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Machine Head + Godforbid + Caliban

13/10/2004 Toulouse (Salle des Fêtes Ramonville)

 

Après un bon quart d’heure pour trouver une place pour se garer, on s’introduit dans la salle des fêtes de Ramonville. Une fois la place échangée contre un regard agressif à la vue de mon tee-shirt In Flames (mais pourquoi ?), on rentre dans l’écorce du sujet et on nous apprend qu’on a raté le premier groupe Caliban…

Ca commence bien ! Le second groupe, Godforbid avait déjà pris place sur scène, deux guitaristes, (un beau cadeau d’anniversaire attend le grateux chauve), un bassiste franchement plus grand que deux mètres et avec des allures suédoises, un chanteur noir avec des locks plus grosses que son micro et pour compléter le tableau, un batteur noir talentueux comme on en voit rarement, animaient la soirée.

La salle était assez grande, sans être monumentale au point de pouvoir rentrer tous les sandwitchs de la planète. Au dessus de l’étendard ‘GodForbid’, le rac blindé de dizaines de spots projetait des flashs multicolores sur le public en ébullition. Le punch de la musique était assez bien restitué, le son faisait vraiment honneur à la France et la salle était bien remplie, des balcons jusqu’au devant de la scène.

Même si les musiciens de Godforbid n’ont pas beaucoup bougé, l’éclairage et l’impact de leur son se sont chargés de faire sentir au public qu’ils méritaient vraiment leur place dans le show.

C’est sur une dernière compo introduite par un brillant solo de batterie que le groupe prend congé du public après l’avoir remercié et annoncé le groupe suivant.

On reste donc debout entre "True" métaleux et on échange les impressions sur Godforbid pendant qu’un cd de Chimaira excite notre impatience.

Au bout d’une bonne demi-heure d’attente où les roadies de Machine Head faisaient les cons avec les instruments, les lumières s’assombrissent et traversent les fumées artificielles d’une lueur rouge intense. Le public se réveille et commence à acclamer la Légende américaine.

Une fois la voix du public bien noyée dans le surplus de fumée, des applaudissements retentissent et l’intro de leur dernier album (‘Though The Ashes of Empire’) nous plonge dans le cœur même du concert. Le vrai Show peut commencer.

L’introduction du groupe est à toute épreuve ! ‘Imperium’ assure une gradation de puissance monumentale d’un ‘calme’ mélodique jusqu'aux premiers martèlements de double grosse caisses. Les lumières tournent au blanc (assez blancs pour qu’on voit plus la scène), le temps de prendre une baffe à un million de décibels et la salle entière sombre dans un tumulte de brutalité. Jamais de tous les lives que j’ai pu vivre ou voir, je n’ai vu une salle où l’intégralité du public se mit à se sauter dessus si brusquement. Même moi qui n’aie jamais été ni un grand fan de Machine Head, ni un accros des pogos, dès le moment où le chant a lancé toute la puissance d’Imperium dans les baffles, je me suis mis comme le restant des fans à sauter dans tous les sens, à headbanger les cheveux dans le vent (un batteur tellement fort qu’il pouvait aérer la salle avec juste un bras), à foutre des coups de pied dans le tas, les bras levés et battant dans l’air.

Bon nombres de ‘faibles’ ont succombé au bout de deux chansons tant les pogos étaient énergiques. Les lumières étaient tellement parfaitement placées sur les rythmes que j’ai passé mon temps à me dire que les ingénieurs du son & lumière étaient des anges envoyés par Dieu pour nous rappeler que Machine Head était un des plus grand groupe de tous les temps.

AAaahh !! mais vous avez trop raté quelque chose !!!!! Ne mourrez surtout pas avant d’avoir vécu un live de Machine Head !!!!

Pendant un moment, le groupe a interprété une chanson d’anniversaire en l’honneur du second guitariste de Godforbid, juste avant une reprise de Pantera.

Le set du groupe était franchement fabuleux ET surtout intelligent : toutes les 3-4 chansons, on avait une ‘interlude discution’, permettant au chanteur de nous contempler tous, de gauche à droite, un sourire vraiment agréable dans la main droite, et une bière dans la gauche. On souffle un peu, on descend le rythme cardiaque au dessous des 300 beat/min, et on recommence à gueuler.

Le show repart de plus belle avec des chansons de ‘Burn My Eyes’. Je pense qu’il est vraiment important de s’attarder sur les pogos. Du jamais vu. Les gros fans, les moins fans-devenus-super-fans, les femmes, les gothiques et toutes sortes de gens venus pour voir, s’étripaient dans cette jouissive boucherie (pas de violence cependant, on avait déposé les haches les lance-flammes à l’entrée). Vers la moitié du show, les vêtements avaient absorbés 70% de notre sueur. C’est là qu’on est vraiment rentré dans le vif du terme ‘POGO’ !!! La puissance et l’énergie de la musique avaient épuré les pogos des faibles et des trouillards, il ne restait plus que les Vrais Bourrins. 

Des chansons acclamées par le public furent l’occasion de découvrir les ‘joies du pogo’. La salle entière bouillait et baignait dans une atmosphère de brutalité et de chaos. (non sérieux, je raconte pas de conneries). On sautait tous comme des gros bœufs torses nus ruisselants de sueur, les cheveux balancés dans tous les sens, pendant que le groupe nous offrait ce que les Américains savent faire de mieux. Certaines des ‘mosh parts’ étaient tellement efficaces que quelque uns des fans ont du toucher le plafond. Je me demande même si y en a pas qui sont carrément tombés du balcon à force de jumper. Quelques slams nous survolaient périodiquement. Le point culminant du concert fut sur ‘Block’ de leur tout premier skeud. Alors que la chanson nous avait mené sur le pogo le plus puissant du concert, le chanteur nous demanda (juste avant que la chanson nous ravage les tympans) de nous séparer en deux groupes, à droite et à gauche. Inutile de vous imaginer, il fallait être là !!!! Je me trouvais sur les premières lignes en face d’une bande de fans déchaînés. La chanson repart … rapidité, lourdeur, punch, bref, une frappe nucléaire, les deux camps se ruent l’un vers l’autre, je cours comme un taré en faisant un gros saut derrière un chevelu plus grand que moi (pour faire bouclier), et – là – commence le pogo ultime, le comble de la bestialité, où je me suis vraiment rendu compte que si je perdais l’équilibre, je tomberais, et qu’on me sauterait dessus à pieds joints avec des clous sous les semelles.

Une ogive nucléaire était tombée sur Toulouse. Une dernière chanson, le chanteur jette son micro derrière la scène, le batteur quitte sa batterie Pearl aux peaux de grosse caisses signées Machine Head, les musiciens nous offrent un dernier sourire, et le groupe s’éclipse dans un tonnerre de sifflements et de hurlements.

On repart, encore traumatisé de ce concert où Machine Head nous a prouvé qu’il était incontestablement le groupe le plus talentueux du métal extrême.

Chronique par Leech

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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