Gus Monsanto, inconnu jusque là (mais qui ne va pas le rester longtemps ! ), c'est surtout le style du groupe qui semble avoir le plus évolué.

Jusque là, la comparaison avec un certain Symphony X pouvait avoir droit de discussion, mais je pense que les détracteurs du groupe français auront bien plus de mal à le comparer encore au groupe ricain cité plus haut... Ca commence d'ailleurs très fort avec un Dominate qui déboule à 100 à l'heure, où le chanteur montre d'emblée ses talents, passant allègrement d'un style de chant à l'autre, d'une voix haut perchée (qui n'est pas sans rappeler Edu d'Angra) à un chant death, avec une facilité déconcertante... Sans compter les passages typés black-metal de Forte, qui renforce la noirceur de ce nouvel album...

Eh ben oui, le groupe a décidé de se renforcer, d'avoir des compos beaucoup plus sombres, d'y ajouter un chant extrême fort bien venu, ce qui n'empêche pas les duels épiques guitares/ claviers ou les arrangements symphoniques et néo-classiques d'être toujours là. Mais nul doute que les qualités vocales exceptionelles de Gus Monsanto ont sans doute facilité la tâche pour une évolution qui ne semblait pas aussi facile que ça, et qui va maintenant permettre au groupe de se faire un nouveau public, assez allergique aux groupes néo-classiques habituels, dont je fais partie !

Jetez-moi une oreille à Children Of The Dead Lake, qui semble à mon avis concentrer tout ce que je viens de vous décrire. Tout y est, le chant clair haut perché couplé au chant death et black, la section rythmique énorme, pour se calmer sur un passage purement néo-classique au piano enchaîné avec une rythmique purement death/black, pour finir sur un duel dantesque guitare/claviers absolumment énorme ! Dominate n'est donc pas un simple album néo-classique de plus, mais bien un disque fait pour la plus grande partie des metalleux, ceux qui apprécient la bonne musique tout simplement !

Chronique par Totof

 

 

Wunjo - Resistance Deluxe    (15/20) (Rock/Metal'n'roll/Neo)

Distribution

: At(h)ome/Nowhere 2006

 

Durée

: 46', 11 titres

 

Site

: http://www.wunjo.net/

 


Chronique :

Wünjo est un groupe Parisien qui nous pond ici un album qui reprend ce qui a fait le plaisir du bon rock énervé, le tout un peu plus gros dans le son (metal quoi), avec une dose bizarre d'influences rétros ! Si si, c'est assez spécial de voir dedans des sensations de NéoMetal (le chant un peu crié des fois, quelques riffs, la batterie) qui sont bien mélangées avec des sensations du rock ou du HardFM ancien des fin 80' ou des 90' ! C'est vraiment pas mal, varié en tout cas, avec une production impeccable, aucune fausse note, c'est du bon rock français. On peut cependant reprocher au groupe quelques petites choses : le fait que les mélodies et accords nous viennent comme un sentiment de "déjà entendu", le fait que l'album sonne un peu ennuyant après quelques écoutes ou encore les paroles qui ont l'air un peu nunuche sur les bords. Mais ça n'empêche pas d'avoir une bonne dose de cris, des passages plutôt calmes, etc... Enfin, la répétition de l'album peut plaire comme déplaire mais ça n'enlève rien au talent. Ceci est un album bien produit, qui vaut franchement la peine d'être découvert, et c'est surtout en live que la dimension doit être simplement vertigineuse : la puissance de l'album avec tous les ingrédients du bon live... Ca doit être une bonne bombe! Un bon petit album!

Chronique par Déhà

 

 

Dismember - The God That Never Was    (15/20) (Death Métal)

Distribution

: Regain Records 2006

 

Durée

: 35', 11 titres

 

Site

: www.dismember.se

 


Chronique :

Voilà le nouvel album des vieux briscars de la scène suédoise, ‘the god that never was’, un album puissant, rapide et ravageur qui plaira sans nul doute aux vieux fans du combo !

Le chant est très caractéristique et se rapproche des albums précédents, avec son petit coté ‘hardcore’ faisant parfois penser à celui de John Tardy d’ OBITUARY. On ressent bien aussi les mélodies des riffs de guitare qui sonnent typiquement suédoises (logique vous me direz !), et les solos ‘old school’ sont également très présents sur ce nouvel opus.

DISMEMBER n’invente rien de nouveau (à l’image d’un OBITUARY par exemple), mais perpétue le style des débuts et ravit au moins les amateurs de groupes qui restent fidèles à eux mêmes…

Chronique par Cannibalain

 

 

Endstand - The Time Is Now    (13.5/20) (Screamo)

Distribution

: Lifeforce Records 2006

 

Durée

: 34', 10 titres

 

Site

: http://www.fireinsidemusic.com/endstand/

 


Chronique :

The Time Is Now est le nouvel album d’Endstand, un groupe vieux de 10 ans maintenant. Le groupe ayant signé chez Lifeforce, on peut très vite voir de quel style de musique il va s’agir : hardcore, metalcore, ou dérivés. Il semble que Enstand aie jusqu’alors hésité entre hardcore et metal au fil de son histoire. Et bien, The Time Is Now est résolument un album de screamo.

Mais qu’est-ce que le screamo ? Il s’agit d’un croisement entre le hardcore et l’emo. L’emo ? Pour ceux qui ne voient vraiment pas ce que c’est, disons que ça ressemble un peu au punk moderne que l’on peut entendre un peu partout, mais en mieux.

Enstand font donc du screamo, oui. La voix du chanteur est complètement screamo, à savoir, il crie tellement que sa gorge est écorchée, elle brûle complètement. D’où cette émotion dans la voix, à la fois haineuse et désespérée. Il faut quand même préciser que contrairement à ce que l’on peut entendre chez la plupart des groupes de screamo, il n’y a pas de chants emo (style punk), sauf sur une piste où l’on peut entendre des backings vocals emo. Les guitares sont aussi typiques du screamo : bruyantes lors des parties agressives, mélodieuses dans les parties plus émotionnelles. Cependant, les parties bruyantes sont trop … bruyantes justement, non recherchées, et les mélodies sont vraiment basiques et clichées. La batterie est à l’intersection du hardcore et du punk moderne. Le mixage ne permet pas vraiment d’entendre la basse, qui semble pourtant présenter une unique touche d’originalité.

Une description poussée n’est pas nécessaire pour cet album. Pour ceux qui ne connaissent pas vraiment le genre, il s’agit d’un album banal, pas vraiment original : vous pouvez passer. Pour les amateurs de screamo, c’est un assez bon album qui ne révolutionnera rien dans votre vie, vous vous direz surement que vous avez déjà entendu ça quelque part, il aura une place légitime dans votre discothèque.

Chronique par Dead

 

 

Venom - Metal Black    (14/20) (Thrash Metal)

Distribution

: Sanctuary Records 2006

 

Durée

: 57', 14 titres

 

Site

: www.venomslegions.com

 


Chronique :

En voilà un nom d'album qu'il est original ! On n'en attendait pas moins de Venom, qui, il faut l'avouer n'a jamais été connu pour son originalité. Au contraire, le succès du groupe est (était?) d'avantage basé sur l'efficacité des compositions et la voix de Cronos. Mais qu'en est-il vraiment de ce come black ? Des riffs fort bien sentis, de très bons soli comme on aimerait en entendre plus souvent. Alors bon, il faut reconnaître que niveau subtilité, on repassera. Mais le charisme de Cronos est indéniable et l'atmosphère que son aura confère au morceau est divine dans le genre. bien sûr, jamais cet album ne surclassera Black Metal (1982) ou At War With Satan, mais il n'en reste pas moins un album de bonne facture. Ni plus, ni moins.
Toute proportion gardée (s'attaquer à une légende telle que Venom supprime une part d'objectivité), voilà un album qui pourrait marquer le grand retour de Venom, vers des jours plus glorieux que ceux connus à la fin des 90's avec "Resurection".

Chronique par Ronan

 

 

Slave To The System - Same    (15/20) (Grunge Rock)

Distribution

: Spitfire Records 2006

 

Durée

: 47', 12 titres

 

Site

: www.slavetothesystem.com

 


Chronique :

Slave to the System, késako ? Rien de plus que la nouvelle lubie de Kelly Gray et Scott Rockenfield, associé cette fois à deux Brother Cane, Damon Johnson et Roman Glick. Un résultat d'obédience Queensrÿchienne ? Pas vraiment.
Ici, l'on a plutôt affaire à un rock légèrement grunge qui renverrait davantage à Soundgarden ("Ruby Wednesday") ou à Warrior Soul. Les ambiances tendent par contre plus vers B.L.S ou R.E.M. Le rock proposé ici est donc plutôt varié, mélodique et puissant. Mais s'il prend au tripe, il sait aussi se faire plus lent, groovy et émouvant, sans pour autant lasser. Alors bien sûr, les fans de heavy couillu, de death sanguinolent, ou de black misanthropique débanderont rapidement. Pourtant, cet album ne présente aucun temps mort, pas de faiblesses réellement marquante au point de gâcher le contenu de cette offrande.
Laissez une chance à cet album. Il vous prouvera que le rock à encore bien des choses à offrir, pour peu que l'on lui en donne la possibilité.

Chronique par Ronan

 

 

Psycroptic - Symbol Of Failure    (11/20) (Death/Grind)

Distribution

: Neurotic Records 2005

 

Durée

: 39', 09 titres

 

Site

: www.psycroptic.com

 


Chronique :

Ah le grind ! Il n'y a pas à dire, ça ferait secouer la nuque de tout chevelu, même de Louis XVI. SI tant est que le produit est de qualité, bien sûr!
Là qualité est-elle de mise avec ce Symbol of Failure ? Eh bien, en un sens, oui. Du blast à foison, d’épaisse masse de sang dans lesquelles nagent allègrement vermisseaux et autres bébêtes toutes aussi ragoûtantes. Quoi d'autre ? Des riffs alambiqués et tranchants. Une progression elle aussi alambiqué, servant une musique plutôt technique. Des growls caverneux à faire pâlir le dernier survivant des Kro-moignons. Mais tout ceci n'a rien de très original me direz-vous ! Et bien, non. Il n'y a rien de neuf, d'original ou de risqué le long des neuf titres de cet album.
Alors oui, ce troisième album des australiens (ou australopithèque, au choix) est bon. Mais personnellement j'en ai plein les couilles d'entendre 666 fois le même album de death brutal nourri à l'hémoglobine purulente.

Chronique par Ronan

 

 

novAct - Tales From The Soul    (16/20) (Metal Prog Atmosphérique)

Distribution

: Laser's Edge/Musea 2005

 

Durée

: 52', 10 titres

 

Site

: www.novact.nl

 


Chronique :

On presse sur la touche play et… On se demande si un chantier est subitement apparu près de sa maison ! L’introduction assez atmosphérique de « Sharply Condemned »  nous plonge immédiatement dans l’ambiance. S’en suit un gros riff bien heavy dont la sonorité est adoucie par une nappe de clavier de très bon goût…

La première chanson nous plonge immédiatement dans l’album, comme inexorablement, en présentant tous les aspects de l’album, comme une introduction. La voix d’Eddy Borremans est assez déroutante, et à première écoute on a l’impression d’écouter du métal gothique à influences progressives, mais il va vite nous démontrer que sa technique vocale lui permet une certaine versatilité, oscillant entre voix agressive et mélancolique, mais toujours portée par des mélodies au service de l’émotion, très bien construites et surtout très judicieusement accompagnées.

Au fil de l’album, on devine les différences influences du groupe, et on redécouvre les divers aspects présentés dans la première chanson : passages planants, parfois pop, quelques soli et quelques passages progressifs allant chercher des sonorités originales avec le clavier.

Un très bon album, qui n’invente pas grand-chose mais que les fans de heavy risquent d’apprécier autant que les fans de progressif. Bravo et vivement le prochain album !

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Jorn Lande - The Duke    (17/20) (Heavy Rock à la voix d'or)

Distribution

: AFM 2006

 

Durée

: 44', 12 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Aah Jorn Lande... On ne le présente plus. Chanteur à la voix d'or, de multiples participations à des projets tous plus éclectiques les uns que les autres (Vagabond, The Snakes, Ark, Masterplan, Millenium, Mundanus Imperium, Yngwie Malmsteen, Nikolo Kotzev’s Nostradamus...). Considéré comme le successeur de Coverdale et Dio, il nous a encore offert dernièrement un "battle" avec Russel Allen, à plus d'un titre son plus grand "rival". Alors que son précédent opus, Out To Every Nation, présentait un visage inhabituel de Jorn avec un album d'un niveau plutôt bas, les premières notes de The Duke remette d'emblée les choses à leur place. On a ici affaire à du grand jorn. Sa voix est posée d'une façon merveilleuse, comme à son habitude, sur des compositions qui le sont tout autant, merveilleuses. Aucune note ne paraît superflue, que ce soit dans les morceaux les plus hard-rock, ou dans les titres plus heavy voire prog, dans la veine de ce qu'il proposait avec Ark. Des titres comme "Duke of Love" ou "End of Time" se savourent comme chacun des douze titres de l'album pour un final tout en puissance sur "Are you Ready".
A bien des titres, cet album est le meilleur du norvégien (aux côtés de "The Devil Hall of Fame" dans le cadre de Beyond Twilight). Un régal !

Chronique par Ronan

 

 

Jadis - Photoplay    (15/20) (Prog Rock)

Distribution

: InsideOut 2006

 

Durée

: 60', 11 titres

 

Site

: www.jadis-net.co.uk

 


Chronique :

Les fans de Jadis sont habitués à attendre longtemps avant que le groupe ne sorte de nouveaux albums, et celui-ci n’échappe pas à la règle. Pire : sa sortie a été retardée, puisque Gary Chandler, le guitariste, chanteur et compositeur du groupe a découvert entre temps le logiciel « pro-tools » dont il s’est servi pour composer l’album, ce qui fait que Photoplay sort 3 ans après Fanatic, son prédécesseur. 

Le style est d’un rock progressif de bonne facture, assez fortement influencé par les piliers de ce genre. (Pink Floyd, Camel, Marillion, Yes…). Le lien avec ces ancêtres du rock progressif est encore accentué par l’utilisation fréquente de sons vintage (mellotrons, guitares aériennes, orgues hammond) mais les compositions n’en perdent en rien leur qualité. Par contre, si les chansons sont toutes très différentes les unes des autres, il y a une grande similitude de tempi entre les titres et à force on commence à se lasser. Mais certaines plages sont néanmoins remarquables, à l’instar du très pink-floydien « There’s a Light » ou encore de « I hear your voice » très proche de Marillion. Les arrangements instrumentaux sont excellents, la rythmique est parfaitement en place malgré le fait qu’elle soit parfois assez complexe, et la voix est très agréable à écouter, à défaut d’être réellement envoûtante.

Un bon disque, avec beaucoup d’influences très bien assimilées par le groupe, et qui, malgré une unité de tempo qui pourrait presque devenir ennuyeuse et l’absence quasi-totale de soli, se laisse écouter avec beaucoup d’intérêt.

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Dornfall - Dornfall    (15/20) (Heavy Prog)

Distribution

: Brennus 2005

 

Durée

: 38', 08 titres

 

Site

: www.dornfall.com

 


Chronique :

Après plusieurs changements à l’intérieur du groupe, Dornfall a réuni un line-up qui semble avoir un immense potentiel. Une excellente technique et beaucoup de feeling rassemblent ces cinq musiciens d’influences semblables pour un résultat très cohérent mais pas ennuyeux pour autant, et… Le grand pas est franchi avec ce premier album, éponyme et en Français pour la plupart des titres.

Les textes sont très sombres, avec beaucoup d’immersions dans des univers fantastiques, surnaturels, avec plusieurs passages traitant de folie, d’enfer…  Mais aussi de voyage, de fuite du temps.

Plusieurs facettes du métal se côtoient dans l’album : Black, Prog, Speed, Trash, mais c’est dans la nuance que le groupe excelle, à l’instar de la dernière chanson de l’album, Ephémère, qui oscille entre les plages acoustiques planantes, les passages heavy « full-disto » pleins de tension et les soli de guitare à la virtuosité évidente. Cette chanson mériterait un 10/10 sans le solo de basse du début, qui est très virtuose mais complètement décalé de la tonalité, ce qui crée un décalage d’assez mauvais goût avec toute la cohérence tonale dans laquelle s’installe tout cet album.

Beaucoup de bonnes choses donc, mais certains éléments ne semblent pas encore totalement en place. Les parties hurlées semblent un peu déplacées par rapport au contexte et à toute l’émotivité dont peut faire preuve le chanteur, mais en règle générale, cet album est riche en couleurs, et mérite qu’on s’y intéresse parce que sur cette lancée, Dornfall pourrait aller très loin…

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Thundra - Worshiped By Chaos    (16.5/20) (Black Mélodique et Epique)

Distribution

: Black Lotus Records 2006

 

Durée

: 57', 09 titres

 

Site

: www.thundra.tk

 


Chronique :

Thundra est né en 1998 d'un projet d'ancien membres de Enslaved et de Einherjer. La formation se fait porte parole d'un black métal de bonne facture particulièrement mélodique se distinguant de la masse par l'importance donnée au chant. En effet, si les compositions de Thundra servent d'écrin à un dialogue entre des grognements death et des cris black particulièrement rageurs, une voix claire aux accents vikings, qui ajoute une agréable dimension épique à la musique du groupe, fait aussi quelques apparitions.

"Worshipped by Chaos" est le second album du groupe. Les neuf morceaux qui le composent, tous d'une durée assez longue, alternent habilement les rythmiques lourdes caractéristiques du black metal et des passages plus lents, presque mélancoliques. Les synthétiseurs ne sont pas absents, mais toujours utilisés avec parcimonie, laissant les guitares assurer la plus grande partie de la mélodie. "On thorns" ouvre la marche de façon fort convaincante : plus court que les autres compositions, ce titre a le mérite d'être accrocheur de définir d'emblée le style de Thundra. "Hatred declared", morceau le plus long, dispose de lignes de chant très agréables et permet à la voix claire de Steven Grindhaug de s'exprimer pleinement. Le timbre de ce dernier n'est pas sans rappeler quelquefois celui de Simen Hestenaes (Dimmu Borgir et Arcturus) ! Thundra fait également appel à des instruments acoustique sur "At' autumn fall" et "Shattered Senses". "The existing darkness" avant dernier morceau de l'album, mêle remarquablement un air cristallin joué à la guitare sèche à des riffs et des solos typiquement métal. Faire une chronique de chaque composition serait trop long, mais chacune est une petite perle, tant au niveau de la prestation des musiciens que l'atmosphère qui s'en dégage.

"Worshipped by chaos", donne l'occasion à Thundra de consolider son identité musicale et constitue une excellente surprise en ce début d'année 2006. Les amateurs de black métal mélodique peuvent se procurer sans problème cet album, ils ne seront pas déçus.

Chronique par Alesya

 

 

Luna Field - Diva    (14/20) (Hybride Black/Death)

Distribution

: Black Lotus Records 2006

 

Durée

: 51', 11 titres

 

Site

: www.luna-field.de

 


Chronique :

Luna Field est une groupe allemand, tout nouveau poulain de l'écurie Black Lotus Records. Si le titre de leur second album "Diva" vous évoque une formation de metal symphonique au chant éthéré, détrompez vous tout de suite, la musique de Luna Field est un hybride : un death puissant rendu encore plus rageur par l'apparition d'une voix black

"Diva" est un disque sans concession, porté par la prestation carrée de ses musiciens : les rythmiques dressent un véritable mur de guitare émaillé par la frappe rapide et précise du batteur. Les onze compositions qui constituent "Diva" sont rapides, laissant à l’auditeur peu de temps de repos ; les seuls instants plus calmes étant alourdis par une atmosphère pesante et malsaine. Les claviers, très discrets, font une timide apparition sur "Camouflage" et les solos, bien que présents, ne constituent pas un élément majeur de la musique de Luna Field. Deux courts morceaux viennent jouer le rôle de transition : "Jokers" basé sur un riff particulièrement inquiétant qui vient compléter le non moins sinistre "Moral Masquerade" et ’The Great Monologue’ interlude instrumental avant l’efficace "Zenith". C’est à "Diva Messiah" que revient la tâche de clore l’album. Ce titre se démarque des précédant par sa longueur et son tempo plus lent, la voix est moins extrême, et les guitaristes de Luna Field nous gratifient même d’un agréable solo, ce qui montre que la formation n’hésite pas à diversifier sa musique. Malheureusement, un point noir vient obscurcir le tableau : les paroles, traitant de l’égoïsme sont peu développés, et parfois mal écrites, ce qui est d’autant plus dommage que le sujet promettait d’être intéressant…

Malgré cela, Luna Field nous propose tout au long de ‘Diva’ un death original, efficace et sombre. Un groupe prometteur - quoique manquant un peu de maturité au niveau des textes - que les amateurs du genre devraient suivre de près.

Chronique par Alesya

 

 

Elvenking - The Winter Wake    (15/20) (Power Folk Metal)

Distribution

: AFM Records 2006

 

Durée

: 51', 11 titres

 

Site

: www.elvenking.net

 


Chronique :

"The winter wake" est le troisième album d'Elvenking, formation italienne de power flok metal. Le groupe revient de loin, car il a traversé un dure période de changement de line up... "The Winter wake" marque le retour de l'ancien chanteur Damnagoras et le départ du guitariste Jarpeé. Elvenking poursuit sur sa lancée et continue de nous proposer un power folk metal rafraîchissant qui accorde un grande place au violon.

"Trow's Kind" le premier titre, constitue une excellente introduction à l'univers d'Elvenking. Le violon ouvre la danse, suivi par des rythmiques heavy, le refrain, porté par des chœurs virils, est vraiment entraînant. La voix de Damnagoras, a un petit coté juvénile qui peut surprendre au premier abord, mais son timbre est agréable et elle s'accorde parfaitement au coté léger et festif d'Elvenking. Le morceau éponyme débute sur un riff mélodique, instaure un dialogue entre vocaux légèrement hurlés et le chant très clair de Damnagoras avant de laisser la place à un court passage instrumental d'une paisible beauté dont la mélodie principale sera reprise par un solo de guitare électrique. Les transalpins n'ont de cesse, tout au long de leur album, d'apporter le plus d'influences possibles à leur musique : une voix black, apparaît sur "March of Fools", une jeune chanteuse est invitée sur la ballade "on The Morning Dew", entièrement acoustique et d'autres instruments folkoriques sont régulièrement conviés par le groupe. Les autres compositions, sont du même acabit : rythmées, elle ne laisse pas l'auditeur s'ennuyer.

Elvenking réussit, avec "The winter wake" à marier le violon au heavy metal. L'association est pour le moins remarquable : l'album est entraînant, et son coté folk, particulièrement accentué apporte un fraîcheur très appréciable.

Chronique par Alesya

 

 

The Dogma - Black Roses    (14/20) (Heavy Sympho)

Distribution

: Drakkar 2006

 

Durée

: 54', 10 titres

 

Site

: www.thedogma.net

 


Chronique :

The Dogma est un jeune groupe italien ("Black Roses" est leur premier album ) associant avec brio un heavy métal des plus traditionnels à des éléments progressifs et des chœurs puissants. La musique de Dogma met particulièrement en valeur Daniele le chanteur de la formation, qui délivre sur cet album une prestation très professionnelle. Il dispose d'une tessiture plutôt étendue : sa voix peut se faire suave tout comme s'envoler avec facilité dans les aigus.

"Black Roses", débute par le titre éponyme, qui donne le ton de l'album. Les mélodies sont aisément mémorisables, les refrains accrocheurs. Des chœurs masculins et féminins, surprenants, mais très bien réalisés, clôturent cette première chanson entraînante et introduisent la péchue "Wicked Angels". Les autres compositions - dont certaines d'entre elles, comme "Queen of the damned", brûlot speed d'une redoutable efficacité, évoquent les hymnes métalliques des Allemand d'Edguy - sont du même calibre : d'une durée d'environ cinq minutes, posées sur un tapis de guitares rythmiques assez rapides, elles font la part belle aux performances vocales et aux solos de guitares et de claviers. Cependant, c'est une ballade acoustique, "Maryann" subtilement ornées de passages orchestraux, qui conclut en douceur ce premier essai.

C'est un album prometteur que signe The Dogma avec "Black Roses" : la qualité des morceaux, la personnalité du groupe, dont le style oscille entre heavy classique et rock gothique pimenté d'un touche symphonique, ainsi que le talent des musiciens ne devrait pas laisser indifférents les mélomanes en quête d'originalité.

Chronique par Alesya

 

 

Blackmore's Night - The Village Lanterne    (16/20) (Folk rock)

Distribution

: SPV 2006

 

Durée

: 60', 14 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Et oui, depuis 1998 et la création de ce groupe (si l'on peut l'appeler ainsi), chaque année nous apporte son album de Blackmore's Night.
Comme à son habitude, Richie propose un folk rock médiéval, gai, et porté par la douce voix de Candice. Des arpèges hispanisants, des morceaux presque rock (on est loin de brûlots heavy), une épopée celtique, mais des morceaux entraînants quoi qu'il en soit. Alors certes, force est de constater que le couple maîtrise son sujet, et semble prendre son pied en le faisant. mais personnellement, cette musique là ne me touche pas. Un certain manque de couille. Certains diront (à tort) que mon ouverture d'esprit n'est pas suffisante mais soit...peut-être. J'ai au moins le courage, tout en reconnaissant la qualité de cet album, d'affirmer mon avis. L'avis que je me suis fait de ce The Village Lanterne s'en trouve renforcé par le dernier titre, une sorte d'hymne scout à fredonner au coin du feu.
Alors voilà, un album qui ravira les amateurs de Blackmore's Night. Mais à choisir une musique médiévale, ce n'est sûrement pas pour cet album que je pencherais.

Chronique par Ronan

 

 

Benighted - Indentisick    (18/20) (Brutal Death)

Distribution

: Adipocere 2006

 

Durée

: 41', 11 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Si vous avez lu ma chronique du dernier THE BERZERKER, vous avez pu lire que parfois  être chroniqueur est parfois déroutant. Et bien il y a des fois (heureusement !) où l’on se dit que c’est vraiment excellent. BENIGHTED a tout compris pour que ce taf soit un vrai bonheur. C’est avec des groupes comme ça qu’écrire devient un plaisir (vous aurez remarqué la rime au passage). Disons le haut et fort, Identisick est ce qui se fait de mieux actuellement en matière de death metal.
On se souvient du précédent album, « Insane cephalic production » qui avait détruit les oreilles de plus d’un. Cet album a véritablement fait décoller la carrière de BENIGHTED, et c’est tant mieux car ces gars là le méritent.
Etendons nous maintenant sur ce Identisick. Ce dernier se pose comme le Reign in blood du death metal français. Tout sur cette galette tient du haut niveau. Il pourrait être considéré comme un croisement entre « Psychose » et « ICP ». Variés, brutaux, énergiques, les onze morceaux (dont une reprise) ont tout pour plaire. L’une des caractéristiques de cet album c’est la variation au niveau vocal. Julien Truchan a accompli un travail de Titan. S’il growl avec talent, il maîtrise aussi le « chant » hurlé et n’hésite pas à utiliser quelques cris plus black. En plus de cela, le gasier s’est fait plaisir en invitant deux potes histoire de taper le bœuf et d’en rajouter une couche. C’est donc Leif (DEW SCENTED) et Kris (KRONOS) qui viennent éructer sur « Sex-addicted » et la reprise de NAPALM DEATH, « Suffer the children ». Avec tout ça, celui qui vient me dire qu’il se fait chier, je lui botte le cul en moins de deux.
Je vous le disais, ce quatrième opus est extrêmement varié. A son death brutal, BENIGHTED a su greffer des élément black, hardcore et thrash qui donnent différentes couleurs aux morceaux. Quelques passages plus mélodiques viennent aérer l’ensemble avant de repartir furieusement. Les deux gratteux, même s’ils disent avoir simplifié les structures des titres, se sont quand même fait plaisir. Bien que l’ensemble soit bien technique, ils ont réussi à instaurer un putain de groove (avec quand même l’aide d’une batterie efficace) tout au long de l’album, de quoi se péter quelques cervicales. Il y a aussi ces solos excellents, à faire pâlir tous les apprentis guitaristes. Tapping, branlette de manche, tout y est et c’est pour notre plus grand plaisir.
Avec ça je vous sers un son d’enfer qui restitue avec clarté et précision toute la folie de BENIGHTED, et vous obtenez l’album de death de ce début 2006.
A l’heure où j’écris ces lignes, Fred (batterie) vient d’être remplacé par Kikou, un petit jeune de 18 ans. On lui souhaite bonne chance et on espère voir rapidement BENIGHTED en live pour en prendre plein la tronche. En tout vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Chronique par Yann

 

 

Witchcraft - Firewood    (14/20) (Retro/Doom/Prog Rock)

Distribution

: Rise Above Records 2006

 

Durée

: 45', 10 titres

 

Site

: www.witchcrafthome.com

 


Chronique :

Groupe éclectique Suédois, Witchcraft nous offre un mélange très doux de rock très rétro (comme dans les 70'), mélangé à du progressif, quelques sentiments un peu psychédéliques (attention, il s'agit d'interprétations psychédéliques, j'entends pas là le "trip" que nous donne la musique) et parfois un rythme de Doom, très lent. Le groupe s'en sort très bien, malgré le fait que le son n'a pas une qualité de son des plus modernes (ça sonne vraiment 70', un atout), c'est technique, pas prise de tête et ça a une même ambiance, un même fond, une identité. Maintenant, on peut être très partagé au niveau de la voix. Elle est très retro et donc ça entraîne aussi le fait qu'il faut aimer ce genre de voix qui est chantée mais en même temps criarde. Cependant, le défaut de cet album est la répétition. Pourquoi ? C'est un album composé avec des instruments de rock primaire (à savoir batterie, basse, 2 guitares et du chant) et donc ça stagne, c'est le seul mauvais côté de l'album, on a l'impression que c'est répétitif (alors que pas trop en fait!). Ceci dit, c'est quand même agréable à écouter, d'une longueur très honnête (agrémenté d'un bonus track!), totalement hors du temps et ce son rendu vieillot donne justement une originalité paradoxale. Réservé aux éclectiques donc et aux nostalgiques =)

Chronique par Déhà

 

 

Horrified - In The Garden Of Unearthly Delights    (13/20) (Death Mélodique)

Distribution

: Black Lotus 2006

 

Durée

: 64', 16 titres

 

Site

: www.horrified.info

 


Chronique :

Voici une réédition d’un album sorti en 1993 qui va vous  permettre de découvrir ou de redécouvrir le travail de pionniers de la scène Black/Death Grecque.

L’histoire commence en 1990, lorsque Gore (chant), Timos (guitare), Kostas (basse) et Stelios (batterie), sortent leur premier EP intitulé Eternal God. S’en suit en 1992 un second EP, The Ancient Whisper of Wisdom avant la signature d’un contrat avec Black Power Records qui permettra la sortie de l’album qui nous intéresse ici.

La première chose qui viendra à l’esprit de l’auditeur chevronné à l’écoute de cette fournée de ritournelles païennes, c’est la sonorité propre à la scène métal grecque des années 90.  La voix rappelle les premiers Septic Flesh de même que les interludes joués aux claviers. Les guitares et la batterie sonnent comme les compositions de Rotting Christ, et l’écoute d’un titre tel que Down at the Valley of the great Encounter fera immanquablement penser à Nightfall.

Mais tous ne sont pas censés connaître ces fleurons du métal hellène, et pour la gouverne des néophytes, sachez que cette sous-catégorie du métal extrême se distingue de ses homologues par certains points. Les tempos sont moins rapides, la distorsion plus aérienne, et les interludes d’inspiration médiévale très fréquents. La recherche mélodique occupe une place prépondérante, cependant, pas de soli vertigineux ni d’accélérations fulgurantes dans cet album. Ici ce sont des rythmiques galopantes soutenant des mélodies majestueuses qui se font la part belle de l’album auxquelles viennent se greffer de temps à  autres des arpèges de guitare acoustique et autres mélodies jouées par une flûte. 

Notons pour finir la présence de six bonus tracks dont cinq, tirés des deux premiers EP se démarquent de l’album par le son rugueux, le sixième tiré de l’album Animal, sorti en 1998 est plus abouti. Deux cas de figure se proposent à vous, si vous êtes férus de genre de sonorités, cet album étoffera votre collection de bien belle manière, dans le cas contraire, je vous conseillerais de vous rabattre sur du Nightfall ou du Septic Flesh dont les productions sont plus léchées, et la musique plus dynamique.

Chronique par Ludovic

 

 

Berzerker - World Of Lies    (09/20) (Cyber Death/Grind)

Distribution

: Earache Records 2005

 

Durée

: 40', 14 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Dur parfois le boulot de chroniqueur, entre les daubes, les coups de génie, les déceptions… on est parfois un peu déboussolé. Avec THE BERZERKER, c’est un peu pareil. Si vous ne connaissez pas (j’en conviens, un groupe sorti du désert australien c’est peu commode), attendez-vous à une déflagration sonore, un mélange de death/grind et de techno bourrine. Oui, comme leur musique, les membres de THE BERZERKER sont barges. Autrefois affublés de masque de sanglier (!) et autres doux animaux, ils reviennent cette fois-ci sous une apparence normale. Malgré cela, la musique reste la même, à savoir survoltées ultra rapide et brutale. Les riffs incisifs ne retiennent que trop rarement notre attention, mais la particularité du groupe depuis ses débuts ce sont les « beats » techno présents sur chaque morceaux. Malheureusement si Luke Kenny (le fondateur de la bête) croit que plus ça va vite, mieux c’est, il se trompe lourdement car dans le cas de THE BERZERKER elle n’apporte rien aux morceaux. Ces derniers se ressemblent tous (sauf le dernier, un instrumental bizarre de 14 minutes, sans intérêt) et il n’en ressort rien de bien excitant. Et dire que ce groupe est signé chez Earache qui nous a déjà habitué à mieux. Passons… Vous allez me dire que je m’acharne un peu sur cet album mais je ne vois pas l’intérêt d’un tel album (à part de dire qu’il va très vite). En tout cas seuls les plus téméraires d’entre vous retirerons quelque chose de positif de ce disque, car moi j’ai beau essayer je n’y arrive pas.

Chronique par Yann

 

 

Secret Discovery - Alternate    (14/20) (Goth Rock)

Distribution

: Drakkar Entertainment 2006

 

Durée

: 46', 10 titres

 

Site

: www.secret-discovery.de

 


Chronique :

Neuvième album d’un sextuor teuton formé en 1989,  Alternate est une  œuvre à la fois sombre et douce. Non pas que les dix titres proposés fassent preuve de la lenteur d’une tortue neurasthénique, bien au contraire. Le fait est que les compositions de Secret Discovery sont mid-tempo et témoignent de l’expérience accumulée par le groupe au fil des années.

Cette formation née à Bochum officie dans un rock gothique des plus entraînants mâtiné d’electro. Notons que les chansons sont interprétées en anglais et plus souvent en allemand. Force est de constater que cette langue se prête merveilleusement bien à l’exercice. D’ailleurs si vous aimez le chant de Rammstein, la voix de Kai Hoffmann pourrait fort bien vous séduire, dans un registre beaucoup moins métallique bien évidemment. Chez Secret Discovery, la section rythmique sait se faire discrète, les guitares sont saturées sans être agressives et le clavier apporte la touche qui fait le charme du genre.

Voici une galette qui permettra à pas mal d’entre vous de varier les plaisirs. Entre deux disques de métal sauvage, un cd de goth rock constitue toujours une bonne occasion d’élargir son horizon musical. S’il vous arrive de vous lasser de vos perles du heavy caractérisées par des chants suraigus relatant les épopées de guerriers gonflés de testostérone conquérant de lointaines contrées et autres méfaits du black métal contant les aventures d’improbables démons arpentant les campagnes scandinaves en quête de jeunes vierges effarouchées à pervertir, Alternate vous apportera une véritable bouffée d’oxygène.

Chronique par Ludovic

 

 

Ingraved - Hatred From Outside    (10/20) (Death)

Distribution

: Deadsun / Adipocere 2006

 

Durée

: 36', 09 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

INGRAVED est un combo qui aurait pu trouver sa place au début des années 90, époque ou le death metal en était aux prémices. Pourquoi ? Parce-qu’il pratique une musique foncièrement old-school, et que Hatred from outside, son nouvel album a été mixé au Morrisound Studio de Tampa, lieux où tous les grands noms sont passés il y a une dizaine d’années. Sur ce disque on est donc en terrain connu. Intrinsèquement il n’est pas mauvais mais pas dans la bonne époque. Malgré tout on ne peut pas renier que les Italiens maîtrisent leur affaire. Les riffs sont groovy, les solos comme à la belle époque, et la voix bien gutturale. Je dois dire qu’écouter cette galette d’un coup est une tâche difficile car l’ennui gagne vite nos oreilles à cause d’une linéarité flagrante. Les neuf titres paraissent interminables. En plus de ça, le son, même s’il vient de Tampa est plutôt brouillon ce qui est vraiment dérangeant pendant l’interprétation des solos. C’est donc un album assez moyen qu’ INGRAVED nous a concocté. On peut même se demander l’utilité de ce disque car si je veux du old-school je vais me faire un MORBID ANGEL ou un OBITUARY….A oublier donc.

Chronique par Yann

 

 

Furia - Kheros    (18/20) (Death/Heavy Métal Mélodique)

Distribution

: Season Of Mist 2006

 

Durée

: 45', 12 titres

 

Site

: www.furia-metal.com

 


Chronique :

Furia Furia... Ce nom qu'on entend de plus en plus souvent n'est autre qu'un groupe Français qui mélange pas mal de styles. Le chant est totalement Black et sonne HxC parfois (soutenu par des lignes de chants clair, par ci par là), les techniques nous rappellent du heavy metal moderne et du death pour le reste. Mélange étonnant, si pas génialissime ! Furia mélange aussi quelques fins petits blasts aussi, les claviers sont très présents (des sons électro à de la symphonie)... Bref, rien à redire dans la manière dont c'est composé, les passages rapides et plus lents s'enchaînent à tour de rôle et ça reste cohérent et totalement génial. Notons le magnifique track d'interlude qui commence par des guitares acoustiques... Bref, c'est varié, c'est fluide, c'est beau et on ne s'ennuie pas une minute. Petit point noir, c'est juste que parfois cela sonne *vide* parfois, j'entends par là un petit manque de puissance mais bien entendu, c'est lié au mixage et donc ça n'entre pas dans ce qui est du groupe même. Dans le reste, Furia nous sort ici une bombe éclectique de plein de styles de métal différents, et c'est tout à leur honneur ! Une franche bombe qui a vraiment le mérite d'être original sans pour autant être trop réservé à un public ciblé. Un coup de maître! Le Metal Français a de beaux jours devant lui!

Chronique par Déhà

 

 

Datura - The Darkest Hours    (14/20) (Mélo/Atmo HxC Eclectique)

Distribution

: Deadsun/Adipocere 2006

 

Durée

: 36', 09 titres

 

Site

: http://daturaweb.free.fr/

 


Chronique :

DATURA, ce nom ne vous dit peut-être rien, et c’est normal car le groupe nancéen nous livre avec The Darkest Hours son premier effort discographique (si l’on excepte la démo Divine Decay sortie en 2002). Le groupe est à prendre au sérieux et a voulu nous le montrer en se donnant les moyens, notamment avec un son excellent qui sied parfaitement à la musique du groupe. Ce sont donc neuf compos originales qui nous sont présentées et qui sont ancrées dans un death moderne à la fois technique et efficace. Dès le premier titre ça envoie sec. Rythmiques en béton aussi bien influencées par les scènes américaines que scandinave, avec quand même une approche plus proche de cette dernière au niveau des leads et du son. Les leads parlons-en justement. Ceux-ci sont assurément l’un des points de fort de DATURA car ils sont extrêmement bien exécutés. Ils donnent un côté plus atmosphérique à chaque titre et permettent à l’auditeur de souffler un peu avant de repartir de plus belle. Nos cinq gars ont eu la bonne idée de glisser au milieu de l’album un titre instrumental. Ce dernier mélange guitare acoustique, électrique et percussions originales et sample (je pense) à la NILE. Un titre triste mais néanmoins excellent. Le reste de l’album est du même acabit que la première partie. Les variations de rythme fréquentes rendent le disque varié et énergique. Un bon point. Au niveau vocal, là c’est autre chose. Alban possède une voix vraiment gutturale mais qui ne varie pas ou très peu. C’est dommage car les compos gagneraient en puissance avec un spectre vocal plus large. Espérons qu’ils en tiendront rigueur la prochaine fois.

Finalement The Darkest Hours se révèle être un album de death sympa, qui regorge de bonnes idées qui en live devraient être efficaces. En tout cas ces cinq nancéens ne cherchent qu’à le montrer.

Chronique par Yann

 

 

Dagoba - What Hell Is About    (18.5/20) (Mélo/Atmo HxC Eclectique)

Distribution

: Season Of Mist 2006

 

Durée

: 44', 12 titres

 

Site

: www.dagobaonline.com

 


Chronique :

Dagoba nous vient de Marseille et en est à son 2ème long album, bien qu'ils avaient sortie un EP. Ils évoluent dans un Metal HxC assez unique, mais cet album là les amis... n'est pas plus qu'une bombe à posséder de toute urgence! Prenez du HxC bien génial, une pincée de sensations Black/Death, des mélodies et du fond claviers magistraux, deux apparences de monsieur ICS Vortex (Dimmu Borgir / Arcturus), de la variation, de la puissance et de la douceur. Secouez le tout et vous obtenez un album de premier choix, éclectique à tout risque. Les points forts en sont la véritable rage qui se dégage de l'album (aussi bien que l'éponyme de Slipknot... oui, je compare la même rage et pas la musique, comprenez bien), les petites parties sympho/athmo qui se mêlent superbement bien au reste, le duo "It's All About Time" avec Vortex qui n'est pas sans rappeler que le Viking chante comme un dieu, et qui reste LE track surprise de l'album, sonnant beaucoup BlackSympho sans être de la copie de Dimmu. Dagoba nous fout donc une claque qu'on est heureux de recevoir, et j'en suis le premier à tendre l'autre joue ! Le reste du CD est simplement original, varié avec la même étiquette ("C'est du Dagoba!") et il s'écoute en boucle. Dagoba s'impose en tant que groupe phare du metal extrême Français et ce "What Hell Is About" va sûrement devenir Culte dans peu de temps. Ruez-vous dessus... surtout que l'édition du CD boîte en métal est assez attrayante =)

Chronique par Déhà

 

 

Crowpath - Son Of Sulphur    (15/20) (Death Métal Ambiancé Grind/Psy/Doom)

Distribution

: Pillowscars/Earache Records 2006

 

Durée

: 33', 12 titres

 

Site

: www.crowpath.com

 


Chronique :

Montons en Scandinavie (tiens donc?) pour avoir un mélange très spécial à base de Death ! Du sud de la Suède donc, Crowpath nous offre un album très bizarre, et très dur à apprécier. Explication rationnelle : prenez du Death, rajoutez des pointes de grind pour ce qui est des passages au blast, des sensations psychédéliques, parfois lentes et dépressives doomesques, des techniques de guitares rappelant le dernier Cryptopsy, bref... Un mélange détonnant, assez unique, mais j'avoue qu'on a du mal à accrocher au début. En fait, tant qu'on a pas écouté attentivement, on croirait à une ratatouille. Que nenni mes frères ! Il s'agit bien de quelque chose de maîtrisé, mais de terriblement difficile d'accès (donc original), qui oscille globalement entre agressivité rapide, psychédélique et passages lent, dépressifs, criard (de quoi concurrencer Evoken dans lesdits passages). La répétition et la durée de l'album en sont les principaux (petits) défauts, mais l'originalité et les échanges d'ambiances valent le détour. A écouter donc pour se forger un avis bien personnel !

Chronique par Déhà

 

 

Hurtlocker - Fear In a Handful Of Dust    (12/20) (Death Métal)

Distribution

: Napalm Records 2005

 

Durée

: 31', 10 titres

 

Site

: www.hurtlocker.biz

 


Chronique :

Nous voici en présence du nouvel album du groupe americain Hurtlocker qui s'intitule Fear in a handful of dust. La scene death américaine est déjà bien riche avec des groupes tel que Cannibal Corpse, Six feet under ou encore Nile et celle-ci est réputée comme étant de très bonne qualité. Mais voilà, le death americain est de très haut niveau et ce groupe de Hurtlocker ne semble pas rivaliser avec les grands noms composant cette scène. Cette opus est loin d'être mauvais mais son écoute paraîtra bien décevante aux oreilles des plus puriste d'entre vous. Nous ne pouvons pas reprocher à cet album de manquer de son, ils en ont, même un très bon. Mais voilà, même si on se laisse prendre par la brutalité des premiers titres, on finit par vite se lasser. Les titres s'enchaînent mais se ressemble tous ; l'album paraît ainsi monotone et long. Une chose qui est forte dommage, car l'on voit que ce groupe à tous pour être un grand groupe de death. Ce que je sous-entends par là, c'est qu'ils ont une sacrée technique, un bon son et une excellente production. Les grattes ont mis plein feu sur la saturation et nous offre une cadence folle de riffs qui se succèdent, tout cela appuyé par un batteur qui a tout misé sur la double pédale grosse caisse. Par contre, je soulignerais la voix assez monotone du chanteur, de titre en titre elle est sur la même tonalité et sur le même tempo. Pour conclure, je dirais que c'est un album correct, mais c'est plus le genre de musique "concert" ou soirée pour s'éclater dans les pogos ou dans les headbanging. Hélas, il ne nous offre pas un pur death ou un plus original. Cet album parait ainsi être moyen, mais d'une qualité assez correcte tout de même...

Chronique par Amroth

 

 

Ambition - Ambition    (12/20) (AOR) 

Distribution

: Frontiers Records 2005

 

Durée

: 57', 12 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Voici le premier album éponyme d' Ambition. Maintenant allons voir si ce groupe de rock mélodique porte bien son nom (désolé, c'était obligé que je la fasse celle là). Ma première impression après l'écoute de cet opus fut étrange, en effet avec leur rock mélodique, ce groupe nous donne l'impression nostalgique de faire un bon dans le temps d'une vingtaines d'années en arrière. Pour être plus concret, chez ce groupe nous trouvons certains aspect de ces vieux groupes de rock à la scorpion ou encore des ressemblances avec le bon vieux heavy-metal old school. Donc, vous l'aurez compris, il ne s'agit pas ici de gros son ou de speed mais plutôt une succession de ballades "gentillettes".

Certains morceaux comme "No Wasted Moment", vous rappelleront par exemple les slows qui ont bercé notre adolescence. Mais bon, je ne voudrais pas non plus cataloguer cet opus comme une  simple musique de " loveur" car l'album est cependant très riche et très varié. L'écoute semble ainsi agréable et non repetitive, les titres s'emboîtent parfaitement et restent toujours fidèles

à leur concept de base. Pour ce qui est du niveau technique des musiciens et de la production est correcte. Il est évident que la recherche du gros son n'est pas leur priorité et le groupe préfère nous bercer au son de gamme mélodique avec pour fond quelques percussions de grosse caisse et de tome-basse...

Pour conclure, je présenterais cet album comme une oeuvre gentillette qui n'est ni bonne ni mauvaise. Cet opus serait à conseiller à tous ceux qui apprécient le rock calme.

Chronique par Amroth

 

 

Beyond D-Lusion - Intruispection    (18/20) (Métal atmosphèrique à chanteuse/Néo) 

Distribution

: Adipocere 2005

 

Durée

: 48', 12 titres

 

Site

: www.beyon-d-lusion.com

 


Chronique :

Beyond-D-Lusion est un groupe qui est né du groupe Furia, à savoir donc Français, mais est totalement différent de ce dernier. BDD évolue dans un métal athmosphérique à tendance néo, à chanteuse. Ah, j'entends déjà les révoltés "Au bûcher Evanescence & co!" et bien non! BDD n'est pas une copie d'Eva (Eva qui est un bon groupe, ne me méprenez pas) et serait une fusion unique entre des riffs néo, des sensations du genre After Forever, le tout original, avec des influences parfois orientales (comme l'interlude, superbe ! ), ce qui donne l'originalité. Alors pourquoi une note si haute ? Parce que tout est grandiose ! La production est parfaite, le chant est excellent (le timbre de voix d'Alexandra rappelle parfois Floor Jansen d'After Forever, on aime ou on aime pas), le mixage est impeccable, etc. La seule chose que je pourrais, en allant chercher loin, reprocher au groupe, c'est un petit manque de puissance dans certaines transitions, mais qu'à cela ne tienne, ça ne nuit pas à la variété des styles et des mélodies présentes sur l'album, et malgré tout, la même aura sur tout l'album. En gros, voici une sortie excellente, et le "metal à chanteuse" made in France arrive de plus en plus ! On avait déjà Kells ou Agonia pour ne citer que 2 groupes, Beyond-D-Lusion apport lui aussi un souffle d'air frais à la scène. Et au vu de l'album, en live, ça doit franchement massacrer... Un album de premier choix, à écouter d'urgence !

Chronique par Déhà

 

 

Belenos - Chants de Bataille    (19/20) (Pagan Black Metal Mélodique) 

Distribution

: Adipocere 2005

 

Durée

: 48', 14 titres

 

Site

: www.belenos.biz

 


Chronique :

"Par Bélénos!" Telle est ma réaction typiquement gauloise lors de l'écoute de cet album ! Petite introduction quand même : Bélénos est un groupe de Pagan Black Metal, mélodique et donc à tendances médiévales noires (c'est pas du Finntroll par exemple), et c'est déjà leur 5ème album. Alors ici... ingrédients : Black Metal superbement ficelé, production impeccable et pure, influences médiévales superbes, les interludes instrumentales/chantées sont à leur bonne place et donnent une dimension encore plus noire et glauque à l'album, album duquel émane une aura simplement géniale. Blast beat, variations de tempo classiques pour du black metal, technique irréprochable, chants black et clair magnifiquement alternés, bref... Cet album est une tuerie (encore une en ce début d'année!) et il n'y a rien à redire. Même en restant totalement objectif on ne peut nier la puissance de ce chef d’œuvre... A écouter vitre, très vite, pour tout le monde !

Chronique par Déhà

 

 

Bal Sagoth - The Chtonic Chronicles    (18/20) (Battle/Black Metal Symphonique) 

Distribution

: Nuclear Blast 2005

 

Durée

: 60', 12 titres

 

Site

:

 


Chronique :

Bal Sagoth... Tout bon black metalleux connaît ce groupe Anglais de Battle/Black Metal symphonique! Cette fois ci, ils nous reviennent avec un album des plus complets (plus d'une heure de son!), une production impeccable et des musiques majestueuses. C'est donc des symphonies complètes mélangées à un black metal très viking rappelant Borknagar (l'album "Epic"), entrecoupées par des séquences de narrations (Rhapsody-like? Ca pourrait l'être!) et le tout, simplement mélangé à merveille, varié, non répétitif et avec la même aura dans tous les morceaux. Bref, Bal Sagoth nous a sorti ici une BOMBE, qui peut vraiment faire pâlir les Norvégiens de Borknagar, et qui nous rappellerait, parfois aussi, le génial "Prometheus" du légendaire Emperor au niveau des ambiances. Les mauvais points ? Ces narrations sont assez bizarres... C'est particulier, mais je dirais juste que c'est un peu... trop en fait. Mais le reste de l'album est simplement superbe. Une histoire, tantôt narrée ou musicale, coupées de 2 interludes reposantes entre des morceaux de Black Metal qui nous transportent simplement là où le groupe a voulu nous amener : Loin. Techniquement parlant c'est parfait, rien à redire sauf peut-être que les voix narrées sont un peu trop en avant, ce qui donne un arrière goût de "You're listening to Bal Sagoth's new albu..." d'album promo ! Mais peu importe... Cet album est donc la meilleure sortie Black Metal de ce début d'année, et restera sûrement une des meilleures sorties de 2006 dans ce style. Courrez l'acheter !

Chronique par Déhà

 

 

Agabus - Last Way Left    (12/20) (Néo/ThrashCore) 

Distribution

: Deadsun Records 2005

 

Durée

: 23', 07 titres

 

Site

: www.agabus.org

 


Chronique :

Agabus est un groupe d'Italie qui nous a sorti un album (à la base autoprod, avant de signer avec Deadsun Records) mélangeant certaines doses de Thrash et l'agressivité bien Hardcore, et des fois des rythmiques Néo. Mélange assez bon, bien détonnant, mais cependant pas assez varié. D'autant plus que la durée est assez minime, on s'embête pas mal. Je dirais que c'est du "bon", mais sans originalité en fait. Certains passages sont très bons ceci dit ("Responses" ou encore la zique interlude "Last Way Left" qui se dit calme au début, assez funky dans le fond, qui part en neo/hxc), mais ça reste trop... banal. Malgré les quelques touches de chant "néo" qui donnent un peu plus d'atmosphère, ça reste assez rectiligne.

Bref je me vois mal dire plus que ce qui est dit. Un album très bien produit, avec de très bonnes idées, mais qui tombe dans le classique répétitif. Dommage, mais il faut garder un oeil quand même...

Chronique par Déhà

 

 

Temple Of Baal - Traitors To Mankind    (16/20) (Black/Thrash) 

Distribution

: Oaken Shield/Adipocere 2005

 

Durée

: 36', 10 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Autant le dire de suite, Traitors to Mankind marque une énorme évolution pour Temple of Baal. Leur premier album, Servants of the Beast, ne m’avait guère retenu par un manque flagrant d’originalité en proposant un true black certes malsains mais mettant à jour des repères trop approximatifs. Enregistré aux côtés de Ludovic Tournier, ce nouvel album porte à nos oreilles une musique inspirée et, et c’est là où réside le progrès majeur, d’une forte maturité. Sans laisser tomber le true black tel qu’il était joué dans sa genèse, Temple of Baal pioche désormais ses idées dans le monde du thrash (« Under the Spell ») ou du death old-school. Et si les compositions sont purement black, les parisiens ont su varier les atmosphères, ce qui faisait encore une fois défaut au groupe sur son précédent opus. Cet album détruira aussi le cliché selon lequel les musiciens de black cachent leur manque de technique derrière ce style et plaçant la barre relativement haut (on est quand même loin des Dimebag, John Myung ou Gene Hoglan). Les soli sont assez fréquents et plutôt bien sentis ; l’artwork, sobre, est des plus intéressant. Un album de qualité qui vient se hisser dans les sommets du black metal français.

Chronique par Ronan

 

 

Necromantia - Ancient Pride (Re Release)    (12/20) (Black Métal) 

Distribution

: Black Lotus 2005

 

Durée

: 33', 06 titres

 

Site

: www.necromantia.tk

 


Chronique :

Après quatre années de silence, l'entière discographie de Necromantia bénéficie d'une réédition. Dire que le Line up de ce groupe de black metal grec est original serait un euphémisme... En effet, Necromantia est composé de deux bassistes ! Les guitares rythmiques sont donc remplacées par une basse huit cordes qui remplit étonnement bien son rôle.

Le black metal du duo hellène est parfois entraînant, et n'hésite pas à élargir son horizon en faisant appel à des instruments acoustiques. Si l'album s'ouvre sur "The shaman", un titre plutôt quelconque, une flûte vient poser un mélodie entêtante sur le titre éponyme, et chaque composition du groupe donne l'occasion à une guitare ou à une basse soliste de s'exprimer. Mais cela n'empêche pas un sentiment d'ennui et de déjà vu s'emparer de l'auditeur, d'autant plus que les paroles sont caricaturales au possible... La reprise d'Iron Maiden, qui figure sur ce mini album est elle aussi, sans surprise, ce qui est d'autant plus dommage que la composition du groupe annonçait une musique plus personnelle et originale.

Malgré la grande place accordée à la basse, Necromantia ne se distingue malheureusement pas de la masse des groupes de black metal. Les fans du genre y trouverons cependant peut-être leur bonheur.

Chronique par --

 

 

Necromantia - IV Malice (Re Release)    (15/20) (Black Métal) 

Distribution

: Black Lotus 2005

 

Durée

: 48', 08 titres

 

Site

: www.necromantia.tk

 


Chronique :

Sorti initialement en 2000, IV malice se refait une petite beauté en cette fin d’année 2005. Pour présenter cet album à ceux qui ne le connaissent pas encore, je vais faire comme s’il venait de sortir ! ! Dès les premières notes, on ressent un certain mysticisme extra-musical propre à l’école du black hellénique. Les morceaux sont très variés avec autant de parties lentes et planantes, mid-tempo et bien entraînantes que de parties blastées et très brutales, on peut déceler quelques morceaux de claviers de ci de là également, et de magnifiques outros jouées au piano. Les solos de gratte à la ‘old-school’ et les mélodies envoûtantes sont là aussi ! ! Pas grand chose d’autre à dire pour une réédition…

Cet album (ainsi que tous ceux de la discographie de NECROMENTIA ! !) est conseillé avant tout aux fans de ROTTING CHRIST, et à tous ceux qui aiment le bon black à claviers ! !

Chronique par Cannibalain

 

 

Necromantia - Scarlet Evil, Witching Black (Re Release)    (15/20) (Black Métal) 

Distribution

: Black Lotus 2005

 

Durée

: 53', 09 titres

 

Site

: www.necromantia.tk

 


Chronique :

Groupe de Grèce, assez fameux pour être du très bon "true" nous venant du pays de l'Olympe. Alors que nous sortent-il ? Une réédition (la saison après Dimmu & son Stormblast ? ) de leur album de 1995 avec un bonus track, cover de Manowar! En tout cas ça marche très bien! Nous avons là du Black Metal bien ficelé, qui oscille entre des passages bien rapides et criards, ou encore des passages mélodiques. Notons surtout la magnifique "The Arcane Light Of Hecate" qui est une interlude orchestrale, noire donc, reprenant du saxophone aussi dans ses instruments ! Vraiment très bon et atypique ! Tout au long de l'album on retrouve des influences d'horizons différentes, que ce soit Black, Heavy ou encore Prog, ce qui coupe l'impression de "déjà vu" qu'on peut avoir après quelques écoutes de l'album. Le tout reste très mélodique, symphonique parfois, assez original et dans la même ambiance. Le son final reste assez 'crade' (ça n'est donc pas comme une production récente dimmu-borgirienne, et dit sans pensées péjoratives), mais en même temps, ça garde l'esprit Black !

Donc là encore, la balance reste fixe, surtout que le mixage est bien fait ce qui permet de distinguer aisément chaque instrument et donc pas de bouillie sonore. Il y a juste quelques petits problèmes lors de fin (comme celle de "DevilSkin", on dirait un vinyle qui a une griffe... ou alors les fade out, peu originaux ma foi) mais nous avons dans les mains un CD qui vaut la peine. Pour tout amateur de Black Metal assez ouvert d'esprit tout en restant puriste, cet album est vraiment un bon objet à posséder.

Chronique par Déhà

 

 

Necromantia - Crossing The Fiery Path (Re Release)    (13/20) (Black Métal) 

Distribution

: Black Lotus 2005

 

Durée

: 46', 09 titres

 

Site

: www.necromantia.tk

 


Chronique :

On sait la volonté de Black Lotus de promouvoir la scène grecque en nous offrant régulièrement les efforts des futurs fleurons de ce pays, avec plus ou moins de succès. Mais ici, point de jeune loup aux dents longues.
A l’origine, cet album sorti est en 1993 avec une pochette kitch au possible. La musique du groupe se distingue par les bases qui font de sa musique ce qu’elle est, forcément originale étant donné la patrie d’origine du combo. En effet, les guitares ne servent pas ici d’assise rythmique. Au contraire, c’est l’association basse/ basse huit cordes qui se taille la plus grosse partie de la bête. La guitare ne s’offre que des apparitions ponctuelles, pour des soli aux influences néo-classiques. Plus largement, Necromantia œuvre dans un black metal occulte, foncièrement sombre et certainement original. Les compositions sont épiques, guerrières, offrant divers changements de rythme. On découvre des riffs de basses grésillants sur lesquels se greffe la batterie et son son des plus étrange. Malheureusement, s’il y a un élément qui pèche et empêchera même cette réédition de briser les barrières et de s’imposer réellement.
Un album original qui, malgré l’âge n’a pas forcément vieilli, exception faite de la production qui, si elle décriée à l’origine, elle le sera d’autant plus en 2006.

Chronique par Ronan

 

 

Sheavy - Republic ?    (13/20) (Heavy Rock Sabbatien) 

Distribution

: Rise Above 2005

 

Durée

: 50', 11 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Sheavy fait parti de ces groupes à s’être lancés dès leurs débuts dans ce style qui semble vouloir redorer son blason depuis quelques années. Là où d’autres groupes ont fait changé leur style en gagnant en popularité, ce combo là est resté fidèle à son genre, en proposant à ses fans un album comme les précurseurs de ce style méconnu du grand public savait en faire.
La musique du groupe n’est pas sans rappeler les débuts d’Orange Gobelin et est fortement influencée par le sacro-saint riff si cher à l’école stoner. Mais, du fait du mixage, le son s’est fait plus sale que d’habitude et, au cœur des atmosphères, un élan de mélancolie se fait sentir. La musique du groupe se fait plus grave que sur le précédent opus, The Electric Sleep, jubilatoire au demeurant. Les canadiens semble avec ce second essai devenir plus adultes dans leur art et mieux maîtriser leur musique. Le chant, lui, rappelle à s’y méprendre à un dieu vivant de notre cher metal, puisque la voix de Stephen Hennessey et son timbre nasillard semble tout droit sorti du gosier de Ozzy.
Un bon petit album de stoner que les fans sauront apprécier à sa juste valeur et qui, à n’en pas douter, annonce des heures joyeuses pour Sheavy.

Chronique par Ronan

 

 

The Tea Party - Seven Circles    (12/20) (Rock Prog/Hard FM) 

Distribution

: InsideOut 2005

 

Durée

: 45', 11 titres

 

Site

: www.teaparty.com

 


Chronique :

En regardant la longueur des titres, on peut se demander si cet album appartient vraiment au répertoire Rock Progressif… Et en l’écoutant aussi ! Première chanson : Paf !!! Un gros riff à la Led Zeppelin avec un son typique du Hard FM actuel… Houlaaa ! Bon, c’est en place, c’est puissant, la voix est juste mais… Où qu’elle est, l’originalité ???

C’est étrange, d’habitude chez Inside-Out, ils sortent des groupes très originaux, avec des compositions bien ficelées mais là on aurait l’impression d’écouter un mélange d’Alkaline Trio, de Nickelback et de Led Zeppelin… ça fait vraiment très déjà-vu ! Une rythmique toujours à 4 temps, des chansons qui tournent autour de 3-4 mêmes accords, une alternance bien trop prévisible entre refrains clichés et couplets soit pop soit artificiellement puissants, par une guitare saturée qui semble automatique tellement la rythmique est simple… Les titres sont efficaces mais au bout de 2 écoutes on a envie de passer à autre chose…

Bon, quelques titres sortent néanmoins du lot. « Luxuria » est un peu plus inspirée et les lignes mélodiques sont un peu moins classiques. Il y a entre autres des éléments de percussion et de claviers qui sont assez astucieux. Et « The Watcher » est une belle ballade avec en soi rien de très original mais elle est très prenante, avec des vocalises assez impressionnantes de précision.

En conclusion : Un album bien décevant par rapport à toutes les éloges qu’on a fait des précédents albums de ce trio Canadien… Il est pourtant loin d’être mauvais, le son et une voix sont très maîtrisés, presque proprets, mais on n’y trouve (presque) pas un Iota d’originalité… Bien dommage !

Chronique par Raffmaninoff

 

 

TNT - All The Way To The Sun    (14/20) (Hard Rock) 

Distribution

: Musea 2005

 

Durée

: 44', 12 titres

 

Site

: www.geocities.com/yuuuuutaka/tnt.html

 


Chronique :

Tout comme AXXIS ce mois-ci, TNT sort un album pas vraiment original mais au bout d’une vingtaine d’années de service cela n’est pas étonnant, c’est même normal je dirais. Si l’on fait abstraction de cela, All the way to the sun se révèle être un album sympa. Composé de douze titres il alterne des titres plus ou moins énergiques, d’autres un peu mous mais rien de bien méchant. Il en ressort néanmoins quelques « hits » potentiels tels « A fix », « Too late » ainsi que bien d’autres… Ceci est en partie dû à la voix de Tony Harnell, qui, il faut dire chante divinement bien. Ronni LeTekro, le gratteux est aussi à l’honneur, grâce à des solos de grande classe (celui de « Save your love » est énorme !) et des arpèges plus calmes. TNT à eu aussi la bonne idée de reprendre un grand classique de feu Louis Armstrong, «What a wonderfull world». Sympa mais on préfèrera quand même l’originale, plus émouvante. Les norvégiens ont aussi glissé un instrumental sur cette galette mais il n’a aucun intérêt. L’album passe donc sans problème malgré ce bémol.

En somme donc un disque qui nous fait passer un agréable moment même si parfois on aurait aimé que TNT prenne un peu plus de risques pour nous proposer un album plus original. A conseiller aux fans de hard, qui y trouveront sûrement leur compte.

Chronique pas Yann

 

 

Shakra - Fall    (15/20) (Hard Rock) 

Distribution

: AFM Records 2005

 

Durée

: 48', 12 titres

 

Site

: http://www.shakra.ch/

 


Chronique :

Si je vous dis Suisse et Hard Rock vous me répondez Gotthard. Et bien cette assimilation risque de changer bientôt. En effet Shakra est un groupe suisse et qui comme vous l’avez deviné nous propose du Hard Rock et ils risquent bien de détrôner (si ce n’est pas déjà fait) Gotthard.

Il faut dire que Shakra est en pleine ascension au niveau national et européen et ce n’est ni cet album, ni la dernière tournée avec Stratovarius et Hammerfall qui va faire changer la donne. Au contraire même.

Alors qu’est-ce qu’a donc cet album intitulé Fall de si particulier ? Et bien rien et c’est bien pour ça qu’on l’apprécie. En effet tous les ingrédients d’un bon disque de Hard sont ici réunis. Un bon chanteur, des riff heavy, de belles mélodies, et surtout des refrains qui vous rentrent dans la tête. Et il est là le point fort de Shakra, avec une simple écoute on a l’impression de connaître les refrains par cœur et on a qu’une envie c’est de chanter et reprendre en chœur les paroles. Une autre très grosse force de ce disque est que chaque titre est bon et peu faire office de single. Bien sûr il y a des morceaux plus calmes qui feront allumer les briquets en concerts mais chaque titre est calibré pour plaire plus grand nombre de fans. On a donc un album cohérent du début à la fin sans mauvais titres. Bref on prend du plaisir tout au long du cd.

Par contre leur force est aussi leur point faible, en faisant de la musique bien calibrée, l’album manque de personnalité, il n’y a pas grand-chose d’original dans un style qui a déjà une belle brochette de bons groupes depuis pas mal d’années. Il faut dire que le hard rock n’a plus vraiment sa splendeur médiatique qu’il avait au début des années 90, et que les jeunes d’aujourd’hui ont presque oublié ce style de musique.

Alors même si ce disque ne va pas changer la face métallique de notre belle planète, on ne s’ennuie pas, on passe du bon temps à l’écouter et c’est bien ce qu’on demande à un disque la plupart du temps. Les amateurs de Hard Rock apprécieront, les autres pourront découvrir le style grâce à cet album qui ne propose que le meilleur du style.

Chronique pas SagresMetal

 

 

Seven Witches - Amped    (09/20) (Heavy Métal) 

Distribution

: Regain records 2005

 

Durée

: 40', 09 titres

 

Site

: http://www.sevenwitches.net/

 


Chronique :

Seven Witches, l’un des projets de Jack Frost, est ce genre de groupe à ne pas laisser ses fans attendre avant de proposer un nouvel effort. Si parfois, cette solution s’avère bonne, ce n’est pas  forcément le cas ici.
Pourtant compositeur de talent, Jack semble, avec cet album, montrer des signes d’essoufflement. Chacun des neuf titres de ce Amped propose une recette au profond relent de déjà-entendu sauce heavy metal 80’s à forte tendance maidennienne. Seul le dernier morceau, « Widows Or Orphans », titre épique aux subtiles nappes de piano et ses envolées de guitares, est moins banal que les autres, sans pour autant s’extraire comme un bon titre. Force est de constater que, et le rythme de sortie des albums et les changements de personnel n’ont pas joué en faveur de Amped. Ici, nulle idée de génie, pas une seule fois au détour d’un riff. Un dernier mot pour parler de la nouvelle voix du combo, Alan Tecchio. S’il n’est pas un débutant, son timbre ne colle pas à la musique.
En attendant qu’un prochain album répare cela. Vitesse et précipitation ne sont pas à confondre et, Jack Frost n’a peut-être pas pris conscience de cela.

Chronique par Ronan

 

 

Misanthrope - Metal Hurlant    (16/20) (Métal Extrême) 

Distribution

: Holy records 2005

 

Durée

: 49', 08 titres + 8 titres

 

Site

: www.misanthrope-metal.com

 


Chronique :

Quatre ans ! Quatre longues années se sont écoulées depuis la sortie du dernier album de la bande à SAS. Et, fait incroyable pour le groupe, aucun changement de line-up ! Enfin, l'entité Misanthrope s'est stabilisée et, autant le dire, cela s'entend.

L'écriture de ce nouveau chapitre de l'histoire du groupe a été, comme le contenu, long, douloureux et, quelque part, jubilatoire. Mais, s'il est vrai que quatre années sont une longue période, il est évident qu'elles ont été nécessaire tant cet album est abouti. Jamais les morceaux n'avaient été autant travaillés, jamais les compositions n'avaient été si dissemblables tout en conservant un lien, mais toujours ténu, presque imperceptible. L'on retrouve ce qui faisait la musique du groupe, mais poussé plus loin, agrémenté des influences et désirs inconscients de chacun des membres et, bien sûr, des textes de SAS de l'Argilière. Le seul réel point faible de cet album est, chose qui n'a jamais vraiment su évoluer depuis les débuts du groupe, le chant de la plume du groupe. Ce chant plaintif, s'il aurait pu être adapté s'il avait été effectué de meilleure manière, énerve rapidement (le meilleur chanteur métal ? hum...), même s'il est raccord avec les poèmes de l'homme.

Misanthrope, après une période de gestation assez longue, propose son album le plus varié, à la fois heavy et extrême et offre un thème, sur un titre, rarement évoqué dans le métal, l'esclavage (Le Commerce du Crime).

Chronique par Ronan

 

 

Messaline - Guerres Pudiques    (15/20) (Hard Rock) 

Distribution

: Brennus 2005

 

Durée

: 41', 11 titres

 

Site

: www.messaline.fr.st

 


Chronique :

Brennus, depuis quelques années, s’efforce de soutenir les groupes français, à la manière d’Adipocère (ce dernier opérant dans un registre plus extrême). Né des cendres d’Absurd, Messaline présente certaines des touches propres au groupe précédemment cité, notamment le chant et les textes en français qui fourmillent d’humour et de jeux de mots.
Musicalement, le combo francilien propose un hard rock mêlant tradition, speed et progressif. Le résultat, s’il en décontenancera plus d’un, n’en est pas moins de marquer par son originalité et, surtout, sa qualité. De copie il n’est ici pas question. Le groupe trace sa propre voie, rejoignant en cela d’autres groupes du label Brennus, dont le plus culte des groupes Basque, Killers.
Des textes pleins d’humour, une musique hybride et personnelle. Voilà un album apte à plaire à tout auditeur qui ne craindrait pas les mélanges de genres.

Chronique par Ronan

 

 

The Bronx Casket Co - Hellectric    (17/20) (Goth Métal) 

Distribution

: Candlelight 2005

 

Durée

: 68', 12 titres

 

Site

: http://www.bronxcasketco.com

 


Chronique :

Amateurs de velours noir, bonsoir, le nouvel album de the Bronx Casket Co (nous allons les appeler BCC par la suite) est disponible.

Pour ceux et celles d’entres vous qui ne les connaissent pas encore, faisons les présentations : BCC est constitué depuis 1999 de DD Verni, bassiste de Overkill (rien que ça), Jack Frost à la guitare (Seven Witches, Metalium), Charlie Calv aux claviers, Tim Mallare (Overkill également) à la batterie, et au chant pour finir l’ex Misfits (excusez du peu) Mike Hideous.

Ces bases étant posées, entrons dans le vif du sujet, car nous sommes ici en présence d’une perle du métal gothique. Le premier titre annonce la couleur avec une mélodie caractéristique du genre et un refrain des plus solides aux accents de Paradise Lost (cf. la guitare et les chœurs). The BCC nous délivre une œuvre sombre et planante agrémentée de mélodies mélancoliques et de rythmiques sépulcrales.

Au travers de ces 12 titres, The BCC nous invite  à traverser plusieurs climats allant du heavy (in my skin) avec ses guitares plombées, à la féerie de mélodies douces et enchanteresses (mortician’s lullaby). Notons également la présence d’un excellent instrumental qui tombe à point nommé au milieu de l’album ainsi que d’une reprise de Lynyrd Skynyrd, Freebird, qui interprétée par The BCC prends de sérieux accents de Type O Negative

Bonne reconversion pour ces membres d’Overkill en effet, puisqu’ils passent d’un thrash sur vitaminé (que d’aucuns jugeront comme moribond) à un style plus actuel qui saura séduire la jeune génération ainsi que, espérons-le, les fans de la première heure. Tout au long de cet album, l’auditeur pourra ressentir l’expérience des vétérans du métal, matinée des mélodies chères au goth rock. Double grosse caisse, guitares heavy, chant et claviers envoûtants, la touche de HIM et To Die For est présente, l’authenticité du métal viril en plus.

Chronique par Ludovic

 

 

Letzte Instanz - Ins Licht    (11/20) (Folk Rock Moderne Allemand) 

Distribution

: Drakkar Entertainment 2006

 

Durée

: 50', 13 titres

 

Site

: www.letzte-instanz.de

 


Chronique :

Voilà un groupe que les teutons apprécient. La preuve en est, les quatre albums précédant ce Ins Licht. Mais également le style dans lequel officie le groupe, un rock nerveux, original, moderne et chanté en allemand.
Le groupe propose une musique subtile, assise sur les guitares et les instruments classiques, où le chant, s’il n’a rien de celui de Till de Rammstein, est plus parlé que chanté. Les treize compositions sont homogènes, chacune avec leur personnalité, mais en même temps très bien liées entre elles. Mais passé cela, il ne ressort que peu de chose de ce nouvel effort des allemands. Certes la musique est bonne, l’originalité est au rendez-vous, de même que la personnalité du groupe. Mais on peut douter que le nom du groupe traverse les frontières et viennent s’immiscer dans les playlists européennes.
A écouter pour se faire son avis. Avis aux amateurs des plaisirs teutoniques.

Chronique par Ronan

 

 

Galloglass - Heavenseeker   (14.5/20) (Speed Métal mélodique et Symphonique) 

Distribution

: Limb Music 2005

 

Durée

: 51', 11 titres

 

Site

: http://www.galloglass.de/

 


Chronique :

Galloglass, groupe de speed metal mélodique/symphonique, joue franc-jeu : rythmiques assassines, solos ravageurs, refrains accrocheurs, batterie qui martèle à grands renforts de double pédale, voix puissante et incisive, et claviers discrets (mais bien placés).

Certes, le bouillon est connu dans ce style de Metal, mais fonctionne toujours aussi bien à l'écoute de cet album, surtout quand vient s'ajouter à tous ces ingrédients (déjà savoureux pour le palais.. heu, les oreilles), une petite touche d'originalité ma foi fort plaisante (l’on pensera tout de même à quelques petites touches à la Rhapsody notamment).

On entame l’album avec un rythme qui prend aux tripes, véloce, heavy, un petit solo très sympathique, bref un morceau dans la ligné des suivants, qui sera un peu la marque fabrique : une musique rapide, des guitares à relents heavy, une batterie qui avance, puissante, au fil des minutes, tel un rouleau compresseur, entrecoupée d’envolées de violons et autres ajouts sympho :  plutôt plaisant . Cependant le point noir de ce CD pour moi : les morceaux passent et se ressemblent un petit peu à la longue, ce que l’on pourra tout de même amèrement regretter.

Un groupe à écouter tout de même, de part l’exécution sans faille des musiciens, la puissance et la détermination qui ressortent à l’écoute de cette galette plairont à plus  d’un(e).

Chronique par Flod

 

 

The Devin Townsend Band - Synchestra   (17.5/20) (Métal Expérimental) 

Distribution

: InsideOut 2006

 

Durée

: 65', 14 titres

 

Site

: http://www.hevydevy.com/

 


Chronique :

On ne redira jamais assez, Devin Townsend est LE génie du metal des années 2000. Il fait partie de ces rares artistes qui, quoi qu’ils fassent, proposent un travail merveilleux, peaufiné jusqu’à ses plus petits détails.
Ce Synchestra fait suite à Accelerated Evolution paru sous le même patronyme (DTB) en 2003, mais de suite ce nouvel album n’en a que la forme. Les points communs avec le dit précédent opus sont rares et l’album dans son ensemble est d’une grande difficulté d’appréhension. Expérimental, épique, sombre, lumineux et éclairé, d’une profonde subtilité, puissant et brutal. Voilà comment définir en quelques mots cet album. Je passerai sur une présentation des titres afin de laisser le soin à chacun de se plonger dans ce jardin d’Eden musical. Mais les morceaux témoignent des progrès des musiciens, dont Infinity, composition puissante et son final rappelant Steve Vai, ou Gaia, où Ryan Van Poederooyen étale sans grandiloquence son talent. Afin d’apaiser l’auditeur, de le laisser sombrer entièrement dans ce monde paradisiaque ouvert par l’album, Synchestra qui se termine sur un bruit de cascade et de nature.
Ce n’est pas encore que l’on parviendra à dire du mal du savant fou du métal moderne et, s’il prendra nombre d’auditeurs à contre-pied, Synchestra fait parti des albums qui marqueront 2006.

Chronique par Ronan

 

 

Demonizer - The Essence Of War   (10/20) (Death Métal) 

Distribution

: Painkiller Records 2006

 

Durée

: 42', 08 titres

 

Site

: http://www.demonizer.be

 


Chronique :

DEMONIZER est un groupe de thrash black old school qui nous vient de Belgique, et qui m’était totalement inconnu jusqu'à aujourd’hui !! Bon, qu’on se le dise, DEMONIZER et son nouvel album ‘the essence of war’ n’est pas une grande découverte puisqu’il reprend le chemin de ses pairs sans rien inventer au passage. Mais sa musique n’en est pas moins puissante et dévastatrice, à grands coups de riffs tranchants et de rythmes effrénés, comme si les quatre belges nous tiraient quelques rafales de sulfateuse en pleine face !!

Du bon vieux thrash donc, à l’image de groupes comme DESTRUCTION par exemple, fier pilier de la scène thrash teutonne, avec la touche black en plus ! Niveau look, idem : cuir et clous !

Du côté de la pochette, aïe ! Assez laide en fait, elle représente une sorte de Minotaure en ferraille avec des clous (encore !) sur les bras, en train de se massacrer une armée de pauvres innocents (sans clous !) ! ! Conseillé aux ultimes fans du genre !

Chronique par --

 

 

Decapitated - Organic Hallucinosis   (18/20) (Death Métal) 

Distribution

: Earache Records 2006

 

Durée

: 31', 07 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

On se souvient tous de la claque que nous avait mis DECAPITATED avec son précédent méfait, The negation. Extrêmement bien accueilli, cet album a permis au groupe polonais de gravir quelques échelons supplémentaires dans le panthéon du death metal. Il est indéniable qu’avec son nouvel album, DEACPITATED va encore faire mal, car si The negation était une putain de tuerie, Organic hallucinosis est un véritable assaut nucléaire que tout death metalleux qui se respecte se devra de posséder sous peine de lynchage. Durant la période de gestation des changements ont affecté le combo et cela s’entend sur le disque. Le plus notable est le changement de hurleur, en effet Sauron cède sa place à Covan (ex ATHROPHIA RED SUN). Eh bien je dois dire que ce départ est un mal pour un bien. En effet si Sauron évoluait dans un registre purement guttural, celui de Covan est plus thrash/death, et nettement plus efficace. Pour le reste on prend les mêmes et on recommence. Au bout de quatre albums, DECAPITATED a définitivement imposé son style. Dès les premières notes on en prend plein la tronche. Les riffs sont énormes, lourds et plus variés que par le passé. Le jeu de Vogg est désormais technique (bon ça on savait déjà) et surtout bien groovy. Sinon toujours pas de mélodie à l’horizon mais ceci n’est pas un problème car la musique est suffisamment riche pour ne pas en souffrir. Les soli sont toujours aussi dévastateurs et dégoûteront à coup sûr les apprentis gratteux. Là aussi la diversité est de mise car Vogg nous a concocté quelques perles plus mélodiques qu’à l’accoutumé.

Derrière ça envoie u bois, Vitek est toujours aussi brutal dans son jeu et ose même caler un solo de batterie au milieu de « day 69 ». On regrettera cependant le son de caisse claire trop synthétique qui gagnerait à être plus naturel pour rendre les compos encore plus brutales. Pour compléter la section rythmique la basse se fait bien sentir et groove elle aussi. Le résultat de tout ça sont des morceaux qui en live vont démâter les cervicales de plus d’un.

Vous l’aurez donc compris, DECAPITATED a encore frappé très fort et peut être considéré comme l’un des piliers du death européen avec BEHEMOTH, VADER, ABORTED… Je ne pense pas me tromper en disant qu’Organic hallucinosis est un futur album culte.

Chronique par Yann

 

 

Sacrificium - Escaping The Stupor   (13/20) (Thrash/Heavy/Death) 

Distribution

: Black Lotus Records 2005

 

Durée

: 46', 11 titres

 

Site

: www.sacrificium.com

 


Chronique :

Voilà une nouvelle année marquée par le retour dans les bacs du groupe allemand Sacrificium avec leur nouvel album Escaping the stupor. Certainement que beaucoup d'entre-vous seront récalcitrants en voyant l'ensemble des différents styles musicaux qui peuvent qualifier leur musique ; et pourtant leur opus semble être une parfaite alchimie  dont l'inspiration reste unique. Pour parler plus concrètement, nous sommes ici face à un album rapide agressif ainsi que mélodique. Les riffs saccadés semblent alors se succéder à une cadence folle appuyée par le rythme de la batterie qui a mis plein mis feu sur la grosse caisse. Tous cela étant supplanté par une voix puissante qui alterne black et death. Je noterais cependant un point négatif, ainsi malgré le fait que les titre semblent s'enchaîner parfaitement, l'écoute de cet album en entier paraît tout de même assez répétitif. On peut leur reprocher, en effet, de ne pas avoir assez approfondi leur concept de base qui est pourtant très efficace et qui bénéficie en plus d'une excellente production. Pour conclure, cet album serait à conseiller à tous les fans de black ou de death qui apprécient un metal agressif et speed mais pas forcément brutal, ainsi que à tous ceux qui cherchent une pointe d'originalité dans un death plus mélodique...

Chronique par Amroth

 

 

Naio Ssaion - Out Loud    (11.5/20) (New Rock Féminin) 

Distribution

: Napalm Records 2005

 

Durée

: 43', 13 titres

 

Site

: www.naiossaion.com

 


Chronique :

Voici, le retour de barbara Jedovnicky et de son groupe Naio Ssaion avec leur nouvel album qui s'intitule Out loud. Le principe de ce groupe est simple, une chanteuse, deux guitares, une batterie et un violon pour adoucir la chose. Tout ceux  pour aboutir à une sorte de rock féminin saupoudré d'un peu de métal. Le problème étant là, c'est que cette alchimie ne prend pas du tout, ce mélange reste difficile à cerner dans leur concept musical et l'inspiration reste à retravailler. Il est vrai que la scène de métal ou de rock féminin est déjà bien conséquente et le groupe Naio n'a pas su avec cet opus amener la petite touche en plus qui puisse lui permettre de se démarquer des autres. Cet album paraît ainsi empreint d'une certaine monotonie et son écoute semblera aux oreilles de certains assez rébarbative. Non pas que cet album soit mauvais, la production est certes correcte et on n’a rien à reprocher à leur technique musicale ; le saturax des grattes est bien poussé sur des rythmes saccadés, un peu trop à mon goût d'ailleurs, avec pour fond une batterie qui lance la rythmique. Par contre le violon qui aurait pu amener une touche musicale un peu plus travaillée semble quasiment inexistant, ce qui est fort dommage. Voilà, pour conclure, je dirais que Out loud est un album qui n'est pas foncièrement mauvais mais qui est tout de même fort décevant, il est difficile de le conseiller car il serait à conseiller au grand nombre de fans de rock ou métal féminin mais avec ces nombreux groupes plus aboutis présents sur ces deux scènes le choix paraît vite fait...

Chronique par Amroth

 

 

Exawatt - Times Frames    (14/20) (Mélodique Progressif Métal) 

Distribution

: Adipocere 2006

 

Durée

: 66', 10 titres

 

Site

: http://www.exawatt.it

 


Chronique :

Exawatt est une formation italienne, distillant un métal mélodique et progressif de plutôt bonne facture, inspiré de Kamelot et Dream Theater. C'est un voyage musical de plus d'une heure que nous offre le groupe avec "Times Frames". Techniquement, force est de constater que le quintet est excellent, chaque musicien maîtrise son instrument et le chanteur dispose d'une voix claire et agréable, cependant parfois trop poussive dans les aigus.

Exawatt tout au long de son album, redouble d'efforts pour nous proposer une musique variée, qui n'échappe pas, toutefois, aux clichés inhérents du genre. Les duels claviers contre guitare sont légions tout comme les instants de bravoure musicale : si vous n'aimez pas le prog, il est certain que vous risquez fort de vous ennuyer pendant l'écoute de "Times Frames". Pourtant le groupe mérite qu'on s'attarde sur lui. En effet, "Times Frames" recèle quelques idées originales et des moments de grâce. En témoignent "My Silver Tears", qui s'ouvre en fanfare sur un tapis de guitares d'un grand lyrisme, "Odissea Venezzia" un instrumental entraînant, "Dungeon Dance" qui malgré son refrain déjà entendu, brouille les pistes et alterne entre changement d'atmosphères et solos épiques.

Le grand défaut d'Exawatt est donc de n'apporter que peu de sang neuf à un genre déjà surchargé. Les fans de métal progressif et technique apprécieront, tandis que les autres passeront leur chemin.

Chronique par Alesya

 

 

Dungeon - Resurrection    (16.5/20) (Heavy Speed Métal) 

Distribution

: Limb Music 2005

 

Durée

: 50', 11 titres

 

Site

: http://www.dungeon.cd

 


Chronique :

Dungeon, après seize année de bons et loyaux services a décidé de mettre fin à sa carrière. C'est donc l'occasion pour le groupe australien de faire le bilan et de rééditer le premier véritable album, "Resurection". Lord Tim, chanteur de la formation, est le principal maître aux commandes de cette nouvelle réédition. En effet, il s'occupe non seulement du chant mais aussi des guitares, de la basse et des claviers !

Après une courte intro dispensable, Dungeon n'attend pas pour distiller son metal rapide et entraînant en diable. Les musiciens sont excellents, mais ne sombrent pas dans la démonstration facile. Rythmiques puissantes, solos débridés et envolées vocales servent ici la mélodie. Le titre éponyme et "Paradise" sont de véritables hymnes, propres à enflammer les salles de concerts. Les autres chansons sont peut-être moins accrocheuses au premier abord mais n'en reste pas moins excellentes. "The legend of Huma", basée sur un roman de l'écrivain d'heroic fantasy Richard A. Knaak, clôt en apothéose "Resurrection" : le morceau, qui dépasse les sept minutes, est un concentré de ce que Dungeon fait de mieux !

En attendant "The final chapter", ultime album de la formation qui devrait voir le jour au courant de cette année, c'est avec panache que Dungeon s'apprête à tirer sa révérence.

Chronique par Alesya

 

 

Amorphis - Eclipse    (15/20) (Dark Métal) 

Distribution

: Nuclear Blast 2006

 

Durée

: 32', 10 titres

 

Site

: www.amorphis.net

 


Chronique :

Pour beaucoup d'entre vous, il ne sera pas la peine de présenter le célèbre groupe Amorphis tant celui-ci est réputé sur la scène ambiant, et beaucoup seront ravis de voir que le groupe Amorphis nous offre un nouvel opus, qui s'intitule Eclipse, en ces quelque mois d'hiver. Ce nouvel album ne dépaysera pas les habitués et en réjouira plus d'un tant celui-ci est excellent. En effet, cet opus est une parfaite alchimie de différents styles de metal avec une inspiration qui reste unique ; d'ailleurs, il semble difficile de cataloguer cet album uniquement  dans le secteur dark-metal, tant celui-ci semble puiser son inspiration dans de nombreuses tendances musicales. L'écoute de chaque titre paraît ainsi varié et l'ennui ne vous submerge aucunement. Du black, du goth, du speed, du dark, du médiéval, du mélodique : vous trouverez tous ceci dans cet album, tout en restant dans l'esprit du groupe. Vous ne serez pas choqué par la variété des titres et l'écoute en sera d'autant plus agréable. Il faut noter aussi l'excellente production de cet album. En effet celui-ci a du son et souligne la parfaite technique des musiciens. Les riffs mélodiques des guitares vous envoûteront et la grosse caisse de la batterie vous accompagnera dans vos heads bangings.

La voix du chanteur paraît aussi être d'une justesse quasi-irréprochable, une voix qui selon les titres changera complètement. Pour conclure, je dirais que cet opus est excellent et je ne le conseillerais pas qu'à un groupe restreint de personnes tant celui-ci pourrait s'adresser aux fans de black ou encore de mélodique mais aussi à ceux qui aiment le dark et le gothique. Il est simplement dommage que la durée de l'album soit si courte...

Chronique par Amroth

 

 

Krisiun - AssassiNation    (17/20) (Brutal Death) 

Distribution

: Century Media2006

 

Durée

: 46', 12 titres

 

Site

: www.krisiun.com.br

 


Chronique :

AssassiNation, voilà le nom auquel répond le nouvel album du groupe de Brutal Death brésilien Krisiun, tant attendu des fans du groupe et plus généralement des fans du style ! Ce nouvel album succède donc à Bloodshed, le dernier enregistrement studio du groupe, sorti en 2004.

On rentre directement dans le vif du sujet avec le titre « Bloodcraft » et son introduction saccadée, hypnotique, presque lancinante. Avec ces quelques notes on retrouve déjà ce qui faisait le son de Krisiun, c’est à dire de gros riffs de guitares, précis et incisifs et une batterie survoltée emmenée par un Max Kolesne toujours aussi impressionnant ! Durant toutes ces années Krisiun est resté ce qu’il a toujours été, un groupe brutal, technique, sans tomber dans la pure démonstration. Les titres s’enchaînent, et comportent tous les mêmes ingrédients, à savoir des blast beat impressionnants de précision, auxquels s’ajoutent des guitares aux soli démoniaques des lignes de basses destructrices et cette voix si particulière à Krisiun !

L’album comporte son lot de surprises, comme un interlude à deux guitares et un autre interlude, mais cette fois aux percussions brésiliennes non sans rappeler Sepultura.

Les titres tels que « Vicious Wrath » ou encore « Suicidal Savagery » et «United In Deception » s’enchaînent d’une très bonne manière, ils ne paraissent pas posés artificiellement bien au contraire !

L’album est clôturé par le titre « Sweet Revenge » et sa rythmique pachydermique, écrasante.

En résumé, voilà un très bon album de cette année 2006, 12 titres pour une durée totale de 46 minutes 29, Krisiun a encore frappé un grand coup comme souvent et c’est pour cela que je lui mets la note de 17/20.Un album à posséder !

Chronique par Decipher

 

 

Deathstars - Termination Bliss    (14/20) (Dark élèctro) 

Distribution

: Nuclear Blast 2006

 

Durée

: 44', 11 titres

 

Site

: www.deathstars.net

 


Chronique :

Après un excellent et remarqué premier album du nom de ‘Synthetic Generation’ en 2003, le petit frère du cultissime leader de Dissection (Jon Nodtveidt), Emil, de son nom, nous revient avec ce ‘Termination Bliss’…

Avec un line-up expérimenté d’ex Dissection et ex-Swordmaster, ce combo n’en est pas à ses prémices musicales…

Constitué d’un tempo qui ne variera pas énormément tout au long de ces 11 morceaux (13 pour l’édition limitée…), la trame de cet album est axée sur un schéma structurel basique : intro, couplet, refrain… Mais ce n’est pas un mauvais point, car cela va contribuer au thème récurent qu’est le martial !!! En effet, tout est fait pour sentir le côté oppressant et donc martial comme dixit, le son, les nappes de claviers, l’intervention de chœurs féminins…et puis le chant qui m’a immédiatement fait penser à Samael et Moonspell…L’ensemble n’est pas sans rappeler The Kovenant époque ‘Animatronic’ et un tantinet Rammstein (cela vient peut-être du fait que c’est Stefan Glaumann qui a mixé…)

Cela provoque un concentré d’énergie et de puissance comme un rouleau compresseur. Un album presque malsain que ce ‘Termination Bliss’ mais terriblement efficace de part ses atmosphères et les têtes que les gars ont... Véritablement, ce deuxième opus est une réussite et laisse envisager une bien belle année 2006…

Chronique par TEMS

 

 

Sinamore - A New Day    (15/20) (Dark-Gothique Métal) 

Distribution

: Napalm Records 2006

 

Durée

: 47', 10 titres

 

Site

: http://www.sinamore.com/

 


Chronique :

« A New Day » est le 1er album pour les finlandais de Sinamore signé sur Napalm Records et le moins que l’on puisse dire c’est que l’entrée en matière est réussie.

Ne vous attendez pas à un chef d'œuvre avec cet album, mais ne rangé pas « A New Day » dans la catégorie surchargée de métal gothique de piètre facture ! A l’écoute des dix titres présents sur l'album, même si certains sont un peu limites, les autres contiennent suffisamment d'éléments qui sortent du lot pour distinguer Sinamore du reste de la foule gothique métal dépressif. Le groupe décrit sa musique comme un mélange entre HIM, Katatonia et Bon Jovi et on ne pouvait trouver meilleure description !!

La production, signée Teemu Aalto, est irréprochable, le son est de grande qualité donnant ainsi la part belle à tous les instruments ! Le mixage est l’œuvre d’Anssi Kippo (qui a travaillé pour To-Die-For ou Lullacry) en somme tous les éléments sont présents pour faire de « A new Day » un parfait exemple de ce que doit être une production de dark-gothique actuelle !

Les compos sans être forcément d’une grande originalité sont de bonne qualité avec des titres accrocheurs et des mélodies prenantes qui tapent dans le mille ! Le coté Pop fait de cet album et de la musique de Sinamore une parfaite porte d’entrée dans l’univers du métal pour Mr tout le monde. Assurément un excellent représentant de la scène dark-goth métal.

Chronique par Blaye

 

 

Carptree - Man Made Machine    (18/20) (Prog) 

Distribution

: InsideOut 2006

 

Durée

: 58', 10 titres

 

Site

: www.carptree.com

 


Chronique :

Première plage : Première surprise… Une nappe très légère de violons, une sorte de grincement récurrent et des accords de piano qui font penser à du Erik Satie, en plus dissonant, et c’est parti… La voix mystérieuse de Niclas Flinck fait son apparition, puis se fait de plus en plus dure… Cet album démarre comme une vieille locomotive à vapeur, et ce n’est qu’après 1’45’’ qu’on peut déceler tous les aspects symphoniques qui se cachent dans cet excellent album.

Ce qu’il y a de plus remarquable c’est qu’il s’agit de musiciens au service de la musique, et que ces derniers utilisent tous les moyens pour tenter d’ouvrir de nouvelles portes. Autant dans l’instrumentation que dans l’harmonie des compositions, tout semble se justifier ! Utilisations de chœurs,  dissonances marquées, passages planants, musique ethnique, sons de synthés analogiques, parfois même marimbas… Tout est possible, et le moins qu’on puisse dire c’est que les mélanges donnent un résultat impressionnant de cohérence.

Des passages les plus simples et planants mais – chose difficile – jamais kitch aux passages les plus Wagneriens, la maîtrise semble totale. La seule ombre au tableau, c’est qu’il me manque un peu les rythmiques asymétriques indispensables au rock progressif… Mais le reste est tellement excellent qu’on ne pourrait pas le leur reprocher !

En conclusion : un excellent album par deux musiciens qui n’ont pas peur de brûler les barrières qui séparent le classique, le rock et la musique ethnique… Et on ne saurait que leur donner raison !

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Capricorns - Ruder Forms Survive    (17.5/20) (Stoner/Doom Instrumental) 

Distribution

: Rise Above/Inovative 2006

 

Durée

: 47', 07 titres

 

Site

: http://www.c-a-p-r-i-c-o-r-n-s.com/

 


Chronique :

CAPRICORNS: Premier contact avec l’album, une pochette dérangeante, malsaine, qui nous fait penser immédiatement aux premiers NAPALM DEATH. Mais la comparaison avec le groupe grind culte de la scène anglaise s’arrête là car ici point de grindcore à l’horizon mais un excellent compromis entre sludge, doom et stoner. Tout ça sans la moindre trace de chant (si l’on excepte « the first broken » et quelques cris ici et là), vous imaginez la chose ?!?! Je dois dire que j’avais certains a priori par rapport à ruder forms survive. En effet, l’idée d’écouter un album instrumental, en plus de doom/sludge, me paraissait ennuyeuse. Mais dès les premières notes de « 1997 blood for papa » la magie opère et un long voyage dans des contrées tortueuses et étranges s’amorce. Ruder forms survive reprend les éléments du premier EP, « Capricorns ». On retrouve donc des grattes lourdes et puissantes à l’énergie foudroyante. Quelques parties plus « fines » viendront s’ajouter au fur et à mesure pour former un véritable spectre sonore. Toujours dans l’esprit doom, la basse se fait lourde et oppressante. Elle apporte son lot de groove grâce à quelques parties bien trouvées. L’absence de chant pourrait se révéler rébarbatif mais je pense que la force du groupe vient véritablement de la capacité à s’en passer : CAPRICORNS ou l’émotion à l’état pur. Les changements de rythmes et d’atmosphères empêchent la morosité et apportent leur lot de surprises à cet album qui forme à lui seul une véritable entité. Puisant aussi bien dans les années 70 que dans la mouvance actuelle, CAPRICORNS constitue à lui seul une mini révolution dans notre petit monde métallique.

Je vous le disais plus haut, un seul titre est chanté sur cet album et quel titre ! Certainement l’un des meilleurs de la galette. C’est le torturé Eugène Robinson (OXBOW) qui vient littéralement se délivrer, s’exprimant tel un damné. Là, on ressent vraiment l’émotion qui nous prend sérieusement aux tripes. Un must !

A l’instar d’un PELICAN, CAPRICORNS vient chambouler les standards établis et nous délivre avec Ruder forms survive une performance qui représentera dans les années à venir un classique du genre.

Chronique par Yann

 

 

Axxis - Paradise In Flames    (14/20) (Heavy Métal) 

Distribution

: AFM Records 2006

 

Durée

: 59', 12 titres

 

Site

: http://www.axxis.de/

 


Chronique :

AXXIS, vous ne connaissez pas ? Bon pour vous voici un bref récapitulatif : presque vingt ans au service du heavy metal avec plus ou moins de réussite et une deuxième partie de carrière qui commence bien. C’est donc avec plaisir que l’on retrouve les teutons deux ans après le convaincant Time machine. Toujours fidèle au bon vieux heavy des familles, le groupe nous livre un album pas original pour un sou (regardez rien que le titre !) mais qui je dois dire fait rudement du bien. Donc pas de surprise au menu, rythmiques plombées, solos endiablés style 80’s, une batterie lourde qui donne une bonne assise aux morceaux et une basse qui remplit son rôle, sans plus. Pour ne rien gâcher, AXXIS nous a concocté un son vraiment énorme qui donne une pêche d’enfer à ce Paradise in flames.

Le disque regorge de nombreux « hits » en puissance, facilement assimilables après quelques écoutes. Les titres sont variés : de bons vieux morceaux bien lourds, du speed teuton typique et une ballade plutôt sympa notamment par l’alternance entre voix féminine et masculine. En gros un album qui fout la patate. On retrouve aussi sur la quasi-intégralité des morceaux des chœurs bien trouvés qui leurs donnent un gros côté épique. Un bon point. Paradise in flames nous rappelle en ces temps moroses à quel point le heavy metal c’est bon quand c’est bien fait. Bien joué !

Chronique par Yann

 

 

SUP - Imago    (18.5/20) (Dark Wave Métal) 

Distribution

: Holy Record 2005

 

Durée

: 56', 12 titres

 

Site

: www.supuration.com

 


Chronique :

Ces derniers temps, les fans de SUP sont plutôt (et on ne s'en plaindra pas). Il faut dire que la Chose possède un noyau dur de fans des plus fidèles, qu'ils suivent les frères Loez depuis leurs débuts ou qu'ils aient gagné leur cause plus récemment. Après un album, Angelus, paru sous le nom de SUP, Ludovic et Fabrice Loez ont fait renaître, le temps d'un album, Supuration, groupe culte au demeurant qui enfanta The Cube, monument trop méconnu du métal hexagonal. Puis l'an dernier, un coffret anniversaire aura vu le jour, lui aussi fort bon. Et, en cette fin d'année 2005, c'est en reprenant le nom de SUP qu'ils nous offrent cet Imago, cadeau des dieux métalliques en cette période de noël.

Comme à leur habitude, les frères Loez se sont efforcés de développer un concept sombre et travaillé. Pour le résumer de façon brève, le personnage principal subit les effets secondaires d'une nouvelle " drogue ", la chrysalide, développée à base de lépidoptères. L'album en lui-même est ancré dans le style SUP, dans un mélange de métal et de cold wave, bien loin des élans death plus brutaux de Supuration. Si, dans Angelus, les voix death étaient encore très présentes, elles se font ici plus rares pour laisser une place plus grande au chant clair et, surtout, aux guitares et aux claviers. Le reste est dans la lignée de ce qu'a produit le groupe auparavant mais toujours avec cette volonté réussie de se renouveler. Mais force est de constater que, comme tout album composé par la famille Loez, ce nouvel album n'est pas apprivoisable en une écoute. Un nombre conséquent de sauts dans le monde des Lillois est nécessaire pour cerner pleinement leur art, qui s'adresse aux plus érudits des métalleux.

Pour faire bref, voici un album comme on rêverait d'en écouter plus souvent : inventif, envoûtant, transpirant le génie et le désir de se faire plaisir avant toute autre considération financière. Un bien joli cadeau de noël. Merci Papa Loez !

Chronique par Ronan

 

 

One Man Army - 21St Century Killing Machine    (14/20) (Death/Thrash) 

Distribution

: Nuclear Blast 2005

 

Durée

: 47', 09 titres

 

Site

: www.onemanarmy.tv

 


Chronique :

Nouveau venu sur la scène death suédoise ? En un sens, non. En effet, OMA est le nouveau défouloir d’un nom bien connu de cette même scène, Johan Lindstrand, ancien hurleur du défunt The Crown. Et, avec ce nouveau groupe, il replonge dans le registre qui fit sa renommé.
Le groupe distille en effet un death très thrash, mais toutefois moins brutal et frénétique que celui du précédent groupe de son chanteur. Les compos sont plutôt accrocheuses et dansantes ; « Head-bangante » devrais-je dire. Johan s’essaye aussi à quelques passages de chant clair savamment dosé et placé. Si les titres, dans leur structure, sont classiques, ils n’en restent pas moins diablement efficaces et il y a fort à parier qu’ils le seront d’autant plus en live. Seul véritable « problème », aucun titre ne ressort comme tuerie miraculeuse. Tous les morceaux se valent. Et si, dans un sens, c’est une bonne chose, l’on aurait apprécié que l’un au moins d’entre eux se mettent en valeur par son génie. Mais soit.
Voilà un album fort plaisant qui, s’il n’invente rien, se pose en futur grand moment live. Que ceux que le death suédois énerve passent leur chemin. Mais avis aux fans, foncez !

Chronique par Ronan

 

 

Hate Eternal - I, Monarch    (14.5/20) (Death Brutal) 

Distribution

: Earache 2005

 

Durée

: 42', 10 titres

 

Site

: www.hateeternal.com

 


Chronique :

Cet album ne serait pas un album de death. C’est ce que pense en tout cas Randy Piro, bassiste du combo américain. Pourtant, ce troisième essai de la bande à Eric Rutan (ex- Morbid Angel) reste fortement encré dans le style si cher à l’Ange Morbide.
La première constatation est que le père Rutan a eu définitivement raison de quitter son ancienne bande et, surtout, de ne plus se cacher par un Trey dont le talent n’est plus à prouver. Bien que brutaux, les titres sont techniquement impressionnants, les riffs s’enchaînent à un rythme effréné… Après, rien de foncièrement nouveau n’a été incorporé à la musique, à l’exception de didjerido ou de percussions tibétaine. Alors autant que ce disque ne fait pas de concessions. Il s’agît bien, ne t’en déplaise Randy, d’un album de death brutal comme Eric Rutan sait en faire et en produire.
Même s’il manque certainement d’originalité, ce I, Monarch est un très bon album dans la lignée de la carrière de l’ex-Morbid Angel, à déconseiller à ceux d’entre vous qui sont fervents de mélodies ou de tentatives originales.

Chronique par Ronan

 

 

Naer Mataron - Discipline Manifesto    (13/20) (Black Métal Extreme) 

Distribution

: Black Lotus 2005

 

Durée

: 59', 09 titres

 

Site

: www.naermataron.cjb.net

 


Chronique :

4ème album pour les black-metalleux de NAER MATARON .Originaire de la Grèce, ce groupe a été ignoré jusqu'à aujourd’hui, dix ans après avoir été formé !! NAER MATARON mêle avec brio les sonorités scandinaves du début des 90’s et les ambiances propres au black métal hellénique. Vu que très peu de monde connaît ce groupe, pour vous faire une idée, je dirais que c’est entre du MAYHEM des débuts mêlé à du DARKTHRONE en plus rapide. NAER MATARON sonne très old-school et a un son assez arriéré par rapport aux grosses productions que l’on peut voir de nos jours ! C’est un album qui est donc recommandé aux amateurs de vrai bon black-metal .

Pour ceux qui en ont eu la chance, vous avez pu croiser les grecs cette année lors du prestigieux ‘inferno festival’ a Oslo en Norvège ! NAER MATARON a partagé l’affiche avec MORBID ANGEL, CANDELMASS ou encore nos petits français de SETH, et bien d’autres…

Chronique par Cannibalain

 

 

Kadenzza - The Second Renaissance    (18/20) (Heavy Prog) 

Distribution

: Holy Record 2005

 

Durée

: 47', 09 titres

 

Site

: www.kadenzza.com

 


Chronique :

Il y a des gens qui ont un don dans la vie, You Oshima en fait parti. Kadenzza c’est lui et uniquement lui, on appelle ça un one-man band et c’est plutôt rare dans le métal alors venant tout droit du japon, on peut s’attendre à tout. Un petit tour sur le site de Kadenzza m’apprend que The Second Renaissance est le troisième album du groupe mais pour moi c’est l’album de la découverte n’ayant jamais entendu parler de ce groupe auparavant. Le style annoncé me laisse plutôt curieux : « grand sympho orchestral kamikaze metal », mais qu’est-ce donc le kamikaze métal ?

L’album commence avec un black symphonique, comme peut le faire Misanthrope, très bien exécuté, des jolis solos et tout ce qui va bien pour le style. Un son puissant rien à dire. Je me dis donc que le kamikaze métal c’est du black très mélodique rentre dedans qui ressemble à ce que aurait pu donner children of bodom en un peu plus pêchu et avec un chant différent.

Puis voilà que tout d’un coup l’album devient plus atmosphérique/ambiant avec des violons beaucoup plus présent, des chants typiques du dark/ambiant. Le tempo est maintenant au ralenti, et le talent de composition de You Oshima prend ici toute son ampleur. C’est beau, tout s’enchaîne parfaitement. Le morceau Utakata est magnifique, rempli d’émotion avec des parties uniquement composées de piano et chant féminin un peu comme Elend. Le fait que Kadenzza est un groupe japonais devient une évidence, vu qu’on a le droit à un mélange de douceur et de violence sur le même disque comme on en a l’habitude de voir dans le cinéma asiatique. Un titre comme The Wolfoid en est une parfaite illustration de ce mix d’émotions parfaitement maîtrisées.

Le voici le don de You Oshima celui de compositeur qui arrive à tout assembler pour faire des titres cohérents, beaux, violents, mélodiques. C’est pas donné à tout le monde et c’est un travail risqué, mais quand c’est une réussite comme cet album de Kadenzza, on ne peut que s’agenouiller devant tant de talent et crier au chef d’œuvre.

Chronique par SagresMetal

 

 

Dryade - Inscape    (16/20) (Heavy Prog) 

Distribution

: Brennus 2005

 

Durée

: 42', 10 titres

 

Site

: www.dryadeweb.net

 


Chronique :

Dans la mythologie grecque, Dryade est la nymphe des arbres: elle naît, vit et meurt avec celui auquel elle est liée. Mais la musique du groupe Dryade n’a de mythologique que son nom ! En effet, le quintet français (un chanteur, deux guitaristes, un bassiste et un batteur) semble avoir les pieds bien sur terre à l’écoute de leur paroles souvent assez sombres.

Inscape est le second album du groupe, sorti quatre ans après Existence – son prédécesseur – mélange aisément et de manière bien pensée le métal, le rock, la pop et le prog à travers des tempi assez proches, à situer dans le médium. Cet album est assez homogène à ce niveau, mais on pourrait regretter que les impulsions rapides existant sur des titres comme « Was it real ? » ne soient pas développées davantage, afin de donner encore un peu plus de tension !

Les paroles, en anglais ou en français selon les titres, parlent de la vie, de la folie, des états d’âme, de manière poétique, parfois mélancolique, mais surtout sans artifice, en disant clairement que les choses ne sont parfois pas aussi belles ou faciles qu’elles n’y paraissent. Les textes de « Ta vraie place » et « Le mal des mots » sont à mes yeux les meilleurs. Le chanteur a une belle maîtrise vocale, assurant autant dans les parties méditatives que dans les parties intenses. Qui plus est, les lignes mélodiques sont souvent très belles, surtout sur les chansons en anglais.

Cet album est bien conçu, bien construit, et la maîtrise technique est évidente (les deux guitaristes sont excellents) mais il est construit sur un paradoxe : l’homogénéité presque imperméable du style du groupe, et l’hétérogénéité des deux langues utilisées qui changent énormément le caractère des chansons. On pourrait leur reprocher d’être un peu trop conservateurs sur les tempi et restrictif sur les changements de rythme, surtout si on considère les tendances progressives de cet album. On a également vite fait le tour des différentes couleurs utilisées, mais ceci est probablement une conséquence du fait qu’il n’y ait pas de claviériste dans le groupe.

Un bon album donc, très intéressant, très virtuose et avec des idées magnifiques et très bien défendues mais dont le principal reproche est qu’on n’a pas spécialement besoin d’écouter l’intégralité pour en comprendre l’essentiel…

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Disguise - Human Primordial Instinct    (11/20) (Black Sympho/Atmo) 

Distribution

: Abacus 2005

 

Durée

: 45', 17 titres

 

Site

: www.disguise666.it

 


Chronique :

Disguise fait parmi de ces nombreux groupes de black qui sortent d'un peu partout, sans que leurs albums ne restent dans les annales bien longtemps.

Officiant dans un black mélangeant un côté true très influencé par Marduk et une propension au symphonique marqué de l'empreinte de Dimmu Borgir, Disguise voit cet album, originellement sorti en 2003, réédité en cet an de grâce 2005. Que dire de ce Human Primordial Instinct ? Certes, la production n'est pas trop mauvaise, quoi que trop en retrait pour ce qui est de la batterie. Les compositions ne sont pas foncièrement mauvaises non plus. Mais force est de constater que le groupe s'efforce de proposer une recette qui ne se retiendra que très peu de temps. Même après plusieurs écoutes, il n'y a pas un élément que l'on retienne plus qu'un autre pour sa créativité. Qu'il s'agisse de novice ou d'adepte, cet album n'attirera pas les foules.

Un album comme il en sort des centaines chaque année. Rien à jeter réellement, mais rien à vraiment garder non plus.

Chronique par Ronan

 

 

The Juliana Theory - Deadbeat Sweetheartbeat    (14/20) (Rock) 

Distribution

: Abacus 2005

 

Durée

: 43', 10 titres

 

Site

: www.thejulianatheory.com

 


Chronique :

Le fameux groupe américain de Brett Detar, The Juliana Theory, nous revient aujourd'hui avec la sortie d'un nouvel album dans les bacs qui s'intitule Deadbeat sweetheartbeat. Un opus qui ravira les fans de ce groupe avec leur rock agressif. Nous sommes ici face à un album qui n'a rien d'exceptionnel, mais voilà celui paraît ainsi simple mais efficace. Aussi bien

les fans de rock américain que de rock Londonien se retrouveront dans cette album. Il est vrai que leur inspiration reste basique et que leur univers musical se trouve très proche de nombreux autres groupe du même genre ; mais peut-on leur reprocher si leur musique est bonne ? Car oui il faut le dire leur musique est bonne et, comme je le disais précédemment, cet album est très efficace. Son écoute sera loin d'être désagréable. Les titres s'enchaînent parfaitement reprenant toujours le même concept mais en le variant au maximum. Vous vous laisserez guider, au début de chaque chansons par une mélodie douce accompagnée de la voix du chanteur qui se trouve d'un coup entrecoupée par la saturation des guitares et la grosse caisse de la batterie pour aboutir à un rock plus speed et plus agressif. The Juliana Theory parait ainsi être un savoureux mélange de rock assez progressif avec un rock plus agressif. Pour ce qui est de la technique des membres de ce groupe, il n'y a rien à dire, il n'en font ni trop ni pas assez ; ils font une musique qui tient bien la route  et l'on y discerne un certain talent chez chacun de ces membres. Donc voilà, pour conclure je dirais que cet opus est très correct, d'autant plus qu'il bénéficie d'une excellente production. Je mettrais tout de même un léger veto car il est vrai qu'il apparaît comme un groupe de rock "bateau" mais si vous aimez ce genre musical  vous êtes sur de ne pas vous tromper avec cet album.

Chronique par Amroth

 

 

Absolute Steel - Womanizer    (14/20) (Hard Rock)

Distribution

: Black Lotus Records 2005

 

Durée

: 41', 09 titres

 

Site

: www.absolutesteel.com

 


Chronique :

Quintette norvégien de Larvik, Absolute Steel nous offre Womanizer version 2005, c’est-à-dire remasterisé et cela par le biais et la main mise de Black Lotus… Au pays des formations malsaines et glaciales, Absolute Steel nous propose neuf titres pour faire la fête et donc se réchauffer en mochant et headbangant, le tout évidemment accompagné de bières !!! Pour commencer, A-S nous gratifie d’un arpège, chose peu commune pour le début d’un album, mais bon le rock et le groove reprennent tout de suite le pas…Ainsi sur un rythme effréné et quasiment incessant, les morceaux s’enchaînent agréablement avec des riffs bien speed et des solos croisés de deux guitaristes virtuoses et bien inspirés. Naturellement  les morceaux ‘ballades’ sont présents avec ‘Rough Love’ et ‘Juicy Lucy’, périodes de calme et de détente dans ces quarante et une minutes de hard rock !!! A noter ‘Deliverance’ chanson uniquement composée de solos longs, mélodiques et rapides et ‘Opus suite’ morceau de musique classique repris assez judicieusement je dois l’avouer… Sinon la production est bonne et le rythme perpétuel que fournit ces norvégiens permet de passer un excellent moment !!!

Chronique par TEMS

 

 

Christophe Godin - Metal Kartoon    (17/20) (Métal Music Hall) 

Distribution

: Why Note / Nocturne 2005

 

Durée

: 47', 13 titres

 

Site

: www.metalkartoon.com

 


Chronique :

Non ce n’est pas V.R.P, c’est du Christophe Godin, mélange de fantaisie et de rythme funk. C’est véritablement un bouquet de styles guitaristiques que nous offre Christophe Godin. Le niveau de guitare est surprenant sur chaque morceau, mais surtout sur « The Dance Of The Fat Boy », il n’y a qu’à écouter… Cet instrumental est un chef d’œuvre. Cet album regorge d’humour, cela peut paraître étrange accompagné de la technicité guitaristique, c’est une sorte d’expérimentation, c’est ce qui fait l’originalité de l’artiste. L’instrumental « Metal Kartoon » illustre à merveille la diversité des genres musicaux appliquée pour l’album. Presque tous les morceaux représentent un style différent. Celui qui se démarque le plus est, pourrait-on dire, « Au Pays de Gandhi », clin d’œil à Candy et aux Simpson…. Metal Kartoon se démarque de beaucoup d’albums en appliquant cette loi de tous les genres musicaux confondus et une touche de folie expérimentale (« Sapaïechi »), ce qui fait de celui-ci un album exceptionnel qui élargira son champ d’auditeurs.

Chronique par

 

 

Biocide - Le Syndrome de Meurfy    (18/20) (Métal Original) 

Distribution

: Active Entertainment 2005

 

Durée

: 47', 11 titres

 

Site

: www.biocidelesite.com

 


Chronique :

Depuis 1995, ce groupe marseillais écume les salles de concert pour se forger une expérience et renforcer ses talents. Après un premier album et quelques autoproductions, Biocide nous offre ce nouvel album, à la croisée de plusieurs styles, allant du néo à des mouvances expérimentales.
En effet, au fil des écoutes (car il faut plus d’une vague écoute pour pénétrer vraiment tout le spectre musical du quartette), plusieurs noms viennent à l’esprit. Pink Floyd, King’s X, Faith No More ou encore Primus. Des grands noms. Mais Biocide évite les pièges de si riches influences, à savoir plagier ses modèles ou rendre le mélange des styles indigestes. Au contraire, le groupe propose un métal hybride, mélange d’un métal accrocheur et d’expérimentation. Alors bien sûr, des erreurs de jeunesse n’ont pu être évitées malgré les dix années d’expérience du combo, mais qu’il s’agisse de la musique, du mixage, du jeu de chacun des musiciens, et même du concept (un exercice toujours ardu), tout passe agréablement sans que la lassitude pointe le bout de son nez. Et, chose de plus en plus rare, d’autant plus pour un jeune groupe, toutes les compositions sont réellement très bonnes sans qu’une couille molle ne viennent gâcher notre plaisir. Toutefois, trois titres sortent du lot comme d’énormes tueries : Meurfy, My memory is wolly et 60 floors to learn how to fly.
Un album qui mérite l’intéret de vous tous lecteurs. Mais ne vous fiez pas à la première écoute, qui peut rebuter. Prenez le temps de vous plonger pleinement dans cette œuvre. Le métal de Biocide vous pénètrera et vous comblera. Un futur grand du métal hexagonal.

Chronique par Ronan

 

 

Lord Belial - Nocturnal Beast    (16/20) (Heavy/Black Métal) 

Distribution

: Regain Records - Nocturne 2005

 

Durée

: 43', 11 titres

 

Site

: www.lordbelial.com

 


Chronique :

Fini le temps où l'on comparait LORD BELIAL à DARK FUNERAL, car le groupe suédois a complètement changé de direction musicale. Fini le black rageur et place au heavy/black mélodique mou du genou. En effet, première chose frappante, le son, qui manque cruellement de puissance (surtout les guitares qui manquent de distorsion). Ensuite c'est un sentiment mitigé qui me vient à l'esprit, car certes, les compos sont efficaces mais à quoi bon sortir un album avec des chansons quasiment identiques. On retrouve tout au long de l'album la même structure, à savoir un riff lourd accompagné par des arpèges plus légers. Même les touches " Jazzy " en fin d'album ne combleront pas la déception. Les blasts se font discrets, n'intervenant qu'a de trop rares exceptions à mon goût. C'est finalement la déception qui nous gagne avec ce " Nocturnal beast ". Peut-être que le groupe a voulu toucher un plus large public avec un album plus accessible, mais sûrement pas les " anciens ". Dommage.

Chronique par Yann

 

 

At War With Self - Torn Between Dimensions    (17/20) (Rock/Métal Progressif) 

Distribution

: The laser’s edge 2005

 

Durée

: 50', 10 titres

 

Site

: www.glennsnelwar.com

 


Chronique :

Le titre du disque et le nom du groupe indiquent clairement la nature schizophrénique de ce nouveau trio emmené par le guitariste / claviériste Glenn Snelwar, le bassiste Michael Manring et le batteur de Fates Warning, Mark Zonder.

On peut cataloguer ce disque dans le répertoire du métal progressif, avec des influences comme Yes, King Crimson ou encore Pink Floyd, mais les sonorités vont souvent chercher bien plus loin, à tel point qu’il est difficile de classer ce groupe parce que l’étiquette « métal progressif », bien que très large, reste trop restrictive.

On y retrouve des éléments de musique classique, musique contemporaine, mais aussi de jazz, de flamenco, tout en gardant un esprit assez rock, parfois planant, parfois déjanté, toujours assez mélodique, voire parfois mélancolique, malgré quelques passages assez thrash, notamment sur la chanson « torn between dimensions ». Outre la guitare électrique saturée pour quelques soli axés sur le shred et pour donner un peu de mordant aux parties de guitare rythmique, Glenn Snelwar utilise à plusieurs reprises la guitare acoustique, ce qui donne parfois un côté un peu intimiste, ainsi qu’une mandoline et beaucoup d’effets synthétiques, donnant un aspect quasi symphonique, avec une très large palette de couleurs.

Manring et Snelwar sont tous les deux de fins interprètes, et des solistes hors pair. Ainsi, les parties de basses sont très intéressantes et ne se contentent pas de faire de l’accompagnement. Le son de la basse fretless est très soigné, et on peut noter une approche quasi contrepointique de la composition entre les 2 instruments solistes que sont la guitare et la basse. Les échanges mélodiques sont donc fréquents, et les deux instruments sont plus ou moins mis sur un pied d’égalité. On a donc affaire à un disque aux multiples facettes, reliées entre elles par un aspect de folie plutôt malsaine, qui prend véritablement son sens lorsqu’on l’écoute dans son intégralité. Un très bon disque avec beaucoup d’idées, et un groupe très prometteur qui pourrait encore gagner en maturité en épurant certains passages quitte à s’éloigner encore un peu davantage du style générique… Finalement, ils pourraient peut-être gagner à être encore un peu plus fous qu’ils ne le sont déjà !

Chronique par Raffmaninoff

 

 

Astaroth - Organic Perpetual Hatework    (16/20) (Black Métal Moderne) 

Distribution

: CCP Records 2005

 

Durée

: 36', 07 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

On avait pas de nouvelles d'ASTAROTH depuis 2001 et voilà le groupe qui réapparaît en cette fin d'année avec son quatrième album, " Organic perpetual hatework ". Si vous êtes fan de la première heure, vous risquez d'être surpris car les Autrichiens ont tourné leur musique vers un black metal moderne, rapide et technique. Le groupe le dit lui-même, il veut insuffler une dimension moderne au black metal. Pour cela il n'hésite pas à utiliser des samples qui donnent une autre dimension aux morceaux. Mais pour vraiment voir là où veux en venir ASTAROTH, il vous suffit d'écouter la plage d'intro plutôt surprenante car inhabituelle de la part d'un groupe de black. Mais ce qui surprend vraiment à l'écoute de ce disque, c'est le son vraiment massif et clair. Cependant il peut paraître trop " lisse " par moment, mais c'est là chipoter. ASTAROTH nous offre donc cette petite bombe pour finir l'année et souhaitons-leur de bonnes choses pour 2006.

Chronique par Yann

 

 

Neuraxis - Trilateral Progression    (18/20) (Brutal Death) 

Distribution

: Willowtip USA / Earache Europe  2005

 

Durée

: 35', 10 titres

 

Site

: www.neuraxis.org

 


Chronique :

Quatrième album pour ces tueurs canadiens qui d’albums en albums me sidéreront de plus en plus !!! Quelle claque pour cette année 2005 !!! Les mots me manquent d’ores et déjà pour chroniquer ce ‘Trilateral Progression’ tout simplement exceptionnel !!! Ce pays est doté de très grands groupes qui ont marqué le brutal ou le métal et qui le marquent toujours : Cryptopsy, Kataklysm, Quo Vadis, Gorguts, Augury, Despised Icon et Martyr…

Mais alors ce chef d’œuvre est complet en tout point : le son est puissant, clair, intense…Les riffs sont précis, originaux, stylés (death, black, thrash) et savamment travaillés…Les ambiances sont excellemment complémentaires par de petites intros subtiles et des passages intra-compos qui montrent la maîtrise de ce combo…La batterie : RESPECT !!! Puissance, précision, technicité et originalité car de bons jeux de cymbales et de saccades judicieusement placées !!! Les structures sont également minutieusement exécutées. Pour parachever cet opus, la voix : excellente aussi, car puissante et compréhensible tout en utilisant plusieurs répertoires de tonalité !!! Un ensemble de puissance se dégage de ce skeud qui n’est jamais monotome !!!

Cet album est une bombe de l’année 2005 !!! Tous les morceaux sont excellents !!! Que les organisateurs de concerts ou festivals se jettent dessus qu’on en prenne plein les mirettes !!!

Chronique par TEMS

 

 

Thyrfing - Farsotstider    (06/20) (Black Métal) 

Distribution

: Regain Records  2005

 

Durée

: 48', 09 titres

 

Site

: www.thyrfing.com

 


Chronique :

Nombreux étaient ceux qui attendaient le nouvel album de Thyrfing. Et nombreux seront ceux qui seront déçus… Dès le premier constat. En effet, les ambiances développées par le groupe auparavant, ce black folk teinté d’un très plaisant fumet viking, a disparu.
Mais, malgré cela, ce Farsotstider pourrait être un bon album au demeurant. La propension du groupe à placer la voix en arrière plan est toujours présente sauf que ce qui est désormais mis en avant est inintéressant. Ecouté en vague fond sonore (comme j’ai écouté cet album la première fois), le riff du premier titre (par exemple) passe assez aisément, mais dès que l’on se penche un peu plus sur son cas, il apparaît bien vite désespéré. Tous les riffs (oui oui, tous !!) sont chiants et soporifiques au possible. Et si encore il était possible de juste ne pas aimer…Mais non, non seulement ce que l’on entend déplaît, mais en plus il s’en dégage un vide profond (un peu comme sur un album de Ywolf ou Eros Necropsique). Seules quelques vagues réminiscences de ce qui faisait de Thyrfing un groupe apprécié viennent par très (très, très, très) courts moment nous faire penser que peut-être (au conditionnel) un morceau pourrait (au conditionnel) sortir du lot et montrer ce dont le groupe était (au passé révolu) capable. En réalité, la seule chose qui n’ait fondamentalement pas changée, c’est le chant. Mais là où le bas blesse c’est que, cette fois, on s’en branle joyeusement avec les deux mains.
Voilà bien longtemps que je n’avais pas fait une chronique aussi longue mais merde. J’ai pris le temps d’écouter des anciens morceaux du groupe avant de rédiger ces lignes et j’ai vraiment compris que ce que je m’apprêtais à écrire était un ramassis de conneries. Alors bon, si vous êtes vraiment très riches et que vous voulez vraiment perdre votre argent, surtout achetez cet album. Sinon, passez votre chemin (et de très loin si possible).

Chronique par Ronan

 

 

Terra Nova - Best Of+5    (10/20) (AOR) 

Distribution

: Frontiers Records  2005

 

Durée

: 75', 17 titres

 

Site

: http://terranova.name/

 


Chronique :

Terra Nova est un groupe hollandais, qui a commencé sa carrière en 1992 avec « Livin' it up » qui à cette époque avait marqué les esprits.

Il va sans dire que pour un fan qui possède la discographie complète d'un groupe, la seule attraction d'un Best Of réside dans la découverte de titres inédits rajoutée pour l’occasion.

Pas moins de 17 morceaux dont 5 inédits couvrant la période pré-Escape, soit 3 albums sortis dans les années 90, composent ce best-of : voilà de quoi combler des lacunes... Les meilleurs moments de la carrière du groupe sont condensés dans ce best of à savoir les albums « Livin' It Up », « Break Away » et « Make My Day », qui sont représentés ici par 4 titres chacun.

Malgré une interprétation, un jeu impeccable des musiciens et d’une production sans failles qui procure à ce « meilleure de » une ambiance hard FM/AOR des années 90, il n'en sort rien de vraiment original ni rien de très palpitant hormis une envie de piquer du nez…

Chronique par Blaise

 

 

Swedish Erotica - For A Fistful Of Dollars    (15.5/20) (Hard Rock) 

Distribution

: MTM/Musea  2005

 

Durée

: 35', 16 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Swedish erotica, voilà un groupe qui affiche ses mœurs délurées, et qui, dès la première écoute démontre à quel point il porte bien son nom. Dès l’intro, une vision marrante me vient à l’esprit, celle de ce bougre de chanteur, se touchant allègrement les parties tout en feulant tel un wild cat !!! La sensation à l’écoute de cet opus est pour le moins positive. Le groupe n’invente rien, mais rappelle à notre bon souvenir la période où le hard rock régnait en maître dans nos petites oreilles. Des noms nous reviennent ainsi en tête les Gun’s, Aerosmith, et même Scorpion ( gouttez moi le slow Fire with Fire tracks 3 vous comprendrez…). Swedish erotica nous offre donc un album intéressant, empli de rifs simples et percutants, et de ces petites choses qui ont fait que les Gun’s par exemple ont toujours eu une place à part dans ma discothèque. De plus ils disposent d’une production de bon aloie servant admirablement l’ensemble des compos. Au final je ne dirais qu’une chose :  « amis de la vieille école essayez donc sans hésiter l’érotisme suédois, cela vous rappellera des souvenirs… YEAHHHH !!!! »

Chronique par Freyr

 

 

Soul Doctor - For A Fistful Of Dollars    (14/20) (Hard Rock Mélodique) 

Distribution

: Frontiers Records  2005

 

Durée

: 40', 10 titres

 

Site

: http://www.english.souldoctorrocks.de/

 


Chronique :

Le groupe allemand Soul Doctor est de retour avec son troisième album « For A Fistful Of Dollars » qui inaugure l’arrivée de deux nouveaux membres en section rythmique avec les ex-Skew Siskin, Mario B. à la batterie et Jogy Rautenberg à la basse. Fini l’époque de Fair Warning (l’ancien groupe du chanteur Tommy Heart et du guitariste Chris Lyne), nous voici la avec un hard rock mélodique plus ancré dans les racines dans le genre AC/DC, Aerosmith, Bon Jovi, Bonfire ou Gotthard. Près de 6 mois après sa sortie au pays du soleil levant, l'album est enfin disponible dans nos contrées via le label Frontiers.

Malgré beaucoup de titres qui sonnent un peu comme les illustres références, les allemand ont su apporter ce souffle qui fait souvent défaut à nombreux groupes dans le style en donnant à toutes leurs compositions le son et la ‘patte’ Soul Doctor, qui ont fait le succès du combo

Ainsi sans rien proposer de vraiment original le groupe fait passer toutes ses émotions et son amour du rock’n roll tel qu’on l’aime avec des titres comme « Eatin’ on Me », « Best Way to Fade », « Under Your Skin » ou encore « Cheap Down n’Nasty » l’excellente ballade à l’harmonica. En conclusion ce « For A Fistful Of Dollars » est un excellent album que les fans d’hard rock mélodique prendront un malin plaisir à écouter.

Chronique par Blaise

 

 

Sigh - Gallows Gallery    (13.5/20) (heavy rock) 

Distribution

: Candlelight Records 2005

 

Durée

: 44', 11 titres

 

Site

: http://listen.to/sigh/

 


Chronique :

Sigh est un groupe plutôt difficile à catégoriser, il alterne passages rapides, et passages plus planants tout cela emberlificoté dans un Metal (bah oui y’a quand même une base bien Metal) à tendance heavy/rock sur certains passages, voire carrément électro’ (à l’image de la dernière piste de l’album, remix David Harrow très ennuyeuse d’ailleurs) due selon moi aux claviers, jamais omniprésents mais toujours bien placés, avec certaines mélodies extrêmement envoûtantes et empreintes d’émotions comme sur la première chanson proposée (Pale Monument), sans doute le meilleur titre de ce Gallows Gallery.

Les guitares ont aussi la part belle, intervenants rapidement en solos enragés dès le premier morceau avec brio et convivialité et nous assènent des passages très bien ficelés, et très plaisants à écouter, souvent bien soutenus par des plans de double pédale et autres rafales de toms bien amenées !! Ca fait du bien par là où ça passe comme on dit ! Quelques notes de violons se font également entendre, très discrètes ou au contraire plutôt en avant comme sur l’intro d’In A Drowse avec même quelques plans de saxo, apportant un peu de fraîcheur à des chansons qui ont tout de même tendance à ne pas trop se renouveler, sans être aidés par une prod assez moche. Même si on sent bien que le groupe Sigh essaye d’exploiter beaucoup d’horizons, les morceaux approchant pratiquement tous les 4 :00 minutes, allant même jusqu’à 7 :26 pour Gavotte Grim, on remarque que ça manque tout de même un peu de feeling, le chant n’aidant pas forcément à faire prendre la mayo, et malheureusement, on aura vite tendance à se lasser au fil de l’écoute de cet album qui comme je le disais ne sait pas se renouveler pour tenir l’auditeur en haleine ; le groupe, en voulant créer quelque chose de trop personnel, arrive un peu à lasser par moments, nous proposant des passages musicaux à mon avis un peu trop alambiqués, inutiles, voire assez emmerdants.

Pour finir, malgré ses quelques défauts et en dépit d’une production écrasant quelque peu la batterie sur l’ensemble de l’album tout en proposant des guitares trop en arrière, rien que pour son originalité et son Métal pêchu à tendance heavy rock, le groupe Sigh est à découvrir.

Chronique par Flod

 

 

Revolver - Turbulence    (11.5/20) (Rock'n'Roll/Hard Rock) 

Distribution

: Drakkar 2005

 

Durée

: 44', 11 titres

 

Site

: www.revolvertv.com

 


Chronique :

Qu’il fait bon de temps à autre de se rappeler sa rock’n roll attitude. Revolver arrive donc à point nommé pour assouvir mes envies sex, drug and rock. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’envie de bien faire est là : on y retrouve les rifs ravageurs, une petite voix hard rock à la Aerosmith, et l’on n'échappe pas non plus à une petite touche acoustique. Tout y est, même la petite chanson larmoyante sur un amour plus qu’impossible (tracks 3) (ha lala les rockeurs, vraiment quelle bande de romantiques). Pourtant, n’avez-vous pas attendu des dizaines de fois dans votre vie cette sagesse universelle, préconisant que l’habit ne fait pas forcément le moine ? Et bien voilà qui se vérifie encore, ça sent bon le hard, tout y est, ça embrasse même quelques rifs bien lourds et métallesque, mais il est indéniable que la sauce prend sans réellement prendre. En d’autres termes ? On s’ennuie, c’est pas mal et bien ficelé mais c’est rébarbatif. Un groupe bien sympa donc mais qui pêche peut-être par un je ne sais quoi qui n’accroche pas…

Chronique par Freyr

 

 

Persuader - The Hunter    (16/20) (Thrash Mélodique) 

Distribution

: Loud'n'Proud / Underclass 2005

 

Durée

: 44', 09 titres

 

Site

: www.persuader.nu

 


Chronique :

Persuader est un combo suédois donnant dans le thrash mélodique sans concessions (on peut penser à un mélange entre les 1er Metallica et helloween/Maiden). Il s'agit là de la réédition du 1er album d’un groupe que je ne connaissais pas. « The Hunter » était passé à la trappe pour des raisons de faillites de leur 1er label. Aujourd’hui Underclass rattrape le coup en rééditant cet album qui le mérite bien.

En effet cet album possède de grandes qualités, richesse, puissance, mélodie, il n'y a aucune arnaque ici, juste 45 minutes d'agression pure, de vitesse supersonique, de double bombe, de solo rentre dedans, de lignes vocales criardes et hautes, d’énergie pure en somme !! Les compos sont d’une grande maturité et de très bon goût elles savent accrocher et je ne suis pas étonné d’apprendre que ces jeunes Suédois ont remporté le tremplin international des Young Metal Gods !!

Petit bémol quand même la production pas très moderne ne rend pas forcement bien, cela dit si je trouve qu’il s’agit d’un défaut d’autres pourraient penser au contraire que pour un groupe de thrash ce n’est pas trop gênant. En bref un excellent cd qui ravira tout les fans de thrash mélodique ou de heavy musclés !!

Chronique par Blaise

 

 

Pendragon - Believe    (16/20) (Rock Néo-Prog) 

Distribution

: Insideout 2005

 

Durée

: 45', 09 titres

 

Site

: www.pendragon.mu

 


Chronique :

Loin d’en être à son premier essai, Pendragon est tout de même lent en ce qui concerne la parution d’album. Mais qu’importe lorsqu’ils sont de cette trempe. Depuis les années 80, Nick Barret s’efforce de produire un subtil mélange entre métal et progressif, et le fait avec brio. Mais voilà quatre ans qu’est sorti Not of This World, quatre ans que nous étions sans nouvelles de ce grand du métal progressif.
Autant le dire le dire de suite, la recette du sieur Barret n’a pas changé. Le mélange entre guitares emplies d’émotions et claviers aux relents symphoniques est toujours présent, mais à ce style vient s’ajouter quelques nouveautés fort plaisantes. Ainsi l’on retrouve un morceau plus big rock qu’à l’accoutumée, des instrumentations orientalisantes, entre autre. Tout cela, si cela pourra rebuter aux premières écoutes, permet de faire souffler un vent de fraîcheur sur cet album. Les compositions semblent avoir été écrites avec dans l’idée qu’elles soient les meilleures possibles et il faut avouer que la recette marche. Nick Barret, tant au niveau du chant que de son jeu de gratte, est impeccable et nous balance ses riffs et ses soli pour notre plus grand bonheur, de même que son chant aérien ou plus théâtral.
Si certains doutaient de l’avenir de ce groupe évoluant dans un style de plus en plus fourni et où la nouvelle est relativement prometteuse, il y a fort à parier que ce Believe renforcera leurs espoirs. Certes, cet album n’est pas parfait (une musique peut-elle objectivement l’être ?), mais il n’en demeure pas moins un bon, voire un très bon album pour tout fan de progressif. Bien sûr les autres s’abstiendront d’eux-mêmes.

Chronique par Ronan

 

 

Old Man's Child - Vermin    (13/20) (Black Metal Sympho) 

Distribution

: Century Media 2005

 

Durée

: 37', 09 titres

 

Site

: www.oldmanschild.com

 


Chronique :

Alors que Dimmu Borgir refait parler de lui avec la sortie de Stormblast 2005, son rasé de guitariste profite du vent médiatique pour nous lancer le nouvel album de son propre groupe. Si la méthode peut sembler douteuse, qu’en est-il vraiment de ce Vermin ?
Avec le précèdent album, OMC parvenait à se séparer du carcan, ô combien imposant, de Dimmu Borgir pour se diriger vers quelque chose de plus personnel. Mais, si l’on espérait que ce chemin serait approfondi, l’homme s’est à nouveau dirigé vers les strates explorées par Silenoz et sa bande. Certes, le résultat est loin d’être mauvais, mais les morceaux manquent de ce petit quelque chose qui font d’un bon album, un grand album. Les passages symphoniques manquent de sophistication, les passages plus heavy n’arrivent pas à convaincre de la même manière… On peut aussi s’interroger sur le batteur qui officie ici. Pourquoi ne pas faire appel à Nick Barker (récemment évincé de Dimmu Borgir) ou à Hellhammer (qui à enregistrer Stormblast 2005) plutôt qu’à un homme qui n’arrive pas à la cheville des deux précédent, au risque de limiter la composition des parties de batterie ? Mais soit.
Un album qui s’écoute avec plaisir mais auquel on préfèrera In Defiance of Existence ou Revelation 666. Pour les fans de black metal résolument moderne.

Chronique par Ronan

 

 

Hyskal - Insight    (14/20) (Metal Prog Français) 

Distribution

: Brennus Music 2005

 

Durée

: 68', 12 titres

 

Site

: www.hyskal.com

 


Chronique :

Hyskal formation française évolue dans un style métal progressif proche d’Adagio dans « Underworld » mais avec une touche « jazzy » en plus.

Ca commence avec le Prologue divisé en trois parties : tout d’abord une intro symphonique puis un instrumental dans la pure veine métal prog, et après arrive la première chanson où apparaît le saxo qui donne cette touche « jazzy » bien sympathique.

Ensuite arrivent les trois épisodes de ce concept album où se mêlent habilement ambiances progressives et jazz avec des ballades et d’autres chansons au ton plus agressif.

Enfin arrive l’Epilogue avec un instru et une dernière chanson qui clôt bien l’album. A noter aussi que le chant est en français et bien leur en a pris car même sans parler de la plus facile compréhension des paroles, la voix exprimée dans notre langue se marie bien avec la musique, tantôt calme, tantôt agressive.

Il s’agit donc d’un très bon concept album qui ouvre de bonnes perspectives à ce groupe ; Le  coté « jazzy » est un atout majeur qui leur permet de se démarquer des autres groupes évoluant dans le même genre. A SUIVRE…

Chronique par Tizbo

 

 

Nightmare - The Dominion Gate    (16/20) (Heavy Métal) 

Distribution

: Regain Records 2005

 

Durée

: 65', 14 titres

 

Site

: www.nightmare-metal.com

 


Chronique :

Enfin le voilà ce nouvel album de NIGHTMARE, deux ans après le très bon ‘silent room’.

Nouvel album donc, et surtout nouveau label !! En effet, la bande à Jo Amore a quitté napalm records pour regain pour la raison suivante : napalm records a misé gros ces derniers temps sur les groupes à chanteuses (très à la mode en ce moment !) et a plus ou moins mis NIGHTMARE à l’écart. Les grenoblois ont décidé d’aller trouver meilleur deal ailleurs ! Pour ce qui est de l’album, on sent quand même une suite logique à ‘cosmovision’ plus qu’à son prédécesseur ‘silent room’. On retrouve en effet dans ‘the dominion gate’ les parties de claviers ou autres arrangements de chœurs, et surtout les superbes lignes de chant du frontman qui ont fait de ‘cosmovision’ un excellent album. Toutefois, ‘the dominion gate’ est nettement plus varié et progressif, ce qui donne un nouveau goût à la musique de NIGHTMARE, et qui permet de ne pas nous ennuyer et de nous dire qu’il s’agit d’un simple album de heavy supplémentaire ! A noter également sur ce nouvel album, l’apparition de Ricky Marx (ex- PRETTY MAIDS), et surtout de Floor Jansen et Sander Gommans d’ AFTER FOREVER. Un petit mot aussi sur la pochette, magnifique !! Un concentré de ce qui se fait de mieux en ce moment en matière de pochettes de groupes heavy. NIGHTMARE a aussi annoncé une nouvelle tournée en Europe, en compagnie de leurs amis hollandais d’AFTER FOREVER (on s’attend a quelques bons ‘jamms’ sur scène !!!). Espérons aussi croiser les français sur la scène d’un gros festival étranger ! On croise les doigts !

Chronique par Cannibalain

 

 

Grind INC - Executed    (11.5/20) (Brutal Death Métal) 

Distribution

: Morbid Records 2005

 

Durée

: 35', 16 titres

 

Site

: www.grindinc666.de

 


Chronique :

Dès lors où nous arrive un bon brutal death à tendance grind, l’excitation d’une jeune vierge la veille de ses noces me submerge. Et cet opus de Grind inc, au doux non d’Executed, me semblait plus qu’intéressant. Pour deux raison, d’une les petits gars sont allemand, et étant plus que fan de  Dew scented, je suis adepte du bourrin germanique. Deux, la production est de qualité, et l’on remarque cela dès les premier rifs, le son est bon et puissant. Malheureusement le constat est très rapidement fait, la sauce ne prend jamais réellement, bien sûr, c’est pas mal et assez efficace. Mais cela reste répétitif et lassant. En d’autres termes nous sommes en présence d’un groupe aux qualités musicales indéniables mais nous offrant un titre qui supportera très mal la comparaison avec d’autres groupes évoluant dans le même terrain vague. Pensez à un certain Can... Cor… En gros un énième groupe touchant du bout du doigt le génie sans jamais l’empoigner. On zappe si on est puriste, on achète si on l’est atteint de la frénésie de l’achat.

Chronique par Freyr

 

 

Falkenback - Heralding - The Fireblade    (17/20) (Pagan Black) 

Distribution

: Spinefarm Records 2005

 

Durée

: 41', 08 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Falkenbach est l’un de ces groupes à tendance païenne qui en imposent. Tant par sa qualité d’interprétation, que par l’envoûtement créé par ces aspirations païennes. Déjà connu et reconnu par la scène black allemande, ils nous reviennent cette fois-ci avec un album tout en puissance et volupté guerrière. Alors certains d’entre vous me diront que la volupté n’est pas franchement un adjectif approprié pour les activités guerrières. Et pourtant c’est bien une vision barbare des arts du combats que nous offre le combo (et oui la guerre fut plus poétique et intense en émotion que bien des poèmes, du temps des anglo-normands). Mais trêve de délires « historico-historique ». Que nous offre réellement ce nouvel opus ? Et bien que du bon je vous rassure. La marque de fabrique « copyrighté » Falkenbach est toujours là, mélange enivrant de chœur au chant cristallin et d’une voix black des plus torturées. Tous les ingrédients rythmiques des albums précédents se retrouvent ici, ainsi les rifs de guitare toujours aussi simple mais terriblement lourds et efficaces sont toujours entre-coupés de son acoustiques mélodieux et divinisant pour un temps la barbarie de l’ensemble. L’apport des chœurs pré-cités soutenant le chant clair est tout simplement jouissif et le martèlement incessant des rifs répétés à l’infini rappelle la sensation de voguer en mer agitée pour rejoindre la sereine patrie de ses ancêtres (si si écoutez donc la tracks 2 les yeux fermés, je vous garantis l’effet « mal de mer ») . Tout ceci disposant comme à l’accoutumée pour le groupe d’une production sans faille.

Frais marginal et musicalement aboutit, plus percutant qu’un Menhir (même si Menhir reste mon chouchou), plus qu’un simple cd je vous parle ici d’une expérience unique pour qui aime le pagan. Et bien au-delà d’une simple production musicale de plus il convient de s’attacher au « concept » Falkenbach…

Chronique par Freyr

 

 

Eilera - Precious Moment EP    (17/20) (Rock/Métal Atmo) 

Distribution

: Spinefarm Records 2005

 

Durée

: 16', 04 titres

 

Site

: www.eilera.com

 


Chronique :

Amis du rock/metal atmosphérique, réjouissez-vous, Precious Moment, EP d’Eilera, arrive ! La chanteuse, en duo avec Loïc Tézénas, a enregistré en Norvège, sous le label Spinefarm (!) un véritable petit bijou de musique inclassable… Ce qui frappe au prime abord lorsqu’on écoute le EP, c’est qu’il nous rappelle tous quelque chose de familier. Tout d’abord la voix de la chanteuse : je dirais que c’est un croisement entre Björk (la ressemblance est  vraiment frappante), et Dolores Mary O'Riordan Burton (The Cranberries). On retrouve ce parallèle aussi dans la musique : des violons très présents et rythmés, qui nous rappellent les musiques irlandaises, celtiques, des samples qui nous replongent dans l’univers de Björk… Mais voilà, ce n’est pas du Björk décalqué, ni du The Corrs revisité, c’est bien plus et même la chanteuse à notre grande surprise, pousse un chant crié dans «The Angel You Love, The Angel You Hate » !!! Les compositions sont plutôt douces et mélodieuses, et créent une ambiance intimiste parfois, plus entêtante à d’autres moments : un mélange de folk, de metal et de pop, bref tout un mélange étonnant qui attise déjà votre curiosité j’en suis sûre. C’est avec son timbre si spécial et écorché vif qu’Eilera nous charme et nous désarme, mais il manquerait peut-être, malgré la qualité de la production irréprochable une touche un peu plus agressive (à mon humble avis…mais ceci est une question de goût). En tout cas ce qui est sûr, c’est que le talent est bien présent et que ce EP est vraiment très prometteur pour la suite !

Chronique par Jaleh

 

 

Edguy - Rocket Ride    (16.5/20) (Heavy Métal) 

Distribution

: Nuclear Blast 2005

 

Durée

: 59', 12 titres

 

Site

: www.edguy.net

 


Chronique :

Seulement un an après son précèdent album, Hellfire Club, nos amis (les miens en tout cas) teutons, nous offrent leur dernier bébé. Rocket Ride, un album qui, à la vue de la pochette, promet d’aller plus à fond dans les délires « tobiesque ». Mais c’est tout de même avec appréhension que je glissais le disque dans mon lecteur. Mais là, toute crainte s’est vite estompée. Les hostilités démarrent par Sacrifice, une power ballade longue de huit minutes comme sait si bien les faire le Seigneur Sammet, avec couplets mélodieux et refrains entêtants ultra-heavy. Puis vient Rocket Ride, un titre rapide que Iron Maiden n’aurait pas renié (Edguy nouvel Iron Maiden ??). Puis vient Wasted Time, un morceau qui monte peu à peu en intensité pour terminer sur un jeu entre lenteur et vitesse pour notre (MON) plus grand bonheur. Le plus dispensable morceau de l’album (bien qu’il soit très bon) est très certainement Matrix avec son intro electro. Après cet interlude « moderne » vient un morceau, Return to the Tribe, comme nous en offrait Edguy à ses débuts. Bref, un régal. The Asylum débute par un ballade magnifique avant de laisser partir l’énergie propre au groupe avec un son énorme et un refrain monumental rappelant Judas Priest (de la grand heure hein !). Save Me est la ballade de l’album, mais reste en dessous des meilleures du groupe (réécoutez Carry On de Hellfire Club !) sans être la pire. S’il est deux choses à retenir de Catch of the Universe, bon morceau au demeurant, c’est le superbe solo et la fin en forme de gag de Tobias (Sammet – chant), bienvenu alors que beaucoup se prennent trop au sérieux. Out of Vogue est un savant mélange entre trois grands : Iron Maiden, Scorpion et Europe fort plaisant auquel s’ajoute la patte de Tobias. Je passerai sur Superheroes, déjà présente sur l’EP du même nom pour m’intéresser à Trinidad. Il s’agit du morceau fun de l’album, désormais habituelle pour Edguy (Lavatory Love Machine ; Highspeed ADB). Un énorme vent de fraîcheur vient souffler sur nous avec un rythme entraînant et des chœurs qui semblent moquer Tobias (et même le prendre pour un con n’ayons pas peur). Fucking with Fire est un morceau purement heavy gratifié de la voix de Tobias et un morceau très agréable. Alors certes, je ne suis pas le mieux placé pour chroniquer cet album car fan du groupe, mais cet album, bien qu’en dessous du précédent, est un pur bijou. Maintenant, à vous de vous faire votre avis grâce à ces quelques lignes.

Chronique par Ronan

 

 

Confessor - Unraveled    (16/20) (Doom) 

Distribution

: Season Of Mist 2005

 

Durée

: 46', 09 titres

 

Site

: www.confessorband.com

 


Chronique :

CONFESSOR est l’un des pionniers en matière de doom metal. Cependant on en avait plus trop entendu parlé depuis son split en 1994. C’est à la suite de la mort de l’ancien guitariste (RIP) que le groupe se reforme, pour notre plus grand bonheur. Le groupe se définit lui-même comme un mélange entre Black Sabbath et Metallica période cliff burton. On trouve ici des riffs hyper lourds et gras comme le veut la tradition, soutenus par une batterie lente mais néanmoins technique. La basse elle aussi vient alourdir les compos déjà heavy. On a le droit à quelques accélérations bien senties (on est quand même loin des blasts de Nile), qui redonnent un coup de fouet aux morceaux. Scott chante parfaitement et les nombreuses harmonies de voix sont tout bonnement excellentes. Le son est lui très naturel, pas d’effets à tout va, pour preuve la durée de l’enregistrement mixage compris : une semaine. Ca c’est de l’efficacité. CONFESSOR réussit donc un retour gagnant (Copyright J-P Foucault) et signe un album digne des plus grands albums de doom. Bravo messieurs.

Chronique par Yann

 

 

Clawfinger - Hate Yourself With Style    (16/20) (Cross Over) 

Distribution

: Nuclear Blast 2005

 

Durée

: 39', 11 titres

 

Site

: www.clawfinger.net

 


Chronique :

Pour faire la promo de cet album, Nuclear Blast, écrit : « 12 titres, 12 tubes ». Eh bien à vrai dire le label a tapé dans le mille car « Hate yourself with style » est une bombe. On y trouve des titres variés, énergiques et puissants. Les guitares sont mises en avant et sont les principales actrices de la dynamique de ce CD. Leur son bien lourd et leur grain si particulier ravira les amateurs de grosses rythmiques. Ici point de fioritures car les titres sont brut de décoffrage. Avec une section basse/batterie bien solide le résultat n’en est que meilleur. Zak et sa voix grave nous démontrent que l’on peut faire du metal et avoir un putain de groove. On retrouve cependant quelques refrains plus mélodiques, notamment  sur « God is dead », ajoutant de la variété dans la musique de Clawfinger. Moi qui n’y connaît rien en matière de crossover metal, je ne regrette en rien mon choix de chroniquer cet album car on retiendra de son écoute un moment de détente et de bonheur. Un conseil donc : jetez-vous dessus.

Chronique par Yann

 

 

Morning - Hour Of Joy    (13/20) (Metal Atmo Féminin) 

Distribution

: Black Lotus Records 2005

 

Durée

: 59', 13 titres

 

Site

: www.morning.nl

 


Chronique :

Beaucoup d'entre vous, lorsque il s'agit de metal hollandais, pensent de suite au talentueux groupe The Gathering. Et pourtant, nous allons pouvoir constater avec ce nouvel album de Morning, prénommé « enjoy of hour », que la scène hollandaise commence à nous présenter d'autres groupes aussi talentueux. En effet, nous sommes ici en présence d'un formidable album de metal féminin, qui n'a rien à envier aux autres groupes du même genre musical tel que Nigthwish ou encore Epica. La qualité du son ainsi que la bonne production de cet opus en étonneront plus d'un. Vous vous laisserez facilement prendre par l'aspect rapide de la musique qui reste tout de même mélodique ; les saturations des guitares resteront poussées mais pas agressives et elles auront pour fond la rudesse de la batterie ainsi que les mélodies du clavier pour concrétiser l'aspect atmosphérique de cet opus. Sur le plan musical, il est à noter la qualité des musiciens et pour mieux vous situer le sens de la musique, je comparerais ce groupe à un groupe tel que Nigthwish avec lequel des similitudes se font sentir. L’originalité du groupe par rapport à d’autres du même style est apportée par la voix de la chanteuse : elle paraît un peu plus agressive et rapide tout en restant très mélodique et se rapproche plus de celle de Johanna DePierre (Amaran). Pour conclure, je dirais que nous sommes face à un album de très bonne qualité et qui bénéficie d'une réelle bonne production. Je conseillerais cet opus en premier lieu à tous les fans de pur metal féminin et je le conseillerais aussi à bon nombre de personnes qui apprécient d'autres genres car l'écoute de cet album est loin d'être déplaisante.

Chronique par Amroth

 

 

Battleroar - Ages Of Chaos    (13/20) (Epic Heavy Métal) 

Distribution

: Black Lotus Records 2005

 

Durée

: 58', 10 titres

 

Site

: www.battleroar.com

 


Chronique :

Au milieu de tous ces grands groupes de heavy metal épique tel que Blind Guardian ou encore Hammerfall, un petit groupe de heavy epic commence à se faire une place. Ici il ne s'agit pas de groupes suédois, norvégien, allemand ou même américain mais grec ; Il est certain que la nationalité du groupe pourrait en arreter plus d'un,la grèce n'étant pas un pays réputé pour la musique metal, mais croyez moi il convient bien de s'arrêter sur le dernier opus de Battleroar qui s'intitule Ages of Chaos. En effet, l'écoute de cet album fut fort surprenante et en étonnera plus d'un. Nous sommes ici en présence de pur heavy metal avec certains aspects épiques. Lorsque vous débuterez l'écoute de cet album vous serez plongé dans un univers médiéval où les guitares folks s'en donnent à cœur joie. Je noterais tout de même qu'il est dommage que l'aspect épique disparaisse au fur et à mesure des titres ce qui n'empêche pas que cet opus soit plus que convenable. Il ne s'agit pas ici de heavy brutal mais d'un heavy qui se laisse glisser tout seul par les riffs mélodiques des guitares ainsi que du tambourinements de la batterie. Il paraît important aussi de souligner l'importance de la voix qui apporte nettement un plus à cet album. En effet celle-ci de par sa justesse et sa puissance donne beaucoup de poids à l'ensemble de l’œuvre. Il est à noter que cette voix ressemble de très près à celle de Bruce Dickinson. Cet album est donc très efficace mais il est dommage que le coté épique qui caractérisait le groupe de Battleroar tende à s'effacer progressivement de titres en titres. Je conseillerais absolument cet album à tous les fans de pur heavy qui seront loin d'être dépaysés.

Chronique par Amroth

 

 

Zerohour - A Fragile Mind    (14/20) (Métal Prog) 

Distribution

: Sensory Records - Laser's Edge 2005

 

Durée

: 44', 09 titres

 

Site

: www.zerohourweb.com

 


Chronique :

Zero Hour un groupe de metal progressif français. L’album « A Fragile Mind » débute par une intro très courte puis commencent les hostilités avec une alternance de chansons speed et progressives avec d’autres plus mid-tempo. A cela s’ajoute une ballade et même deux instru dont une bien technique et vraiment plaisante à écouter. Mais le meilleur est à venir avec une chanson de plus de 11 minutes où le groupe en entier montre sa maîtrise technique. Dans l’ensemble les mélodies et les riffs sont bien sentis tout comme les quelques solis de gratte et le chanteur nous prouve qu’il peut évoluer dans différents styles allant du mélodieux au chant plus agressif. Même si ce groupe ne va pas révolutionner la scène metal prog, les compères de Zero Hour ont un bel avenir devant eux…à découvrir !

Chronique par Tizbo

 

 

Wolfcry - Wairfair    (09/20) (Power Métal) 

Distribution

: Black Lotus Records 2005

 

Durée

: 50', 11 titres

 

Site

: www.truemetal.org/wolfcry

 


Chronique :

Ah la Grèce…Championne d’Europe en titre et même pas qualifiée pour la coupe du monde… Bref, Wolfcry ‘Hellenic power traditionnal metal’ arrive avec son troisième album…Un tous les deux ans : bonne moyenne !!!. Trois pochettes dont deux identiques : admettons !!! Mais alors franchement leur musique ne casse pas trois pattes à un canard !!!

Il fait partie de la liste impressionnante des groupes qui n’amènent rien de neuf et rien de transcendant dans ce style du power qui tourne en rond à mon sens. La production est satisfaisante mais linéaire et classique, le chant n’a absolument aucune puissance, c’est l’ennui total !!! Il y a tout de même des riffs honorables dont l’intro de ‘the mirror mask’ et ‘hesitant gathering’ mais à part cela et de quelques éclairs de réveil dans la composition c’est plat !!!

Chronique par TEMS

 

 

Gun Barrel - Bombard Your Soul    (17/20) (Heavy Rock) 

Distribution

: LMP 2005

 

Durée

: 50', 12 titres

 

Site

: www.gunbarrel.de

 


Chronique :

‘Bombard your soul ‘ n’est pas seulement pour l’esprit mais également pour les oreilles… De bout en bout, ce troisième album est tout simplement une bouffée d’oxygène de cette année 2005 et pas loin de figurer dans mon top dix !!! Pour cette nouvelle réalisation, ces teutons ont engagé Xavier Dexler au chant et franchement c’est excellent !!! Il y a des relents de Iron Maiden époque Blaze Bailey dans son timbre qui amène cette touche de hargne et d’intensité qui manquait jusque là à Gun Barrel… Il est vrai que les deux premiers albums ‘Power-dive’ et ‘Battle-tested’ n’ont pas connu une promotion exceptionnelle de par chez nous !!! Mais cette fois, si les médias les aident, ce BYS va faire des émules car avec une petite perle comme celle-ci dans vos chaînes hi fi ou voitures avec un volume sonore dépassant la moyenne autorisée, ça va headbanger sévère.

Savant mélange de Motörhead et d’un soupçon d’AC/DC, agrémenté d’une production claire, ce BYS va vous faire passer cinquante minutes fortes agréables : énergie, rock’n roll et sueur tels sont les mots qui viennent à l’esprit…De ‘Begging for awening’ à ‘Is you’ absolument rien est à jeter… Une bien belle surprise pour bientôt clôturer une année tout de même riche en excellents albums…

Chronique par TEMS

 

 

Eddie Ojeda - Axes To Axes    (10/20) (Heavy) 

Distribution

: Black Lotus Records 2005

 

Durée

: 39', 11 titres

 

Site

: www.eddieojeda.com

 


Chronique :

Guitariste de Twisted Sister, Eddie Ojeda se lance lui aussi dans l’aventure solo avec ce premier album intitulé ‘Axes to axes’. N’étant absolument pas trop fan de cet engouement qu’ont beaucoup de musiciens à tenter l’expérience solo car bien souvent déçu du résultat… En tout cas pour une première réalisation, il faut dire que les moyens sont mis à la disposition du sieur Ojeda : Black lotus et surtout une collaboration d’invités impressionnante : Ronnie James Dio, Dee Snider, Joe Lynn Turner, Rudy Sarzo, Joe Franco…entre autres !!! Musicalement, c’est du ‘hard’n’heavy’ pas trop inspiré tout de même et malgré la présence de stars, Eddie Ojeda chante sur la majorité des titres ce qui est dommageable car pas assez puissante et surtout en manque de souffle par certains moments !!! Compositeur intégral, guitariste et bassiste sur quelques morceaux, trois instrumentales : cela ne donne que quarante minutes pour onze titres…Je ne trouve pas ce premier essai concluant !!! Evidemment comme dans la plupart des albums, tout n’est pas à jeter, quelques morceaux sont bons : ‘Tonight’ et ‘Please remember’ mais cela n’empêche tout de même pas le sentiment d’ennui que m’a inspiré cet album….

Chronique par TEMS

 

 

Khymera - A New Promise    (15/20) (Heavy Mélodique) 

Distribution

: Frontiers Records  2005

 

Durée

: 50', 13 titres

 

Site

: http://www.danieleliverani.com/

 


Chronique :

Après un album éponyme, Daniele Liverani nous revient avec ce fort bon ‘A new promise’, qui mis à part le batteur qui officiait dans Genius et le sieur cité à l’incipit, ce sont des membres tels que Denis Ward (Pink Cream 69) et le guitariste Tomy Ermolli qui viennent se greffer pour constituer un bon line-up de musiciens inspirés et doués.

Doté d’une assez bonne production, cet album commence par ‘A new promise…’, intro mélodique avec un très bon jeu ‘guitaristique’  qui laisse présager que l’on va passer un bon moment. En effet, c’est ce qui se passe…Les titres s’enchaînent avec aisance et simplicité, les nappes de clavier et les arrangements 80’s enrichissent cette ambiance de bien-être…Le jeu de batterie ne va pas révolutionner le genre mais a le mérite d’apporter sa pierre à l’édifice.

Le chant s’accorde bien également, bien que je le trouve pas toujours puissant mais simplement posé sur les riffs, c’est un peu dommage !!!

On passe 50 minutes relaxantes, c’est bigrement bien orchestré, des chansons méritent une attention particulière telles ‘Alone’ , ‘Looking for you ‘ ou  encore ‘Fields of fire’…De belles ballades à des chansons pleines de grooves…Chacun se fera son avis !!!

Chronique par TEMS

 

 

Bad Habit - Hear-Say    (12/20) (AOR/Hard Rock Mélodique) 

Distribution

: Frontiers Records  2005

 

Durée

: 45', 12 titres

 

Site

: http://www.badhabitvip.com/

 


Chronique :

Bad Habit est un groupe suédois qui a été fondé en 1986 par Hal Marabel guitariste new-yorkais. Au sein du combo, outre Hal Marabel qui joue aussi des claviers, on trouve Sven Cirnski à la guitare, Bax Fehling au chant, Jaime Salazar à la batterie et Patrik Sodergren à la basse. Je vois déjà les ptits djeuns dire mais c’est qui les BAD HABIT ? Je vous rappellerais juste, que ces messieurs ont sorti, en 1989, avec l’album After Hours, un des classiques du genre AOR. 5 ans après leur dernier album « Adult Orientation », BAD HABIT est de retour avec « Hear-Say » !

Ce dernier opus est plutôt agréable à l’écoute même si arrivé à un moment on se lasse à cause d’un certain manque d’originalité dans les compos, d’un manque cruel d’audace. Le groupe reste dans son AOR sans même essayer d’insuffler un peu de sang neuf dans un style où les groupes, il faut le reconnaître, ont tendance à manquer de personnalités. Cela dit certains titres sortent du lot comme le sombre « I Swear », l’entraînant « Reason » ou encore « I Can't Help Myself » et ses parties instrumentales intéressantes. A noter également la présence de 2 "multimedia video track", le clip de "Walk Of Life" et un studio report de 2 minutes, plutôt court mais instructif. Voilà un album en demi teinte mais qui peu ravir les fans de Hard Rock mélodique et d'AOR.

Chronique par Blaise

 

 

Anti-Depressive Delivery - Feel Melt Release Escape    (18/20) (Rock Prog) 

Distribution

: Laser's Edge/Muséa  2005

 

Durée

: 59', 09 titres

 

Site

: www.snotpope.com/anti_depressive_delivery

 


Chronique :

Il y a des groupes comme ça qui nous transportent dans leur univers, grâce à leur musique. Je dois dire qu'avec Anti-Depressive Delivery c'est ce qui m'est arrivé. C'est peut-être ridicule à dire mais passons…Si je vous dis que ce groupe norvégien (eh oui on ne fait pas seulement du black au pays des fjords) joue un subtil mélange de Opeth et de Porcupine tree , ça devrait en faire réagir plus d'un. A l'instar de ces deux groupes, ADD privilégie les atmosphères et les émotions à la technique, bien qu'ayant un gros potentiel. Les compos sont extrêmement variées, par exemple on peut retrouver un passage quasi black-metal, et un autre au piano vraiment magnifique. Le reste du CD est tout aussi varié et très chargé en émotions. Les mots me manquent pour décrire une musique aussi belle. Les amateurs de musique prog' seront sûrement ravis de voir que le genre peut continuer à se diversifié tout en restant fidèle à ses racines. Vous pourrez toujours me dire que cette chronique est pompeuse mais si j'ai écrit ces lignes, c'est que je le pense vraiment. Je vous conseille donc vivement d'écouter ce groupe qui ose prendre des risques à l'heure où tout le monde copie tout le monde pour en tirer profit.

Chronique par Yann

 

 

Whenlovefinishes - Destruction Technique Of An Established Order    (04/20) (Néo-Hardcore) 

Distribution

: On stage  2005

 

Durée

: 48', 10 titres

 

Site

: www.whenlovefinishes.net

 


Chronique :

Complètement ennuyeux. Voilà ce que je peux dire de cet album de Whenlovefinishes. Il s’agit là d’un album de néo-hardcore sans intérêt. Il n’y a là aucune originalité. Il n’y a pas de véritable mélodie, le chanteur est mauvais et les quelques effets utilisés pour couvrir le fait que la musique ne présente pas d’intérêt … sont sans intérêt.

La qualité de production n’est pas mauvaise pour un groupe aussi  « petit » que Whenlovefinishes. Tous les instruments sont audibles, mais pour quoi faire ?

Certes, vous pourrez me trouver sévère, mais il n’y a rien à rajouter.

Passez.

Chronique par Dead

 

 

Subterranean Masquerade - Suspended Animation Dreams    (13/20) (Doom Goth Rock/Métal) 

Distribution

: Candlelight 2005

 

Durée

: 54', 08 titres

 

Site

: www.submasq.com

 


Chronique :

Tantôt pop ambiante, tantôt doom metal, la musique de ce Suspended Animation Dreams n’est pas facile à classer. L’album s’ouvre sur une musique vraiment légère, menée par des synthés. Ca s’annonce plutôt mal. En effet, il n’y a pas de grande originalité dans ce qui est proposé. C’est de la pop, donc ça n’accroche plus au bout de quelques écoutes. Les guitares font des accords dans le vent, la voix et les synthés suivent presque toujours la même mélodie, la basse est absente… bref c’est assez ennuyeux. De plus, l’utilisation du saxophone (et oui !) laisse plutôt à désirer. On ne pourra pas reprocher au groupe d’avoir essayé, mais ce n’est pas facile de caser un saxo.

Cet album n’est cependant pas vide d’intérêt. Les parties doom/goth sont assez intéressantes. Les guitares prennent alors une tournure Katatonia et le chanteur nous dévoile ses cris graves et gutturaux.

L’album peut être sympathique, l’aspect pop divertit pour un moment, mais il n’y a rien de mémorable.

Chronique par Dead

 

 

Searing 1 - Bloodshred    (08/20) (Thrash/Death Métal) 

Distribution

: Black Lotus Records 2005

 

Durée

: 42', 14 titres

 

Site

: www.searingi.com

 


Chronique :

Bloodshred de Searing 1 est un album de old-school thrash/death. C’est old-school dans le sens où Searing 1 ne fait pas dans la douceur et la délicatesse : la brutalité est au rendez-vous !

C’est tout d’abord ce son caractéristique de la batterie qui permet de distinguer cet aspect old-school brutal. Ensuite, la voix du chanteur est une sorte de gueulage, et les guitares tentent parfois quelques mélodies. Cependant on ne retrouve pas l’efficacité recherchée dans le brutal death.

Le mixage est médiocre, notamment en ce qui concerne l’équilibrage guitares/voix (la voix couvrant beaucoup trop le son des guitares). Le résultat est un son sale (certes caractéristique du genre) dont il ne ressort rien de particulier.

Bloodshred est un de ces albums de thrash/death générique, sans intérêt, dont on pourrait cependant apprécier la musique en concert.

Chronique par Dead

 

 

Tenebre - Hearts Blood    (06/20) (Gothic Doom Rock) 

Distribution

: Regain Records 2005

 

Durée

: 40', 10 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

La biographie du groupe identifie ce combo comme faisant un rock gothique à tendance dark et, autant le dire de suite, c’est tout à fait justifié. La musique semble influencé par les cador du genre que sont 69 Eyes et, en un sens, Type O Negative (qui est quelque part l’instigateur du mouvement).

Toutefois, il est crucial de bien définir le terme d’influence pour ce groupe. Car ce qui pour certains sert de démarrage à une musique personnelle, sert ici de plagiat pur et simple. Les sonorités, les accords, les ambiances, tout semble pompé sur les finlandais. Après, la musique reste plaisante (forcément, lorsque l’on plagie des albums qui sont loin de la médiocrité…) et l’album s’écoute facilement mais bon… Il reste préférable d’opter pour l’achat de la discographie des 69 Eyes.

Un essai loin d’être convaincant dans un style qui reste quand même assez ouvert comparé à d’autres surpeuplés. Copie à revoir.

Chronique par Ronan

 

 

Thy Majestie - Jeanne d'Arc    (16/20) (Epic Power Metal) 

Distribution

: Scarlet Records 2005

 

Durée

: 60', 12 titres

 

Site

: www.thymajestie.com

 


Chronique :

Troisième album pour ces italiens de Palerme, ce « Jeanne d’Arc » est vraiment excellent !!! Loin d’être foncièrement révolutionnaire, il a le mérite de se révéler efficace, puissant et mélodique. Pour ceux qui ne l’avaient pas compris, le concept est basé sur notre bonne française « Jeanne d’Arc » !!! 12 titres, d’un sympho power epic metal comme ils se nomment eux-mêmes, qui sont vraiment énergiques dont la ‘Maiden of steel’ qui est tout simplement sublime, alliant riffs bien speed et mélodiques soutenue par une rythmique intense à souhait !!! Dès la première écoute, tout cela me fait penser à Dark Moor et Rhapsody !!! Le son est impeccable, la production très soignée, une batterie dosée à merveille venant compléter 60 minutes superbes !!! Peu emballé par leurs premiers albums, celui-ci se révèle être à des années lumières !!! La surprise est tout simplement réussie !!! Des structures bien travaillées et surtout bien réalisées mêlant émotions et puissance, de bonnes orchestrations et de bons arrangements… Bravo Thy Majestie !!!

Chronique par Tems

 

 

Skylark - Fairytales    (07/20) (Heavy Speed Metal Sympho) 

Distribution

: Scarlet Records 2005

 

Durée

: 57', 08 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Je vous présente SKYLARK , un groupe de heavy metal sympho avec chanteuse lyrique, un de plus ! C’est décidément la mode du moment, moment qui dure depuis plus de deux ans maintenant  et ce n’est pas prêt de s’arrêter ! Difficile donc de sortir du lot dans ce style très prisé et SKYLARK a manqué la cible ! Il faut dire aussi que les moyens mis en œuvre pour l’enregistrement, le mix et la prod  ne sont pas les mêmes que pour ses ‘concurrents’  NIGHTWISH ou encore WITHIN TEMPTATION, très loin de là !! Si ce n’était que l’argent qui comptait, mais hélas, le niveau de composition n’est pas au rendez-vous non plus, et le plus important : la chanteuse, un chant ultra léger et largement moins bon que certaines chanteuses que vous connaissez déjà ! Même le chanteur (voix claire) éclipse la chanteuse quand il apparaît, c’est dire ! Niveau instrumentations, la batterie joue souvent le même rythme récurrent que l’on entend chez la plupart des groupes de heavy sympho (double grosse caisse et mid tempo à la caisse claire, un classique quoi !) Autre point négatif , les claviers qui sonnent un peu trop bontempi comme on dit !! Un album réservé aux ultimes fans du style qui y trouveront peut être leur compte !

Chronique par Cannibalain

 

 

Bongzilla - Amerijuanican    (13/20) (Stoner metal) 

Distribution

: Relapse Records 2005

 

Durée

: 42', 07 titres

 

Site

: www.bongzilla.net

 


Chronique :

Quatrième album de Bongzilla qui oscille toujours entre stoner, métal et hardcore (et la culture du cannabis lol). Dès les premiers accords on sent sur ce « Amerijuanican » une touche 70’ à la Black Sabbath relativement prononcées. Cela dit Bongzilla propose de bonnes compos personnelles avec une réelle énergie et une forte volonté de faire la différence. Et je dois l’avouer le pari est plutôt réussi avec des titres comme « Stonesphere » ou « Tri-Pack Master » qui, par leurs structures barrées et leurs riffs remarquablement bien amenés, m’ont conquis.

Malgré la bonne efficacité des titres et des riffs « rentre dedans » on a un peu l’impression que le groupe tourne en rond et au fil des écoutes s’essouffle grandement. Cet album s’adresse aux fans de groupes comme Electric Wizard, Orange Goblin et High On Fire… qui pourront prendre leur pied avec les rythmiques lourdes et bourrées d’émotions.

Chronique par Blaise

 

 

Requiem - Requiem Forever    (15/20) (Heavy Prog Metal) 

Distribution

: Scarlet Records 2005

 

Durée

: 43', 11 titres

 

Site

: www.requiem.kpnet.com

 


Chronique :

Voici Requiem et son nouvel album ‘ Requiem Forever’. Ce groupe de heavy progressif finlandais (encore un !) a eu pour une fois la bonne idée de ne pas jouer dans les ornières qu’on creusées les autres groupes qui font la renommée de ce pays froid comme children of bodom ou sonata arctica et bien d’autres encore. Ils ont donc choisi de se démarquer, de jouer un heavy metal varié et c’est ce qui attire un peu plus l’attention sur eux ! Les points forts de cet album sont le chanteur et sont incroyable aisance à chanter aussi bien heavy que death ,et les chœurs sont aussi sublimes et bien placés. La musique de requiem à part entière fait ressentir une inspiration de ce qu’on pouvait entendre il y a 20 ans dans le même registre, y compris les parties de clavier qui sonnent un peu ‘vieillot’ a mon goût !! Cet album est réservé aux vrais fans de heavy,  les ‘anciens’ comme les ‘jeunes loups’ !

Chronique par Cannibalain

 

 

Leiden - Dualité    (16/20) (Goth Metal) 

Distribution

: Jerkov / Antistatic 2005

 

Durée

: 56', 11 titres

 

Site

: www.leiden-music.com

 


Chronique :

Après l’album Empty plus que convaincant, les toulousains de Leiden reviennent avec Dualité et enfoncent un clou plein de promesses. Tout commence avec un titre assez accrocheur, « Another Skin » où la voix de la chanteuse Bérangère douce et séduisante s’oppose aux rythmes saccadés des guitares et aux grunts de Wilfried. A travers l’album, on n’a aucun doute, c’est bien du Leiden qu’on écoute, mais un Leiden plus évolué, plus mûr, qui affirme pleinement son style. Le ton donné est propre au groupe qui dose savamment les riffs percutants et les mélodies envoûtantes, ainsi qu’une pointe d’électronique en parfaite osmose avec la musique éthérée mais toujours teintée de dark. Dans « sacrifice » la chanteuse nous montre qu’elle a plus d’un tour dans son sac et que sa voix a bel et bien évolué, pris en maturité ! Berangère a fait de gros progrès, c’est évident !! A noter que le groupe utilise toujours les trois langues français, anglais et allemand, cette dernière étant beaucoup moins exploitée que dans les autres albums, mais aussi l’italien, peut-être que la rencontre de Bérangère avec Cristina Scabbia (Lacuna Coil) y est un peu pour quelque chose ! Pas mal d’influences orientales, des passages très lents, épurés, un album moins « violent » et plus posé, c’est sous ce nouveau visage que Leiden se dévoile. Dualité est donc un album riche en émotions et regorge d’atmosphères différentes… Un voyage dans les nuages mais gare au tonnerre, car on ne s’endort jamais, rappelé par les éclairs que lancent les guitares et les grunts très accrocheurs !

Chronique par Jaleh

 

 

Hypnos - Rabble Manifesto    (17/20) (Death Metal) 

Distribution

: Morbid Records 2005

 

Durée

: 39', 11 titres

 

Site

: www.hypnos.cz

 


Chronique :

Troisième album pour HYPNOS qui existe quand même depuis 1990. Autant dire que se sont des vétérans de la scène death. Et c’est que ces vieux briscars pourront encore botter des culs car ce nouvel album est une tuerie de death old-school comme on en fait plus. A l’heure où la mode est de jouer toujours plus vite, plus technique, plus brutal, les Tchèques remettent les pendules à l’heure. Ici bien sûr on retrouve les éléments caractéristiques, à savoir des blasts, des gros riffs mais surtout des ambiances sombres et malsaines vraiment excellentes. Mais HYPNOS fort d’une quinzaine d’années d’expérience sait que pour ne pas ennuyer l’auditeur il faut diversifier sa musique. C’est ainsi que l’on retrouve aussi des chansons plus « calmes » et bien foutues car ces même chansons sont groovy et en feront headbanguer plus d’un. On peut même entendre du chant clair (très bon par ailleurs), mais ne comptez pas sur moi pour vous indiquez le numéro de la piste. Effet garanti. Avec ce Rabble Manifesto on retrouve l’esprit qui animait la scène death dans les années 90. Pas de super production mais un son assez brut qui correspond tout à fait au style. On retrouve aussi quelques solos mélodiques ajoutant un côté sombre et oppressant aux morceaux..Les onze morceaux de cette galette passent donc comme une lettre à la poste et ravira tout deatheux qui se respecte. Je vous conseille donc de vous jeter sur cet album qui est tout bonnement génial. Je pense qu’il s’agit là d’un album majeur qui fera sûrement parler de lui…

Chronique par Yann

 

 

Grimfist - 10 Steps To Hell    (18/20) (Thrash/Death Metal) 

Distribution

: Candlelight 2005

 

Durée

: 43', 10 titres

 

Site

: www.grimfist.com

 


Chronique :

Il y a des groupes que l’on ne connaît pas et qui d’emblée nous foutent une sacrée claque dans la tronche. C’est le cas de GRIMFIST qui avec son second album m’a fait headbanguer comme un dingue. Impossible de tenir en place à l’écoute des morceaux. La puissance et l’énergie qui s’en dégage sont véritablement hallucinantes. Le black/thrash/death des suédois est une bombe. On alterne des chansons rapides sur vitaminées et d’autres plus nuancées mais néanmoins groovy à mort. Le son des grattes particulièrement massif et incisif est vraiment appréciable. Quand quelques arpèges se font présents, le son est plus cristallin. Les atmosphères sombres sont très importantes, normal vu les racines black du groupe. Il aurait été étonnant qu’il en soit autrement. Ces atmosphères couplées aux riffs assez rock’n roll parfois me font penser au groupe PHAZM., le premier groupe de black’n roll français.

La batterie aussi est énorme et même la grosse caisse est audible. Heureusement car le batteur s’en donne à cœur joie et n’hésite pas à appuyer sur l’accélérateur, bien que son jeu soit dans l’ensemble assez nuancé. Le chant, à l’image des grattes alterne voix death et black et parfois même du chant clair.

GRIMFIST nous prouve encore une fois que la scène suédoise est une des meilleures, et pour une fois que ce n’est pas du melodeath on ne va pas s’en plaindre. Assurément l’un des meilleurs albums de l’année.

Chronique par Yann

 

 

Loudness - Racing    (12/20) (Heavy Metal Japonais) 

Distribution

: Drakkar 2005

 

Durée

: 67', 14 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Loudness... Je reste très impressionné par le style de musique de ces japonais. Malgré leurs âges, la musique apparemment envoie toujours autant la sauce ; du bon heavy metal actualisé qui ne reste pas du tout old school. Il y a des morceaux plus thrash que d'autres, des morceaux plus lents que d'autres, les riffs accrochent magnifiquement bien. Les effets de fonds contribuent à donner un aperçu de metal moderne. Les soli sont bien stylés, mais la batterie... Il faut vraiment se concentrer dessus car vraiment elle déchire à fond !

En gros cet album est doté de rythmiques puissantes, accompagnées de la voix d'un chanteur expérimenté qui crache bien à la manière Heavy. Pour donner une référence, ce groupe me fait penser à du Death Angel...

Chronique par VikingDeath

 

 

Destinity - Synthetic Existence    (18/20) (Avant-Garde Black/Death Metal) 

Distribution

: Adipocere 2005

 

Durée

: 44', 09 titres

 

Site

: www.destinity.net

 


Chronique :

La bande à Mick est de retour avec ‘synthetic existence’, un nouvel album plus inspiré que jamais, et c’est ça qui va faire toute la différence ! !

Les lyonnais ont fait des kilomètres jusqu’ au Danemark, dans le studio de Jacob Hansen, pour enregistrer la nouvelle rondelle !

L’élément qui frappe quand on connaît un peu DESTINITY, c’est qu’il y a une évolution musicale flagrante à chaque album. Le groupe a dévié de style en passant du black sympho’ de ‘under the smell of chaos’, puis au brutal death black de ‘in excelsis dementia’, et enfin du thrash ajouté aux autres styles précités pour ‘synthetic existence’, de quoi dérouter plus d’un fan me direz-vous ! Mais si vous aimez DESTINITY, vous aimerez jusqu’au bout, j’en suis certain, et cet album mérite qu’on s’y attarde !

Que dire de cet album ? vous l’aurez compris, la prod’ est énorme, et les compositions en elles mêmes sont agrémentées de parties de chant clair et de passages calmes et envoûtants d’une façon un peu inhabituelle !

C’est donc un nouveau DESTINITY auquel on a affaire ! Reste maintenant à savoir ce que ça va donner sur scène, on est impatient !

Chronique par Cannibalain

 

 

Criterion - The Dominant   (17/20) (Death Metal) 

Distribution

: Morbid Records - 2005

 

Durée

: 34', 09 titres

 

Site

: www.criterion.no

 


Chronique :

Morbid Records a le vent en poupe en ce moment, avec les sorties respectives de GRIND INC, HYPNOS…et CRITERION. Ce dernier combo nous vient d’Autriche et nous balance cet album digne des plus grands noms du genre. Le death de CRITERION est moderne mais quelques touches plus traditionnelles se font sentir. La première chose frappante à l’écoute du disque est la qualité du son. Vraiment excellente, elle met véritablement les compos en valeur.

Même les plus réfractaires l’admettrons. Il est aussi indéniable que le coté moderne rend la musique des autrichiens plus accessible. En effet, quelques nappes de synthé viennent agrémenter les parties de grattes hyper puissantes et assez techniques. De ce côté là, le reste du groupe suit parfaitement, et ça joue impeccable. Le groupe n’hésite pas non plus à jouer la carte mélodique, ainsi son death n’en ressort que plus riche et intéressant. CRITERION propose une musique qui a le mérite d’être originale, pour une fois et saluons ce groupe qui refera sûrement parler de lui.

Chronique par Yann

 

 

Solefald - An Icelandic Odyssey Part 1   (13/20) (Black Metal Mélodique) 

Distribution

: Season of Mist - 2005

 

Durée

: 54', 09 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Voici de retour le célèbre groupe de black norvegien Solefald avec leur nouveau opus qui s'intitule Red for fire. Beaucoup d'entre vous connaissent certainement ce groupe avec leur black fortement imprégné d'originalité dans leur inspiration. Pour ceux qui ne connaissent pas, Solefald est une sorte d'alchimie entre du black et un certain nombre d'autres tendances musicales. En l'occurrence pour cet album, nous pourrions ajouter plusieurs qualitatifs à leur black-metal tel que melodique,trash ainsi que futuriste. Maintenant, il s'agit de voir si ce mélange s'avère efficace. Il est vrai que la sauce prend pas mal mais je ne vous cache pas que l'écoute de cet album fut un peu décevante. En effet, on pourrait en attendre mieux de la part d'un groupe tel que Solefald. On pourrait leur reprocher, en effet de ne pas varier assez leur répertoire et de rester bloqués sur un concept qu'ils ont déjà bien développé avec leurs précédents albums. Je leur mettrais par contre un énorme point positif pour tous ceux qui touchent la technique des musiciens. En effet, nous sommes face à un album ultra speed, les guitares nous envoient des riffs à une cadence folle et la grosse caisse de la batterie ne cesse de tambouriner. Il est intéressant de noter aussi que la voix du chanteur varie, de titre en titre, tout en restant dans l'esprit de l'album et vous aurez même droit à des passages de voix féminine. Pour conclure je dirais que cet album est de très bonne qualité, un album basique mais produit efficacement. Je le conseillerais à tous les fans de pur black, ainsi qu'à ceux qui apprécient la musique lorsqu'elle est speed.

Chronique par Amroth

 

 

She's China - Odyssey To Mars   (12/20) (Rock/Progressif/Symphonique) 

Distribution

: Point Music / Musea 2005

 

Durée

: 63', 12 titres

 

Site

: www.shes-china.com

 


Chronique :

Pour certain, il ne sera pas la peine de presenter Noir Sherman ainsi que son groupe She's China, tant ceux ci sont présents sur la scène rock depuis un bon nombre d'années (pour être plus exact, depuis les années 90). Et beaucoup seront heureux de voir que ce groupe nous sort un nouvel opus prénommé Odyssey to Mars. Il est vrai qu'à première vue, nous pouvons être surpris par la prétention du groupe de vouloir mélanger trois styles musicaux bien distincts (le rock, le progressif ainsi que le symphonique). Et pourtant, le pari est réussi ; en effet, nous sommes face à un somptueux album de rock aérien (il va sans dire que l'album porte bien son nom). Un rock tout à fait unique en son genre. Ici il n'est pas question de guitare au son bien gras, aux grosses caisses agressives mais simplement de guitare folk, ou electro acoustique accompagnée de rythme reposant. La force de cette oeuvre  réside dans la voix du chanteur; malgré le fait que celle ci soit déroutante au début de l'écoute, on finit par se laisser facilement bercé par cette voix. Un timbre de voix qui n'a rien d'exceptionnel mais qui est marqué par la forte présence du charisme du chanteur. Je mettrais tout de même un veto sur cet album,en effet même si la voix est empreint de charisme, l'album repose trop sur celle-ci. Il est dommage que les musiciens du groupe ne nous montre pas un peu plus de leur talent.

Pour conclure, je conseillerais Odyssey to Mars à tous ceux qui apprécient le rock calme ou à tous ceux qui aiment découvrir des groupes dont l'inspiration reste original.

Chronique par Amroth

 

 

Ministry - Ranthologie    (13/20) (Power Indus) 

Distribution

: Sanctuary Records 2005

 

Durée

: 76', 15 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Nous n'avons plus besoin aujourd'hui de présenter le groupe Ministry tant ceux-ci sont présents sur la scène indus et bien des fans seront ravis de voir qu'un best of, intitulé Ranthologie, est sorti à leur attention. Ce Best of s'inscrit dans le parfait esprit du groupe et les habitués ainsi que les fans de musique industrielle ne seront aucunement dépaysés. Dès la première chanson de l'album, vous serez totalement immergé dans le contexte musical. Ce qu'il y a de fort dans cet opus, c'est qu'en préservant leur concept  ils ont su retourner celui-ci de différentes manières ainsi nous pouvons voir la bonne évolution du groupe tout du long de leur carrière. En effet, j'ai été étonnement surpris par la diversité des chansons ainsi chaque titre paraît différent tout en restant dans l'ambiance principale du style musical du groupe. Une ambiance totalement speed où les guitares se sont lâchées sur leurs saturax. Dès le premier titre jusqu'au dernier il n'est pas question de se reposer et j'en connais plus d'un qui auront le tournis à force de faire le headbanging tout du long de l'écoute de cet album. Pour ce qui concerne le niveau musical de l'album il n'y a aucun reproche à faire sur la technique des musiciens. En effet, les riffs de guitares se succèdent à une cadence folle et se trouvent entrecoupés de solos avec pour fond une batterie qui est à plein feu sur la grosse caisse. Il est intéressant aussi de noter la voix du chanteur qui varie énormément de morceaux en morceaux. Pour conclure je dirais que cette oeuvre est musicalement bonne mais je mettrais tout de même certaines réserves sur celui-ci. En effet, je pense que malgré la fait que cet album soit ultra rapide il y a un défaut de puissance. Pour profiter pleinement du son vous devrez mettre vos enceintes ou écouteurs à fond. Enfin cet album est à conseiller à tout les fans d'indus et à tous ceux qui apprécient la musique speed...

Chronique par Amroth

 

 

Aes Dana - Formors    (16/20) (Folk Black Metal) 

Distribution

: Oaken Shield/Adipocere 2005

 

Durée

: 46', 08 titres

 

Site

: http://aesdana.free.fr/

 


Chronique :

Comment concilier "Fest noz" de nos froides terres d'Armorique avec un bon gros black metal bien furieux de derrière les fagots ? C’est facile fais appel à nos amis français de Aes Dana…

Alors certes, à l’instar de Kerifern, Breiz occult ou encore Nydvind ou Arafel (pour ne citer que ceux là), ils ne sont pas les premiers à nous offrir ce cocktail détonnant et du plus bel effet. On pourrait de dire « Tiens encore un album mélangeant instrument folks, grosses grattes bien lourdes et blast à n’en plus finir ». Que nenni, mesdames messieurs ! Car là où les autres pêchent par leur manque d’osmose entre les différents instruments typés bretons (flûtes, bignoux ou encore cornemuse) Aes dana réussit avec brio à concilier tout cela en restant fidèle au schéma pré établi et en même temps assez novateur.

La musique de ce « Formor » est sombre, grave et planante, elle sait se faire furieuse et violente, on a l’impression, à l’écoute de cet album, de vivre une épopée tragique où s’entremêlent combat épique, héros mythologiques ou encore rituels magiques.

Soulignons une très bonne prod’, où chaque son d’instruments est distinguable, ainsi qu’un chant en français assez puissant, l’alternance de passages rythmés typés black metal aux interludes à l’acoustique plus souple où la flûte traversière fait des merveilles.

Fermez les yeux, mettez le son plus fort, ça y est, vous y êtes, manque plus que l’imper et les mouettes et l’on se croirait projeté sur les landes pluvieuses d’une des plus belles régions de France.

Chronique par ArktvrvS DoM SatanaS

 

 

Riverside - Out Of Myselfr    (12/20) (Rock Prog Atmosphèrique) 

Distribution

: The Laser Edge / Musea 2005

 

Durée

: 53', 09 titres

 

Site

: www.riverside.art.pl

 


Chronique :

Riverside est un groupe polonais, qui, après leur démo de 2003, nous présente leur premier album : Out Of Myself. Cet album de rock progressif tire explicitement son inspiration des 70s. On reconnaît aisément les influences de Camel et de Pink Floyd, mais aussi celles de Porcupine Tree, Opeth et Anathema. Les nappes de clavier remplissent l’atmosphère, la rendant envoûtante, voire psychédélique. La guitare est typique de ces envolées Floydiennes, pleines d’effets et d’émotions, et la basse est non pas une vulgaire accompagnatrice, mais bien un instrument de l’expérimentation. La voix est trafiquée avec cet effet « underwater » (sous l’eau), que l’on retrouve fréquemment chez les artistes précédemment cités.

La première chanson (qui fait 12 minutes), est de loin la meilleure : une intro atmosphérique, puis de langoureux solos de guitares, une expérimentation à la basse, le tout étant très bien structuré. Le reste de l’album est relativement une déception. On s’attend à mieux, et on a vite envie de zapper pour voir si la chanson d’après sera aussi bien que la première, mais non.

Le côté hypnotisant et psychédélique est bien tenté, mais il engendre assez vite de l’ennui. L’effet est trop faible, tout comme lors de l'utilisation de samples de téléphone portable : c’est bien tenté, mais ce n’est pas vraiment réussi. Les compositions sont, dans l’ensemble, assez fragiles, et manquent aussi d’originalité. A partir de la moitié de l’album, on retrouve une redondance au niveau des mélodies et des thèmes. En ce qui concerne le chanteur, il semble qu’il s’arrête toujours trop tôt dans ce qui aurait pu être des élans  lyriques. La voix reste trop faible, ce qui est assez frustrant. Les paroles, elles, sont d’une platitude surprenante, comparées à l’effort musical.

A noter que dans cet album de prog rock, il y a aussi des passages métal. Ceux-ci, cependant, s’avèrent n’avoir aucun intérêt. Les guitares saturées tendant vers l’indus, le post-hardcore ou même vers le néo ne présentent aucune originalité, et la voix gueulée du chanteur n’a même pas sa place dans la chanson.

Alors, on pourra dire que dans cet Out Of Myself, Riverside a de l’idée, mais ce n’est pas assez.

Chronique par Dead

 

 

It Dies Today - The Caitiff Choir    (18/20) (Metalcore) 

Distribution

: Trustkill Records 2005

 

Durée

: 41', 11 titres

 

Site

: www.itdiestoday.com

 


Chronique :

Les jeunes américains de It Dies Today ont à peine la vingtaine, que les voilà revenus avec un second album de metalcore : The Caitiff Choir. Je vois venir les remarques. It Dies Today, ca sonne vraiment comme un nom de groupe générique de metalcore américain. Encore des jeunes qui imitent des imitateurs de metalcore américain, un genre lui-même composé de clichés hardcore, punk, et melodic death ? Et bien non ! Aux oubliettes tous ces préjugés ! It Dies Today a su évoluer du metalcore banalissime de leur premier album et nous présente là du vrai, du bon.

L’album s’ouvre de manière brutale, My Promise annonce la couleur : It Dies Today sont des maîtres du breakdown (aussi appelé mosh part). Il faut headbanger, nous n’avons pas le choix : les cris déchirants et la synchronisation guitare - batterie - basse ne laisse aucune alternative. Première chanson terminée, repos. On apprend alors que It Dies Today fait aussi dans la mélodie. En effet, Severed Ties Yield Severed Heads introduit bien plus de mélodie à la guitare, et après quelques cris, surprise : des chants en clair. Et oui ! Mais pas ces chants pop complètement faux et mal placés, pas du tout : il s’agit là d’une voix juste et mélodieuse, complètement en accord avec la musique, et même en continuité avec les hurlements.

Au bout de deux chansons, les présentations sont faites. Il n’y aura pas de grande surprise dans cet album. It Dies Today n’a ni réinventé le genre ni créé un nouveau. It Dies Today maîtrise le genre, et c’est bien ça qui fait de cet album une révélation. Je pourrais vous dire que le refrain de The Radiance est beau, que la violence de The Depravity Waltz est mémorable, et que l’harmonie de Marigold est parfaite, mais ce serait dresser un court et non exhaustif portrait de cet album. Il n’y a pas de chanson qui ne vaille pas la peine, qui aurait pu passer à la trappe. Non, cet album est parfaitement structuré, alternant passages violents, mélodieux, punk et breakdowns.

En ce qui concerne la production, il n’y a pas vraiment de reproche à faire. Les guitares sont grasses (idéal pour les breakdowns), la basse est audible, la batterie ne fait pas office de casserole et les chants sont très bien mixés.

Alors voilà, voici le metalcore comme il faut. Une seule chose à dire : jetez-vous dessus !

Chronique par Dead

 

 

1349 - Hellfire    (14.5/20) (Black Metal) 

Distribution

: Candlelight Records 2005

 

Durée

: 52', 08 titres

 

Site

: www.legion1349.com

 


Chronique :

1349, année de l’arrivée de la peste bubonique en Norvège, mettant un terme à son âge d’or. Et bien, la musique de 1349, c’est un peu ça : le ravage, la destruction, la peste quoi… Hellfire est un album de black puissant et technique. En effet, la batterie de Frost (Satyricon) tient un rythme très soutenu de blast beats et est mixée de façon à être convenablement entendue (convenablement de façon à détruire les tympans bien sûr). Les guitares ont un penchant death technique tout en gardant l’aspect black. Les cris de Ravn (le chanteur) sont tout à fait black aussi.

Cependant, on ne peut pas dire que ce dernier 1349 est un album de True black. En effet, il y a bien certains éléments de thrash moderne dans la composition musicale et la « qualité » de production n’est pas typique du black. On peut dire que 1349 tente de faire du black brutal, d’où les quelques rapprochements avec le death et le thrash.

1349 ne font pas preuve d’originalité déconcertante. Si vous êtes vraiment fan de ce groupe par conviction, alors vous aimerez. Pour les autres, c’est un album à écouter au moins une fois.

Chronique par Dead

 

 

Kings X - Ogre Tones    (18/20) (Heavy Rock Pop) 

Distribution

: Insideout 2005

 

Durée

: 47', 13 titres

 

Site

: www.kingsxonline.com

 


Chronique :

Autant le dire tout de suite, je suis fan de King’s X et ce, depuis bien longtemps. D’ailleurs, toute la presse aime ces fous géniaux de King’s X, mais les ventes ne suivent pas. Trop pop pour les uns. Trop heavy pour les autres. Le groupe a du mal à trouver son public. Cette incompréhension est bien dommage car King’s X est sans doute l’un des groupes les plus bandant du moment et cet Ogre Tones ne va pas me démentir. Bien rock, avec des chansons très heavy comme « Alone », « Stay » ou « Open My Eyes », d’autres bien groove comme « Bebop » (un titre absolument génial !) ou « Freedom » et certaines plus mélodiques comme « Hurricane », l’excellent « Honesty » ou « If » cet album devrait ravir un large public en attente de groupes qui puisent dans nos racines musicales sans les dénaturer. Cela nous donne 13 titres excellents qui ne laissent jamais un seul temps mort à l’auditeur, jouant tantôt sur sa corde sensible, tantôt sur son envie de bouger. La production de Michael Wagener étant excellente, cela permet à chaque morceau de sortir du lot. Vous l’aurez compris, Ogre Tones est un album absolument indispensable !

Chronique par Lips

 

 

Sieges Even - The Art Of Navigating By The Stars    (14/20) (Rock Progressif) 

Distribution

: Insideout 2005

 

Durée

: 53', 08 titres

 

Site

: www.siegeseven.com

 


Chronique :

Huit années ont passé depuis le précédent album des Allemands de Sieges Even. Pourquoi un si long laps de temps entre deux disques ? Tout simplement parce que ses membres appartiennent à des pointures de la scène métal comme Blind Guardian ou Rhapsody. Cela n’aide pas à composer. On est bien loin de l’univers de ces deux groupes car Sieges Even est un pur groupe de Rock Progressif qui nous livre des mélodies soignées, des passages instrumentaux nombreux et variés, des plages atmosphériques et quelques accélérations. Tout cela est agréable, bien construit, bien produit et devrait ravir les fans de progressif teinté de pop, dans la veine des groupes des années 70. Mais ici, pas de metal. Pas la moindre once ! Les guitares caressent, la section rythmique est bien en place, les chœurs, omniprésents, jouent la séduction. Rien à redire, c’est du travail de professionnels, bien léchés, bien propre sur soi et d’une efficacité indéniable. On attend sans doute le grain de folie qui fera décoller le tout. Mais sans doute en demande-t-on trop. Un bon album à conseiller aux fans de progressif.

Chronique par Lips

 

 

XIV Dark Centuries - Jul    (16/20) (Black Metal Mélodique/Folkloriquel) 

Distribution

: CCP Records / Adipocere 2005

 

Durée

: 20', 05 titres

 

Site

: www.xivdarkcenturies.de

 


Chronique :

XIV Dark Centuries est un groupe de Black Metal Mélodique/Folklorique plutôt inspiré et très entraînant ! Les 5 titres qui forment ce mini album sont tous très bien construits, les compos sont cadrées, et le son - sans être exceptionnel - permet une bonne approche pour profiter des morceaux pleinement.

J’ai trouvé très intéressent le côté mystique, illuminé de cet album, en effet les morceaux sont très souvent jalonnés de petits passages (voire carrément d’intros) celtico/folklo/chevaleresques, de chants clairs très appréciables, mais rassurez vous ça reste quand même souvent du black, rapide, violent, torturé, puissant, et les deux univers mêlés donnent quelque chose de fusionnel de part la cohérence mise en place, avec cependant un côté moins malsain et un peu plus joyeux et radieux que certains groupes du genre, et au final ça nous donne des morceaux assez recherchés, frais, et on en redemande, même si parfois on a un peu l’impression que les mélodies (en chant clair surtout) ont tendance à se répéter et que le chant black n’est parfois pas assez présent.

Seul vrai regret, certains éléments additionnés semblent sonner trop « samples » ou sons M.I.D.I, comme certains ajouts de guitares claires, et je me demande encore si la batterie n’est pas en fait une boite à rythme ?! Mais bon, rien de dramatique non plus.

Que dire de plus, si ce n’est de foncer sur cet album très appréciable de Black Metal Celte regorgeant de mélodies inspirés et planantes !

Chronique par Flod

 

 

Headcharger - Headcharger    (17/20) (HxC/Rock'n'Roll) 

Distribution

: Customcore 2005

 

Durée

: 45', 12 titres

 

Site

: www.headcharger.com

 


Chronique :

Anciennement nommé Doggystyle, Headcharger nous vient de Caen. Et c’est depuis leur récente signature chez le label qu’on ne présente plus qu’ils décident de sortir cet album encore plus Metal, encore plus HxC, encore plus Rock’n’Roll, encore plus jouissif.

Dès le début « Made to be Spread » montre que les Headcharger ne sont pas là pour rigoler. Un mur de riff nous envahit les oreilles. Une voix écorchée à faire frissonner votre grand-mère sourde depuis des lustres. Pourtant malgré toute l’agressivité dégagée par le combo, le côté Rock’n’roll rajoute ce petit plus qui fait que les musiques se retrouvent violentes et fun à la fois. Headcharger a bien trouvé la recette pour nous donner envie de saccager tout ce qui se trouve autour de nous. L’album ne souffre d’aucun dérapage, on a affaire à l’un des albums français de l’année. Même si on aurait aimé quelques petits solos en plus que certains que l’on retrouvera égarés par ci par là. Mais pour le premier album d’Headcharger, qu’on aille jusqu'à chercher la petite bête pour faire un reproche, c’est que cet album est quand même très bon. Les titres varient bien, sur trois axes, Metal, HxC, et rock’n’roll. Ce qui permet à l’album de ne souffrir d’aucune monotonie.

Headcharger a bien montré qu’il était là pour s’imposer, et il faudra vite voir ce que ces titres donnent en live, mais ayant déjà vu Doggystyle, il n’y a pas vraiment de soucis à se faire.

Chronique par Buzz

 

 

None Shall Be Saved - Those Day Are Gone    (15/20) (HxC) 

Distribution

: Customcore 2005

 

Durée

: 33', 12 titres

 

Site

: www.nsbs13.fr.st

 


Chronique :

Le label Customcore revient à la charge  (même s’il est difficile de les oublier vu leur activité depuis quelques temps) avec sa toute première signature : None Shall Be Saved. Le combo Marseillais fort d’une demo et d’un maxi nous revient avec un album, toujours aussi HxC.

Dès le premier son de guitare on reconnaît bel et bien le son Nsbs. Mais on notera un son beaucoup plus à la hauteur que les précédents opus, ce qui permet de mieux savourer la voix de Ju. Et de mieux savourer les titres déjà paru sur la demo et maxi tel que « None Shall Be Saved » ou « Enemies ». Le combo nous offre une musique mélangeant Madball à Hatebreed. Et c’est ce que l’on pourra leur reprocher, de ne rien apporter de nouveau. Certes cela fait partie de la philosophie du groupe, « on joue ce qu’on aime », mais on retrouve pas mal de choses que l’on avait déjà vu dans leurs précédentes galettes. Bien sûr ce qu’ils font, ils le font bien. Et la rage que ce cd dégage est bonne, du bon HxC comme pas tout le monde peut le faire. On y retrouve tous les bons ingrédients du HxC avec des chœurs dont on ne peut pas s’enlever de la tête après écoute. Chaque instrument est bien présent et la grosse présence de la voix sur le maxi s’est vu réduite pour l’album, ce qui bonifie le contenu.

En bref Nsbs montre qu’il est bien là, toujours aussi énervé et toujours aussi agréable à l’écoute. Mais attention de ne pas rester cloîtré dans le même son, au risque de ne pas tenir plus de 2 albums.

Chronique par Buzz

 

 

Tracy Gang Pussy - Black    (14/20) (Sleazy Punk Rock) 

Distribution

: Apokalypse Records 2005

 

Durée

: 35', 09 titres

 

Site

: www.tracygangpussy.com

 


Chronique :

Tracy Gang Pussy s’est formé au milieu de l’année 2002 en plein cœur de Paris, le groupe est composé de 4 membres et distille un Sleazy Punk Rock rappelant des groupes comme Backyard Babies, Ramones, Black Halos ou encore Alleycat Scratch.

Dans la foulée Tracy Gang Pussy enregistre et produit leur premier album « Born to lose live to win » dès le mois de juin de cette même année 2002.

Nous voilà en face de « Black » le dernier album des parisiens et à la 1ere écoute il apparaît évident que le groupe se donne corps et âme dans sa musique avec une ribambelle de titres plus énergiques les uns que les autres.

A noter le titre « Black » (version Kick Ass attention !!)  : époustouflant et qui à la carrure pour devenir un véritable hymne live !! (arrgghh ce son aigu il me fait triper !!) Bravo messieurs !! Le reste du cd est de bonne facture et nous prouve qu’en France on peut avoir d’excellents groupes dans le genre !!

A remarquer que le groupe nous prive d'un morceau dont ils ont pris soigneusement le temps de rayer sur la pochette du CD et nous rappelle par la même occasion que le vinyle est et restera le support idéal pour leur style.

En bref, Tracy Gang Pussy fait partie des ces groupes qui donnent envie de se bouger le cul, d’assister au concerts et de boire de bonnes binouzes. Sexe, drogues et rock'n'roll !!!

Chronique par Blaise

 

 

Stream Of Passion - Embrace The Storm    (14/20) (Heavenly Prog Métal) 

Distribution

: Insideout 2005

 

Durée

: 51', 12 titres

 

Site

: www.streamofpassion.com

 


Chronique :

Que dire sur le nouveau groupe, Stream of passion, de l'ex membre de Ayreon, Arjen Anthony Lucassen si ce n'est que leur premier album est merveilleux. Je sais que beaucoup d'entre vous partiront avec un certain nombre d'aprioris, en vous disant encore un groupe de metal féminin. Moi même, j'ai eu ces préjugés et pourtant après l'écoute de cette oeuvre je fus agréablement surpris. Nous sommes ici en présence d'un savoureux mélange de pur progressif et de metal féminin. Il est vrai que dans cet album il n'y a pas la présence de grands chœurs ou d'orchestre comme l'on peut connaître avec des groupes tel que Epica mais croyez moi, aussi bien les amoureux de progressif que les amoureux de pur metal à voix féminine se retrouveront dans cet album. La magnifique voix de la chanteuse en feront planer plus d'un ; le timbre de voix  se situerait  entre celui de la chanteuse d'Amaran et celui de la chanteuse d'Akin. La voix de la chanteuse est accompagnée de douces mélodies au clavier entrecoupé de refrains où les guitares ont mis plein feu sur la saturation et nous entraînent dans des riffs saccadés ainsi que de beaux solo. Nous voyons très bien, rien qu'à l'écoute de cet album, que nous sommes en présence d'excellents musiciens qui tiennent bien leur concept entre les mains si ce n'est qu'il est dommage qu’ils n'aient pas approfondi un peu plus celui-ci. En effet si l'on se laisse guider par la magie des premières chansons, on finit par être lassé par le manque de diversité des mélodies. Pour conclure cette chronique, je dirais que nous sommes face à un superbe album de metal aérien dont l'inspiration reste unique. Un album produit simplement mais efficacement, à conseiller à tous les fans de progressif et de metal feminin...

Chronique par Amroth

 

 

Ruins - Spun Forth As Dark Nets    (15/20) (Black Puissant) 

Distribution

: Neurotic Records 2005

 

Durée

: 44', 08 titres

 

Site

: www.ruinsband.com

 


Chronique :

Duo australien qui m’était complètement inconnu, je dois l’admettre, s’est affirmé comme très intéressant, ma foi… Un coup d’œil sur la bio pour s’apercevoir que le gaillard qui tabasse sec n’est autre que le batteur de Psycroptic et The Amenta, David Haley….Affûté et créatif, ce groupe nous délivre un excellent premier album dont les 8 titres s’enchaînent bien et ainsi contribue à une cohésion solide tout au long de ces 44’ de black intense. Bon point, à mon sens, est le son (merci, Tue Madsen !!) qui s’accorde à être puissant, propre mais un tantinet ‘crade’. Les australiens nous avaient habitué à nous balancer des groupes totalement incompréhensibles comme Bestial Warlust ou Sadistik Exekution, entre autres…Mais il est vrai que ces dernières années sont prolifiques à cette nation !!! Quant à la voix, elle est du même acabit que tous ces chants du nord, malsaine, criarde et efficace. Quant aux titres en eux-mêmes, une oreille doit être absolument donnée au morceau ‘Long and mournful shores’ court par sa minute et demi mais alors dévastatrice partie de blast suivie de double puis dans sa partie finale qui montre le potentiel de ce duo à ne pas simplement bastonner tout le long… Mais je resterai fidèle a moi-même en ne citant aucun morceau référence, chacun se fera son opinion !!! Pour résumer, un très bon premier album, puissant et varié soutenu par une bonne production.

Chronique par Tems

 

 

Prostitute Disfigurement - Left Grisly Fashion    (14/20) (Death Brutal) 

Distribution

: Neurotic Records 2005

 

Durée

: 29', 10 titres

 

Site

: www.prostitutedisfigurement.com

 


Chronique :

C’est un troisième album sans surprises que nous servent les hollandais, un peu dans la lignée de « deeds of derangement », troisième album en trois ans si l’on compte le ré-enregistrement de leur premier méfait « embalmed madness » sorti une première fois en 2001. Bon, parlons un peu de ce nouvel album puisque c’est de lui qu’il s’agit ici ! Un album carré et brutal assaisonné par un batteur alignant sans le moindre souci mid-tempos et blasts beats (avec les petits coups de cloche comme on aime ! ). Au niveau de la guitare, les mélodies sont assez basiques et typiques du brutal death tout en restant technique. Bons gros riffs saccadés ou en « aller et retour » et même agrémentés de temps à autres par quelques solos bien agréables comme on les faisait il y a quelques années… Et la basse, parlons-en , ou n’en parlons pas car on ne l’entend pas des masses ! Un des points faibles de l’album ! Passons au chanteur maintenant, il allie parfaitement le chant death et grind d’une façon inhumaine, mais abuse un peu trop a mon goût du chant guttural aspiré (devenu un peu a portée de main de beaucoup plus de monde…). Il ne leur reste plus qu’à promouvoir cette galette sur scène, comme on les a vus dernièrement sur la route avec leur guirlande de belles têtes d’affiches pour lesquelles ils ont ouvert, comme DEICIDE, MACABRE, VISCERAL BLEEDING ou encore des apparitions a quelques festivals comme le MOUTAINS OF DEATH en suisse.

Chronique par Cannibalain

 

 

Primal Fear - Seven Seals    (16/20) (Heavy Metal) 

Distribution

: Nuclear Blast 2005

 

Durée

: 54', 10 titres

 

Site

: http://primalfear.rocks.de/

 


Chronique :

On connaissait PRIMAL FEAR pour sa capacité à sortir des albums, certes efficaces mais qui au niveau de l’originalité ne montaient pas bien haut. En effet, la ressemblance avec JUDAS PRIEST était plus que frappante. Avec « Seven seals », les Allemands ont décidé de sortir des sentiers battus et de proposer une musique qui a quelque peu évolué depuis les dernières sorties. Bien sûr Matt Sinner et compagnie nous proposent toujours un heavy burné mais plus nuancé qu’auparavant. Autre changement à noter : le nouveau producteur qui n’est autre que Charlie Bauerfeind, qui a travaillé avec les plus grands (SAXON, HELLOWEEN…). Le son de cet album est donc énorme et ce n’est pas pour gâcher notre plaisir, bien au contraire.

La première surprise à l’écoute du disque est la pseudo-ballade « seven seals » dont le rythme d’intro surprend dès la première écoute, mais qui dégage beaucoup de puissance. Bon ne cachons rien non plus, quelques compos n’apportent rien de nouveau mais elles ont au moins le mérite de nous faire taper du pied très rapidement (« Rollercoaster », « The immortal ones »). La rythmique plutôt indus de « Carniwar » produit sont petit effet de surprise. Mais là où PRIMAL FEAR se surpasse, c’est sur les deux derniers titres, « Question of honour » et « In memory ». Sur le premier, on peut entendre un passage orchestral du plus bel effet avec du piano, mais surtout des instruments à vent ! Le second quant à lui voit Ralf Scheepers chanter de la plus belle manière qui soit pour un rendu vraiment bien foutu. A noter que les instruments à vent font aussi leur apparition sur les couplets et le refrain.

Vous l’aurez donc compris, PRIMAL FEAR réussit à évoluer dans un style où le changement se fait rare et en plus de fort belle manière. Je conseille donc à ceux qui critiquaient les albums des allemands, de poser une oreille sur celui-ci.

Chronique par Yann

 

 

Place Vendome - Place Vendome    (16/20) (AOR) 

Distribution

: Frontiers Records 2005

 

Durée

: 45', 10 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

PLACE VENDOME, un nom qui ne doit pas vous dire grand-chose, si ce n'est une place fort célèbre de Paris... Et pourtant d'ici peu, ça pourrait signifier autre chose ! Car c'est en effet le patronyme d'un groupe, ou plutôt d'un side-project qui fête le grand retour de Michael Kiske dans le petit monde du métal. Et quel retour mes enfants, car il a su s'entourer de pointures, jugez plutôt : Dennis Ward (producteur, mais aussi bassiste de Pink Cream 69), Kosta Zafiriou ( batteur de Pink Cream 69), Uwe Reitennauer (guitariste de Pink Cream 69) ainsi que Gunther Werno ( clavier chez VandenPlas)

Avouez que le chanteur blond a été plus mal entouré dans le passé, non ?

Alors pour commencer, sachez que vous n'aurez pas ici droit aux cavalcades de la citrouille, on a plutôt ici affaire à un AOR (ou hard fm, si vous préférez ! ) de grande facture comme seul Foreigner ou Journey savaient en proposer à une autre époque... Ca commence d'ailleurs très fort avec un 'cross the line' classieux, où on re-découvre la voix sublime d'un Michael Kiske, qui vous file des frissons, et où on se dit que les chanteurs actuels avec des voix hauts-perchés, n'ont finalement rien inventé ! 'i will be waiting', 'too late' et 'i will be gone' s'enchaînent pour notre plus grand plaisir, et on se demande bien pourquoi personne depuis toutes ces années n'a eu l'idée d'engager Kiske dans cette direction, tant il semble être à l'aise...

Et c'est d'autant plus plaisant quand les musicos qui l'accompagnent assurent et semblent avoir pris un véritable plaisir à réaliser ce disque. Alors certes, on a ici un metal qui se la joue tranquille, mais quand on affaire à un disque de cette trempe, ça fait beaucoup de bien quand même ! C'est du moins l'impression et le plaisir que j'ai pris à écouter ce disque que je ne n'attendais pas le moins du monde. Espérons que ce PLACE VENDOME ne restera pas que l'aventure d'un disque car il mérite beaucoup plus, et notamment votre attention !

Chronique par =Totof=

 

 

Nocturnal Rites - Grand Illusion    (16/20) (Heavy Metal) 

Distribution

: Century Media 2005

 

Durée

: 46', 10 titres

 

Site

: www.nocturnalrites.com

 


Chronique :

Voilà un groupe qui après 10 ans de carrière, fait toujours partie des outsiders, ce qui reste plutôt surprenant quand on connaît la qualité des disques du combo... Mais bon, en fait, ça n'a pas l'air de les perturber plus que ça finalement, et nos p'tits suédois nous reviennent donc avec ce 'grand illusion', très peu de temps après le double-cd 'lost in time', qui fêtait leur dixième anniversaire (qui regroupait notamment leurs 2 premiers cds + quelques raretés)...

A ma grande honte, je dois bien l'avouer, je ne connaissais que très peu  jusque là, les oeuvres de ce groupe. Mais heureusement, ce nouvel opus a corrigé cette erreur impardonnable...

Ca commence d'ailleurs très fort avec un 'fools never die', qui montre toute l'étendue du talent d'un groupe qui aime le heavy-metal, et qui le prouve! 'never trust' et 'still alive' s'enchaînent, et je me dis que ce groupe est véritablement énorme !! Non pas que leur musique soit révolutionnaire, mais on prend un pied total à écouter leurs morceaux, et on en re-demande !

Pour vous situer un peu, Nocturnal Rites fait du heavy-metal assez mélodique qui donne la part belle aux rythmiques, mais où les claviers trouvent largement leur place. Et ça  m'a fait penser à des groupes comme Brainstorm ou Thunderstone, assez proches du style emprunté ici. Et que dire du chant de Jonny Lindqvist, absolument impérial, qui se veut à la fois agressif et mélodique, suivant les ambiances des morceaux. Ecoutez-moi 'our wasted days' pour vous en convaincre, mais dites-vous que le reste de l'album est de la même trempe...

Il est clair que sans le talent de Lindqvist, le groupe suédois ne serait, peut-être qu'un groupe parmi d'autres, mais il est là pour illuminer la zique de son groupe. Me suis pas remis de la voix du bonhomme, moi !

Alors certes, ce 'grand illusion' ne va pas révolutionner le monde du metal, mais on s'en fout un peu, non ? Voici un disque éblouissant que j'ai pris un grand plaisir à écouter, et j'attends avec impatience de voir comment ça va sonner en live, puisqu'ils vont assurer la 1ere partie de Gamma Ray...

Chronique par =Totof=

 

 

Jaded Heart - Helluva Time    (13/20) (Hard FM) 

Distribution

: Frontiers Records 2005

 

Durée

: 61', 12 titres

 

Site

: http://jadedheart.de/

 


Chronique :

Ce qui est sympa avec le fait d'être chroniqueur, c'est que parfois on peut tomber sur un groupe sur lequel on aurait jamais posé le regard, ce qui aurait sans doute été le cas, si je n'avais pas eu la dernière galette de ce groupe entre les mains...

JADED HEART est un groupe teuton qui existe depuis 1990, et qui pour une fois, ne donne pas dans le heavy-true bourrin, mais dans un hard-fm qui n'est pas sans rappeler la bonne époque des Bon Jovi et autres Bonfire. Et comme j'arrive un peu à la bourre avec ce combo que je viens de découvrir, tout ce que je sais c'est qu'ils viennent avec ce 'helluva time' de changer de chanteur avec un suédois du nom de Johan Fahlberg...

Ca commence d'ailleurs plutôt pas mal  avec un 'tomorrow comes' de bon aloi, avec un chanteur qui en a ! Alors certes, on est en terrain connu, quand on a un peu écouté de metal-fm dans le passé, mais bon, sans les citer, j'ai entendu bien pire, et je dois bien avouer que ce premier morceau me donne envie d'approfondir le sujet. 'hole in my heart' débarque en douceur, et on se dit que le groupe a du métier, et sait y faire pour construire des morceaux qui en ont. Ça monte crescendo jusqu'au solo que je n'espérais pas, et quel solo mes enfants !

'somewhere', 'dreams you'll never see' ou encore 'who's foolin' sont du même acabit avec un hard-fm bien pechu, qui compte forcément son lot de refrains qui tuent (un peu la marque de fabrique du style ! ), et sans oublier la reprise de 'paid my dues' de la chanteuse Anastacia, qui est tout bonnement excellente (je parle de la reprise, vous l'aurez compris ! )

Alors certes, JADED HEART ne va pas révolutionner le genre, mais nous offre un 'Helluvia Time' qui tient sacrément bien la route, et avec lequel j'ai passé un bon moment! Même si je ne connais pas grand chose du passé de ce groupe (mais est-ce vraiment important?), j'ai beaucoup apprécié la fraîcheur de ce cd que je vous recommande chaudement...

Chronique par =Totof=

 

Grand Magus - Wolf's Return    (16/20) (Doom/Stoner) 

Distribution

: Rise Above / Season Of Mist 2005

 

Durée

: 38', 11 titres

 

Site

: www.grandmagus.com

 


Chronique :

Il y a quelques semaines, je chroniquais le nouvel album des SPIRITUAL BEGGARS. Autant vous dire que si vous avez apprécié ce dernier, ce " Wolf's return " vous plaira tout autant. En effet on retrouve un doom-stoner aux sonorités parfois 70's, mais surtout JB qui officie dans son propre groupe en tant que vocaliste mais aussi à la guitare. Et c'est que le bonhomme se débrouille plutôt bien. Les gros riffs sont de sortie avec un son de gratte plutôt gras mais somme tout assez clair. Amateurs de CANDLEMASS, vous devriez trouver ici votre bonheur car certains passages (" Wolf's return "), ne sont pas sans rappeler le dernier album des rois du doom, bien que dans l'ensemble la musique de GRAND MAGUS soit plus rapide. Quelques mélodies bien senties font leur apparition pour plus de légèreté. Ecoutez donc " Järnbörd " et ses arpèges cristallins. Pour accentuer le côté heavy des morceau, la basse se fait bien sentir, comme en témoigne " Hämnd ". Quelques solis toujours mélodiques à souhait viennent ajouter une touche d'émotions, toujours au service de la musique. Enfin que dire de JB dont la voix remplie de feeling est reconnaissable à son timbre si particulier. Il nous offre encore une fois une performance excellente et prouve par la même occasion qu'il est l'un des meilleurs chanteurs de sa génération. 
Je vous recommande vivement cet album gavé de groove et d'énergie si vous êtes nostalgiques d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Chronique par Yann

 

 

Gorefest - La Muerte    (16/20) (Death Metal) 

Distribution

: Nuclear Blast 2005

 

Durée

: 64', 12 titres

 

Site

: www.gorefest.nl

 


Chronique :

Déjà près de deux décennies que Gorefest sévit sur la scène métal extrême, offrant à nos oreilles profanes, un style de death à l’européenne, à la fois tout aussi technique que le métal à l’américaine mais avec cette touche de « je ne sais  quoi » qui brutalise un peu plus le genre sans pour autant en faire une masse immonde & inaudible. Ce n’est pas « La muerte », leur prochain album prévu pour fin octobre 2005 qui se dérobe à la norme installée par le groupe hollandais. Les Tracks sont brutaux (goûtez donc la track 7 effet garanti), aidés par la voix de Jan-Chris offrant une rugosité et une énergie sans pareille au combo. Musicalement les gars donnent de leur personne en servant cet opus de façon fantastique par une rigueur et une violence apparente tout au long des morceaux. Et s’il est vrai que la voix porte l’ensemble il ne faut pas en oublier la qualité irréprochable des autres membres du groupe, que ce soit le cogneur (Ed) bourrinant comme il se doit son « tambour à pédale » ou les guitaristes (Frank & Boudewijn) nous offrant des solos d’intensité variable mais toujours parfaitement exécutés. Le tout disposant d’une réalisation sans tâche fruit d’un professionnalisme acquis avec les années.

En définitive, voici avec « La muerte » (diable que ce nom me plait) un digne successeur des précédents albums à posséder si on aime le groupe, et à acquérir si l’on aime le death. Toutefois, le bourrin à la sauce américaine (mmhhh ma préférée), aura parfois du mal à adhérer à la vision death néerlandaise.

Chronique par Freyr

 

 

Gamma Ray - Majestic    (17/20) (Heavy Metal) 

Distribution

: Mayan Records 2005

 

Durée

: 54', 10 titres

 

Site

: www.gamma-ray.com

 


Chronique :

Quoi de mieux pour fêter 15 ans de carrière, que de sortir un nouvel album, me direz-vous ? Et vous aurez foutrement raison ! Et c'est justement l'option choisie par la bande à KAI HANSEN, pour fêter ça en grandes pompes... et puis, 4 ans se sont déjà écoulés depuis la sortie du précédent effort studio 'No World Order', alors c'était le moment ou jamais pour remettre les pendules à l'heure.

Il est vrai que GAMMA RAY fait partie de ces groupes qui n'ont jamais failli, et ont toujours fourni à leurs fans d'excellents disques, et moi je vous dis que ce n'est pas prêt de s'arrêter ! Ça démarre d'ailleurs à 100 km/h avec un 'My Temple', avec son énorme rythmique, et le chant toujours si particulier de monsieur Hansen... Il est marrant d'ailleurs de noter que sur un morceau aussi furieux, le refrain soit aussi mélodique et posé ! Ça continue avec un 'fight' qui risque de rester dans les mémoires avec son refrain (carry on, carry on), qui va méchamment faire remuer en live...

Ca se pose un avec 'strange world' (mais ça reste du pur heavy-metal, quand même), qui démarre sur un rythme mid-tempo pour partir vite fait en titre typiquement heavy/speed, qui n'est pas sans rappeler un certain Iron Maiden, notamment au moment du solo qui est absolument énorme ! Et comme le groupe teuton aime jouer vite, il nous le prouve une fois de plus avec un 'Hell Is Thy Home', qui nous rappelle que son leader a quand même formé un certain Helloween à une autre époque... D'ailleurs, on vient presque à plaindre Dan Zimmermann sur ce coup-là !

Mais que serait un cd de GAMMA RAY sans quelques titres épiques, dignes d'un groupe de heavy-metal ? Eh bien, c'est notamment le cas avec ce 'Blood Religion', qui regroupe tout ce que sait faire de mieux  le groupe. Notamment ce pont en plein milieu ou seuls le duo basse/batterie domine les chœurs qui accompagnent le chant de Kai avant l'accélération qui finit par un solo dantesque ! 'Condemned To Hell' est à mon avis un des morceaux les plus originaux du disque, avec sa rythmique tribale en plein milieu, qui donne un je ne sais quoi de nouveau, qui est vraiment très plaisant !

Alors je ne vais pas vous faire le coup du track-by-track, mais vous aurez compris que j'attendais ce disque, et que je n'ai pas été déçu le moins du monde, bien au contraire. Et pour une fois, il faudrait rendre hommage non pas spécialement à Hansen & Zimmermann, mais à GAMMA RAY dans son ensemble, qui est depuis longtemps une entité ! Car sans le travail à la basse de Henjo Richter, et aux guitares/claviers de Dirk Schlachter, le groupe n'en serait peut-être pas là aujourd'hui... Sans oublier le travail du dessinateur français Hervé Monjeaud, qui a fait une pochette absolument sublime !

Chronique par =totof=

 

 

Exodus - Shovel Headed Kill Machine    (16/20) (Thrash/Death Metal) 

Distribution

: Nuclear Blast 2005

 

Durée

: 52', 10 titres

 

Site

: www.exodusattack.com

 


Chronique :

Shovel Headed Kill Machine est le 10ème album d’Exodus, groupe formé en 1982 par Tom Hunting et Kirk Hammet (oui le fameux guitariste de Metallica). Ce groupe originaire de San Francisco a connu des époques difficiles, mais il fait parti d’un lot de groupes rattaché à une époque emblématique du Thrash/Heavy Metal (Megadeth, Testament, Metallica, Death Angel, Anthrax, etc…). Depuis que Paul Baloff est décédé le groupe apparemment a le désir de se renouveler ambitieusement, alors parlons un peu de Shovel Headed Kill Machine.

Les guitares sont mises à jour, le son est plus lourd et de meilleure qualité que les albums précédents. Le chanteur est assez violent, on pourrait penser à un gars qui vient de perdre sa femme et qui a la haine et qui se met à chanter comme un bourrin. ‘’Raze’’, le 1er  morceau, commence dans la brutalité pure, avec une intro plutôt instrumentale pour bien nous réveiller. ‘’Deathamphetamine’’, intro à la Machine Head avec des bruits stridents de cordes bien tendues, ensuite des grosses guitares saturées à mort, puis vient après un riff bien thrash et bien stylé de part sa rapidité. Le chanteur a une voix qui parfois peut faire croire à un chanteur de Black Metal, comme je vous ai dit la voix est bien spéciale car elle est plus ‘’Death’’. Ce morceau est très sombre comme bien d’autres de cet album mais ce qui est bien stylé ce sont les solos chaotiques en plein milieu de ces riffs sortant tout droit de l’abysse de l’enfer. Du reste je crois vraiment que ‘’Deathamphetamine’’ représente le mieux ce nouvel esprit d’Exodus, il alterne rapidité et ‘’bourrinisme’’ (le coté lourd et puissant).

Globalement, l’album est très Thrash Metal limite Death Metal. Les guitares sont par-dessus le chanteur, c’est lui qui suit les guitares et non pas l’inverse. Pour ceux qui aiment bien les musiques speed et qui ont besoin d’une pose réveil, faite une pause sur ‘’44 Magnum Opus’’ ou ‘’I am Abomination’’. Les membres d’Exodus ont décidé de mettre de grosses saturations pour le coup, ce qui donne aussi un son plus ‘’noir’’.

Je conseille fortement ce disque à ceux qui sont bien en forme ces temps-ci et qui ont bien envie de se dés stresser et d’éclater leur haine sur les riffs terriblement metal de ce groupe qui revient en force dans un état d’esprit encore plus sombre que jamais.

Chronique par VikingDeath

 

 

Evohe - Tellus Mater    (15/20) (Pagan Black) 

Distribution

: Oaken Shield / Adipocere 2005

 

Durée

: 45', 10 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

On connaît le label Adipocère pour sa capacité à découvrir des combos tous plus prometteurs les uns que les autres. Encore une fois, il peut se féliciter car EVOHE fait partie de ces groupes talentueux pour qui la musique est une histoire d’amour. Amour ?!? Oui, car EVOHE, prône l’amour de la Terre, mais d’un autre côté son rejet du christianisme, par le biais de son Pagan black ravageur. La musique est belle et sombre à la fois et remplie d’émotions. Si vous aimez les compos épiques, vous allez être servis car certaines dépassent les six minutes. Coté influences on retrouve les combos de la scène des années 90 et ses atmosphères froides. Sinon au niveau du son, assez « true » juste ce qu’il faut c’est un régal pour semer le chaos. A signaler aussi que l’artwork est assez sympa tout en nuances de verts (ça change des photos en noir et blanc toutes pourries). En tous cas, on passe un bon moment en écoutant cet album, que je conseille vivement à tous les amateurs de black.

Chronique par Yann

 

 

The Esoteric - With The Sureness Of Sleep Walking    (15.5/20) (Metalcore) 

Distribution

: Transmission Records 2005

 

Durée

: 48', 13 titres

 

Site

: www.the-esoteric.com

 


Chronique :

Comment définir brièvement la musique de The Esoteric (à ne pas conforme avec les anglais d’Esoteric) ? Imaginez un mélange entre Pantera pour son côté hardcore, et un death metal mélodique et inspiré, vous aurez un bon aperçu de ce que propose cette formation d’outre-atlantique.
Après maints EP’s et split-cd, sort enfin ce premier album. Que dire de la musique ? Les morceaux, qu’ils soient longs ou plus courts, sont intenses, de même que les parties vocales, hurlées et brutales. En général, les titres sont accrocheurs et tous dans la même veine. Pourtant, on ne se lasse jamais durant l’écoute de l’album tant le travail sur les parties de guitares est important, sans tomber dans une technicité outrancière. Trois morceaux viennent toutefois se démarquer du reste de l’album. Somnabulist, un titre plus lent que les autres, plaisant car montrant The Esoteric s’essayer à un autre type de musique ; et deux instrumentaux, intéressant mais largement dispensable.
Si cet album n’est pas la tuerie métallique du mois, il en demeure un album de très bonne qualité à conseiller à toute personne prête à écouter un groupe mélangeant un côté « root » et une volonté de repousser les barrières. Vivement une suite !

Chronique par Ronan

 

 

Epica - The Score An Epic Journey    (12/20) (BO Film) 

Distribution

: Transmission Records 2005

 

Durée

: 63', 20 titres

 

Site

: www.epica.nl

 


Chronique :

Un peu plus de trois mois après la sortie du très bon « Consign To Oblivion », Epica sort encore un nouvel album !! Cependant, cet album est sensiblement différent de ce qu’ils font à l’accoutumé : il ne s’agit pas de Gothic métal ni même de métal tout court mais d’un album entièrement orchestral.

Epica (plus particulièrement Mark Jansen, Yves Huts et Coen Jansen) signe sa première BO pour un roadmovie hollandais du nom de « Joyride ».

Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils montrent à cette occasion un certain talent de compositeurs classique. Les orchestrations sont très belles, le son puissant en ravira plus d’un, les atmosphères épique et symphonique sont extrêmement bien faites.

Mais où est Simone la magnifique chanteuse me direz-vous ??  Et bien en fait elle ne participe qu’à 3 chansons sur les 20 proposées de surcroît des reprises en version symphonique de titres parus sur le dernier album en date « Consign To Oblivion ». ("Trois Vierges", "Solitary Ground" et "Quietus").

Malgré des qualités indéniables au bout de quelques titres l’ennuie s’installe, mélodies bien faites, production d’enfer mais cela ne suffit pas !!

A réserver aux amateurs de BO de film…

Chronique par Blaise

 

 

Hell Within - Asylum Of The Human Predator    (15/20) (Thrash Metalcore) 

Distribution

: Lifeforce Records 2005

 

Durée

: 40', 10 titres

 

Site

: www.hellwithin.com

 


Chronique :

Hell Within, groupe de Metalcore... oui je vous vois venir, le metalcore c’est à la mode, c’est nul etc (j’avoue avoir tendance à penser la même chose). Mais! Mais la preuve en est qu’il y en a qui sortent du lot. Et qui font du bon, voire du très bon. Hell Within nous offre des riffs thrash et efficace. Alternant de temps en temps par des passages mélodiques. Le groupe ne se perd pas dans ce qu’il fait. Avec un son impeccable, une double pédale présente, des solos efficaces et une voix proche de Faz de chez Devildriver. Même si certains riffs ont tendance à se ressembler, on ne notera que ça comme véritable défaut, le reste offrant un ensemble satisfaisant et cohérent alliant rapidité et ralentissement autant que chant hurlé et chant… ben chanté !

Donc Hell within peut être considéré comme un groupe intègre faisant un Metalcore intéressant contrairement à tout ce que l’on entend en ce moment. Ils feront sûrement partie de ceux qui seront toujours présents après que ce fameux mouvement se sera estompé. A retenir des titres tels que « A World to Murder », “Asylum Of The Human Predator” et ”Swallow of the stiches”.

Chronique par Buzz

 

 

Eat Your Makeup - First Dinner    (10.5/20) (Gothic Punk Rock Garage) 

Distribution

: Adipocere 2005

 

Durée

: 41', 13 titres

 

Site

: www.eatyourmakeup.fr.st

 


Chronique :

Comment définir cet album de Eat Your Makeup, je pense que je vais faire court… Du Punk/Rock/Metal/Garage sans âme ?? (Mais qui aurait pu se transformer en quelque chose de potable malgré tout, dommage donc)

Bon, commençons par la prod qui vu le style apparemment se devait d’être sale et mouillé (faut croire en tout cas...…) De plus, on enchaîne l’album, et les morceaux se ressemblent un peu trop à mon goût, les parties guitares ne se renouvellent pas tellement, le chant est souvent irritable pour mes petites oreilles et les mêmes mélodies vocales reviennent inlassablement, côté batterie, le son parait écrasé, brut, trop rustique mais bon rien de dramatique, ce qui gêne surtout c’est le côté répétitif de la chose... Quant à la basse, elle semble beaucoup trop en avant sur l’ensemble de cet album. Mais bon, comme on le sait tous, même une production d’enfer ne fait pas tout, il faut que la musique assure derrière, et personnellement je sais très vite oublier une mauvaise/moyenne production si la musique arrache tout !! Le problème à mon sens, c’est que justement musicalement c’est bien trop plat, c’est du déjà entendu, et même si quelques plans intéressants ressortent bien et semblent cohérents, comme par exemple l’intro et la 3eme piste, la plupart du temps, seules les guitares semblent parfois s’échapper de ce marasme musical, avec de ci de là de bonnes idées, mais ne vous attendez à rien de très transcendant quand même…

Au final, un maquillage raté, donc.

Chronique par Flod

 

 

Dungeon - One Step Beyond    (13/20) (Power Speed Metal) 

Distribution

: Limb Music 2005

 

Durée

: 48', 09 titres

 

Site

: www.dungeon.cd

 


Chronique :

Né au pays des kangourous et des koalas, dans les vastes contrées inexploitées et inexploitables d’Australie, voici venu le nouvel album de Dungeon,  « One step beyond ». Et l’on ne peut pas dire qu’ils débutent les petits gars de l’hémisphère sud, puisque voilà 15 ans qu’ils sévissent sur la scène heavy speed internationale passant du petit groupe du patelin obscur qu’est Broken Hill, au représentant international de cette scène métal australienne si peu connue en nos latitudes. Après le dvd « Under  the rising Sun » en 2004 , que nous réserve ce sympathique combo ? Ce qui frappe tout de suite est le grand professionnalisme de l’ensemble. Musicalement très speed, cet opus est à la fois carré, bien calé et offre un son vraiment de bonne facture. Les guitares sont intéressantes, même s’il faut l’avouer, elles ne sont pas de l’ordre du « génie musical ». La voix de Lord Tim (anobli par Queen Elisabeth ?) semble vaciller entre Strato et Iron Maiden (si si !) sans pour autant apporter autant de qualités vocales que c’est deux belles références. Foncièrement moins chargé d’intensité qu’un Sonata artica, les compos restent agréables et dégagent à la fois force et douceur, non désagréable (non je ne fais pas de pub pour un café). De plus la présence de backing vocals assurés par Stuart Marshall (guitariste) apporte une touche parfois salutaire, comme pour faire oublier une certaine longueur dans les compos (la tracks 2 est à se tirer les cheveux hum). Autre lacune, les chansons parfois répétitives, et souvent lassantes. Toutefois l’on retrouve des solos grandiloquents comme sur la tracks 3 à ne pas négliger.

Au final, un bon petit album pour un combos qui mériterait d’être plus connu en France et qui sait de se produire dans nos salles obscures…

Chronique par Freyr

 

 

Dark Funeral - Attera Tottus Sanctus    (14/20) (Black Metal) 

Distribution

: Regain Records 2005

 

Durée

: 42', 08 titres

 

Site

: www.darkfuneral.se

 


Chronique :

Enfin il arrive. Il faut dire que c’est bien la première fois que les suédois nous font patienter autant de temps pour nous présenter un nouveau méfait. Excepté le live De Clamavi Ad Te Domine, nous n’avions plus de nouvelles de Dark Funeral depuis 2001, date de sortie de Diablis Interium.
Durant ces quatre années, changement de label, de producteur mais pas de musique. Une évolution est certes sensible, mais rien de flagrant. Il s’agit toujours d’un black métal brutal, mais qui cette fois a été épuré pour gagner en intensité. Le seul réel changement se trouve au niveau des basses. Fini la basse « figuration » avec pour seul but de fournir une assise rythmique. Les parties sont plus complexes et travaillées que par le passé (et surtout enregistrées par Gustaf Hielm – Meshuggah). Du côté de la production, le fait que le groupe ait changé de studio (Dug Out) et de producteur (Daniel Bergstrand) ne ce ressent pas et laisse la puissance inébranlable qui est la marque de Dark Funeral faire rage.
L’on conviendra que cet album n’est en rien un grand album, au sens où il n’apporte rien de concret à la scène métal. Il demeure un album dans la ligne fièrement tracée par le précédent album, et qui, gageons-en, sera perpétuée par le prochain.

Chronique par Ronan

 

 

Cathedral - The Garden Of Unearthly Delights    (17/20) (Doom Metal / Hippie Rock) 

Distribution

: Nuclear Blast 2005

 

Durée

: 70', 10 titres

 

Site

: www.cathedral.rockers.co.uk

 


Chronique :

Une des icônes du doom, Cathedral. Que dire sur ces génies de Coventry si ce n’est qu’ils sont un des plus uniques groupes, et l’un des plus imprévisible. Ils ont ainsi su incorporer aux mouvement lents, presque amorphe du doom, des éléments allant du stoner au folk ou au funk.
Et ce huitième album confirme cela, en l’amplifiant d’autant plus. The garden of unearthly delights est très certainement l’album le plus varié composé par la bande à Lee Dorian. Ainsi, la majorité des morceaux se démarquent des autres. On pense ainsi à North Berwick Witch Trials et son groove imparable, les guitares heavy sur Tree of Life and Death. Mais le plus majestueux efforts demeure ce chef-d’oeuvre de 27 minutes qu’est The Garden. Un mélange d’idées grandioses, des changements d’atmosphères d’une subtilité sans nom, utilisant les nombreux artifice du métal contemporain, du violon au chant féminin, mais le tout savamment agencé.
Que les fans de doom « old-school » se rassurent, ce style est loin de mourir. Si l’impact qu’il a sur la scène actuelle peut tenter de penser la contraire, des albums tel que celui-ci m’aide à imaginer que le doom à de longues et belles années devant lui.

Chronique par Ronan

 

 

Caliban Vs Heaven Shall Burn - The Split Program part 2    (16/20) (Metalcore) 

Distribution

: Lifeforce Records 2005

 

Durée

: 39', 11 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Premier point, ce cd porte mal son nom, ce n’est pas Caliban Vs Heaven Shall Burn qu’il devrait s’appeler, mais Caliban & Heaven Shall Burn Vs l’auditeur. Car c’est bel et bien une alliance pour nous détruire les tympans que nous avons là.

Leaders Allemands du Metalcore européen que sont ces deux groupes de l’écurie LifeForce, un split cd entre ces deux monstres suffit à faire trembler les plus durs d’entre nous. Plus rageurs, plus énervés, les Germaniques nous assaillissent de gros riffs accompagnés de voix écorchées. Les 2 formations nous offrent 10 très bons titres simples et efficaces, ce qui suffit pour considérer ce cd comme une bonne affaire et nous permet de rappeler à nos amis américains d’où provient ce style si en vogue en ce moment.

Il m’est encore très difficile de dire encore qui s’en sort le mieux parmi ces deux groupes, mais une chose est sûre, ils s’en sortent très très bien. A voir absolument en concert !

Chronique par Buzz

 

 

Alien - Dark Eyes    (13/20) (Hard Rock/AOR) 

Distribution

: Frontiers Records 2005

 

Durée

: 46', 11 titres

 

Site

: www.alien-music.info

 


Chronique :

Ce qui fait le charme du chroniqueur métal, c’est de passer du black, death à du hard rock AOR tel Alien et son ‘Dark eyes’…Malheureusement ne connaissant pas plus ce combo suédois et sa discographie au complet, je ne donnerai mon avis qu’en ayant écouter celui-ci sans me référer à leur passé !!! Premier constat, cet album est d’un reposant, d’une quiétude qui me fait du bien !!! Du bon rock mélodique qui sonne années 80, des bons solis à disto réduite, une voix qui se cale bien avec tout cela…Tout part bien !!! Ne vous attendez pas à une once d’originalité, mais le groupe, après des années d’absence, a voulu se faire plaisir et nous offre un disque honnête bourré de feelings. La production est claire, limpide ; cet album ne va pas marquer l’histoire de la musique mais se révèle correct et surtout agréable à écouter !!! Je serais curieux de voir ce que certains groupes feront à leur âge !!!

Chronique par Tems

 

 

Charon - Songs For The Sinners    (16/20) (Gothic Metal) 

Distribution

: Spinefarm Records 2005

 

Durée

: 75', 10 titres

 

Site

: www.charon.cjb.net

 


Chronique :

Peut-on être juste impartial quand on est fan d'un groupe ? Je pense que oui, sinon je n'aurais pas insisté pour faire tout un tas de chroniques jusque là !

Car CHARON fait vraiment partie de mes groupes préférés depuis que je les ai découverts en 1ère partie de Nightwish en 2002... Voilà un groupe finlandais qui fait un metal gothique de qualité, sans pour cela se prendre pour ce qu'il n'est pas ! (qui a pensé à HIM dans l'assistance ? ). Et les voilà revenus en cette fin 2005 avec ce qui est déjà leur 5e album. Comme le temps passe...

Ca commence d'ailleurs plutôt bien avec le très entraînant 'colder' où la part belle est donnée au chant féminin purement gothique, morceau qui a vraiment la taille pour être single potentiel, sans aucun doute. 'deep water' quant à lui, fait partie de ces morceaux, qui permettent au groupe de varier les ambiances, avec un style plus rock et rentre-dedans que les groupes de goth-metal habituel. Excellent, en tout cas !

'bullett' quant à lui est un morceau assez surprenant avec son intro mélancolique au violoncelle, pour un titre qui vous remue bien comme il faut, avec un p'tit solo d'orgue Hammond en plein milieu, ce qui en donne un petit coté oldies pas détestable. Nul doute que le groupe maîtrise son sujet de plus en plus, notamment le chant de Juha-Pekka Leppaluotto qui est absolumment impressionnant de maîtrise, et qui je le pense, surpasse la plupart des chanteurs de metal gothique actuellement. Ecoutez-moi 'rain', morceau absolument énorme pour vous en convaincre... Et ce n'est pas la ballade 'air' avec son violoncelle en fond, et le chant féminin qui accompagne Juha qui va me faire changer d'avis !

Alors vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce disque. Et si vous appréciez le bon metal gothique, ce nouvel opus de CHARON devrait vous satisfaire également. Car voilà un groupe qui sait varier les ambiances, offrant une certaine chaleur tout en restant très mélancolique, sans se soucier des modes aléatoires...

Chronique par =Totof=

 

 

After Forever - Remagine    (17/20) (Metal Lyrique & Symphonique) 

Distribution

: Transmission Records 2005

 

Durée

: 49', 12 titres

 

Site

: www.afterforever.com

 


Chronique :

Un peu plus d'un an après 'invisible circles', voici revenir un des groupes qui a popularisé le metal avec chanteuse lyrique. Et autant dire que ce retour risque de marquer à tout jamais la carrière du groupe hollandais, ça c'est sûr ! 5 ans sont passés depuis la sortie de 'prison of desire', et le remous du départ de Mark Jansen oublié, voici que la bande à Floor semble à nouveau prouver que rien ne pourra arrêter l'ascension de son groupe. Alors qu'en est-il de cette nouvelle galette, la 4e en 5 ans... c'est ce que nous allons voir maintenant !

Donc, comme je le disais plus haut, un peu plus d'un an après le conceptuel et très sombre 'invisible circles', voici arriver une nouvelle ère avec ce 'remagine'... On pourrait d'ailleurs dire qu'il s'agit sans nul doute de l'album de la maturité, offrant un condensé de ce que le groupe a offert de mieux sur ses 3 précédentes oeuvres. Ça commence d'ailleurs très fort avec un 'come', morceau catchy qui remet les pendules à l'heure, ou la belle pousse sa voix mezzo-soprano à l'extrême comme jamais jusque là, c'est dire ! Et dès ce premier morceau, ce qui saute à la gueule, c'est le souci du détail au niveau des arrangements, notamment au niveau des chœurs qui sont véritablement grandioses.

'Boundaries are open' débarque à son tour, et montre un côté plus mélodique qu'à l'habitude, ce qui permet à la belle de montrer toute l'étendue de ses talents, avant l'arrivée du chant death de Sanders Gommans sur 'living shields', qui remet les pendules à l'heure et prouve que le groupe n'a pas perdu la hargne qui l'habitait au début... Et que dire de l'imposant chœur lyrique qui vous file des frissons, mon dieu quel disque !

On se calme ensuite avec la ballade qui s'impose,  'being everyone', premier single évident et qui ne représente pas vraiment l'ambiance de ce nouvel album, mais qui reste un morceau mainstream excellent ! Et dites-vous que le reste du cd est du même acabit... 'attendance', 'free of doubt' ou 'face your demons' vont véritablement vous scotcher, car il n'y a pas vraiment de titres faibles sur la galette, et j'ai ressenti la même chose qu'à la première écoute d'un certain 'prison of desire', c'est dire ! Et la production de Sascha Paeth, toujours aussi excellente, qui englobe le tout est véritablement énorme. Mais ce qui marque le plus, c'est la maîtrise des membres du groupes sur son sujet qui impressionne, notamment grâce à la gigantesque Floor Jansen, accompagnée par Sanders Gommans au chant death, et de Bas Maas au chant clair.

Au final, malgré toute l'admiration que je peux avoir pour Epica & Mark Jansen (entre autres...), ce 'Remagine' est bien supérieur au 'consign to oblivion' de qui vous savez, notamment grâce aux progrès vocaux de la belle Floor, qui reste sûrement la chanteuse qui est restée la plus lyrique du quatuor after forever/epica/nightwish/within temptation, mais ce n'est que mon avis ! Achetez-moi ce disque, car il est tout simplement énorme !!

Chronique par =Totof=

 

 

Warmen - Accept The Fact    (12/20) (Power Metal) 

Distribution

: Spinefarm Records 2005

 

Durée

: 39', 09 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

 Warmen est le projet solo de Janne Warman, claviériste de Children of Bodom. Celui-ci accueille des guest stars tels Timo Kotipelto (Stratovarius, Kotipelto) et Alexi Laiho (Children of Bodom, Sinergy). Le principe de Warmen est simple : faire du Power Metal avec du shredding au clavier.

La première piste semble annoncer la couleur. Du Power Metal à la Children of Bodom (et oui à l’époque…). Là, on se dit : vraiment ça pourrait être du Children of Bodom de l’époque de Follow the Reaper sauf que c’est une instrumentale. Mais voilà, cette première piste n’est pas représentative du reste de l’album. Alors que Warmen est censé mettre en avant les talents de Janne Warman au clavier, la seule différence avec le reste de ses travaux est que les solos sont un peu plus présents et durent un peu plus longtemps. Mais c’est tout, le volume du clavier n’est même pas plus élevé que d’habitude. Les autres chansons sont tellement banales qu’il semble n’y avoir aucun intérêt à les écouter. Alors bon, on mettra les points pour le talent de Warman au clavier mais c’est tout.

Chronique par Dead

 

 

Withered - Memento Mori    (14/20) (Old-School Death/Doom) 

Distribution

: Lifeforce Records 2005

 

Durée

: 36', 07 titres

 

Site

: www.withered.net

 


Chronique :

Il y a certes de l’abus chez Lifeforce Records. Ce n’est pas parce que tous ces groupes connus de metalcore que sont All That Remains, Caliban et Heaven Shall Burn sont chez Lifeforce Records qu’il faut mettre l’étiquette « Metalcore » sur tous les groupes de ce label ! Je suis sûr que si Opeth avait signé chez Lifeforce, Ghost Reveries serait marqué comme album de Metalcore ! Alors ou bien les labels se foutent de notre gueule ou bien les groupes eux-mêmes qui sont partis du metalcore et qui ont décidé de faire un style différent ne connaissent pas assez le métal. Autre exemple (pas chez Lifeforce), quand on m’a dit que Clients des Red Chords était du Metalcore j’allais péter un câble !

Bon, après ce coup de gueule, abordons le dernier Withered. Memento Mori est bien album qui croise le Old-school Death metal avec quelques influences doom (rien à voir avec le metalcore proprement dit).

L’album s’ouvre avec une piste on ne peut plus brutale, à la Napalm Death mais avec une batterie bien plus typique du old-school brutal death. L’album enchaîne passages brutaux et speed avec passages lents, parfois lourds, qui relèvent bien du doom metal. Le côté brutal death ne présente pas trop d’intérêt en soi car il ne se distingue pas vraiment du lot des groupes de brutal death. L’intérêt de cet album réside en ce croisement réussi en la brutalité et la mélancolie.

La qualité de production est old-school et joue à l’avantage des parties brutales où la voix peu distinguable n’est qu’un instrument de plus dans le carnage.

Dans l’ensemble, Memento Mori est un album fort intéressant qui vaut le coup d’être exploré.

Chronique par Dead

 

 

Deadlock - Earth Revolt    (16/20) (Metalcore à tendance Black) 

Distribution

: Lifeforce Records 2005

 

Durée

: 54', 10 titres

 

Site

: www.xdeadlockx.com

 


Chronique :

Metalcore, metalcore… qu’est-ce qu’on n’a pas entendu comme clones de clones de clones de metalcore ? Que ce soit du metalcore style hardcore ou que ce soit du metalcore style melodic-death. Alors là, quand je m’apprête à écouter ce dernier Deadlock, je suis plutôt sceptique. On a déjà vu des groupes qui disaient se rapprocher du Black alors qu’ils se rapprochaient plutôt du néo.

Intro orchestrale, première réaction : Oh non ! Pas un vieux clone de « black » symphonique à la Borgir ! L’intro se termine, et là … c’est bon je suis rassuré un riff de guitare bien black (qui, surprenament, ressemble au style de Blut aus  Nord) ouvre cette chanson, avec une batterie forte. La chanson se termine par une belle outro au piano, plutôt remarquable. Il faut dire que c’est bien cette deuxième piste, 10,000 Generations In Blood, qui sort le plus du lot.

Le reste marrie très bien metalcore dynamique et black plus ou moins symphonique. Ce mariage étant bien réussi, Deadlock nous offre autant l’efficacité du metalcore, l’intérêt du black (oui c’est quand même un peu plus difficile de qualifier le black), et la « beauté » des passages orchestraux et au piano. A noter, la voix féminine qui est pour une fois, non pas lyrique, mais qui ressemble plutôt à celle que l’on peut entendre chez Anathema (la ressemblance se faisant encore plus fort dans l’outro de Awakened By Sirens). Cette voix féminine est placer là où on ne s’y attend pas nécessairement, mais colle justement très bien.

En ce qui concerne la qualité de la production, la batterie est plutôt nickel (surtout comparé au metalcore habituel). La basse est quasi-inexistante du fait que la guitare couvre trop le son général, jusqu’à effacer la voix du chanteur par moments (cet aspect de la production fait penser au son de Chronoclast de Buried Inside). La voix de la chanteuse, par contre, est très bien mixée.

Alors voilà, il s’agit là d’un très bon album de metalcore et de black metal qui surpasse la platitude cradlienne et borgirienne que je recommande vivement à tous.

Chronique par Dead

 

 

Fear My Thoughts - Hell Sweet Hell    (12/20) (Melo-Thrash Metalcore) 

Distribution

: Lifeforce Records 2005

 

Durée

: 49', 12 titres

 

Site

: www.fearmythoughts.com

 


Chronique :

Les allemands de Fear My Thoughts reviennent, mais cette fois ce n’est pas pour du Hardcore-Metalcore. Et non, dès les premières minutes (bon d’accord, après l’Intro inutile), on se rend bien compte que cet album de Fear My Thoughts est bien un album de Melodic Thrash Metal (que l’on appelle aussi Göteborg, Gothenburg…).

Les influences sont nettes. Le groupe le plus similaire est indiscutablement God Forbid et cela est notamment dû à la voix claire très ressemblante et aux éventuels mosh-parts. D’autre part, on retrouve des éléments à la Soilwork, Darkane et Inflames. La qualité de production est irréprochablement proche de celle de ces groupes. Mais alors, ou est donc le problème ?

Eh bien, c’est très simple ! En s’éloignant des racines hardcore que Fear My Thoughts semblait maîtriser, le groupe s’aventure dans un style auquel il n’est pas accoutumé. Donc, nous avons là un réel problème d’originalité. Certes les éléments hardcore type mosh-part, les effets électroniques et même quelques mélodies à tendance stoner semblent distinguer Fear My Thoughts du lot des clones Melo-Thrash ; mais ce n’est pas suffisant pour en faire un groupe exceptionnel.

Bref, si vous aimez particulièrement le style, vous apprécierez sûrement le dernier Fear My Thoughts. Sinon, zappez, vous trouverez sûrement mieux.

Chronique par Dead

 

 

Subway To Sally - Nord Nord Ost    (13/20) (Folk Metal Indus) 

Distribution

: Nuclear Blast 2005

 

Durée

: 42', 10 titres

 

Site

: www.subwaytosally.de

 


Chronique :

Dans Nord Nord Ost, Subway To Sally propose un metal indus combiné à des éléments folkloriques. Le résultat est plutôt emo. Le côté indus force un aspect simple voire basic à la musique sans mélodie particulière. La mélodie, elle, vient du côté folk. On reconnaît en effet des sonorités médiévales çà et là. Subway To Sally tente des ambiances sombres et tristes, mais l’effet n’est pas là : ils n’arrivent pas à éloigner ce côté festif propre au folk employé.

Jusque là, aucun problème vraiment. C’est de l’indus, c’est fait pour bouger sa tête, et en plus il y a de la mélodie. Oui mais voilà, la voix du chanteur est bien trop pop. Trop joyeuse, trop pleine d’effet et d’accompagnements (le synthé renforçant presque toujours la voix). Presque toutes les mélodies vocales sont comme étudiées pour que le public puisse chanter en live.

La musique est respectable bien que peu originale, mais la voix pop a une orientation trop commerciale. Passez.

Chronique par Dead

 

 

Antimatter - Planetary Confinement    (18/20) (Soft Rock Atmosphérique) 

Distribution

: Prophecy Records 2005

 

Durée

: 47', 09 titres

 

Site

: www.antimatter.tk

 


Chronique :

Antimatter résulte de l’union (musicale) de Duncan Patterson (ex-Anathema) et de Michael Moss ainsi que de l’intervention de quelques guests. Le résultat est un soft rock atmosphérique d’une qualité remarquable.

La musique repose principalement sur des guitares acoustiques et sur du piano et même sur un peu de violon. Les voix sont claires, alternant celles d’un homme et celle d’une femme (alternant une chanson sur deux). D’ailleurs, la voix masculine ressemble à celle de Staind ou même à celle de Nickelback, mais elle garde toujours ce côté Anathema. En effet le style d’Antimatter se rapproche énormément de celui d’Anathema (version soft).

Toutes les chansons se valent. A noter l’outro assez longue mais aussi assez intéressante, qui clôture l’album peut-être pas comme on s’y attendrait, mais qui lui correspond parfaitement.

Avec Planetary Confinement, nous avons droit à de la musique émotionnelle, plutôt orientée triste, mais qui n’est en rien commerciale. C’est beau. C’est à écouter.

Chronique par Dead

 

 

Xcarnation - Grounded    (14/20) (Hard Rock Progressif) 

Distribution

: Frontiers Records 2005

 

Durée

: 47', 10 titres

 

Site

: www.xcarnation.com

 


Chronique :

Cenk Eroglu est originaire d’Istanbul en Turquie, guitariste, compositeur, arrangeur et producteur de nombreux albums, il décide après 2 albums solos de lancer le projet XCarnation. Pour cela il s’entoure de Pat Mastellotto, Kip Winger, Rod Morgenstein (Winger, Dixie Dregs, Steve Morse) et Reb Beach (Dokken, Winger, Whitesnake) et de nombreux musiciens Turcs qui jouent de leurs instruments traditionnels.

A la croisée d’influences et de styles musicaux variées, Xcarnation, délivre un album très controversé mais d’une grande richesse en mélangeant énormément d'instruments turques typiques avec un heavy rock sombre, mélodique et original saupoudré d’une bonne dose d’électronique !!! Tout se conjugue avec grande finesse et cela se traduit par des compositions riches mais difficiles d’accès.

Ce « Grounded » est une œuvre aux accents orientaux prononcés notamment sur des titres comme « Reason To Believe », « Lucky Day » ou l’eletro flirt avec la musique ethnique. Original mais encore une fois difficile d’accès…

Bref vous l’aurez compris ce « Grounded » s’adresse aux amateurs d’explorations musicales, il est de bonne facture mais nécessite plusieurs écoutes pour être cerné et apprécié !!!

Chronique par Blaye

 

 

Fubar - Justification Of Criminal Behaviour    (13/20) (Grind) 

Distribution

: Bones Brigade 2005

 

Durée

: 26', 22 titres !!!

 

Site

: www.fubargrind.com

 


Chronique :

Des titres d’une minute en moyenne, deux voix, une basse disto, une batterie qui blaste, des riffs de guitares qui lustrent le manche et des passages bien catchy : bienvenue dans le monde de Fubar et du Grind !!! Patrie de, Sinister, (en citer d’autres), ce quatuor hollandais profite du bon coup de flair de Bones Brigade pour sortir leur premier véritable album. Comme précédemment cité, Fubar ça défonce, ça envoie mais c’est tout de même du grand classique. Rien d’innovant  : une partie de basse ou de la guitare, des pêches et bing du blast et deux voix… La production est sans surprise. Mais bon, cela reste du grind bien exécuté. 26 minutes qui passent relativement vite !!!

Chronique par Tems

 

 

Hantaoma - Malombra    (15/20) (Occitan Folk Metal) 

Distribution

: Holy Records 2005

 

Durée

: 47', 10 titres

 

Site

: www.stillevolk.com

 


Chronique :

Honnêtement, j’ai eu des gros à priori sur Hantaoma, car comme tout le monde sait, ce combo regroupe 2 anciens de Stille volk… Et c’est pour ce groupe juste cité que mon appréhension était grande car absolument pas fan de ce qu’ils faisaient. Mais là je dois reconnaître que je me suis bien trompé. Ce n’est pas non plus l’album de l’année, mais le mélange folk régional et métal agrémenté de la langue de leur pays est vraiment très réussi…La production est bonne, 48’ qui passent agréablement bien car toujours dans l’inconnu de savoir quel(s) instrument(s) ils vont utiliser pour amener cette touche traditionnelle. On aurait pu s’attendre à un nième groupe de folk traditionnel, eh bien non, que nenni !!! Une fois de plus, je ne vous citerais pas de chansons références, mais il y en a pour tout le monde…La vision générale des chansons est paradoxale simple mais travaillée, ce qui souligne ce côté bien prenant. Tout ceci faisant un disque très bon et très prometteur pour la suite…

Chronique par Tems

 

 

Archetype - Dawning    (14/20) (Heavy Metal) 

Distribution

: LMP 2005

 

Durée

: 82', 13 titres

 

Site

: www.archetype1.com

 


Chronique :

C'est la deuxième version de l'album Dawning d'Archetype que l'on a ici. "Inside your dreams", le meilleur morceau sans doute de cet album, début en guitare sèche, remontée en puissance dans la distorsion. C'est plutôt rare de tomber sur un morceau aussi stylé. D'autre morceaux ont cette configuration: Arisen, Years Ago. Les autres morceaux de l'album sont plus Thrash dès le début. Ce qui est plutôt original dans ce groupe c'est la voix du chanteur enregistrée avec de l'écho. Ca donne un style particulier qui me rappelle les premiers album de Pantera. Techniquement cet album est assez bon, les guitares sonnent bien, les riffs ne sont pas trop basiques. Je suis étonné que ce groupe ne soit pas plus connu que ça, car vraiment c'est du Metal de professionnel que l'on écoute sur "Dawning". Certains n'aimeront peut-être pas la voix du chanteur mais je trouve que certaines mélodies s'enchaînent bien sur celle-ci.

D'autres morceaux sont un peu lourds, un peu mou, tel "Prémonitions". En écoutant  plusieurs fois des chansons de l’album, certaines cassures de rythmes ne me gênaient pas mais d’autres si, c’est pourquoi j’ai trouvé ce CD un peu ennuyant... Malgré cela, les guitares sont plus que correctes, et la batterie est un peu sourde mais cohérente avec les riffs. C'est une musique assez variée parfois, avec des guitares sèches/guitares électriques en mode clean. Le chant n'est pas très agressif, du reste le chanteur pourrait encore plus exploiter sa voix.

Chronique par Arno

 

 

Flotsam & Jetsam - Dreams Of Death    (10/20) (Thrash Metal) 

Distribution

: Crash Music 2005

 

Durée

: 47', 09 titres

 

Site

: www.flotsam-and-jetsam.com

 


Chronique :

Ils sont encore vivants, eux ? C'est la première phrase qui m'est venue à l'esprit quand j'ai l'objet entre les mains, c'est dire... Pour les plus jeunes, sachez que ce groupe a surtout dû sa reconnaissance au fait que son leader de l'époque, un certain Jason Newsted, a rejoint en 1986 Metallica. En dehors de ça, que nous propose ce vétéran de la scène thrash-metal us ? Eh bien, la première surprise est cette pochette très gothique que bien des groupes nordiques auraient adoptés ! Et c'est d'autant plus surprenant que lorsqu'on écoute la musique du groupe, c'est plutôt dans le passé qu'il faudrait chercher...

C'est bien là le malaise de ce disque. Les compos ne sont pas mauvaises, mais on dirait que les membres du groupes sont restés bloqués en 1988, à l'époque ou Metallica sortait '...and justice for all' et Slayer son 'South Of Heaven', c'est dire ! Et pour la prod', c'est encore pire ! Bon d'accord, ça peut être sympa de garder un p'tit son crade pour faire oldies, mais là merde, on est en 2005 ! Malgré tout, ce qui rattrape (un peu!) le tout, ce sont les compos qui restent excellentes quand même! Car là, on ne peut nier que le groupe sait y faire pour nous pondre d'excellentes compos comme 'Childhood Hero', par exemple. Un autre truc assez surprenant pour un groupe typé thrash, il y a peu de morceaux speed, ce qui reste assez particulier, avouons-le !

Malgré des morceaux de la trempe d'un 'Look In His Eyes', et notamment à cause d'une prod' plus que douteuse, ce disque risque d'avoir du mal à trouver son public. Un peu comme ces vieilles gloires du passé, qui vivent sur leur gloire d'antan...

Chronique par =Totof=

 

 

Saltatio Mortis - Des Königs Henker    (13/20) (Epic Metal Medieval) 

Distribution

: Napalm Records 2005

 

Durée

: 46', 12 titres

 

Site

: www.saltatio-mortis.com

 


Chronique :

   Que ceux qui ne supportent pas la langue de Goethe passent leur chemin car nous sommes ici confrontés à l'album d'un groupe peu connu dans l'hexagone, car d'origine autrichienne. Saltatio Mortis nous livre là - ma foi – un album qui s'écoute aisément. Décryptons le nouvel opus du combo.

   L'album commence par le titre qui a donné son nom à l'album, « Des Königs Henker », un début plutôt entraînant, mais plus métallique que ce que les teutons avaient fait auparavant. A 1'40'', enfin, les instruments médiévaux à vents se font entendre juste après le refrain. Le tempo est bizarrement lent, mais le mélange instruments folkloriques – métal est plutôt agréable. Quant au chant, de même, si vous n'aimez pas l'allemand, on ne peut rien faire pour vous ! S'en suit un « Salz der Erde » aux riffs puissants, plutôt agréable à l'écoute. Après un début soft, « Rette mich » prouve que l'on peut mélanger instruments folk et métal mais aussi ballade langoureuse et puissance. Intéressant. Son successeur « Verführer » sonne comme un chant populaire dans la structure du chant, par une forme couplet-refrain assez simple, mais plutôt mélancolique. « Vergiss mein nicht » fut l'une des plus perturbantes de l'album, car influs moyenâgeuses et métal y sont complètement fusionnées sans réelles adaptations (morceau où les origines teutonnes semblent évidentes). « Tote Augen » est une ballade envoûtante, et même émouvante. Admettant que la langue germanique ne soit pas la plus douce, il semble pourtant évident dans ce morceau que la mélancolie est bien de mise. « Tritt ein » enchaîne après cet intermède sur un jeu de toms hérité du néo-moyennageux. « Mondlicht » est quant à lui un morceau très magistral, très puissant. « Ecce Gratum » est de loin le morceau le plus médiéval de l'album, par l'abondance des instruments moyenâgeux. « Keines Herren Knecht » influençé de la musique celte, et « Für Dich » qui se veut plus récitatif, nous mènent au dernier morceau de l'album « Die Hoffnung stirbt zuletzt » qui conclut sans vraiment compléter.

En conclusion, un opus qui se tient mais sans réelle innovation. Peut intéresser les amateurs de métal en langue allemande, ou les passionnés d'instruments médiévaux. Pourtant, il reste à mon avis trop commun bien que de bon niveau technique.

Chronique par Mü

 

 

Scum - Gospels For The Sick    (14/20) (Punk Metal) 

Distribution

: Tuba Records/SOM 2005

 

Durée

: 41', 10 titres

 

Site

: www.scumband.com

 


Chronique :

La première fois que j'ai entendu parler de ce groupe, ma première impression a été de me dire 'encore un groupe de grindcore qui veut faire sa place en prenant comme pseudonyme l'un des albums les plus cultes du genre' ( pour les p'tits jeunes, Scum est avant tout le cd culte de Napalm Death...). Et c'est même plutôt dans l'autre sens que ça part, d'ailleurs !

En fait, SCUM n'est pas à proprement parler un groupe, mais plus un side-project pour se défouler gentiment entre musicos. Et en parlant de musiciens, c'est plutôt du costaud... Jugez plutôt ! On y retrouve donc Casey Chaos (Amen), Samoth & Faust de feu Emperor (qui n'avaient pas joué ensemble depuis 10 ans ! ), Cosmocrator (MindGrinder) et Happy Tom (TurboNegro). Avouez que c'est pas n'importe quoi quand même, et même carrément éclectique comme formation, non ? Au niveau musical, ça risque d'ailleurs d'en surprendre plus d'un, d'ailleurs !

Car malgré les apparences (trompeuses ! ), SCUM ne donne pas dans le metal extrême, mais simplement dans un punk-metal ravageur. C'est d'ailleurs pas trop surprenant quand on connaît un peu le chanteur américain et ses goûts musicaux ! On est d'ailleurs fixé dès  'Protest Life', le morceau qui entame le cd. C'est punk à tel point qu'on croirait entendre le grand retour des Sex-Pistols ou des Misfits, c'est dire ! Casey Chaos crache sa rage comme jamais, avec en arrière-plan des musiciens qui se la donnent méchamment ! Alors certes, les blackeux vont être déçus par ce retour tant attendu des membres d'Emperor dans un style qu'ils n'attendaient pas, à part timidement sur l'intro de 'Truth Won't Be Sold'. En tout cas, on ne peut nier que le groupe a l'air de s'être bien amusé, en proposant un disque à contre-courant des styles actuels, et finalement c'est bien l'intérêt de ce 'Gospels For The Sick' ! Anarchy For All !!!

Chronique par =Totof=

 

 

Torment - Tormentation    (13/20) (Thrash'n' Roll) 

Distribution

: Remedy Records 2005

 

Durée

: 58', 17 titres

 

Site

: www.tormentation.de

 


Chronique :

3ème album de ce groupe teuton en 20 ans, on ne peut pas dire que c’est un groupe prolifique !!! Ce trio de Hambourg nous offre une belle galette de pur ‘thrash’n’roll’. Le savant mélange de thrash germanique tels Tankard ou Sodom et de Motörhead dans sa partie ‘rock’ est assez excellent !!! Après une intro de 6 secondes et un ‘Are you ready for tormentation ? ‘ nous voilà dans le vif du sujet avec des chansons de structures simples mais directement servies par un son ‘crade’ mais aggressif dans son attaque. Cela me fait penser un peu à Divine Decay dans sa conception des compos ainsi que dans le chant. Certaines chansons sont vraiment des hymnes pour boire tels que ‘Torment’ ou ‘Heavy metal hooligans’. Armé du batteur de Paragon, Torment nous sort tout de même un troisième album intéressant mais un petit peu ennuyeux sur la longueur dû aux 17 titres, qui, je l’avoue, sont difficiles pour moi à écouter d’une traite. Ces gars nous sortent un album tous les sept ans en moyenne, donc je vous reparlerai en 2012 de leur prochaine galette.

Chronique par Tems

 

 

Shadow Gallery - Room V    (15/20) (Metal Progressif) 

Distribution

: Insideout 2005

 

Durée

: 75', 14 titres

 

Site

: www.shadowgallery.com

 


Chronique :

Le groupe américain qui date du début des années 90 revient au devant de la scène avec un 5eme album, Room V (comme quoi il semblerait qu’il soit devenu obligatoire d’inclure le numéro V dans le titre d’un 5ème album…)

Le premier morceau d’ouverture est une très bonne intro instrumentale qui nous met bien en appétit et nous donne envie d’écouter la suite ; seulement voilà, le deuxième morceau nous coupe un peu la chique…Je m’explique : déjà une ballade, ce qui en soit, ne serait pas trop gênant si elle avait été somptueuse…C’est très pompeux au niveau de l’harmonie et la voix du chanteur fait cruellement défaut tandis que celle de la ne parvient pas à faire oublier la pauvreté de l’ensemble…

Heureusement tout s’arrange à partir du troisième morceau (The Andromeda Strain) où les guitares reprennent le dessus, notamment sur un formidable solo qui sort des sentiers battus.

On se rend compte aussi que la voix n’est pas si mauvaise que ça ; elle manque juste un peu de grain. Il y a beaucoup de morceaux relativement calmes, ce qui pourrait effrayer les plus bourrins d’entre nous mais les morceaux plus énervés sont très intéressants, et dans un style plus metal prog que rock prog.

Le son général fait assez vieux, genre années 80, ce qui donne un style qu’on aime ou pas.

En conclusion, Room V est un album intéressant qui mérite plus d’une écoute pour être apprécié à ça juste valeur. Ne vous fiez pas simplement à la première écoute et prenez la peine de laisser tourner le CD jusqu'à la fin. Si vous aimez le bon rock progressif, les chœurs et les nappes de violons aux claviers vous devriez trouver votre bonheur, au moins sur une bonne partie de l’album.

Chronique par Leo

 

 

Presto Ballet - Peace Among The Ruins    (16/20) (Hard Rock Progressif) 

Distribution

: Insideout 2005

 

Durée

: 47', 08 titres

 

Site

: www.prestoballet.com

 


Chronique :

Nouveau venu sur la scène rock progressif (mais pas de la scène métal vu que le guitariste Kurdt Vanderhoof nous vient tout droit du groupe Metal Chuch), les américains de Presto Ballet nous offrent un premier album très rafraîchissant.

Ici, tant dans le son que dans les compositions, on est projeté dans les années 70 avec des morceaux qui ne sont pas sans rappeler  Kansas ou Rush…

Le premier titre, « Peace among the ruins » commence très fort ! Breaks et riffs fracassants sur fond de gliss d’orgue Hammond. On découvre une voix intéressante (Scott Albright) avec une tessiture assez importante mais sans trop d’abus de vocalise aigue…

Mis à Part la magnifique ballade « Find the time » les morceaux ont une légère tendance à se ressembler bien que chaque chanson a sa propre mélodie bien reconnaissable ; il aurait été intéressant d’avoir un peu de renouveau dans le son…Quoi qu’il en soit, l’œuvre est de qualité.

Dans cet album il y a beaucoup de place pour les claviers (par ailleurs très bien exécutés par Brian Cokeley) et pour les choeurs. De ce fait les amoureux de guitares et de doubles pédales peuvent être un peu déçus, bien que l’intérêt de ce groupe ne se place pas dans des démonstrations de technique mais plus dans une recherche de mélodies et d’ambiances, et ça marche !

Ne vous attendez cependant pas non plus à entendre une musique soporifique, bien au contraire ! Il se dégage une importante énergie et un désir de conquérir l’auditeur, et pour peu qu’il soit un minimum sensible aux mélodies, ça devrait fonctionner !

Bref, souhaitons longue vie à Presto Ballet et un futur riche en compositions, tournées, albums…

Chronique par Leo

 

 

At Vance - Chained    (12/20) (Heavy Metal Neo Classique) 

Distribution

: AFM 2005

 

Durée

: 49', 13 titres

 

Site

: www.at-vance.com

 


Chronique :

AT VANCE est un groupe qui ne se repose pas sur ses lauriers, c'est le moins qu'on puisse dire. Car en 6 ans d'existence, voilà qu'il nous sort son 7 album ! Certains devraient peut-être en prendre de la graine, non ?

Mais bon, cette fois, ils ont pris leur temps puisque 2 ans se sont écoulés depuis le précédent, 'The Evil In You' sorti en 2003. Album que j'avais trouvé excellent, par ailleurs...

Donc, pour ceux qui ne connaîtraient pas de quoi je parle, sachez que on l'on parle ici d'un groupe allemand de heavy-metal à forte tendance néo-classique, donc forcément influencé par le grand Yngwie Malmsteen, évidemment !

Et comme Olaf Lenk (guitariste et leader du combo), n'est pas genre à suivre les modes, il continue à faire ce qu'il aime, du heavy-metal teuton. Et comme maintenant, AT VANCE est une machine bien rodée, pourquoi changer radicalement de recette ?

Et c'est toujours MATS LEVEN qui tient le micro, un chanteur qui a fait ses gammes chez MALMSTEEN et THERION, ainsi que l'arrivée du batteur MARK CROSS (Helloween, Metalium).

Alors certes, 'chained' ne va pas révolutionner le petit monde du heavy-metal, mais bon, ça ne va pas les empêcher de nous sortir une fois de plus un album plaisant à écouter. Malgré tout, il faut bien avouer que malgré l'excellence des musiciens et des compos, AT VANCE risque bientôt, si ce n'est pas encore le cas, de s'enterrer dans un style où il risque d'y rester prisonnier à jamais...

 Ce qui est tout de même sympa chez ce groupe, c'est que le guitariste semble vouloir être moins démonstratif que son idole suédoise, et avec  son groupe, il crée de vrais morceaux, et pas seulement une occasion d'arriver au solo virtuose du maître... Donc, du coup, c'est plus frais et direct, et ça en fait des  morceaux efficaces comme l'excellent 'Run Leave', au refrain entêtant.

Comme Olaf Lenk aime monter son amour pour le classique, il en a profité une fois de plus pour reprendre un morceau classique, cette fois il s'agit de  'l'hiver de Vivaldi'.

Alors certes, 'chained' n'est que la continuité des albums précédents, mais personnellement j'ai pris beaucoup de plaisir à écouter cette nouvelle galette, et c'est bien l'essentiel, non ?

Chronique par =Totof=

 

 

Arcana - Le Serpent Rouge    (17/20) (Ambiant Ethnique) 

Distribution

: Erebus/SOM 2005

 

Durée

: 40', 09 titres

 

Site

: www.erebusodora.net/arcana/

 


Chronique :

   Le groupe suédois dirigé par Peter Bjärgö, nous révèle un nouvel album plutôt intéressant.

   Adeptes de l'atmosphérique, du médiéval, et du mystique, arrêtez-vous donc sur l'album d'Arcana, intitulé « Le Serpent Rouge ». Ce nouvel opus se résume en trois concepts : Mystique, rituel et ambiance arabisante. Il s'en dégage une atmosphère intéressante, nous mettant dans une sorte de transe réfléchie. Ici, pas de violence, pas de cris, pas de guitares, et si j'ose le dire, pas autant de son goth-médiéval que sur les albums précédents. Le son est ici plus méditatif encore, tout cela avec des touches orientales.

   L'opus démarre par un titre intitulé  « In Search of The Divine », une sorte d'introduction ambiante, assez angoissante, d'où se dégage une sensation mystique. Le travail du son y est intéressant, les voix y sont rituelles, posées, énigmatiques, à mi-chemin entre le chant grégorien et l'invitation à la prière musulmane. Le son est grave, et l'on discerne une gradation jusqu'au titre suivant, qui a donné son nom à l'album, « Le Serpent Rouge ». Percussions, méditation, profondeur sont ici de mise, avec des basses en relief. Le son est parfaitement rendu, ce qui témoigne d'un enregistrement excellent. Très atmosphérique, ce titre nous révèle une voix féminine envoûtante. Le troisième morceau de l'album, « Cathar », encore plus lent, invite à la transe mentale, par un tempo simple, un rythme minimal. Comme un coeur qui bat. Dans sa continuité « Under the Sun », est encore plus teinté d'influences arabisantes, par la présence de vents. « Amber » accélère le rythme par des percussions plus africanisées, la présence de plus de son de plus de puissance. On aperçoit alors que l'opus est gradé, selon les titres. « Seductive Flame », est probablement le plus grave morceau de l'album, le plus félin, le plus angoissant. A son inverse, « The Serpents Dance » est brillant. « The passage » est comme une préparation au dernier morceau de l'album. Ce titre est simple, peu orné. Mais intriguant. Enfin  « The Nemesis » est pour moi le morceau réunissant le mieux tous les sentiments présents dans l'album. Chuchoutements, secret, et transe.

  En conclusion, un album riche en rebondissements, fait de multitudes de sons, d'ambiances et même de feelings très différents. Un album à écouter tout en réfléchissant. Un album pour rêver dans les torpeurs encensées. Un album en l'honneur de l'empathie du créateur et de son support. A réserver à ceux sachant voler.

Chronique par Mü

 

 

Soilwork - Stabbing The Drama    (16/20) (Death Thrash Mélodique) 

Distribution

: Nuclear Blast 2005

 

Durée

: 46', 12 titres

 

Site

: www.soilwork.org

 


Chronique :

On l'attendait ce nouvel album de la bande à Speed, même si le précèdent, Figure Number 5, ne datait pas tant que cela. S'il était tant attendu, c'est en grande partie dû à la présence de Dirk derrière les fûts, devenu en l'espace de peu de temps l'un des batteurs les plus respectés de l'univers (ouai ! rien que ça, un univers ! ben merde !) métal européen.
Et le premier constat qui doit être fait, concernant Dirk, c'est qu'il tient pleinement son rôle, beaucoup mieux même que pouvait le faire son prédécesseur, Henry Rata. Le jeu qu'il développe sur ce Stabbing the Drama est tout bonnement impressionnant de maîtrise et de technique. Il se hisse en fait parfaitement au niveau du groupe et de ce sixième album. Certes, il n'y a à noter aucun changement radical dans le style du groupe (à l'exception peut-être d'un One with the Flies), mais les douze titres s'encrent plus fortement encore dans ce style, sous l'impulsion d'un Speed en constant progrès, surtout lors des passages de chants clairs, beaucoup moins forcés que par le passé. Tout le travail du sieur Devin Townsend se ressent dans l'amélioration du charismatique hurleur des suédois. Sinon, la recette reste identique. Les nappes de claviers sont toujours présentes, de même que les soli des Witchers et Frenning. Mais ressortir la même musique (ou presque) que celle des précédents albums doit-elle être récompensée d'un article encenseur? Pour cet album oui. Car si Figure Number 5 était déjà un très bon album, ce Stabbing the Drama l'est d'autant plus. Beaucoup de choses surprennent, mais aucune ne parait disproportionnée ou construite à la hâte.
Avec leur sixième album, Soilwork frappe un grand coup et s'impose définitivement comme l'un des plus grand groupe issu de la scène de Göteborg, si ce n'est le plus grand. Ils maîtrisent leur style et leurs instruments à la perfection et font preuve d'un talent indéniable pour ce qui est de composer des morceaux taillés pour le live.

Chronique par Ronan

 

 

Meshuggah - Catch 33    (16/20) (Death Thrash) 

Distribution

: Nuclear Blast 2005

 

Durée

: 47', 13 titres

 

Site

: www.meshuggah.net

 


Chronique :

Le voici cet album monotitre des suédois. Dire que ce projet est risqué est un doux euphémisme mais le talent pur, parfois peut faire la différence. Et, autant ne pas le cacher, le talent de Meshuggah fait la différence ici. C’est donc trois ans après leur dernier album, si l’on passe sur I, un mini-cd monotitre de vingt minutes, que sort ce Catch 33.
Qu’y a-t-il au programme ? Comme à l’habitude du groupe, nous sont servis polyrythmies austères et glaciales. Mais, là où une nouveauté apparaît (et il y en a quelques unes dans ce bijou), c’est lorsque l’on se rend compte que les riffs hypnotiques sont devenus envoûtants et en cela déroutant tout au long des quarante minutes (à peine) de cet album. Ensuite, autre nouveauté, la batterie n’est pas « jouée », mais programmée par mister Haake car ce dernier aurait continuellement changé ses parties au point de s’y perdre. Quant à l’album lui-même, la première partie (jusqu’à Entrapment) est une revisite de la carrière du groupe en quelques morceaux puis vient le titre Mind’s Mirror, qui marque une césure avec la suite de l’album. Mais le changement est lent, progressif, tout en finesse et en subtilité. Les ambiances se succèdent au rythme de riffs toujours plus écrasant et magnifiques d’ingéniosité. Tout y passe, de passages jazz à de purs moment métal, de passages épurés aux essais électroniques…
Avec ce Catch 33, Meshuggah montre à quel point leur génie peut-être grand (si l’on en doutait encore) et amorce un (nouveau) changement dans leur déjà longue carrière. Toutefois, il y a fort à parier que ce tour de force rebutera certains qui ne se plongeraient pas entièrement dans les compositions. De loin le plus grand album du groupe.

Chronique par Ronan

 

 

Casus Belli - In The Name Of Rose    (15/20) (Heavy Métal) 

Distribution

: Limb Music Production 2005

 

Durée

: 41', 11 titres

 

Site

: www.casusbelli-band.com/

 


Chronique :

Casus Belli vient de Grèce avec une fureur aussi intense que la chaleur d’un soleil d’août dans son pays. Le son est épais, la musique dévastatrice, le rythme plutôt enlevé. Ça déboule à cent à l’heure : « I’M Your Master », « Diamond Crown », « Isolation » mené par un guitariste hors pair et un chanteur qui tranche avec ce que l’on a l’habitude d’entendre dans le style puisqu’il sonne plutôt comme un chanteur thrash. Cela nous donne une musique qui est une sorte de mélange entre Running Wild et Dio : « Holy Gates (In The Name Of Roses) », ou proche de Holy Mother pour ceux qui connaissent (Iron Maiden sous acide, quoi : « Wrongly Right »). Cela sonne un peu années 80 (Liegelord, Manilla Road), avec un son totalement actuel. La section rythmique est monstrueuse, mais sait calmer le jeu lorsque la guitare veut se faire enjôleuse : « Edge Of A Knife » ou nous entraîne dans des univers sombres et angoissants : « Initiation (Promised Land) », « Naked King ». On ne se lasse pas à l’écoute de morceaux qui vont faire enrager vos voisins de camping, surtout si vous avez échoué au milieu d’un club du troisième âge ou de fans de musique techno. Casus Belli est une déclaration de guerre à la morosité ambiante.

Chronique par Lips

 

 

Olympos Mons - Conquistador    (17/20) (Heavy Mélodique) 

Distribution

: Limb Music Production 2005

 

Durée

: 60', 11 titres

 

Site

: www.olymposmons.com

 


Chronique :

Ce groupe finlandais vient nous cueillir d’un direct au foie avec cet étonnant Conquistador que l’on n’attendait pas à ce niveau. Dès les premières notes de « Seven Seas », tout le talent du groupe apparaît dans un éclair. La musique, à la fois enlevée, complexe, finement arrangée et heavy, est jouée par un groupe talentueux qui sait parfaitement marier la technique et les mélodies. Le chanteur possède une voix chaude et puissante qui transcende les morceaux : « Seven Seas », « Black Desireé », « The Last Light Of The Moon ». Les refrains, repris par des chœurs On nage en plein bonheur lorsque l’on écoute ce disque à fond, emporté par le rythme des compositions délibérément épiques : « Stars », « Wanted Man », « Cleopatra ». Le guitariste est vraiment doué, ce qui lui permet de nous distiller des riffs efficaces et des solos intelligents qui viennent s’appuyer sur une section rythmique qui assure. Ecoutez « Conquistador », un morceau de presque 11 minutes et vous comprendrez toute la valeur de ce groupe. On s’étonne alors du peu d’échos suscités par ce groupe dans la presse française. Olympos Mons sait pourtant parfaitement allier les mélodies d’un Rainbow à la force d’un heavy allemand style Helloween, comme le faisait à une époque Stormwich (il y a longtemps) ou Rough Silk (il y a moins longtemps). Je ne peux que vous conseiller de jeter une oreille plus qu’attentive à cet album.

Chronique par Lips

 

 

Godiva - Call Me Under 666    (15/20) (Heavy Métal) 

Distribution

: Limb Music Production 2005

 

Durée

: 47', 11 titres + Video

 

Site

: www.godiva.ch

 


Chronique :

Deuxième album pour les Suisses de Godiva qui ont engagé Fernando Garcia (ex Victory) au chant ce qui apporte aux morceaux une pêche supplémentaire. Sa voix, caractéristique, à la fois puissante, aiguë et éraillée, tire les morceaux vers le haut et c’est tant mieux. Car la musique est plutôt classique, inspirée par le métal germanique des années 80, ce qui nous donne des morceaux qui déboulent à cent à l’heure comme « Hellraiser », « When Lightning Strikes » ou « Only Heaven Knows » et des titres faits pour secouer la tête dans les concerts : « Call Me Under 666 », « My Fate » ou « Maneater » ou des morceaux puissants propres à vous enfoncer la tête sous le sol : « Proud To Be A Beast ». On aime ou on n’aime pas. Moi, j’adore, cela me rappelle un temps... Enfin, vous me comprenez. En passant, rien ne vous empêche de jeter une oreille sur les albums de Victory, ceux avec Fernando au chant. On a même droit à la ballade heavy de service : « The Flight Of The Dragon » qui ouvre sur des horizons peuplés de dragons et de magie. Godiva n’est pas un groupe original, mais sa musique donne la pêche, fait secouer la tête et hurler dans son bureau jusqu’à ce que les voisins tapent contre les murs. N’est-ce pas ce que l’on demande à un skeud ? En prime, nous avons droit à un clip de « When Lightning Strikes », très kitsch, montrant le groupe en train de jouer : guitare rose, cymbales couvertes de faux sang et des ventilateurs tournant dans un mur de béton. Allez, je me le remets.

Chronique par Lips

 

 

Khali - Khali    (13/20) (Heavy Prog) 

Distribution

: Limb Music Production 2005

 

Durée

: 50', 09 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Khali nous vient d’Italie avec un album qui sonne comme Queensrÿche période Empire. Formé par le bassiste de Time Machine Lorenzo Deho, le groupe développe une musique toute en nuances qui sait varier les ambiances et cherche à émouvoir. Les morceaux tiennent la route, mélange de heavy avec des passages progressifs, dans un style mid-tempo pas désagréable du tout. Les parties instrumentales sont finement travaillées et l’on sent que le groupe possède un indéniable sens de la mélodie. Le chanteur se montre à la hauteur, jouant avec un registre de voix medium. On sent l’influence de Geoff Tate sur « Another Day » ou « Somebody Hunts Me », mais il sait ne pas se limiter à cela comme sur « Cyberpleasure » et « Wind Of Ages » où sa voix explore des horizons différents. Khali est un album intéressant qui ne cache pas ses influences mais qui sait également s’en démarquer afin de nous présenter des morceaux plus personnels. Ce disque, sorti en 2000 et réédité à présent, nous montre un groupe qui cherchait encore ses marques mais qui développait un heavy posé, sans envolées lyriques, jouant sur les ambiances. En tout cas ce disque ravira les fans de Queensrÿche et plus largement les amateurs de heavy progressif de qualité.

Chronique par Lips

 

 

Gemini Five - Black Anthem    (14/20) (Hard Rock)

Distribution

: Wild Kingdom 2005

 

Durée

: 47', 13 titres + 1 Video

 

Site

: www.gemini5.net

 


Chronique :

Attention chef d’oeuvre !!! Cet album est génialissime !!! Les suédois n’arrêteront jamais de m’étonner, après un excellent M.ILL.ION ‘Kingsize’, c’est au tour de Gemini Five de venir se figer dans ma platine pour un paquet de temps. Suite de leur ‘Babylon Rockets’ relativement efficace et correct, je me suis trouvé surpris lors de l’écoute de l’intro et des premières secondes de ce ‘Black : anthem’ qui sonnent Indus et puis le son puissant , clair et catchy nous fait comprendre que l’on va en prendre plein les oreilles pendant 50 minutes. C’est du glam-rock avec une touche de moderne qui s’enroule autour d’une production limpide, de riffs entraînants, de mélodies superbes et de refrains endiablés. Que dire de la voix qui s’impose comme une pièce maîtresse de cet opus, elle colle parfaitement à cet ensemble musical et nous donne envie de slamer sur toutes les tables de la baraque !!! Je ne pourrais vous citer des titres exemples car pour moi ils sont tous géniaux, vraiment un coup de cœur pour ce disque !!! Mais le titre éponyme vaut le coup de mettre les watts !!! Si les progrès se confirment d’album en album, on risque d’être cloués plus d’une fois…

Chronique par Tems

 

 

Siebenbürgen - Darker Designs & Images    (14/20) (Black Métal)

Distribution

: Napalm Records 2005

 

Durée

: 46', 11 titres

 

Site

: www.siebenburgen.net

 


Chronique :

Les blackeux que nous sommes risquent d’être fort heureux. Voici venu le temps ( « des rires et des chants », ne serais-je point en train de m’égarer ? ) du nouvel opus de  Siebenbürgen. Le combo suédois avait rallié à sa bannière bon nombre de fan avec le très réussi  "Delictum", et son visuel pour le moins réussi (je parle ici de la jolie pochette so dark) ainsi que "Plagued Be Thy Angel" le dernier en date. Ils sont donc attendu au tournant. Ils nous reviennent ainsi dans toute leur noirceur et avec un panache indéniable. Ce qui s’avère intéressant dès la première approche auditive se trouve être la voix de Marcus Ehlin pour le moins originale pour ce type de productions. Une voix hésitante entre le caverneux et le guttural vraiment efficace ! Les compos elles n’ont rien de franchement imposant d’un point de vue technique, et aussi incroyable que cela puisse paraître on s’en félicite… Ainsi avons nous des compos simples efficaces, se fatigant rarement avec des rifs emberlificotés et incompréhensibles comme on en croise un peu trop souvent dans le black moderne. Cet opus est de ce fait lourd et parfois oppressant sans pour autant se montrer répétitif. La présence d’une intro très dark inscrit l’album dans le mouvement black du moment, mais reste de bon ton. L’apport de la voix féminine (Erika Roos) est très agréable, notamment sur "A Crimson Coronation" (track 3) où celle-ci contre-balance agréablement la voix roque de Marcus. Ceci accompagné par un synthé présent sans excès et vraiment bien intégré dans l’ensemble. La track 6 "Born Under A Black Sun" s’avère elle particulièrement intéressante et cela en raison de la rapidité soudaine des rifs face à un ensemble plutôt calme et lourd.

En soit cet opus est une chose étonnante. Un album black bien fait, très agréable et même reposant à l’écoute. Siebenbürgen dispose d’une véritable identité propre, et sans fournir l’album de l’année ni de la décennie, les scandinaves nous offrent un bon moment black. Seule vrai fausse note, la production plus que moyenne et un son plus que moyen… Simple erreur de parcours…

Chronique par Hettar

 

 

The Old Dead Tree - The Perpetual Motion    (16/20) (Mélancolique Death Métal)

Distribution

: Season Of Mist 2005

 

Durée

: 46', 12 titres

 

Site

: www.theolddeadtree.com

 


Chronique :

Après un premier album vraiment excellent, j’attendais avec impatience le deuxième album des Parisiens, avec des questions, des doutes… Tout d’abord, y aura-t-il autant d’émotion que « The Nameless Disease » ? Sera-t-il plus soft (ayant entendu deux titres du nouvel album en concert) ?

A l’écoute de la première piste « Out Of Breath », tout est dit : émotion et rage, les ingrédients qui ont fait le succès du groupe sont toujours présents. On se laisse facilement emporter par la voix magique de Manuel, qui nous rappelle sans conteste Jeff Buckley. Petit bémol : les voix death se font tout de même un peu plus rares que dans le premier album. Cependant les compos restent exceptionnelles, et on retrouve la puissance et l’énergie notamment dans « So Be It, My Friends » …

Il y a des morceaux plus pop comme « Every Day Life » et « 1,2,3,4,5,6,7,8 » et parfois on sent une certaine influence du groupe de rock Muse, mais le ton de l’album reste tout de même très orienté métal.

La production, elle, est d’excellente facture enregistrée par Andy Classen, cette dernière donne place de manière très nette à chaque instrument. L’album s’inscrit donc en plein dans la continuité du précédent, donc si vous cherchez quelque chose de nouveau, passez votre chemin.

Cela dit vous ne serez pas déçus par  « The Perpetual Motion » car le frisson, l’émotion et la force persistent tout au long de l’album.

Chronique par Jaleh

 

 

Mindflair - Stagnation    (14/20) (Grind)

Distribution

: Bones Brigade 2005

 

Durée

: 27', 14 titres

 

Site

: http://mitglied.lycos.de/mosher31/

 


Chronique :

Que peut-on dire de Mindflair ? Du pur Grind: des purs cris de bûcheron, une guitare dévastatrice, une batterie qui se fait modeste à coup permanent de Charley.

Le grand plaisir de « Stagnation » c'est les riffs alignés plus que correctement, la fluidité des enchaînements est parfaite. Le coté répétitif est connus et parfois critiqué dans le Grind, malheureusement c'est aussi le cas dans cet album ("Brainwash Method"). Ce Cd est un véritable défouloir de haine, vous remuant les tripes sans relâche, la vitesse à laquelle s'enchaînent les riffs est parfois surprenante.

Quant à la voix, le chanteur imite Donald parfois, c'est assez chaotique ! Mais c'est un état d'esprit, un style. Chargé de violence sonore, cet album est un vrai du genre Grind. La voix ne diffère pas trop de "Green Bakery", un de leur ancien album. On peut regretter qu'il n'y ait pas de passage introductif en allemand comme sur une des chansons "Green Bakery". La guitare et la batterie s’assemblent extrêmement bien, et tout cela pour un rythme encore plus stylé.

Ce qui est vraiment regrettable c'est cette répétition permanente des morceaux, ce qui bien sûr fait perdre de l'intérêt à l'album. La note se justifie à cause de cela, mais elle reste bonne car cet album envoie la sauce, et ça on ne peut pas le nier, c'est terrible !

Chronique par Arno

 

 

Feeding - Diesel    (12/20) (Métal Emo)

Distribution

: Jerkov/Mosaic 2004

 

Durée

: 50', 10 titres

 

Site

: http://feedingweb.free.fr/

 


Chronique :

Feeding est un groupe qui nous vient du sud, et nous offre un métal teinté d’emo.

Mais dès la première écoute, on sent que le mélange ne prend pas, en effet seules les parties brutales sont intéressantes. Quand le chant clair nous parvient, on préfère attendre le retour des parties violentes. Venons en aux parties brutales, un son bien lourd accompagné d’un chant bien gras et écorché, très agréable. Le chant est en français ce qui est un point plus que positif maintenant ! La prod’ est respectable surtout le son de la basse, et un peu moins celui de la batterie.

Au final on a un bon album, mais les parties claires gâchent quelque peu le cd, maintenant peut-être que le résultat en live est meilleur mais sur cd c’est limite.

Chronique par Buzz

 

 

Arena - Shadows    (11/20) (Rock Progressif)

Distribution

: Verglas Music / SPV 2005

 

Durée

: 54', 07 titres

 

Site

: www.verglas.com/ArenaWorld

 


Chronique :

Pour fêter ses 10 ans , Arena  nous livre ’Pepper’s ghost’. Franchement un anniversaire comme celui ci ne va pas marquer l’histoire du métal !!! Un groupe prolifique comme Arena dont on entendait parler régulièrement me déçoit grandement. Un ensemble Prog rock avec des passages sympho qui malheureusement ne décollent quasiment rarement pas principalement à cause d’un chant d’une monotonie et d’une linéarité exceptionnelles. Le chanteur peut assurer une tournée de plusieurs mois sans aucun problème à mon avis. Musicalement cela sonne bien mais la production n’a aucune puissance et malheureusement renforce ce sentiment de lassitude dès les premiers morceaux. Les musiciens ont un bon niveau c’est indéniable, des bons solis, des mélodies intéressantes tout de même, un jeu de batterie assez simple, mais ça ne s’enflamme jamais, on tombe presque dans une certaine léthargie musicale. Sowden ne donne pas le côté incisif tant espéré sur certains morceaux qui le mériteraient comme ‘Tantalus’ ou ‘The shattered room’. Seul bon point positif, la pochette qui est vraiment bien travaillée. A part cela, je ne vois pas trop….Mais bon chacun fera sa propre interprétation sur ce ‘Pepper’s ghost’…

Chronique par Tems

 

 

Angra - Temple Of Shadows    (16.5/20) (Heavy Métal)

Distribution

: Replica Records 2005

 

Durée

: 66', 13 titres

 

Site

: www.angra.net

 


Chronique :

Le voilà enfin ce nouvel album d’Angra ! Sa mission, dès son entrée dans les bacs est simple, faire suite (et en même temps faire oublier) au très décrié Rebirth, alors premier opus du groupe sans son charismatique chanteur Andre Matos.
Comme il est de coutume avec le groupe, l’album débute par une introduction, devenue habituelle dans les groupes labellisés « true metal ». Puis vient le premier morceau à proprement parlé, sans surprise, dans la veine du style Angra, du style du « nouveau » Angra. Mais ce qui surprend dans ce titre, comme dans l’album dans son intégrité, c’est la voix d’Edu. Les progrès accomplis par le vocaliste sont tout bonnement incroyable. Du rang de chanteur « basique », il est passé à celui de grand chanteur, maîtrisant avec brio son instrument. Si le talent de ses compères n’est pas à nier (Raphaël et Kiko restent deux putain de gratteux !), c’est de loin ce cher Eduardo qui demeure La satisfaction de ce début d’écoute. En ce qui concerne le reste des morceaux, tout est prévisible pour un groupe de heavy de ce calibre mais divinement bien construit. Riffs accrocheurs, refrains cultes, chants divins, soli se transformant en moments de pur bonheur… Mais s’il est un morceau qui s’inscrira sans nul doute comme un classique du groupe, c’est assurément Temple of Hate. Un riff « speed » fort bien pensé suivi d’un duel de vocaliste entre Edu et celui qui (à l’écoute de la voix du bonhomme) l’a inspiré, Kai Hansen. Les morceaux suivants se veulent plus progressifs, plus « calmes », et plusieurs écoutes attentives seront nécessaires pour capter toutes les finesses et les subtilités de ces derniers.
Mais pourquoi faire un article interminable sur un tel album ? La seule chose qu’il y est a dire sur ce Temple of Shadows se résume en un seul mot : chef d’œuvre. Cet album restera longtemps comme le meilleur album du groupe (selon moi) et comme l’un des plus grands albums de heavy du moment.

Chronique par Ronan

 

 

Molly Hatchet - Warriors Of The Rainbow Bridge    (10/20) (Heavy Rock)

Distribution

: SPV 2005

 

Durée

: 58', 12 titres

 

Site

: www.mollyhatchet.com

 


Chronique :

Molly Hatchet sort un album plutôt classé Rock, the Southern Rock Style. Les guitares sont bien saturées et les rythmiques envoient la sauce. Les passages de clavier rappellent Guns N’ Roses. Cet album ne s’inscrit pas totalement dans le genre Heavy Metal. Le style est spécial, la voix du chanteur est assez grave et parfois inadaptée pour du Hardrock. Les riffs un peu répétitifs fatiguent. Ce genre de morceaux plaît ou ne plaît pas. La pochette de leur album fait plutôt penser que du Thrash Métal se trouve dans ce CD, en fait pas du tout. En plus dans leurs autres albums on voit souvent des chevaliers affrontant l’enfer etc., dommage. Certains morceaux sonnent Métal comme “No Stranger In The Darkness “, “Get In The Game “ ou “Son Of The South” pourtant.  En moyenne, les morceaux sont plutôt lents et lourds au niveaux de la saturation des guitares. Molly Hatchet est sans doute un groupe très mûr (connu depuis leur album éponyme en 1978)  mais leur musique n’est pas  très originale. Malgré les solos de guitare très sympathiques, la voix du chanteur est plutôt fatigante. Certains riffs sont stylés j’avoue… Dans « Son Of The South » le riff d’intro me rappelle un son de Guns N’ Roses. Un gros fan de Death Metal ne pourra pas adorer cet album, à moins qu’il soit ouvert à tout genre de musique à un point que je n’atteindrais jamais. Quand j’ai écouté cet album j’ai eu l’impression de me retrouver dans un bar californien, entouré de motards barbus jouant au billards… Amateur du genre, faites-vous plaisir.

Chronique par Vikingdeath

 

 

Philip Bardowell - In The Cut    (14/20) (Rock Mélodique/AOR) 

Distribution

: Frontiers Records 2005

 

Durée

: 43', 10 titres

 

Site

: www.philipbardowell.com

 


Chronique :

Plutôt connu pour son rôle de vocaliste dans UNRULY CHILD sur l’album « UCIII », Philip Bardowell a également fait partie du combo MAGDALEN avec Chuck Wright, Lanny Cordola and Ken Mary. Son timbre de voix se rapproche et est souvent comparé à celui de maîtres tels Lou Gramm (Foreigner) ou Mark Free (ex-King Kobra / Signal).

Avec « In The Cut » étape solo de Philip Bardowell nous sommes en présence d’un rock mélodique/AOR direct et franc où plusieurs invités prestigieux sont venus apporter leurs contributions tels Jim Peterik (Survivor, Pride of Lions), Stan Bush, Bobby Barth (Axe), Mark Spiro (House of Lords, Bad English) et Curt Cuomo (Kiss, Steve Perry).

Le résultat ? Des compos plutôt inspirées (surtout One Day In January que j’ai adoré) et toujours ultra mélodique, une voix très agréable qui ravira les adeptes du genre, la production de l’album est exemplaire et a été confiée au maître suédois Tommy Denander (Radioactive).

Que dire ??!! Un album efficace qui comblera les fans d’AOR/ Hard Rock Mélodique. Philip Bardowell est un chanteur exceptionnel qui mérite d’être connu.

Chronique par Blaise

 

 

Fall Of The Leafe - Volvere    (13/20) (Gothic Métal Progressif) 

Distribution

: Firebox Record 2005

 

Durée

: 54', 11 titres

 

Site

: www.utenti.lycos.it/Peppe2

 


Chronique :

Quatrième album pour ce groupe finlandais de Uusikaupunki…Volvere fut enregistré au Finnvox, ce qui explique ce son limpide et puissant. Par contre je me demande toujours pourquoi les groupes tels qu’eux, Amorphis, Sentenced changent radicalement de direction musicale ? C’est quelque chose qui m’échappera tout le temps ça….Mais bon, les a priori passés, je dois me rendre compte que c’est sacrément bien fait, mid-tempo avec une très bonne présence vocale, une basse bien présente qui amène des soubassements solides, une batterie qui ne cherche pas la difficulté, c’est dommage  et des guitares qui alternent arpéges, mélodies et solis corrects. On retrouve un peu tous les groupes cités précédemment lors de l’écoute de ce Volvere avec un peu de Katatonia dernière époque ainsi que du Anathema. Par contre si je ne peux m’étendre sur la musique, c’est que malheureusement on croirait entendre toujours la même chose, il n’y a que quelques très rares accélérations ponctuées d’un chant plus énergique. Pour un groupe qui faisait du death mélodique à ses débuts, je trouve ça dommage qu’ils n’aient pas incorporé plus d’éléments « death », plus vifs, plus « catchy »…. Ils ont choisi leur propre chemin en incorporant plus de feeling et d’atmosphère, ceci est très bien exécuté comme je l’ai cité en début, mais je pense qu’il y aura deux sortes d’auditeurs, ceux qui entendront la même chose tout le long du disque et ceux, qui fans depuis la première époque, y trouveront leur satisfaction en se disant que c’est l’évolution logique de ce groupe…

Chronique par Tems

 

 

Octavia Sperati - Winter Enclosure    (15/20) (Métal Atmospherique) 

Distribution

: Candlelight 2005

 

Durée

: 36', 11 titres

 

Site

: www.octavia-sperati.com

 


Chronique :

Sixtette 100% féminin, Octavia Sperati nous vient de Norvège. Contrée des plus grands groupes de black tels Immortal , Emperor ou encore Mayhem, ce combo de Bergen nous délivre un très intéressant ‘Winter Enclosure’. Après une démo en 2002 ‘Guilty’ passée, il faut dire, inaperçue, Candlelight s’y  est intéressé de plus près (il y a de quoi, soyons honnête). Ce qui m’a très agréablement surpris dans cet album, c’est le fait que la voix ne soit pas l’intérêt principal pour délaisser la musique ou alors avoir affaire à des compositions assez simplistes, ce qui, à mon goût, caractérise la plupart des groupes de ce genre. Il est vrai que certains passages font penser à Lacuna coil ou encore The Gathering, mais il y a une touche personnelle dans Octavia Sperati qui fait que l’album est très plaisant a écouter. Des bonnes parties de batterie avec de la double, des passages de basse corrects et des guitares qui tiennent bien la route ; tout cela donne un ensemble cohérent .Malheureusement l’album est trop court, 36’ c’est dommage. Mais des morceaux comme ‘Lifelines of dephts’ ou ‘Below zero’ s’écoutent plusieurs fois. Attendons le prochain opus qui, si les médias s’en mêlent, devrait permettre à ce groupe de monter en flèche et, peut-être, de les voir en vrai pour le plaisir des yeux et des oreilles…

Chronique par Tems

 

 

Seyminhol - Septentrion's Walk    (13.5/20) (Epic Metal) 

Distribution

: Brennus Music 2005

 

Durée

: 72', 15 titres

 

Site

: www.seyminhol.com

 


Chronique :

Souvent repoussé par des problèmes techniques (pressage) mais peut-être aussi pour attiser notre envie, le dernier opus de Seyminhol arrive enfin dans nos discothèques. Et il sont nombreux les fans désireux de savoir la suite de l’épopée contée dans l’album précédent  Northern recital. Car s’il est un moment fort digne des plus grands opéras métal de nos temps, c’est cette capacité du combo à reprendre la narration là où il l’avait laissé avec la même force artistique, tout en y ajoutant un soupçon de progression. L’ensemble est carré, relativement bien produit. Les riffs de guitares sont savamment dosés, les langues morte (latin) et scandinave apportent une touche à la fois suave et gutturale, et que dire de la présence de flûte ou encore de cornemuse qui pousse l’ensemble dans un esprit folk des plus enivrant. L’impact de voix death entrecoupant le chant clair est réel et offre à Septentrion’s voice le petit plus qui fait entrer un album au rang des albums « à ne pas rater ». Cependant comme bien souvent certains petits bémols sont à mettre à de telles réalisations. Tout d’abord la trop longue durée de l’album. Si les petit frenchy ne se moquent pas de nous avec plus d’une heure dix de musique, cela reste trop long et provoque chez l’auditeur une sensation parfois pesante de lassitude. Tout ceci débouchant sur l’impression d’un album trop répétitif. De plus il m’est d’avis que l’on doit s’être d’abord familiarisé avec les albums précédent pour pleinement jouir de cet opus. Un album à conseiller donc aux connaisseurs, quant aux barbares dans l’âme près à tenter l’aventure, ils se procureront au plus vite le Northern recital avant d’aller plus en avant dans le récit….

Chronique par Hettar

 

 

Raging Speedhorn - How The Great Have Fallen    (16/20) (Metal Stoner) 

Distribution

: SPV 2005

 

Durée

: 49', 10 titres

 

Site

: www.ragingspeedhorn.co.uk

 


Chronique :

Groupe britannique fondé en 1998, Raging Speedhorn présente un album croisant différents genres de metal. How the great Have Fallen mélange et alterne old-school heavy, stoner et même néo-hardcore. L’écoute de cet album fait notamment penser à des groupes tels Motörhead, Black Sabbath. En effet la structure des riffs et des chansons en général est simple et non sophistiquée. Les mélodies de type stoner sont présentes dans toutes les chansons de cet album, sans exception ; mais certaines tendent parfois à virer vers le néo. Le chant, quant à lui se situe bien dans la catégorie hardcore (plutôt new-school).

"A Different Shade Of Shit" est une chanson bien rapide avec des riffs qui accrochent. La voix tend à être un peu criarde, mais ne gâche absolument pas la qualité du morceau. "Oh How The Great Have Fallen" est certes plus lente mais uniquement pour renforcer cette impression de lourdeur. Se distingue là le côté heavy metal. "Dead Man Walking", "Snatching Defeat From The Jaws Of Victory" et "How Much Can A Man Take" sont plutôt brutales et se rapprochent de "A Different Shade Of Shit" par une vitesse plus rapide. "Master Of Disaster" et "Slay The Coward" sont totalement stoner, reposant sur des riffs rappelant parfois ceux de Entombed.

"Fuck You Pay Me", "The Infidel Is Dead" et "Don't Let The Bastards Grind You Down" se distinguent par leur côté emo (comparés au reste de l’album du moins). "Fuck You Pay Me" voit un tempo ralenti qui tend vers le old-school doom type Black Sabbath et aussi vers le sludgecore. "The Infidel Is Dead" est construite sur des riffs emocore, et on ne peut s’empêcher de penser à des groupes type As I Lay Dying, ou All That Remains. Enfin, la magnifique "Don't Let The Bastards Grind You Down" tient un riff lent rassemblant les éléments doom, stoner et emocore.

Cet album tout en conservant cette dominante stoner varie les influences et grâce à une très bonne production est une réussite et constitue une écoute agréable.

Chronique par Dead

 

 

Spiritual Beggars - Demons    (16/20) (Hard Rock/Stoner) 

Distribution

: Insideout 2005

 

Durée

: 49', 13 titres

 

Site

: www.spiritualbeggars.com

 


Chronique :

Quand Monsieur Michael Amott n’est pas occupé avec Arch Enemy, il en profite pour composer pour son projet parallèle, j’ai nommé SPIRITUAL BEGGARS. Demons est déjà le sixième album des suédois et ne déroge pas à la règle : au menu du bon gros hard bien gras servit à la sauce 70’s tout en gardant une touche de modernité. Imaginez une musique entre DEEP PURPLE et HENDRIX en plus féroce et vous obtiendrez le son des Beggars.

Ici le maître mot est sans aucun doute « riff ». En effet impossible de tenir en place en écoutant les compos du sieur Amott. L’énergie qui ressort de ce disque est tout bonnement incroyable, et le mélange des influences aide à l’harmonie de l’ensemble. C’est donc sans surprise que l’on retrouve des passages assez funky notamment sur « Treading water » et « Dying every day ».

Les compos sont lourdes mais les mélodies ont aussi leur place, mais pas les mélodies mielleuses et mièvres que l’on retrouve chez certains combos, non ici on lorgne plus vers de bons accords basiques chers à Angus Young. La basse soutient le tout avec un pur feeling que ne renierait pas Glenn Hugues (« Born to die »).

Côté batterie, l’album n’est pas en reste car Ludwig Witt soutient parfaitement les rythmiques appuyées. Les solos des guitares ne sont pas ceux d’Arch…car beaucoup plus simples mais laissant plus de place à l’émotion et au feeling.

Toujours très 70’s, l’utilisation du clavier qui fait tout de suite penser au Deep, ainsi que la voix de JB qui chante merveilleusement bien et convient parfaitement au style de SPIRITUAL BEGGARS. Ce disque ravira tous les amateurs de la belle époque mais aussi les plus jeunes désireux de découvrir un temps désormais révolu.

Chronique par Yann549

 

 

Various Artists - The Real Underground Vol 5    (13/20) (Compil Metal Francais) 

Distribution

: Autumn Productions 2005

 

Durée

: 71', 20 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Une compil’ de métal français! Ca devient de plus en plus à la mode. Mais c’est légitime vu l’agrandissement de notre scène métal française. Enfin on dit scène française mais la moitié des groupes chantent en anglais…Comme dans toutes les compiles il y a du bon, et du mauvais, dans celle-ci c’est quasi 50/50.

Cette compile ne s’affirme pas 100% métal, et ce sont ces groupes là qui vont entacher la qualité de la compile. Des groupes à tendances emo tel Herein, Détroit aux groupes à tendances punk comme [Bio]tech, Mad circle en passant par ceux qui sont carrément inclassable(Comodor), rien ne vaut le détour . C’est bel et bien les groupes qui ont de la pêche qui nous donnent du plaisir tel que les X-Visions, Eulogy, Sunken, Diaclase, Coverage ou Third Eye Machine. On retrouve de l’indus avec Porn et Zorglüb ce qui est fort agréable. Les groupes à voix féminine sont bien représenté (attention ce ne sont pas des groupes à la Nightwish) par Eulogy et The Outburst.

Beaucoup de groupes valent le détour dans ce cd. On y retrouve pour la plupart un thrash nuancé par différents courants ce qui fait que l’on ressent un manque de Death, de Black et de Heavy. On ne sent pas que toute la scène Métal française est résumée par ce cd, ce qui en fait le plus gros défaut. Bon il faut reconnaître que ce n’est pas chose facile, mais cette compile en est loin. Cela dit les groupes métal dans cette compile valent le détour. De plus il s'agit ici d'un cd promotionnel disponible par correspondance contre 3 timbres seulement !!

Chronique par Buzz

 

 

Cryonic Temple - In Thy Power    (14/20) (Mélodic Power Speed Métal) 

Distribution

: Limb Music Production 2005

 

Durée

: 55', 11 titres

 

Site

: www.cryonictemple.com

 


Chronique :

Cryonic Temple est un groupe de Melodic Power Speed Metal qui nous vient des contrées suédoises où l’on voit habituellement plus sortir des groupes death mélo que du power (ces derniers temps en tout cas). C’est donc le troisième album pour ce groupe après Chapter 1 (2001) et Blood, Guts And Glory (2003).

Ils nous jouent là un Power souvent rapide, convenablement inspiré et plutôt frais dans l’ensemble, ressemblant parfois quelque peu aux ténors du genre tout de même. La voix est accrocheuse voire surprenante avec de bonnes mélodies chantées sur des titres comme When Hell Freezes Over ou encore Beast Slayer où Glen Metal le chanteur nous montre tout son « savoir faire ».

Côté instrus, la production gonflée à bloc comme souvent dans ce style met plutôt bien en valeur les guitares (bien que la rythmique soit un peu perdue par moment sur toute l’intro de A Soldiers Tale par exemple) les solos n’ont rien d’extraordinaire mais ont le mérite d’être plutôt originaux pour le style avec des beaux doubles sons caractéristiques très réussis comme sur When Hell Freezes Over ou même Travellers In Time. La basse sait se montrer imposante et carrée comme sur l’excellent et heavy à souhaits In Thy Power où elle est particulièrement mise en avant, les claviers quant à eux très discrets mais efficaces sont malgré tout une part indissociable des compositions de cet opus (peut être trop faibles quand même). La batterie quant à elle se contente de jouer des parties souvent entendues et ré entendues pour le genre musical, donc dans l’ensemble, rien de particulier à ce niveau là (bon jeu de double pédale tout de même).

En gros, Cryonic Temple nous pond un album qui ne révolutionnera pas le genre, c’est certain, mais qui permet de se rappeler que la Suède dispose de très bons groupes de Power/heavy.

Chronique par Flod

 

 

Throcult Stormbringer-Conjuration Of The Nightorde    (15/20) (Blackned Death Métal) 

Distribution

: Crash Music 2005

 

Durée

: 42', 09 titres

 

Site

: www.throcult.com

 


Chronique :

Un début d'album qui secoue c'est le moins que l'on puisse dire ("Vortex Of Fire Ashes Of Winter"). Dès cette introduction puissante on s'aperçoit du côté obscur et violent des notes. Pour les fans des cris de femmes au bord de l'agonie, vous serez servis sur cette première chanson. Cet album est absolument inscrit dans un genre Black/Death Metal. Le chant ressemble plus au genre Black Metal, les rythmiques principales aussi. Le chant est assez brutal, surtout quand on écoute l'album en entier.

Pour les accros des intros qui déchirent, "Order Of The Lunar Temple" est à écouter. Dans cet album on se sent parfois au cœur du chaos de l'enfer, les sons se combinent pour maximiser la puissance de brutalité ("On Demon's Wings").

L'avantage de Throcult c'est que toutes leurs intros peuvent vous rendre sourds, ceux qui adorent la violence des guitares saturées au maximum adoreront écouter cet album. Tous les titres de cet album sont brutaux, avis aux déchaînés. 42 minutes sont à votre disposition pour rendre fous votre entourage. Finalement, on a ici un album qui jette de plein fouet des riffs sombres à toute vitesse accompagnés d'une voix démoniaque telle celle du chanteur de Behemoth.

Chronique par Arno

 

 

Dawn Of Relic - Night On Earth    (13.5/20) (Black Death) 

Distribution

: Season Of Mist 2005

 

Durée

: 29', 08 titres

 

Site

: http://connect.to/dor/

 


Chronique :

Lauréat d’un concours lance par le magazine Metallian en association avec Season of Mist, Dawn of Relic, qui avait impressionné lors de ce même concours, sort avec ce Night on Earth son deuxième album.
Evoluant à ses débuts dans un black metal violent et mélodique, la musique a sensiblement évoluée pour se placer dans un registre plus death et heavy au niveau des rythmiques, avec toujours le même chant pour couvrir le tout. Ci et là, quelques soli viennent rappeler une légère influence Children of Bodom, la virtuosité en moins. Il est sensible dans la musique proposée par Dawn of Relic que, s’ils se réclament comme partie du mouvement black metal, les musiciens, suédois d’origine, ont approfondi leur amour du metal à grand coup de Dark Tranquillity et autres maîtres du death sauce Göteborg. Et les assauts des guitares s’en ressentent fortement, comme le chant virant au death par moment, ou encore la scansion du vocaliste. Toutefois, si l’influence est nettement sensible, elle ne couvre pas pour autant la personnalité d’un groupe, déjà bien affirmé lors de la démo proposée au magasine Metallian et à Season of Mist.
Un album qui sans être un chef d’œuvre se pose en bon compromis entre death suédois et black mélodique « bodomesque ». Gageons que, s’il progresse encore lors de sa prochaine production, Dawn of Relic deviendra un grand ! Seul véritable regret, la durée de l’album…

Chronique par Ronan

 

 

Vesania - God The Lux    (12.5/20) (True Black Métal Symphonique) 

Distribution

: Napalm Records 2005

 

Durée

: 66', 09 titres

 

Site

: www.vesania.pl

 


Chronique :

A voir la biographie de ce groupe, il est déjà tentant de croire à un album de bonne facture. En effet, Vesania, originaire de Pologne, compte parmi ses membres Orion, ancien bassiste de Behemoth et bassiste actuel de Neolithic, et Daray, batteur de Vader et Neolithic. Deux grands noms du métal polonais. Il y a ensuite ce premier album, Firefrost Arcanum, paru en 2003, premier qui laissait augurer du meilleur.
Pour cette nouvelle production, la recette est restée la même, à savoir un black métal au son true (tout en écoutant sans exploser sa chaîne au fond de la grotte dans laquelle le misanthrope que l’on est s’est terré pour profiter du dernier Nargaroth et autre Blut Aus Nord) à forte consonance symphonique, rappelant le défunt Limbonic Art. Mais là où la déception se fait sentir, c’est lorsque, après quelques écoutes, l’on se rend compte qu’aucune réelle évolution n’a eu lieu dans la musique de Vesania. Pas que l’on leur demande de virer totalement de bord, mais n’aurait-il pas été possible d’oser davantage sans s’éloigner de l’essence que le groupe veut faire sortir de sa musique ? Je doute fort que se ne soit pas possible. Mis à part ce point noir (qui pour moi est plutôt important…), les compositions de ce God the Lux sont loin d’être mauvaises, bien au contraire, mais reste ce problème de l’évolution.
En bref, un bon album de true black qui nous rappellera l’époque où sévissait Limbonic Art mais qui ne provoquera aucune révolution. Un album à réserver au plus puristes des « blackeux »

Chronique par Ronan

 

 

Wizard - Magic Circle    (15/20) (True Power Speed Métal) 

Distribution

: Limb Music Production 2005

 

Durée

: 59', 12 titres

 

Site

: www.legion-of-doom.de

 


Chronique :

Preux Chevaliers, entendez l’appel du Metal et prenez vos épées en main !! Avec Wizard nous avons droit à un True Heavy Speed de très bonne facture !! Fans de Manowar, Gamma Ray, Paragon.. Soyez les bienvenus dans l’univers  de cet album !! Car le groupe mélange un peu toutes ces influences à la fois, rien de très original mais de l’efficace, sans concession, c’est (presque) que du bonheur.

Rentrons donc dans le vif du sujet : musicalement parlant, c’est rapide, rythmiques acérées, solos endiablés, double pédale omni présente (mais batterie très « classique » pour le genre), voix tantôt aigüe et criarde tantôt tranchante, voilée/chantée ou carrément death (sur certains passages de Fire And Blood par exemple) Wizard ne fait pas dans la dentelle. Avec des compos enragées et foudroyantes telles que The Magic Goes On, Metal, Fire And Blood, qui sont tout simplement des petites perles dans le genre. Par contre, j’ai trouvé une certaine ressemblance avec les titres rapides, ce qui est un peu regrettable, ils restent clairement trop dans la même veine, ce qui est un peu lassant à la longue. D’ailleurs le point noir de cet album à mon sens, c’est sûrement le côté répétitif de la chose. Heureusement, certains morceaux plus mid tempos voire carrément ballades font leur apparition au fil de l’album et nous emmènent sur d’autres contrées, comme pour casser un rythme certain, même si ça reste dans le même esprit dans l’ensemble, comme avec On Your Knees, Warriors Of The Night (qui m’a fait pensé aux influences Hammerfall) ou encore Don’t say Goodbye, ou l’on sent nettement les influences à la Manowar ( au niveau des paroles ça dépasse presque les clichés de la bande à Joey Demaio c’est pour dire)

Malgré tout, on ne peut pas s’empêcher d’apprécier cette efficacité permanente, c’est souvent rapide, très carré, les ballades sont remplies d’émotion, avec une bonne prod. Certes, l’esprit True pourra en rebuter plus d’un, c’est sûr, mais moi personnellement ça me plaît beaucoup donc je ne peux qu’apprécier ce groupe.

Raise your weapons, brothers !!

Chronique par Flod

 

 

Black Majesty - Silent Company    (13.5/20) (Melodic Power Métal) 

Distribution

: Limb Music Production 2005

 

Durée

: 46', 09 titres

 

Site

: www.blackmajesty.com

 


Chronique :

Deuxième album pour ce groupe Australien, et on ne peut pas vraiment ici parler d’originalité... En effet, les titres qui forment cet album sont souvent fortement inspirés True Heavy Metal à la Hammerfall et consorts…

Cela se ressent surtout au niveau des guitares, et des mélodies vocales de la part de John Cavalière. Même si on sent que certains efforts ont été faits, notamment dans certains passages instrumentaux assez puissants comme sur la pièce Never Surrender, dans l’ensemble de cet opus, on ne peut tout de même que déplorer un manque évident d’originalité, ce qui est assez gênant, - en ce qui me concerne en tout cas - . Bon après c’est sûr, si vous aimez le style, ce manque de personnalité et de caractère ne vous embêtera peut-être pas plus que cela, car malgré tout on a droit à des morceaux de bonne facture, avec des tempos élevés (Dragon Reborn), des mélodies guitaristiques envoûtantes (Better Way To Die) des performances vocales intéressantes sur à peu près tous les morceaux de l’album, petit bémol cependant niveau batterie, sans être détestable je pense sincèrement que le jeu est trop conventionnel.

Pour conclure, je dirais qu’il aurait vraiment fallu un peu plus s’écarter de la banalité et de l’ordinaire pour que je sois totalement convaincu par ce « Silent Company ».

Chronique par Flod

 

 

Battlelore - Third Age Of The Sun    (14/20) (Heavy Tolkienien) 

Distribution

: Napalm Records 2005

 

Durée

: 49', 13 titres

 

Site

: www.battlelore.net

 


Chronique :

BATTLELORE est un cas vraiment à part sur la scène metal finlandaise. On peut les considérer comme le penchant heavy de ce que représente Summoning pour le black-metal. C'est-à-dire un groupe obsédé par la trilogie de Tolkien, le seigneur des anneaux évidemment! On a donc affaire ici à un power-metal épique, qui n'a pas grand chose à voir avec les groupes de metal symphonique habituels. On a plutôt affaire ici à un metal sombre, aux ambiances intimistes qui vous plonge vraiment dans la terre du milieu...Voici donc leur 3e album, après '...where the sadows lie' en 2002, et 'sword's song' en 2003.

Dès l'intro, murmurée en elfique, le ton est donné ! Puis 'storm of the blades' débarque pour vous scotcher avec sa grosse rythmique et le chant très death de Tomi Mykkanen, contrebalancé par la voix douce et sublime de la demoiselle de service, Kaisa Jouhki. C'est d'ailleurs assez marrant à la première écoute, car on a vraiment l'impression d'écouter un duo entre un orc et une elfe... D'ailleurs, sur la longueur du disque, on peut remarquer que la chanteuse semble prendre plus d'importance que son ogre de camarade, ce qui en fait une ambiance particulière. Certes, le concept chant rugueux/ chant féminin a déjà été plus que usité, mais là où s'en sort BATTLELORE, c'est qu'ici tout est question d'ambiance. Et même si, comparé aux oeuvres précédentes du groupe, le tempo a été ralenti pour laisser plus de place aux ambiances à la flûte et au chant féminin, 'third age of the sun' reste fidèle à la ligne de conduite que semblait s'être fixé le groupe. Coller au plus près à l'image de l’œuvre créée par Tolkien.

En conclusion, si vous cherchez un groupe qui ne cherche pas à faire du metal grandiloquent, mais qui laisse une grande place aux ambiances, qui vous rappelleront à coup sûr la quête de l'anneau, réalisée avec génie par un certain Peter Jackson, ce nouvel album des finnois est fait pour vous !

Chronique par =Totof=

 

 

Xandria - India    (17/20) (Métal Gothique et Symphonique) 

Distribution

: Drakkar Records 2005

 

Durée

: 51', 12 titres

 

Site

: www.xandria.de

 


Chronique :

Voici revenir XANDRIA, groupe allemand de metal gothique à chanteuse, pour faire court. Après 'Kill The Sun' en 2003 et 'Ravenheart' en 2004, les voici avec une nouvelle offrande, qui marquera à coup sûr la carrière du groupe. Car il faut bien l'avouer, les groupes pullulent dans le genre, et pour se faire remarquer, il faut ce je ne sais quoi qui fait que... Et nul doute que le groupe de la belle rousse (ben oui, y'a pas que Simone Simons d'Epica ! ) saura montrer qu'il n'est pas qu'un suiveur.

Tout d'abord, le groupe a vu les choses en grand, en engageant l'orchestre philharmonique germanique de Babelsberg. Celui-ci a notamment travaillé pour Rammstein et la bande originale de 'La Liste De Schindler' de Steven Spielberg. Avouez qu'il y a pire comme référence, non ? Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, c'est toujours José Alvarez-Brill aux manettes.

La chose que l'on remarque à la première écoute, c'est que le groupe a décidé de délaisser le metal gothique qu'il pratiquait jusque-là pour s'orienter pour un style beaucoup plus catchy et symphonique. Et autant dire que ça marche plutôt bien. Dès l'intro très orientales de 'India', on se dit que Within Temptation a des questions à se poser, car le groupe de la petite Lisa semble avoir bien assimilé les ficelles du genre, avec beaucoup plus de guitares que ce dernier d'ailleurs ! Bon d'accord, c'est sûrement très opportuniste de se lancer dans le genre, mais bon, tant que la musique est bonne...

On enchaîne ensuite avec ce qui est sans aucun doute le hit-single parfait, 'Now & Forever', pour partir avec 'In Love With The Darkness' qui aurait eu une place de choix sur un certain 'The Silent Force'... 'Fight Me' est quant à lui un des titres les plus punchy avec sa grosse rythmique et son clin d'oeil au néo-metal en plein milieu, excellent ! 'Black & Silver' débarque avec sa mélodie orientale, qui laisse une grande place aux talents de la belle. D'ailleurs, Lisa Schaphaus semble avoir énormémment progressé au niveau vocal et semble bien plus à l'aise dans le style pratiqué ici.

Alors que dire de ce 3e album de XANDRIA, au final ? Certes les détracteurs pourront toujours dire que les allemands ne font que suivre, mais bon, il faut bien avouer qu'ils le font bien! Un très bon choix pour les fans du genre en tout cas!

Chronique par =Totof=

 

 

Ram-Zet - Intra    (17/20) (Weird Dark-Métal) 

Distribution

: Tuba/Tabu records 2005

 

Durée

: 53', 09 titres

 

Site

: www.ram-zet.com

 


Chronique :

Combien de fois nous arrive-t-il, au moment de rédiger une chro de se demander ce qu'on va bien pouvoir en dire, car il faut bien l'avouer, les groupes originaux et novateurs ne sont pas légion... Et quand on a la chance de tomber sur un ovni comme celui que j'ai entre les mains, il est clair que l'on ne peut passer son tour !

Malgré des années de metal entre les oreilles, j'ai rarement écouté un groupe pareil, car RAM-ZET n'a vraiment rien de commun avec ce que l'on a pu écouté jusque-là. Il semble bien qu'il s'agisse d'un groupe qui n'a pas de limite...

Voici donc un groupe, assez peu connu pour l'instant, mais qui mérite vraiment votre attention. Oubliez les styles inhérents du metal qui ont souvent trop tendance à enfermer les groupes dans des cloisons étanches. Car RAM-ZET, à l'instar d'un System Of A Down, est un groupe complètement schizo, bien que plus heavy et radical que SOAD. Le terme de 'weird dark-metal', comme on a pu le voir dans certains medias n'est alors pas usurpé !

Donc voici 'intra', 3ème oeuvre après 'pure therapy' en 2000, et 'escape' en 2002. mais que dire de leur musique ? Eh bien simplement que ça peut partir en vrille en quelques secondes. Ça peut commencer par du pur death/black, enchaîné en plein milieu par un passage malsain au violon, pour se finir de manière electro ou gothique. Et tout cela sans compter les passages hurlés du sieur Zet, typiquement black-metal, enchaîné par le chant angélique de Sfinx, qui renforce le coté malsain du groupe.

Perso, j'ai découvert RAM-ZET avec ce 3ème album, et je ne m'en suis pas complètement remis. Mais attention, 'intra' fait partie de ces disques dans lesquels on arrive à entrer complètement qu'après  plusieurs écoutes, et c'est là qu'on discerne la folie de ce combo.

A l'heure où la plupart des  jeunes groupes ne font que se copier entre eux, voici bien un qui mérite votre attention, même si vous risquez de ne pas en sortir indemne...

Chronique par =Totof=

 

 

Nuclear Assault - Third World Genocide    (13/20) (Thrash Métal) 

Distribution

: SPV - Steamhammer 2005

 

Durée

: 40', 13 titres

 

Site

: www.nuclearassault.us

 


Chronique :

Et un revenant, un ! La dernière fois que j'ai dû écouter ce groupe, c'était à l'époque de 'Handle With Care', en 1989 il me semble... Ca nous rajeunit pas tout ça !

Donc voici revenir la bande à Dan Lilker et John Connelly, revenir avec un nouvel effort studio, après un live sorti il y a quelques temps...

Ce qui est bien et bizarre à la fois, c'est qu'on semble être en terrain déjà connu, puisque rien ne semble avoir changé vraiment. Un peu surprenant quand même, quand on n’a pas écouté un skeud du groupe depuis 15 ans !

Et comme rien ne change jamais, le combo new-yorkais fait toujours du thrash-metal avec des tendances hardcore, comme à la bonne époque. N'oublions pas que le bassiste Dan Lilker a fait partie d'Anthrax et de SOD... Le chant atypique, très criard et aigu de John Connelly, est toujours le même,et il faut bien l'avouer, assez rebutant pour certains. Mais ça fait partie de la marque de fabrique du groupe !

Mais bon, pour les jeunes qui s'attendent à un cd de thrash-metal old-school, voilà un cd qui risque d'être assez déroutant, c'est le moins qu'on puisse dire ! Car le groupe fait ce qu'il a envie, et part dans des délires assez particuliers !

On peut passer de purs morceaux thrash-metal (third world genocide, price of freedom) à un morceau punk (whine & cheese), en passant par de la country (long haired asshole), pour finir par le très bon 'Glenn's song', heavy à souhait.

Alors il est clair que Nuclear Assault ne sort peut-être pas ici son meilleur disque, mais fait son truc sans trop se prendre la tête,et nous remémorre ce qu'était la scène extrême new-yokaise des nineties. Ça rappellera en tout cas de bons souvenirs aux plus anciens...

Chronique par =Totof=

 

 

Freedom Call - The Circle Of Life    (15/20) (Heavy Métal) 

Distribution

: SPV - Steamhammer 2005

 

Durée

: 50', 15 titres

 

Site

: www.freedom-call.net

 


Chronique :

Que de chemin parcouru depuis 1999 pour ce groupe qui n'était qu'un passe-temps pour Dan Zimmermann, connu pour être avant tout le batteur de GammaRay. Voici donc revenir FREEDOM CALL avec un 4e album studio, après un double-live Live Invasion, sorti l'an passé... Mais bon, il faut bien l'avouer, tout le monde n'a pas le talent d'un Kai Hansen, et Eternity ne semblait pas spécialement inspiré, un album de heavy metal parmi d'autres, en somme !

Le groupe allemand avait-il déjà montré tout ce qu'il savait faire? Etait-il capable de se renouveler ou allait-il finir comme tout ces groupes qui sont classés vulgairement dans ce qu'on appelle le true metal? (qui a parlé de Hammerfall???...)

Nul doute qu'à l'écoute de 'Mother Earth' le 1er titre, on sent que le groupe s'est remis en question, a mis la double-pédale de côté, et a misé sur du mid-tempo, et ces hymnes comme seuls les grands groupes de heavy metal savent en faire. Le doute n'est plus permis à l'écoute de 'Carry On', avec ce refrain qui n'est pas sans rappeler le groupe d'origine de Zimmermann... Il est clair qu'en live, ça va être quelque chose !

Il y a vraiment une fraîcheur sur ce disque, ce heavy metal sautillant, que semble avoir retrouvé le combo en ralentissant le rythme, et où le clavier y a vraiment sa place. Mais bon, ne vous inquiétez pas pour autant, ça peut toujours partir dans un heavy speedé comme le prouve 'Hunting High & Low'... Mais perso,c'est plutôt le côté festif et joyeux qui m'a vraiment plu dans ce The Circle Of Life, comme l'entêtant 'Starlight' ou le non moins excellent 'Kings & Queens'.

Contrairement à beaucoup d'autres groupes du genre, Freedom Call prouve qu'on peut faire du heavy-metal et arriver à se renouveler, ce qui est vraiment le cas sur cette nouvelle galette ! Si vous cherchez un bon album de heavy pas prise de tête pour l'été , jetez-vous dessus, vous ne devriez pas le regretter!

Chronique par =Totof=

 

 

Axenstar - The Inquisition    (12/20) (Heavy Mélodique) 

Distribution

: Arise Records 2005

 

Durée

: 38', 08 titres

 

Site

: www.axenstar.com

 


Chronique :

Voici donc revenir nos petits suédois pour un 3ème opus, après l'excellent 'Far From Heaven', sorti il y a 2 ans. C'est d'ailleurs avec ce dernier que j'avais découvert le groupe...  'perpetual twilight' leur 1er effort étant passé assez inaperçu...Pour situer, Axenstar donne dans le heavy/speed mélodique, genre glorifié par Stratovarius et autres Sonata Arctica. Ça commence plutôt bien avec une  belle pochette, déjà un bon signe... Combien de groupes n'ont pas attirés l'oeil du client avec une pochette hideuse, hein ?

Ça démarrre d'ailleurs plutôt bien avec  'The Fallen One', titre speed mélodique par excellence ! Suivi par 'Under Black Wings' et 'Salvation', 2 morceaux qui sont dans la pure lignée du style. Et c'est bien là le problème... Je m'explique!

Autant leur album précédent m'avait bien plu, en apportant un je ne sais quoi de raffraîchissant, 'The Inquisition’ semble se résumer à ses 3 premiers morceaux, qui auraient pu se retrouver en bonus sur un maxi de Sonata Arctica, c'est dire. En écoutant un morceau comme 'Inside your mind', on a l'impression de poser une oreille sur quelque chose que l'on a déjà écouté des centaines de fois, ce qui n'apporte pas grand chose, avouons-le...

On a vraiment l'impression que le groupe ne s'est pas trop foulé, et que tous les morceaux sont calibrés de la même façon, et qu'au final il n'en reste pas grand chose. C'est d'autant plus dommage que je suis persuadé qu'Axenstar pouvait nous offrir quelque chose de bien plus abouti, d'où ma déception ! Et ça semble se confirmer en ne proposant qu'un total de 8 morceaux et moins de 40 minutes de musique.

Au final, si vous cherchez un petit album de metal mélodique pour aller à la plage cet été, voilà un album plutôt bien choisi. Bien qu'assez décevant, ce 3ème disque des suédois est loin d'être mauvais, mais en attendant le prochain disque de Tony Kakko et sa bande, il fera parfaitement l'affaire !

Chronique par =Totof=

 

 

Allen/Lande - The Battle    (17/20) (Hard Rock Mélodique) 

Distribution

: Frontiers Records 2005

 

Durée

: 61', 12 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Dire que j'attendais ce disque est un doux euphémisme!

Quel fan de métal ne serait pas impatient de voir 2 des plus belles voix réunies sur un seul et même projet ? Moi, je l'étais, sans aucun doute ! Mais un doute planait... le titre même du disque : 'the battle' ! Les 2 vocalistes allaient-ils se tirer la bourre à qui serait le plus fort ? Avouez que ça aurait fait un beau gâchis, non ? On avait déjà vu ça plus d'une fois par le passé... c'est du moins l'impression donnée par la pochette, montrant 2 mastodontes prêts à se rentrer dedans ! Alors qu'en est-il, finalement ? C'est ce que nous allons voir dans les prochaines lignes...

Que font 2 chanteurs metal réputés quand ils se rencontrent ? Ils font un album, bien évidemment ! Et quand il s'agit de l'américain RUSSELL ALLEN (Symphony x) et du norvégien JORN LANDE (Ark, Masterplan, entre autres...), inutile de dire que le projet sera attendu au tournant ! Et pour réussir une telle entreprise, les voix ne suffisent pas ! Mais lorsqu'ils s'entourent de ANDERS THEANDER (Pain Of Salvation, Last tribe) à la production, et de MAGNUS KARLSSON (Midnight Sun, Starbreaker, Last Tribe) aux guitares, c'est plutôt un bon début, non ?

Dès les premières notes de piano sur l'intro de 'another battle', on sent qu'il va se passer quelque chose ! Puis finalement la section rythmique débarque, suivie de la première ligne de chant du chanteur nordique, accompagné de près par l'américain, pour enfin aboutir à un solo de Magnus, digne d'un certain Michael Romeo...Ouah, quelle baffe, mes enfants !

'Hunter's Night', 'Wish For a Miracle' ou encore 'Truth Of Our Time', avec leurs refrains qui vous rentrent dans la tête sont du même accabit, et on peut d'ores et déjà dire que l'on a affaire ici à un chef d'oeuvre du hard-rock mélodique, peut-être même le meilleur de l'année !

Et ce n'est pas la superbe ballade 'Reach a Little Longer' qui va atténuer la qualité de ce disque, bien au contraire ! Un grand, un TRES grand disque de hard-rock, tout simplement !!

Chronique par =Totof=

 

 

After All - The Vermin Breed    (12/20) (Thrash Métal) 

Distribution

: Dockyard1/Wagram 2005

 

Durée

: 43', 09 titres

 

Site

: www.afterall.be

 


Chronique :

Le nom de ce groupe ne vous dit sûrement pas grand chose, tout comme moi jusque là. Commençons par une p'tite présentation rapide...

AFTER ALL a déjà le mérite d'être original sans le vouloir... Voici un groupe qui nous vient de Belgique ! Ce n'est pas non plus un combo de débutants, car il existe depuis 1992 et sort donc son 5ème album. Au niveau scénique, il semble aussi plutôt expérimenté, puisqu’il a ouvert pour des groupes comme Anthrax, Therion ou encore Saxon. Un bon cv, c'est toujours bon pour la promo...

Alors qu'en est-il après écoute ? C'est un avis à chaud que je m'empresse de donner!

Dès les premières notes de 'Forgotten', le doute n'est plus permis ! Il s'agit, sans aucun doute possible, d'un thrash-metal assez old-school, pouvant rappeler aux plus anciens la grande époque de la scène de la Bay-Area. Autant vous le dire de suite, si vous cherchez à tout prix un groupe original, passez votre chemin! AFTER ALL n'a que faire du fashion-metal, ici point de néo ou metalcore, les influences sont bien plus... metalliques !

Sans aucun doute, nos amis belges ont beaucoup écouté Metallica, Slayer ou Testament durant leur adolescence. En poursuivant l'écoute du cd avec des titres comme 'Maze Of Being', 'The Insufferable' ou encore 'Unnamed Sorrow', on se dit que le groupe connaît son truc, et c'est bien là que le bas blesse!

Malgré l'intervention du producteur HARRIS JOHNS ( Kreator, Helloween, ...), 'the vermin breed' risque de ne pas rester dans les mémoires très longtemps, notamment à cause de son manque d'originalité. Car même après plusieurs écoutes, même si le disque est très agréable à écouter, aucun titre ne se détache vraiment de la masse...

Au final, que manque-t-il aussi bien au groupe qu'à son cd ? De l'originalité, sans aucun doute ! Mais bon, si vous cherchez un bon cd de thrash à vous mettre entre les oreilles pour l'été, ce 'the vermin breed' fera parfaitement l'affaire, sans aucun doute...en attendant les grosses pointures de la rentrée!

Chronique par =Totof=

 

 

Dylath Leen - Insecure    (18/20) (Thrash/Death Mélodique) 

Distribution

: Thundering Records 2005

 

Durée

: 43', 11 titres

 

Site

: www.dylath-leen.tk

 


Chronique :

DYLATH-LEEN, nouveau (enfin pas tant que ça) sur la déjà talentueuse scène française. Alors si ce nom ne vous dit rien, vous feriez mieux de le garder en tête car DYLATH-LEEN arrive en position de force avec son album Insecure. Tout d’abord le groupe est assez atypique de part son line-up et notamment par la présence d’une femme au poste de guitariste/vocaliste. Mais il l’est aussi par sa musique. En effet DYLATH-LEEN nous propose un metal extrême à la fois puissant et mélodique. La musique présente plusieurs facettes : d’un coté un thrash/death rentre-dedans et très efficace qui ravira les amateurs du genre. Là où D-L innove, c’est par l’alternance des vocaux d’Igor et de Kathy. Ainsi le chanteur évolue dans un registre death très guttural et la demoiselle alterne les voix claires envoûtantes, les vocaux death qui feraient pâlir certains et enfin les cris plus typiques du black-metal. Les riffs suivent, c’est-à-dire que l’on passe du thrash au death en passant par le black. Ajoutez à cela quelques nappes de clavier pour faire respirer l’ensemble. D’un autre côté les compos sont très mélodiques voire atmosphériques, notamment sur « My forever shades », ballade acoustique aux sonorités égyptiennes que ne renierait pas NILE, sur laquelle Kathy chantonne, mettant en valeur son organe. Ou encore sur « Blood is thicker than water » et son passage alliant arpèges de guitare, piano et voix claire. Des harmoniques font aussi leur apparition à l’instar d’un MACHINE HEAD des débuts. Tout au long de l’album, grâce à la production en béton signée Stéphane Buriez, on entend la basse claquer, proposant un jeu groovy qui renforce l’originalité des compos. Enfin, la batterie n’est pas en reste car elle aussi sonne très bien. Bertrand alterne brillamment parties rapides, blast-beats, mid-tempos et breaks puissants. En résumé, un album que vous devez absolument posséder pour recevoir une claque dont vous vous souviendrez…

Chronique par Trucid

 

 

Grazed - Laughing To Death EP    (15/20) (Thrash/Death) 

Distribution

: AAA Production 2005

 

Durée

: 23', 06 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

GRAZED est un groupe existant depuis quelques années qui confirme une fois de plus que la scène extrême française se porte bien. Laughing to death est la deuxième sortie officielle du combo de Nîmes après leur premier album  Every end sorti en 2000.

Le groupe pratique un thrash/death énergique et extrêmement bien foutu. On peut y trouver diverses influences comme le death de Goteborg, ou d’autres lorgnant vers les states et les combos old-school fondateurs du death. Fabien et Julien (aidés par Thierry sur les trois derniers titres) maîtrisent parfaitement la six cordes et se font plaisir sur ce disque. Pour preuve les solos de julien assez techniques et très bien exécutés. L’ensemble des riffs est particulièrement plaisant à écouter, sans être trop simples ils réussissent à créer une ambiance assez cool et on sent que le trio s’amuse en jouant ces titres. Le quatrième titre nous dévoile des sonorités plus sombres avec son riffs d’intro plutôt black-metal.

Comme je l’ai dit plus haut, la musique de GRAZED est très sympa à écouter, car les zicos n’oublient pas un ingrédient essentiel en musique : le groove. En effet ici on entend la basse claquer, c’est assez rare pour être souligné, qui soutient les riffs pour accentuer le côté heavy des compos.

Le seul reproche que l’on pourrait faire sur ce MCD c’est l’utilisation d’une boîte à rythme sur trois titres. On sent la différence avec un vrai batteur mais cela n’affectera pas trop l’écoute de ce disque car elle est relativement bien programmée. Les blast-beats alternent avec des tempos plus lents et le tout est très bien équilibré. Cet EP se termine sur une magnifique ballade semi-acoustique chantée en voix claire (complètement à l’opposé de la voix death des deux premiers titres et de l’autres hurlée utilisée sur le reste du MCD) qui fait penser à celles de frères Loez de SUP/Supuration.

Le son contribue aussi à l’harmonisation des compos, les grattent sonnent un peu à la façon de DISMEMBER sur l’album death metal.

En résumé un bon EP à posséder si vous êtes amateur du genre.

Chronique par Yann549

 

 

Valume Nob - The Most High    (09/20) (Hardcore heavy Punk) 

Distribution

: Crash Music 2005

 

Durée

: 14', 06 titres

 

Site

: www.valumenob.com

 


Chronique :

Valume Nob… Hum… Bon… Voyons voir !!…

Première piste «  Pleasant Memories »: D’entrée, une intro chiante, le morceau se fait attendre pendant plus d’1 minute 30 avec des espèces de voix de moines bouddhistes… Bon c’est moi qui vais finir par bouder si la musique commence pas maintenant hum.. Ah, ça y’est les guitares arrivent et les toms du batteur sont là… Ca commence… Son très moyen, assez brouillon je trouve. Technicité de l’ensemble des musiciens assez moyenne, qui ne révolutionne rien, ça reste dans la norme, et encore… Voix très irritante à mon goût, qui me donne tout de suite envie de passer à la piste suivante, en espérant que ce soit meilleur (j’ai quand même fais l’effort d’écouter en entier !!). Seconde piste : « Becoming A Man ». Mêmes remarques, on s’ennuie ferme (je reste gentil) aucune originalité, chanson trop courte, on dirait un jam pour déconner, sérieux ils ont mis ça sur CD ? Passons. Troisième titre, « Together As One » les gars le font exprès ou quoi ? C’est la débandade, la débâcle, le morceau ressemble a deux gouttes d’eaux à la piste précédente, et pour du « hardcore » c’est même plutôt mou dans l’ensemble. Quatrième titre, « Boots » là on atteint le summum de l’irritant et de la caricature, les beuglements et les mélodies chantées qui en ressortent me donnent envie de me taper la tête contre les murs encore plus que les autres titres, c’est insupportable pour moi à ce niveau. Viennent ensuite deux titres bonus (en live idée sympathique au demeurant) et on aurait pu peut-être s’attendre à quelque chose de plus dynamique.. ? Et bien non, c’est toujours pareil, on dirait les chansons du CD, ça reste très moyen, passable.. On en redemande PAS, le rendu est plus qu’amateur, les morceaux ne dépassent pas les 3 minutes 15 (3:13, 1:43, 1:40, 3:13, 2:28, 2:26) mais finalement j’ai pensé après coup que ce n’était pas plus mal pour mes oreilles et sûrement les vôtres.

Les mecs de Valume Nob sont sûrement dans leur trip j’en conviens, ils doivent s’amuser j’en doute pas, mais pour ma part et ça reste personnel bien entendu, ce « The Most High » est à oublier (et surtout à éviter) de toute urgence. A vous de juger.

Chronique par Flod

 

 

Tony Iommi & Glenn Hughes - Fused    (16/20) (Hard Rock) 

Distribution

: Castle Rock/Sanctuary Record 2005

 

Durée

: 49', 10 titres

 

Site

: www.iommi.com

 


Chronique :

Prenez un guitariste mythique tel que Tony Iommi (Black Sabbath) et une voix légendaire tel que Glenn Hughes (Ex-Deep Purple notament) et vous obtiendrez Fused un cocktail de 2 grands nom du Hard-Rock.

Outre la renommée de ces deux là intéressons-nous au contenu. Du riff en veux-tu, en voilà. Les premières notes de « Dopamine » montre que l’on a affaire à du gros. Mélangeant gros son, heavy, et vieux rock des 80’s, ce cd nous offre de quoi nous extasier de longs moments. On se retrouve avec du rock lourd et planant alternant mélodies et tonicité. Le tout saupoudré de solos dignes de notre ami Iommi. La voix de Hughes est magistral et peut monter très haut comme dans le morceau « Waste again ». Les chansons dépassent quasiment toute les 4min, et ce n’est pourtant pas la monotonie qui règne sur cet album, on retrouve de très bon changement de rythmes structurant à merveille les chansons et créant une certaine variation dans les compos. On commence avec une ballade, puis dans les 2 minutes qui suivent on se prend du gros riff dans la gueule, ce qui n’est pas pour déplaire !

Le tout fait cependant parfois penser à du Soundgarden, mais du Soundgarden puissance 1000, cela dit ! Et cela ne se retrouve pas dans toute les compos, bien que des fois cela peut aussi ressembler à du Dream Theater.

Alors bon on chipote on chipote mais cela reste un très bon cd qui ravira tout le monde. Ce duo est très prometteur et on attend plus qu’un seul album, car l’association marche à merveille. Il manquerait plus que John Paul Jones à la basse et Dave Lombardo à la batterie pour créer la Dream Team. Tous les morceaux valent le détour mais des titres comme Dopamine, Waste Again ou Grace resteront parmi les meilleurs.

Chronique par Buzz

 

 

Rhapsody - The Magic Of The Wizard's Dream EP    (10/20) (Metal Symphonique) 

Distribution

: SPV 2005

 

Durée

: 30', 05 titres

 

Site

: www.mightyrhapsody.com

 


Chronique :

RHAPSODY, un groupe atypique dans le petit monde du métal, ça ne fait aucun doute ! Il n'y a guère d'avis neutre sur le sujet. Car le 'hollywood metal' des italiens (ou metal très symphonique...) ne laisse personne indifférent...

Après 'Symphony Of Enchanted lands 2', voici venir le ep 'The Magic Of The Wizard's Dream'. Au moins, cette fois on sait à quoi s'attendre, tellement le groupe a parlé de son travail avec Christopher Lee... Car il est clair qu'il faut rentabiliser le cachet qu'a dû demander Saroumane (ou Dracula...) pour participer à l'aventure. Nous voici donc avec un 'Magic Of The Wizard's Dream', que l'on va retrouver tout au long de cet ep, en 6 versions (anglais, italien, français, allemand, orchestrale et album), agrémenté de 'Autumn twilight' (extrait de SOEL 2), et d'un inédit en italien 'Lo Specchio D'argento', très moyen-ageux et d'une qualité discutable... Alors certes, la voix de l'acteur anglais, sombre et puissante à souhait, donne du piquant, mais de là à nous faire 6 fois le même morceau, faut pas déconner non plus! Quand, en plus, dans la version française, on ne comprend pas grand chose, ça vous en dit un peu plus sur l'objet... Une galette à réserver aux fans ultimes... et encore!!

Chronique par =Totof=

 

 

Tartharia - Abstract Nation    (17/20) (Epic Dark Metal) 

Distribution

: Crash Music 2005

 

Durée

: 30', 09 titres

 

Site

: -

 


Chronique :

Créée en Novembre 2002, dans la Ville des Lumières (Sankt Petersburg !!), ce combo Slave (finlandais et Russe) nous à offert courant d’année 2003, un premier mcd, bien en dessous des attentes de la presse spécialisée et passant au final relativement inaperçue, en Europe occidentale. Pourtant tout était fait pour nous faire espérer du meilleur. Notamment la production de qualité confiée à Monsieur Anssi Kippo (Astia studio). Si le nom du bonhomme ne vous dit rien pensez à des groupes comme Impaled Nazarene, ou C.O.B et vous comprendrez mieux le label de qualité… Devant ce relatif échec, il était donc évident de s’attabler à cette chronique avec la même envie « qu’un kosovare prenant le train de la mort pour passer des vacances prolongées dans les goulag Sibérien » (merci Mr Poutine !!) . Je m’arme donc de courage et m’attarde sur la question Tartharia. Après une petite intro épique au clavier sentant le déjà vu mais procurant son petit effet, les hostilités commencent. « PAF » là on peut dire que je prends une grosse claque. L’ensemble est carré, violent et rappelle le frisson du calme avant l’effusion de sang sur le champ de bataille. Guitare et batterie sont puissantes et savamment dosées. La voix black à la Mithotyn de Tahvo "Audry" Kenonen  n’hésite pas à devenir plus lourde offrant à l’ensemble une brutalité guerrière du plus bel effet. La piste 3 intitulée «At every step»  nous offre une intro vivante, et animée par une voix féminine rappelant la complainte guerrière d’une Valkyrie en proie avec les sombres tourments qui animent le combo. Vous l’aurez donc compris, le groupe nous offre une musique Dark, qui offre une ambiance  « battle métal » prenante et enthousiasmante. Apportons à cet ensemble d’éloges une mention spéciale faite au lead guitare, ainsi qu’au batteur (Sam) faisant preuve de réelles qualités artistiques.

Malgré cela et le réel enthousiasme que me procura ce groupe certains défauts sont à noter comme l’aspect répétitif de l’ensemble. Mais surtout l’idée que malgré tout, « d’autres » ont fait mieux et bien avant. Le fan de black épique s’intéressera donc à ce combo, tandis que l’amateur aux goûts moins ciblés se penchera plus vers un mithotyn ou un Turisas.

Chronique par Hettar

 

 

Steve Thorne - Emotional Creatures : Part One    (16/20) (Rock/Folk Progressif) 

Distribution

: Giant Electric Pea 2005

 

Durée

: 52', 11 titres

 

Site

: www.steve-thorne.com

 


Chronique :

Nous voilà en face du 1er album de Steve Thorne, un anglais qui s'est fait "connaître" en se produisant notamment avec Colony Earth ou The Salamander Project et sur la 1ere partie de Jadis pour leur dernière tournée européenne. Le moins que l’on puisse dire c’est que Steve Thorne a su s'entourer de pointures du rock progressif : Martin Orford, John Jowitt et Paul Cook (IQ), Nick D'Virgilio (Spock's Beard), Tony Levin (King Crimson, Peter Gabriel), Gary Chandler, Steve Christey (Jadis), Geoff Downes (Asia, Yes), rien que des invités prestigieux venus participer à la fête !!!

A l'écoute de Emotional Creatures : Part One, on se rend rapidement compte que Steve Thorne n'est pas un bleu dans le monde de la musique et son rock/folk progressif est particulièrement limpide et inspiré. Les textes et les compositions sont de grandes qualités, les mélodies sont simples et efficaces et la voix, point fort, est chargée d’émotions.On sent l’influences des maîtres tels Pink Floyd, Spock’s Beard ou Marillion sans jamais faire de pâles copies. Le style de Steve Thorne est très posé et aérien ; ce qui par conséquent ennuiera les amateurs de sensations fortes. A moins d’être ouvert…

On pensera de suite à Fish sur "Well Outta That" un des meilleurs morceaux de l'album avec ses superbes arrangements et un chant un poil agressif. La ballade "Ten Years" est également superbe où les parties claviers envoûtantes m’ont littéralement transporté, magnifique. La production est splendide, chaque instrument s’exprime à juste mesure. Exemplaire ! Droit, direct, simple d’accès et très agréable à écouter ce "Emotional Creature : Part One" est une jolie découverte que je recommande vivement aux amoureux des mélodies épurées, sensibles et romantiques. Voilà un cd qui va vous offrir de beaux moments… Vivement le Part Two !!

Chronique par Blaise

 

 

Ultra Vomit - Mr Patate    (15.5/20) (Grind Death Délirant Et Fumiste) 

Distribution

: Sacral Production 2005

 

Durée

: 26', 22 titres + Bonus CDROM

 

Site

: www.ultravomit.fr.st

 


Chronique :

Pour bon nombre d’entre vous il est toujours délicat d’appréhender le grind comme un courant métallique sérieux et à part entière. Pourtant la qualité des musiciens tels que nos amis déjantés d’Ultra Vomit pourrait convaincre même le plus perplexe d’entre vous. Certes les thèmes sont tous aussi « con » (n’ayant pas peur des mots) qu’une ode à cap’taine Igloo ou que la genèse du poil pubien, mais comment pourrait-il en être autrement ? L’actualité métal est sombre. Crier sa haine à tout bout de chant est jouissif je dois l’avouer, mais qui serait contre une touche d’humour et de fraîcheur dans se monde désespérément conditionné ? Ultra Vomit et leur opus M. Patate n’est pas sans nous rappeler à quel point le métal est une musique à boire, une musique conviviale, certes extrême et austère pour le non initié, mais jouissive et bon « enfant » pour l’adepte. Il me tenait donc à cœur de chroniquer ce cd. Primo il est de ces albums ayant une puissance musicale intéressante, les instrus sont bien balancés ainsi que les compos courtes mais réussies. Les reprises burlesques sont de bon ton « I like vomit, vomit… ». La production elle reste très correcte surtout pour du grind. En effet cela s’avère plus que nécessaire pour comprendre en une fraction de seconde la trame musicale sur un morceaux court et violent. Le package lui est fort réussi, lourdingue à souhait ce qui ravira les amoureux du genre.

Deuxième raison qui m’incita à la chronique d’un tel cd est l’apport d’un tel groupe français à la scène métal en général. Un peu de fun, et un besoin de ne pas se prendre au sérieux qui selon moi devrait être inculqué a bon nombre de productions actuelles.

Que dire si ce n’est que cet opus m’a conquis. Non content de nous offrir un ensemble de qualité tant sur le plan musical que graphique, Ultra Vomit pousse le bouchon un peu plus loin vers la revendication haut et fort d’un métal sérieux sans l’être, loin de toutes tracasseries métaphysiques. Reste à savoir si le public français suivra…

Chronique par Hettar

 

 

Rob Rock - Holy Hell    (13/20) (Heavy Metal) 

Distribution

: AFM Records 2005

 

Durée

: 46', 10 titres

 

Site

: www.robrock.com

 


Chronique :

ROB ROCK, un célèbre inconnu pour la plupart d'entre nous... Pourtant, le bonhomme est loin d'être un débutant dans le milieu du métal, jugez plutôt!

Il débute sa carrière en 1986, avec le mythique groupe M.A.R.S., une sorte de all-star band en puissance, regoupant rien de moins que le guitariste virtuose Tony MacAlpine, Tommy Aldridge (ozzy osbourne,whitesnake) et Rudy Sarzo (ozzy osbourne, whitesnake). Malgré un album ovationné par la presse, le groupe ne résistera pas au départ de Tommy et Rudy, ayant succombé aux sirènes d'un certain David Coverdale... Mais notre singer ne se démonte pas pour autant, et démontre tour à tour ses talents dans Impelliteri (6 albums quand meme ! ), mais aussi dans Joshua et Axel Rudi Pell, avant de décider de se lancer à corps perdus dans une carrière solo en 2000.

Donc, après un changement de major courant 2004, revoici notre gars et sa troupe débarquer pour un 3e cd en cette année 2005, HOLY HELL. Et comme on fait ce qu'on sait faire de mieux, ici il est question de heavy-metal dans la plus pure tradition. Donc, ce n'est pas là que vous allez voir une révolution musicale, mais si vous appréciez du bon heavy mélodique et péchu, d'un chanteur haut de gamme et de musiciens qui tiennent la route,ce disque devrait vous ravir ! 'Slayers Of Souls' démarre les hostilités, avec une rythmique bétonnée, et nous annonce la couleur... Heavy-Metal rules!!! et que dire de cette voix splendide, qui pourrait enterrer à jamais certains confrères, tant le père Rob maîtrise son chant. Un mélange de puissance et de chant assez porté vers le haut, sans etre trop stressant, comme d'autres... 'First Winds Of The End Of Time', 'Calling Angels' ou encore 'holy hell' nous montre toute l'étendue des talents du groupe, avec des refrains fleurtant avec le métal des années 80, l'essence-meme du style. Perso, il n'y a guère que la mièvre balade 'I'll Be Waiting For You', qui fasse tache dans ce disque. Je la trouve vraiment très moyenne, par rapport au reste du cd. Adepte de métal costaud bien foutu, et donc finalement assez true-metal, ce présent est fait pour vous!!

Chronique par =Totof=

 

 

Malevolent Creation - Retrospective    (14/20) (Death Metal) 

Distribution

: Crash Music 2005

 

Durée

: 68', 15 titres

 

Site

: http://malevolentcreation.cjb.net/

 


Chronique :

Lorsque je reçois Malevolent creation sur mon bureau, un superlatif s’empare tout de suite de moi, « Gros ». Fan de GROS son, d’un bon GROS death qui tâche, avec de GROS rifs et une bonne GROSse voix faisant passer Pavarotti pour une vierge au chant cristallin, ce qui suit devrait te plaire. Lorsque l’on pense death brutal sauce US, on pense bien évidemment aux Cannibales si cher à nos petits cœurs de bourrin, pourtant M.C n’a absolument rien à leur envier. Musicalement proche au niveau « sensationnel » de leurs illustres compatriotes (sensible notamment sur le très brutal Warkult en 2004), le combo dispose toutefois d’un ensemble basse/ batterie, à mon sens beaucoup plus percutant. Ca Blast, ça part dans tous les sens et le moins qu’on puisse dire c’est que l’on en ressort conquis, fatigué et « légumifié » mais conquis… La voix surpasse admirablement les rifs ravageurs et ravagés du « lead Guitar », sans pour autant l’éclipser. L’ensemble est efficace, carré. Ajoutons à cette série d ‘éloges la bonne idée de mettre en intro comme sur la track 3, les hurlements d’un G.I déjanté faisant siffler les balles avec un rire sadique !

Alors bien sûr on peut trouver que la prod’ est en dessous de nos attentes et que l’aspect beaucoup trop linéaire de cette rétro peut entraîner une légère lassitude, mais après tout pourquoi gâcher par de si petits détails un si bon moment de brutalité…

Chronique par Hettar

 

 

Pagan's Mind - Enigmatic : Calling  (16/20) (Power/Prog) 

Distribution

: Limb Music Records 2005

 

Durée

: 75', 11 titres + Videos

 

Site

: www.pagansmind.com

 


Chronique :

Et encore une claque scandinave en cette belle année 2005 !!! Pagan’s Mind nous assène un bon coup de matraque avec leur 3ème album ‘Enigmatic : Calling’ . Mixé au studio Fredman par Fredrik Nordstrom, les norvégiens nous offrent un prog mélodique et plus heavy que leurs 2 albums précédents. Des éléments symphoniques viennent s’intégrer dans cet ensemble et accompagnent un travail ‘guitaristique’ où les riffs sont bien ‘catchy’ et les leads se rapprochent de l’esprit de Steve Vai. Le clavier, quasiment omniprésent mais pas pompeux nous  apporte une touche atmosphérique dans un ensemble technique et bien conçu. Le chant  de Nils K.Rue s’appuie sur des textes qui vous laisseront poser des questions sur l’origine de la race humaine...Ne cherchez pas les réponses, imaginez-les !!!

Pour résumer, un excellent album où la production claire et limpide raviront les fans de prog comme Dream theater, comme les fans de power comme Vanden plas…

Un groupe à voir absolument en live pour se prendre leçon de musique !!!

Chronique par Tems

 

 

Furia - Re-Birth  (16/20) (Heavy Black Symphonique) 

Distribution

: Adipocere 2005

 

Durée

: 18', 04 titres + Videos

 

Site

: http://furia.metal.free.fr

 


Chronique :

FURIA est sans nul doute mon groupe français... avec Misanthrope et Manigance, quand meme!

Donc voici le retour des p'tits gars de Macon, après 2 cds géniaux et un coffret 'la source noire', qui regroupait le remasters de 'à la quête du passé' et du dvd live, enregistré dans leur antre!! Et c'est aussi la dernière participation de leur guitariste Sébastien, parti pour des raisons persos... Donc, en attendant KHEROS, le 3e album qui doit clore la trilogie (les possesseurs du coffret savent de quoi je parle...), voici venir le mcd RE-BIRTH, histoire de nous mettre l'eau à la bouche ! Et personnellement, en tant que fan, je l'attendais de pied ferme  :) Sur les 4 titres proposés sur cette galette, 2 viennent directement du futur album, et 2 autres sont des inédits qui apparaitront seulement sur ce disque. Ça commence d'aileurs très fort avec un 'dogmas fall', qui montre dès les premières secondes la couleur ! Le heavy/black sympho si caractéristique du groupe est toujours aussi jouissif !

Ça continue avec les inédits 'anthem for kheros' et 'coma', chanté uniquement dans la langue de Shakespeare... Le groupe avait annoncé depuis quelques temps vouloir passer la vitesse supérieure, est-ce le signe de ce changement de direction? Perso, ça me perturbe un peu, même si ça ne remet pas le moins du monde leur talent en question. Je pense simplement qu'ils risquent d'y perdre leur identité... et peut-etre une partie de leurs fans! Ça se termine magistralement par un 'evil spells approval',avec un riff d'intro qui me rappelle bizzarement Sepultura... l'autre nouveauté, c'est ce chant clair assez inhabituel pour le groupe. En tout cas, encore un morceau bien rentre-dedans, du pur FURIA, quoi ! Alors que dire finalement de ce prologue? Eh bien,outre le fait que j'ai vraiment un problème pour les lire cds multi (impossible de lire les vidéos!), et la surprise de voir l'anglais si présent, c'est du tout bon !

On ne pourra, en tout cas pas nier que le groupe a encore beaucoup progressé, offre un sacré hors-d'oeuvre à ses fans, et n'a pas à rougir face aux jeunes loups nordiques du genre comme Mors Principium Est et consorts. Soutenez comme il se doit le métal fançais!

Chronique par =Totof=

 

 

Delicatessen - Moment D'Absence     (15/20) (Rock) 

Distribution

: Jerkov Music/Antistatic 2005

 

Durée

: 44', 12 titres

 

Site

: www.delicatessen-band.com

 


Chronique :

Soft Rock, Metal, Noisecore, Jazz, Post-Rock ? Eh bien, Moment d'Absence, c’est un peu de tout ça. Tout se fait cependant avec délicatesse.

Une intro tranquille, suivie d’une post-intro tranquille et enfin Indie… magnifique mélodie, un chant bourré d’émotions. Rien à dire, il fait bon planer…

Et là c’est le réveil ! Que se passe-t-il ? Ca cogne de partout, ça gueule ! Et oui Moment d’Absence c’est aussi une musique funky heavy et complètement folle (notamment pour Georges superlover de l’Istanbul Club).

Bon sérieusement, Delicatessen produit là des chefs d’œuvres de (soft) rock, avec des envolées lyriques et romantiques, sans pour autant partir en pop. Cependant, les parties expérimentales présentent relativement peu d’intérêt. Alors bon, ça peut en amuser certains, mais il s’agit bien des chansons mélodiques que l’on retiendra.

Manque d’inspiration, ou juste une envie de cogner ? On le saura avec leur prochain album. En attendant, Moment d’Absence vaut bien la peine.

Chronique par Dead

 

 

Angel - A Woman's Diary Chapter 1   (11.5/20) (Pop Gothique) 

Distribution

: Black Lotus Records  2005

 

Durée

: 53', 10 titres

 

Site

: www.helena-michaelsen.com

 


Chronique :

Angel est le projet solo de Helena Michaelsen (ex- Trail of Tears). Ne vous attendez pas vraiment à du metal. Il s’agit là d’une sorte de pop gothique : un mélange de soft rock, pop rock, acoustique et une voix… une voix digne d’une chanteuse d’opéra.

Pour pouvoir juger de la qualité de cet album, il faut pouvoir dissocier la musique de la voix. En effet, la qualité musicale laisse plutôt à désirer. C’est très pop :  pour les chansons « hard » de la batterie qui essaye de cogner de la guitare saturée, juste pour être saturée. Pour les chansons « douces » des synthés plutôt niais, et une guitare acoustique inefficace. En général, des mélodies qui manquent d’originalité.

Pour la voix, c’est tout autre chose ! Elle rappelle un peu les anciens Nightwish. Helena Michaelsen a un vrai talent en ce qui concerne le chant, et ce n’est pas à remettre en cause. Il s’agit là d’un chant surtout mélancolique, mais Michaelsen sait aussi faire preuve d’énergie. A noter cependant la très médiocre tentative de chant « electro-evil » de la 9ème piste (« Darkness ») : le maniement des effets est très pauvre et il réduit la belle voix de Michaelsen à quelque chose de banalement moche.

La qualité de chant et le manque d’originalité instrumentale feront de cet album un album facile d’accès, et, comme je l’ai entendu dire quelque part, si cet album était distribué par une boîte de type Sony ou Universal, Angel - A Woman's Diary Chapter 1 figurerait sûrement dans le Top of the Pop.

Chronique par Dead

 

 

Full Screen - Full Screen   (14/20) (Melodic Pop Emo-Rock) 

Distribution

: Overcome 2005

 

Durée

: 34', 10 titres

 

Site

: www.fullscreenrock.com

 


Chronique :

Full Screen est un jeune groupe parisiens officiant dans une sorte d’émo-rock ou plus clairement un mélange de pop, rock et gros son. Ils nous offrent un 1er album intitulé Full Screen (tiens comme le nom du groupe !).

Et dès la première écoute, on sent que cela doit péter sur scène, ce cd révèle beaucoup d’intensité. Avec un son très clean, les Full Screen nous montrent beaucoup de talents. Des titres comme « Shiny landscape » ou « Girls are evil » font partie des meilleurs, et doivent être encore plus impressionnant sur scène.

Mais bien sur l’album revêt quelques problèmes, déjà parce que les paroles sont en Anglais, et que nous sommes ici en France, bien que ce n’est pas un problème seulement chez eux. Les ballades telles que « Word of dream » sont assez ennuyeuses et les paroles tournent principalement sur les filles et la jeunesse ( donnant une pointe de naïveté à ce cd). 

Au final c’est un très bon album que nous offre les Frenchies de Full Screen, ils n’en sont qu’à leur premier essai ( si l’on ne tient pas compte de leurs différents EP) et montre beaucoup de potentiel. En espérant plus de profondeur dans les paroles et en continuant à faire des titres pêchus.

Chronique par Buzz

 

 

Eternal Reign - Forbidden Path   (16/20) (Power Métal) 

Distribution

: LMPMP/SPV 2005

 

Durée

: 48', 11 titres

 

Site

: www.eternal-reign.com

 


Chronique :

Deuxième opus de ce combo teuton et celui-ci s’annonce excellent !!!Une production irréprochable, des compos mélodiques et puissantes, un chant cristallin et idéalement placé sur des rythmiques efficaces et précises, ponctué d’une batterie bien en place sans fioritures C’est un véritable régal !!! Une ambiance générale qui me fait penser à Silent Force, quelque chose « d’américain » se dégage de cet album et tout cela renforce mon opinion sur ce ‘Forbidden Path’ qui mérite une attention toute particulière…Les morceaux s’enchaînent dans une diversité mélodique qui ne laisse en aucun moment la monotonie s’installer. 50 minutes absolument géniales…Si ce groupe arrive à reproduire sur scène ce qu’il fait sur cd , cela promet un concert exceptionnel. ‘Light the light’ , ‘edge of the world’ sont à écouter absolument. Du bon power mélodique de grande classe…

Chronique par TEMS

 

 

Raintime - Tales From Sadness (17.5/20) (Heavy Death Explosif) 

Distribution

: Arise Records 2005

 

Durée

: 41', 08 titres

 

Site

: www.raintime.com

 


Chronique :

Que pouvait donc bien donner ce Tales From Sadness ? Et bien Raintime donne un mélange de heavy/death mélodique tout à fait détonnant !

Un album extrêmement puissant, avec un son ENORME digne des meilleurs prods actuelles de groupes tels que Dark Tranquillity ou In Flames pour ne citer qu’eux !!

Alternants passages Metal mélangés sauce électronique un peu à la In Flames (tiens encore eux ?) sur Reroute To Remain ou encore Soundtrack To Your Escape avec chant death bien senti (mais pas poussé à l’extrême non plus) , tantôt des riffs totalement Heavy (avec le changement de voix qui va avec) et le tout très très bien amené ! Mélodies chantées accrocheuses en voix claires (on pourrait même dire chantée !!) tant qu’en voix gueulée, guitares rythmiques techniques et solos d’enfer, batterie avec double pédale martelée et plans hors du commun, claviers surprenants et très mélodiques, les gars de Raintime ne font pas les choses à moitié et nous emmènent même hors des sentiers battus la plupart du temps grâce à l’efficacité des compos assez surprenantes !!

Que dire de plus, toutes les chansons de cet opus valent leur pesant d’or selon moi, ils nous ont même sorti une ballade ternaire de toute beauté !! Une excellente découverte qui tournera encore pour un moment ici !! Foncez achetez cet album !!

Ps : Comment ça ? C’est le premier véritable album de Raintime ? Ils ont intérêt à assurer sur le deuxième alors parce que là c’est fort !!

Chronique par Flod

 

 

Evergrey - A Night To Remember (Live) (17/20) (Dark Prog Metal) 

Distribution

: Insideout 2005

 

Durée

: 112', 11 + 09 titres

 

Site

: www.evergrey.net

 


Chronique :

Après 5 albums studio et la réédition des 2 premiers albums, les suédois (et oui encore…) se décident enfin à nous offrir un live, qui plus est un double ainsi qu’une version DVD (que je n’ai pas vue… L).

L’album commence…Un bébé pleure, on entend le père noël arriver avec ses grelots, les cordes s’activent et puis c’est la déferlante de Blind qui arrive ! Sur ce, Tom Englund nous envoie un « Good Evening » très éraillé qui laisse présager une voix fatiguée… Que nenni, il est en pleine forme et il est même surprenant d’agilité et de justesse ; je ne me souviens pas avoir entendu une note fausse ou une faiblesse au niveau chant dans cet album.

Ensuite les morceaux s’enchaînent  très efficacement sans blancs et le public réagit très positivement à l’écoute de morceaux tels que « End of Your Days » « Nosferatu » ou encore « Recreation Day »…

La production est excellente, le son est très propre quoique un peu trop « reverbé », mais, me direz vous, c’est ce qui fait les caractéristiques d’un son live…Les guitares sont bien présentes ainsi que les claviers et les nappes de violons. Les chœurs sont ultra efficaces et sont complétés par une (des ? il faudra regarder sur la pochette pour ça ok ?) voix féminine  rapprochent encore plus le live des albums studio et grossissent considérablement le son des refrains.

Le seul véritable reproche qu’on pourrait faire à Evergrey serait le manque de renouveau ; les morceaux ont tendance à se ressembler, beaucoup de tonalités sont identiques, souvent à 12/8 et les lignes vocales sont souvent similaires…Mais les morceaux sont joués avec une telle rigueur qu’on oublie vite ces petits détails…

En conclusion cet album est un must pour les fans d’Evergrey mais aussi un très bon moyen de les découvrir pour ceux qui ne les connaissent pas encore. A compléter bien sur avec le DVD !

Chronique par Leo

 

 

Stratovarius - Stratovarius (16/20) (Heavy Mélodique) 

Distribution

: Sanctuary Records 2005

 

Durée

: 49', 09 titres

 

Site

: www.stratovarius.com

 


Chronique :

Voici donc revenir les précurseurs du métal finlandais. On ne peut nier que sans la bande aux 2 Timo, le métal actuel serait sûrement bien différent, sans aucun doute ! Il est vrai que le groupe a plus fait parler de lui ces derniers mois, à cause des crises psychotiques de son imposant guitariste, plutôt que par sa musique, un comble ! Et comme c'est la mode en ce moment, quoi de mieux pour repartir du bon pied, que de changer de label et surtout un album éponyme ? C'est en tout cas le choix qu'a fait Timo Tolkki, véritable chef d'orchestre de ce nouvel opus. Il semble avoir tout fait de lui-meme, de la composition à la production, c'est dire!

Découvrons donc ce nouvel opus :

ça commence d'ailleurs par l'intro de 'Maniac Dance', intro très space, genre ordinateur bontempi, que l'on pouvait posséder, étant gamin ! Et contrairement à d'habitude, ça ne part pas à 100 à l'heure, c'est plutôt mid-tempo, et j'irais même jusqu'à dire que ça m'a rappelé la grande époque de Scorpions !

STRATOVARIUS, contrairement aux 2 volumes 'Elements' où il avait le cul entre 2 chaises, n'hésite pas à se remettre en question, et proposer quelque chose de différent. Ça continue sur un 'Fight !!!' qu'on aurait bien vu sur 'Episode', c'est dire la qualité du brulot! Rien que jusque là, on sent une fraîcheur, pas perçue depuis longtemps, chez le groupe finnois. Et ce n'est pas 'Carry On' ou 'Back To Madness' (avec son passage splendide avec un chant lyrique masculin ! ) qui me feront changer d'avis ! Sans parler du riff génial de Tolkki sur 'Gypsy In Me', du colossal 'Gotterdammerung (zenith of power)', qui devait au départ s'appeler 'Hitler'...

Ce qui est clair, c'est que certains vont se sentir trahis par ce nouvel opus. Pas de titres vraiment speed, des rythmiques lourdes épurées de tous les lourdesses du métal mélodique, un chant plus heavy de Timo Kotipeltto, ce qui fait que la musique semble plus simple que par le passé. Mais finalement, sur les disques précédents, les meilleurs morceaux n'étaient-ils pas les plus lents ? C'est du moins mon avis! Il est clair que STRATOVARIUS aurait très bien pu continuer à faire du 'strato' sans que personne n'y trouve rien à redire... Mais n'est-ce pas l'apannage des grands que se remettre en question ?

Chapeaux bas, messieurs ! Vous m'avez redonné l'envie de vous écouter de nouveau !!

Chronique par =totof=

 

 

Biohazard - Means To An End (14/20) (Hardcore) 

Distribution

: SPV 2005

 

Durée

: 34', 10 titres

 

Site

: www.biohazard.com

 


Chronique :

Rah Biohazard! Qui ne connaît pas. L‘un des rares groupes à avoir mélangé Rap et HxC ou Metal sans être tombé dans le piège commercial (Fred Durst si tu nous lis ! ) car il faut l’avouer, ce fut un tort pour beaucoup. Seulement à l’écoute de cet album on peut se rendre compte que Biohazard est tombé dans un autre piège ! En effet ayant trouvé la formule gagnante pour se faire connaître ils se sont enfermés dans ce processus et ne créent rien de nouveau. On retrouve donc du gros riff,  avec de la gueulante, et du rap.

Attention tout cela ils le font toujours aussi bien. Et ils ont quand même amélioré pas mal de détails, avec une très bonne prod’, de bons solos et du riff toujours aussi accrocheur. Biohazard trace sa route et comme Madball ou encore Hatebreed nous offre cet album symbole du « on joue ce qu’on sait faire de mieux », à vous de voir.

En gros on a du bon du très bon, mais du classique, du très classique, du Biohazard vu et revu sur de nombreux points. Je le conseil fortement aux adeptes et à ceux qui désirent connaître, le reste passez votre chemin.

Chronique par Buzz

 

 

Candlemass - Candlemass (16/20) (Doom Metal) 

Distribution

: Nuclear Blast 2005

 

Durée

: 58', 09 titres + 1 Bonus

 

Site

: www.candlemass.net

 


Chronique :

Et un album éponyme de plus (comme pas mal de groupe voulant un peu retrouver ses racines cette année...) ! Et si, pour une fois, il s'agissait d'autre chose qu'une affaire de gros sous? Car le groupe suédois qui a popularisé le doom-métal au milieu des années 80 n'a plus rien à prouver, et ne doit rien à personne...

Et même sa musique n'a plus grand chose à voir avec le doom moderne. Car il faut bien l'avouer, c'est plus devenu un style extrême, pachydermique, avec un chant death très prononcé, où les mélodies n'ont plus vraiment leur place (peut-être à part Draconian, qui y a inclus du chant féminin...)

Donc voilà, alors qu'on ne les attendait plus, les vieux briscards de CANDLEMASS semblent définitivement de retour! Après une reformation en 2002, l'ovation du public sur les festivals d 'été, et un 'doomed for life' d'anthologie, le groupe re-splittait une fois de plus, pour renaître avec un nouvel album en 2005.

Alors, que peut apporter une légende qui a été à l'origine d'albums mythiques comme 'epicus doomicus metallicus' ou encore 'nightfall' ? C'est bien ce que nous allons voir...

Ca commence d'ailleurs par un surprenant 'black dwarf' au tempo très rapide, par rapport à ce qu'on avait l'habitude d'entendre d'eux. ça continue avec un 'seven silver keys' ultra-lourd, suivi d'un 'assassin of the light' qui finit par vous scotcher. Et tout ça pour vous emmener sur le très lent et épique 'copernicus'.

Alors que dans le doom underground, on pense que plus c'est lent mieux c'est, CANDLEMASS semble faire revivre un style en seulement 4 morceaux ! Et dites-vous que le reste de l'album est du même acabit.

Mais alors, qu'est-ce qui fait que ce groupe semble tant au-dessus du lot ? Peut-être le fait d'avoir été un des premiers, et de ne pas donner dans un doom trop lent agrémenté d'un chant death, comme on en a trop entendu ces dernières années.

Et curieusement, ce sont